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 Sujet du message: Le Pen familly
Message non luPosté: 15 Jan 2011, 10:53 
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Voilà, pour nos amis français, ce qu'on dit dans les médias "officiels" et industriels (pas artisanaux) belges. Voilà.

D’un Le Pen à l’autre
Bernard Delattre, Correspondant permanent à Paris

Mis en ligne le 15/01/2011

Marine Le Pen devrait succéder à son père à la tête d’un parti divisé et ruiné, mais dont les thèses n’ont jamais eu autant d’audience.
Ala fin des années 90 déjà, la "dérive monégasque" (lire : l’évolution dynastique) du Front national (FN) avait été invoquée par Bruno Mégret, alors n° 2 du parti, pour claquer la porte et créer une dissidence - qui ne réussit jamais à s’imposer. Plus de dix ans plus tard, ce dimanche, Marine Le Pen (42 ans) devrait succéder à son père (83 ans) à la tête du parti d’extrême droite. Car ce serait un vrai coup de théâtre si les quelque 20 000 adhérents du FN - qui élisent pour la première fois leur chef - lui préféraient l’eurodéputé Bruno Gollnisch, qui souffre d’un déficit de notoriété et de visibilité médiatique par rapport à la fille du leader historique de l’extrême droite.

Ce dernier passant le flambeau - mais il gardera un œil sur les finances du FN -, c’est une page de la politique hexagonale qui se tourne. Jean-Marie Le Pen y avait fait son entrée en 1956, en étant élu député du parti poujadiste. Après avoir servi en Algérie française, et y avoir justifié le recours à la torture, il avait adhéré à l’"Ordre Nouveau" : le mouvement néofasciste qu’en 1972, il privatisa en lançant le FN. Un parti sur lequel, depuis, il régna sans partage, gérant d’une main de fer, à coups d’exclusions et de purges, les moindres tentatives de contestation.

De ses quatre décennies de politique, les Français retiendront bien entendu le séisme historique des présidentielles de 2002, au second tour desquelles, avec 16,86 % des suffrages, Jean-Marie Le Pen réussit à se qualifier. Resteront aussi en mémoire ses innombrables condamnations judiciaires pour dérapages verbaux, racistes ou révisionnistes. Ou les 35 députés qu’il fit élire aux législatives de 1986, grâce à la proportionnelle instaurée par le président Mitterrand. Ou les quelques villes méridionales (Toulon, Marignane, Vitrolles, etc.) dont la gestion par le FN, dans les années 90, tourna souvent au fiasco (malversations, clientélisme, autoritarisme, etc.). Sans oublier la déstabilisation de la droite démocratique qu’entraîna, aux régionales de 1998, l’alliance entre le FN des des barons UDF dans plusieurs régions.

Jean-Marie Le Pen laisse à sa fille un parti qui frise chroniquement la faillite. Un parti divisé aussi, où pourrait laisser des traces l’interminable guerre de succession que s’y livrèrent Marine Le Pen et Bruno Gollnisch, bien avant le début de la campagne interne. Un parti qui, électoralement, n’a jamais réussi à réitérer son record de 2002 et qui, depuis, bon an mal an, reste cantonné à son étiage traditionnel des 10 %.

Mais un parti dont les thèses n’ont jamais été aussi en vogue dans l’opinion et la classe politique. A fortiori depuis que, lors des présidentielles de 2007, l’UMP, dans une stratégie assumée de récupération de l’électorat populaire qui l’avait fui (au profit de l’abstention ou du FN), a nettement durci la ligne qui était celle de la droite sous le chiraquisme, en ce qui concerne les politiques sécuritaire et migratoire singulièrement. Jusqu’à parfois reprendre telle antienne mot pour mot ("La France, on l’aime ou on la quitte") ou tel leitmotiv (le lien entre la délinquance et l’immigration) lepénistes.

Marine Le Pen devra gérer cette concurrence. La "dédiabolisation" du FN qu’elle est censée incarner - largement réduite à la forme, non au fond - plaît assez à l’opinion. Vendredi, un énième sondage sur les prochaines présidentielles, si tant est que l’exercice ait un sens à quinze mois de l’échéance, a situé Marine Le Pen en troisième position, autour de 17-18 %. Et d’autres enquêtes, dernièrement, ont confirmé que la personnalité voire les idées de la fille du leader historique du FN séduisaient environ un Français sur cinq et un sympathisant UMP sur trois.

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Marche, où crève. https://laguenon.wordpress.com/


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