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LA SYNARCHIE (ou comprendre la politique de sarkosi 1er)


Le terme de Synarchie a été beaucoup utilisé à la fin des années 1930 et surtout au début des années 1940, pour évoquer un complot, réel ou supposé, cherchant à imposer à la France un gouvernement technocratique. Ce thème apparaît dans des livres, journaux, notes personnelles et circulantes, etc. Divers groupes comme "Travail et Nation" et ceux cités ci-après pourraient être affiliés ou mis en relation avec la "Synarchie".

Le caractère troublé de l'époque, le polymorphisme idéologique prêté à cette organisation, le caractère récurrent du thème de la conspiration à cette époque (de même que les prétendus complot juif, complot maçonnique, bolchévique ou judéo-bolchévique), la diffusion de la théorie du complot dans certains courants politiques, le manque de preuve absolue (les archives de cette époque n'ont été vraiment ouvertes qu'à partir de 2005), ont conduit les historiens de l'après-guerre à une grande circonspection face à cette thèse.

Il faut cependant noter que l'historienne Annie Lacroix-Riz dans son ouvrage "Le choix de la défaite" redonne une certaine crédibilité à cette thèse. Pour ce faire elle s'appuie sur les archives qui aujourd'hui sont accessibles.
Le thème de la « Synarchie » sous le régime de Vichy [modifier]

En mai 1941, le maréchal Pétain trouve sur son bureau une note secrète rédigée par le docteur Henri Martin, ex-dirigeant de la Cagoule qui dirige une officine de renseignements proche des autorités de Vichy. S'appuyant sur un mystérieux document, le « Pacte synarchiste révolutionnaire pour l'empire français », découvert peu de temps auparavant au domicile de l'industriel Jean Coutrot (qui s'est suicidé le 19 mai 1941), la note de Martin expose en détails les desseins d'un groupe secret, la Synarchie, qui aurait été à l'origine de la chute, le 13 décembre 1940, du premier gouvernement de Pierre Laval. Elle aurait été composée presque exclusivement de polytechniciens et d'inspecteurs des finances se réunissant dans un local appartenant à la banque Worms. Leurs buts auraient été de faire échec à la révolution nationale mise en place par Pétain, contrôler l'industrie par le biais de groupes financiers internationaux et protéger les intérêts juifs et anglo-saxons. La note va circuler non seulement à Vichy, mais également à Washington, Londres et Berlin. En juillet, le « Rapport Chavin » présente le complot synarchique comme une tentative du capitalisme international pour "assujettir les économies des différents pays à un contrôle unique exercé par certains groupes de la haute banque", confirmant grosso modo les dires d'Henri Martin, mais mettant à jour une organisation, le « Mouvement synarchique d’empire » (M.S.E.), et des documents relatifs dont le « Pacte synarchiste révolutionnaire pour l'empire français ». Le rapport affirme que La Cagoule (dont Henri Martin est pourtant l'ex-dirigeant) est le bras armé du MSE. Ce rapport circule a son tour dans les chancelleries[8].

Toujours en 1941, la presse collaborationniste de Paris, qui a eu vent de l'affaire, reproche à la Synarchie d'avoir voulu saboter les accords de l'Entrevue de Montoire et d'être inféodée à la Grande-Bretagne et aux USA. Marcel Déat, directeur de l'Oeuvre, s'en prend à l'amiral François Darlan (après le changement ministériel où il remplace Pierre-Étienne Flandin), responsable selon lui de l'éviction de Laval et évoque les liens entre plusieurs membres du cabinet Darlan et la banque Worms, dont Jacques Barnaud, François Lehideux, Jacques Benoist-Méchin, Yves Bouthillier et Pierre Pucheu. Ces hommes vont rester au pouvoir un an jusqu'au retour de Laval en avril 1942[9].

Des liens auraient également été faits avec le groupe X-Crise, qui réunissait dans les années 30 des Polytechniciens de tous horizons politiques intéressés par les questions de société, dont Jacques Barnaud, Louis Vallon, Pierre Pucheu, Jules Moch et Jean Coutrot. La banque Worms recrutera dans ce milieu[10].

Pour Annie Lacroix-Riz les synarques n'avaient pas pour but de ruiner la "Révolution nationale" du Maréchal Pétain mais représentaient les intérêts de groupes financiers, ou d'organismes patronaux liés à des groupes ou organismes allemands qui souhaitaient comme leurs homologues d'outre-Rhin l'instauration d'un régime fasciste[11].
Le document «Pacte synarchiste révolutionnaire pour l'empire français» [modifier]

Le «Pacte synarchiste révolutionnaire pour l'empire français» est un document politique rédigé sous forme de pacte comportant 598 propositions articulées autour de 13 principes fondamentaux[12] destiné à amener un nouveau système politique. Il a été publié intégralement dans les ouvrages de Geoffroy de Charnay/Raoul Husson, Synarchie, panorama de 25 années d’activités occultes, en 1946 ainsi que dans les Documents politiques et financiers de Roger Mennevée et par A.G. Michel, dans la réédition de 2007 de Mondialisme maçonnique. L'organisation "Mouvement synarchique d’empire", aurait été fondée en 1922 selon le « Pacte synarchiste révolutionnaire pour l'empire français », mais n'aurait pu n’avoir d’existence que sur le papier[réf. nécessaire]. Ce texte serait très éloigné des conceptions synarchiques de Saint-Yves. À la lecture de ses articles, il réduit considérablement le pouvoir du peuple : «159 : Le Peuple, éternel souverain mineur, doit à cette fin de contrôle être pourvu des moyens constitutionnels d’en appeler de l'anarchie d’en-haut sans avoir à recourir à l’anarchie d’en-bas. 160 : L’instrument synarchique de ce recours légal à lui-même est, pour le Peuple, l’Assemblée de ses représentants, élus au suffrage universel. »[13].
Le thème de la « Synarchie » à la Libération [modifier]

En 1944, de nouveaux rapports tentèrent d'inclure dans la Synarchie l'entourage du Général de Gaulle, dont Gaston Palewski, Henri Frenay, Louis Joxe et le colonel Passy[14].

À la Libération, la Synarchie est désignée par certains comme la cause de la rapide défaite de l’Armée française en 1940[réf. nécessaire]. En outre, cette défaite aurait été préparée de longue date pour amener le maréchal Pétain et sa Révolution nationale au pouvoir[réf. nécessaire]. Comme l'indique le titre de l'ouvrage d'Annie Lacroix-Riz, la thèse qu'elle défend en s'appuyant sur les archives récemment ouverte est bien qu'une partie des élites françaises est mis en application le slogan bien connu "plutôt Hitler que le Front populaire"[15].

Après la Libération, la presse communiste fera courir le bruit suivant laquelle la Synarchie, désignée comme organisation "réactionnaire et fasciste", avait infiltré la Résistance afin de permettre aux vaincus de conserver leur influence en coulisse[16].
Evocations contemporaines de la thèse du complot synarchique [modifier]

Selon A.G. Michel, le «Pacte synarchiste révolutionnaire pour l'empire français» fut rédigé en 1936 et est devenu un agenda politique réel à partir de 1945 à la conférence de Yalta. Ses mots d'ordres seraient ceux qu'ont propagés en France la franc-maçonnerie laïciste et socialiste du Grand Orient de France, tels que l'on peut en faire la synthèse en prenant connaissance des textes publiés lors de leur convents[17].

Pierre de Villemarest désigne l'identité foncièrement semblable de phénomênes comme la Nouvelle politique économique (NEP) en URSS, le fascisme en Italie, le nazisme en Allemagne, le New deal aux Etats-Unis et la révolution nationale en France comme des phénomênes voulu et provoqués simultanément par une organisation nommée Synarchie, sans doute liées a des hautes loges de type maçonnique d'obédience martiniste[18]. [Voir aussi: l'Ordre Martiniste Synarchique, fondé par Victor Blanchard en 1920 dans l'article Martinisme]

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LA TRANSSEXUALITE C ' EST BIEN ... A CONDITION D' EN SORTIR

pour ma petite pomme c'est finalisé alors
MERCI et @ BIENTOT ... peut être

bisous a toute et a tous


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