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 Sujet du message: Dictature ou démocratie?
Message non luPosté: 23 Oct 2008, 21:02 
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Dictature ou démocratie?

source :http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1209


Comment s’y prendre avec les excès du capitalisme sauvage
par Karl Müller
La situation est sérieuse, on va entreprendre quelque chose à court terme (en premier lieu mettre des milliards pris sur les contri­buables à la disposition des banques spéculatives), le gouvernement allemand a vu venir la crise, l’Allemagne est forte et «préparée pour la concurrence globale», la politique alle­mande est sur la bonne voie et on maintient la direction. Voilà en résumé la déclaration de gouvernement de la chancelière allemande Angela Merkel au Bundestag le 7 octobre. Toutefois, cette déclaration ne comporte pas de bilan réaliste de l’état de notre système financier et économique, ni de son développement, se contentant de banalités.
Pourquoi faut-il mettre le doigt là-dessus? Pour l’instant aucune mesure prise par les Etats et les banques centrales n’a pu freiner la descente aux enfers des cours des bourses. Il est évident que non seulement les cours des actions sont en chute libre, mais que l’économie réelle, celle dont ont besoin les populations est entraînée dans la déroute, et par la suite aussi le monde du travail. Il faut aussi s’attendre à ce que les puissants, en poli­tique et en économie, ne cessent de prétendre qu’il faut maintenir le cours, alors même que les citoyennes et citoyens en pâtiront sur le plan économique, c’est-à-dire qu’ils devront se contenter de moins de sécurité de l’emploi, de moins de salaires, de moins de prestations sociales, de moins de protection de la part de l’Etat – comme si c’était eux les coupables. Il n’est pas question que ceux qui sont vraiment responsables des excès soient prêts à le reconnaître et à en tirer les conséquences. Bien au contraire: selon certains experts, il y aurait actuellement une véritable guerre entre les banques, sans aucun égard envers le bien de la communauté.
A quoi faut-il s’attendre sur le plan poli­tique? Cela dépend essentiellement de la culture politique des pays. Cela était apparu dans les réactions à la crise économique mondiale, suivie de la guerre, des années 30 et 40 du siècle passé. Alors que beaucoup de pays s’enfoncèrent dans la dictature ou pour le moins dans un régime autoritaire, la Suisse, par exemple, resta fidèle à la démocratie, cela malgré la détresse et grâce à sa forte tradition. Lorsque le pays était menacé de l’extérieur, il résista grâce à son esprit de solidarité et à sa confiance dans l’avenir. Cela était dû à la conception communautaire de l’entraide, de la responsabilité personnelle et de l’autogestion, ainsi que du principe de décider et d’agir de manière aussi décentralisée que possible.
Quelle voie les Etats européens vont-ils choisir? Les années passées ont montré que dans l’Union européenne on réagit aux crises, réelles ou imaginaires, voire provoquées, de façon de moins en moins démocratique, en instaurant un pouvoir toujours plus centralisé et donc éloigné des peuples – tout en renforçant les moyens répressifs.
Il est donc à craindre que certaines forces ne s’apprêtent à profiter des excès du capitalisme sauvage pour instaurer une politique dictatoriale.
Cela ressort notamment du fait que le gouvernement allemand veut modifier la Constitution et envisage l’engagement de l’armée à l’intérieur du pays. Il ressort de la conférence de presse du gouvernement, tenue le 6 octobre, que selon ces plans – qui sont aussi ceux des dirigeants des groupes parlementaires des partis au pouvoir CDU/CSU et socialistes –, en cas d’«accidents particulièrement graves», les unités de police des Länder pourraient bénéficier d’une «aide officielle» de la Bundeswehr qui comprendrait – et cela est nouveau – l’engagement de «moyens mili­taires», c’est-à-dire de tous les systèmes d’armement dont dispose l’armée. Le gouvernement fédéral aurait le pouvoir de donner des instructions aux Länder. En «cas de danger imminent», le ministre de la Défense ou le ministre de l’Intérieur pourraient être seuls à prendre des décisions d’urgence.
Cette conférence de presse du gouvernement a clairement démontré que la modification voulue de la Constitution remettrait en question le jugement de principe du Tribunal constitutionnel comme quoi, même en situation d’exception, on ne peut sacrifier une vie humaine innocente. Pour le reste, les porte-parole gouvernementaux restèrent dans le vague quant aux plans du gouvernement. On se garda bien de définir les «accidents particulièrement graves», notamment de savoir si on n’entendait par là uniquement les catastrophes naturelles ou si, pour être dans l’air du temps, cela englobait aussi «les menaces terroristes».
On craint déjà depuis un certain temps (voir à ce propos l’interview de Jürgen Rose intitulée «On craint que la population ne se rebelle», parue dans le quotidien allemand «junge Welt» du 16 mai 2007) que la Bundeswehr ne soit engagée à l’intérieur du pays contre la population. Dans une interview accordée au journal Internet Telepolis du 9 octobre, le porte-parole responsable des questions de défense du groupe parlementaire socialiste, Rainer Arnold, a estimé qu’en cas d’«aggravation des mouvements de protestation sociaux et politiques» – ce qu’il estime être un «danger pour la liberté et la démo­cratie» – il serait possible de s’appuyer sur la législation d’urgence de la fin des années soixante et qu’il ne serait donc plus nécessaire de modifier la Constitution. Toutefois, les conditions restrictives contenues dans la législation d’urgence sont plus importantes que les décisions arbitraires d’un ministre, voire d’un gouvernement.
Finalement, le projet d’amendement de la Constitution n’est qu’un élément de plus de la politique – largement développée depuis le 11 septembre 2001 – de restriction des libertés, de déni du droit et de militarisation de la pensée politique.
Il est donc très probable que les excès du capitalisme sauvage auront des effets non seulement sur le plan de la vie sociale, mais aussi de la vie politique. La question de savoir comment s’y prendre avec les excès du capitalisme sauvage ne ressort donc pas seule­ment du domaine économique et social, mais aussi du domaine politique. Il s’agit de savoir si les dérives accrues de ce capitalisme trouveront une solution démocratique ou dictatoriale. Dans le premier cas, on s’orienterait vers un autre type d’économie. C’est justement cela qui augmente énormément le danger que le capitalisme sauvage devienne dictatorial aussi au niveau politique. •

@bientot
frederique

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LA TRANSSEXUALITE C ' EST BIEN ... A CONDITION D' EN SORTIR

pour ma petite pomme c'est finalisé alors
MERCI et @ BIENTOT ... peut être

bisous a toute et a tous


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