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Message non luPosté: 20 Fév 2018 10:32 
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credit:https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/d-ou-viennent-les-differences-entre-les-hommes-et-les-femmes-10466
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Pourquoi toutes les trans ne se ressemblent pas


Les différents marqueurs du sexe:


1. Des différences génétiques

Le sexe biologique est déterminé chez l'humain par les chromosomes X et Y : ici, deux X chez une femme.


A tout seigneur tout honneur : nos gènes, et par conséquent les chromosomes qui les portent, sont ceux qui nous constituent en premier. Et au plus profond de nous-mêmes, dans chacune des cellules de notre corps, une formule simple s'y trouve inscrite : XX ou XY. De fait, parmi les 23 paires de chromosomes qui constituent notre caryotype (l'arrangement de l'ensemble des chromosomes d'une cellule), une seule permet de différencier le sexe : la paire des chromosomes dits sexuels, constituée d'une part d'un chromosome X, apporté par l'ovule de la mère, et d'autre part d'un chromosome soit X soit Y, provenant du spermatozoïde du père.

C'est leur fusion, lors de la fécondation, qui aboutit à la formation d'un embryon mâle (XY) ou femelle (XX). Il s'agit là de notre sexe chromosomique, celui par lequel tout commence. Car ces chromosomes sexuels portent les gènes de différentiation - en particulier le gène SRY sur le chromosome Y - qui déterminent, dès la 7e semaine de vie embryonnaire, si les gonades (les glandes sexuelles), jusqu'alors indifférenciées, deviendront des testicules ou des ovaires... sous l'effet des hormones qu'elles produisent.

2. Des différences hormonales
Les hormones produites par les gamètes (testostérone et oestrogènes) influencent certains traits physiques.


Les hormones jouent un rôle, et non le moins important. Les hormones majoritaires chez les hommes sont regroupées sous le terme d'androgènes : la plus célèbre étant la testostérone, produite par les testicules ; parmi les hormones dominantes chez les femmes figurent les œstrogènes et la progestérone, sécrétées par les ovaires. Les testicules et les ovaires se sont différenciés chez chacun sous l'action de certains gènes portés par les chromosomes sexuels.

Rien d'exclusif cependant : les hommes et les femmes possèdent chacun des hormones mâles et femelles... mais c'est leur taux qui fait la différence entre les deux sexes. A 20 ans, le taux moyen de testostérone dans le sang d'un homme est de 3 à 8 microgrammes/litre et de 0,1 à 0,9 pour une femme. Bien qu'il ne constitue qu'une moyenne, ce profil hormonal est si spécifique qu'il constitue, depuis 2011, le critère retenu par les instances sportives pour déterminer quelle athlète est autorisée à concourir dans une compétition féminine ou pas. En d'autres termes, le taux de testostérone définit également une frontière entre homme et femme.

A notre sexe chromosomique, s'ajoute donc un deuxième sexe, hormonal. En plus d'induire l'apparition des caractères sexuels secondaires à l'adolescence (glandes mammaires, pilosité, mue de la voix...), nos hormones agissent sur la puissance de notre musculature, notre cerveau, la quantité de collagène que contient notre peau ou encore la façon dont nos cheveux tombent. Surtout, elles déterminent l'apparence des organes génitaux externes : pénis et testicules ou vulve et vagin, qui établissent un nouveau distinguo entre les sexes.

3. Des différences anatomiques
Ovaires, utérus, testicules, prostate... les organes du système reproducteur diffèrent d'un sexe à l'autre.

Le troisième sexe est défini par la présence soit d'un pénis soit d'un vagin. Il apparaît dès la dixième semaine du développement et se distingue à l'échographie à la 12e semaine. C'est le sexe anatomique qui permettra, à la naissance, de déclarer le sexe officiel de l'enfant, aussi appelé le sexe "d'assignation". Pourtant, il arrive qu'à l'âge adulte, certains hommes apprennent, lors d'un test de fertilité, qu'ils sont, génétiquement, des femmes.

Ce syndrome dit du mâle XX concernerait 1 garçon sur 20 000. Il peut survenir lors du processus de production des spermatozoïdes du père : le gène SRY se détache du chromosome Y pour venir se greffer sur le chromosome X. Après fécondation, l'embryon portera bien deux chromosomes X et son sexe chromosomique sera donc celui d'une fille ; mais le gène SRY aura déclenché la différentiation des testicules et du pénis. A la naissance, l'enfant présentera l'anatomie d'un garçon alors qu'il est génétiquement féminin.

Certaines petites filles sont, elles, atteintes d'une maladie génétique rare, l'hyperplasie congénitale des surrénales (HCS). Malgré la présence de chromosomes XX, leurs deux glandes situées au-dessus des reins produisent des taux élevés de testostérone. D'où une virilisation des parties génitales qui conduit, dans les cas extrêmes, à un clitoris ayant l'aspect d'un pénis. Il concernerait 50 naissances par an en France.

A l'inverse, certains embryons XY présentent une insensibilité, totale ou partielle, aux hormones mâles. Il en résulte des individus identifiés le plus souvent comme des femmes, pourvues d'un vagin, d'un clitoris... mais aussi de testicules. Selon l'étude d'Anne Fausto-Sterling, professeure de biologie à l'université américaine de Brown, l'intersexualité (anciennement appelée hermaphrodisme) concernerait 1,7 % de la population mondiale.


4. Des différences psychiques

La conviction d'être un homme ou une femme se construit chez chacun depuis la naissance.


Quand bien même les trois sexes chromosomique, hormonal et anatomique coïncident parfaitement, cela ne suffit pas toujours à acquérir la conviction profonde d'appartenir à l'un ou l'autre sexe. Le "sexe psychique" se construit dès la naissance, via les interactions avec les parents et avec les autres enfants. Au cours de sa deuxième année, l'enfant intègre des représentations mentales : il se reconnaît dans un miroir. Mais il peut encore demander à ses parents pourquoi il est un garçon ou une fille, et s'il ne pourrait pas changer.

Entre 5 et 7 ans, la plupart comprennent que cette appartenance est définitive et respectent les codes liés à leur sexe. Mais parfois, l'individu rejette le sexe que son corps lui impose. Il se dit "enfermé" dans le mauvais corps. C'est le cas des personnes transsexuelles, définies selon l'Académie de médecine comme ayant "le sentiment profond d'appartenir au sexe opposé, malgré une conformité physique sans ambiguïté, et manifestant le désir intense et obsédant de changer de sexe". Ni les biologistes ni les psychologues n'en connaissent la cause.

En France, le transsexualisme concernerait 1 personne sur 10 000 à 50 000, selon la Haute autorité de santé (HAS). Cependant, dans son rapport remis en 2014 au Conseil de l'Europe, le psychiatre Erik Schneider estime que la majeure partie des enfants transsexuels reste invisible : "Ils ressentent un décalage entre ce qu'ils se sentent être et les attentes de leur entourage fondées sur le sexe qui leur a été assigné à la naissance."

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Commentaire

Chez nous les trans la part ou pourcentage de chacun des sexes hormonal, anatomique et psychiques n'est pas la même chez toutes les personnes se disant trans.
Au niveau biologique certain MTF prendrons plus ou moins d’estrogènes, certaines prendront de la progestérone, d'autre un anti androgène ou pas. La chimie hormonale ayant un rapport sur le corps, les contenus comportementaux et psychiques cela établira des différences plus ou moins marquées.

Au niveau psychique, certains FTM se définirons comme hétérosexuels, d'autre comme bi ou homo. là aussi ce que nous faisons influant sur ce que nous sommes la facon d('etre un homme pour un FTM ne sera pas la même chez un garçon FTM gay ou hetero.
DE même chez la trans MTF, des changements psychiques et sans doute biologiques seront produit selon que l'on se dit trans "lesbienne" voulant continuer une vie amoureuse avec son épouse ou des autres femmes ou si l'on met en accord son nouveau genre avec l'orientation psychosexuelle majoritaire.

Vouloir réduire le fait transsexuel a un seul type de transsexuel-le-s est non seulement dangereux pour nous les trans car ouvrant la porte aux a priori et amalgames mais de fait inexact.
L'erreur étant de penser ( et les imbéciles plus ou moins orientés politiquement ne se privant pas de le faire) que changer de sexe c'est seulement une affaire de chromosomes ou de bistouri.

Changer de sexe est multifactoriel., il existe des "femmes" XX au niveau chromosomique qui sont au niveau hormonal et psychique des hommes
Il existe des hommes qui pour des raison diverses on un néo vagin et qui sont et resteront majoritairement au niveau de leur être profond des hommes.
Il existe des personnes qui ayant "par accident" hérité de caractères de genre de l'un ou l'autre sexe ne se vivent en réalité dans aucun des sexes sociaux.

Être une femme ou un homme est multifactoriel et le curseur de chaque facteur n'est pas au même niveau chez chacun-e d'entre nous
C'est pour cela qu'aucun-e trans ne ressemble à un-e autre

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