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Message non luPosté: 28 Juin 2009, 19:56 
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Karachi : du nouveau tout chaud

Depuis l’article d’Olivier Bonnet il y a de nouvelles révélations par Libération, révélations qui, dans une démocratie propre, devraient faire un scandale en permanente croissance jusqu’à un procès des responsables, au plus haut sommet de l’Etat dans le cas de leur implication avérée. Révélations qui démontrent les curieux oublis ou retards de la justice française.
Les faits avérés sont :
- vente de trois sous-marins au Pakistan
- implication formelle dans ces ventes de : François Léotard (ministre des armées), Nicolas Bazire (conseiller), Nicolas Sarkozy (ministre du budget et bras droit de Balladur lors des élections présidentielles de 1995) et Edouard Balladur (Premier Ministre et futur candidat aux élections présidentielles de1995)
- commissions versées

Ce qui est intéressant dans l’article de Libération ce sont les informations suivantes :
- Entre l’été 2001 et début 2002, une tempête judiciaire secoue les arrangements financiers entre l’état-major de Karachi et la DCN. La Cour des comptes pakistanaise boucle des investigations sur des pactes de corruptions passés par des officiers pakistanais avec des responsables français pour obtenir la signature du contrat des sous-marins Agosta 90B. Le 30 janvier 2002, lors d’une audience devant la première chambre de Rawalpindi, l’amiral en chef de la marine, Mansur ul-Haq, plaide coupable pour avoir reçu des Français près de 7 millions de dollars en guise de remerciement. Le chef du service de renseignement de la marine pakistanaise écope de sept ans de prison, et un capitaine de trois ans de prison.

Ce premier point prouve sans aucune contestation l’existence de ces commissions. L’article ne donne le montant astronomique de 10 % (Deux semaines plus tôt, le 15 mai, ils [les juges Yves Jannier et Marc Trévidi] auditionnaient le directeur financier de la DCN, un ancien cadre de la direction du Trésor. Un pro des comptes qui a éclairé la répartition des 10,25 % de commissions prévues par le contrat, soit près de 100 millions de dollars. Un pactole distribué, parfois de manière occulte, vers divers intermédiaires politiques et militaires en France et au Pakistan. Certains fréquentables, d’autres un peu moins.). Cette information prouve aussi qu’au début 2002, peu avant les attentats, il y a du grabuge au Pakistan et que ce grabuge peut être une des causes de cet attentat. Il faut compléter cette information des commissions par une autre effarante : la vente à pertes de ces sous-marins. Et dans cette vente à pertes il faut souligner l’empressement de la réaliser avant les élections (blog du NouvelObs) : Une vente d’armes à perte
D’abord, le contrat a été conclu alors que les experts de la Direction des Constructions Navales (DCN) savaient qu’il allait coûter de la l’argent à la France.
Avant même la signature du contrat avec les pakistanais, deux notes internes de la DCN datée du 24 juin et 3 août 1994 estimaient qu’il allait se traduire par des pertes évaluées entre 47 et 99 millions d’euros.
Le contrat lésant les intérêts financiers français sera pourtant signé le 21 septembre 1994 par François Léotard, alors ministre de la défense et éminent balladurien
Une troisième note interne, datée de décembre 1994 faisait encore état d’une perte prévisionnelle de 88,88 millions d’euros.
Ces éléments sont parfaitement vérifiables. Ils sont issus d’un jugement de la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF), une émanation de la Cour des Comptes, daté du 28 octobre 2005.
A cette date, deux ans avant la fin du contrat qui s’est terminé en 2007, la Cour des Comptes évaluait, elle la perte à 76 millions d’euros.
Question 1 : pourquoi le gouvernement Balladur de l’époque s’est-il précipité pour vendre ces sous-marins au Pakistan alors que la vente allait se traduire par un gouffre financier ?

« Une volonté politique »
Poursuivi pour sa mauvaise utilisation des deniers publics, Henri Conze le délégué général à l’armement de l’époque, alors grand manitou de la production et de la vente d’armement en France et réputé très proche de Balladur a fait valoir ses arguments devant la CDBF.
Sa thèse ne manque pas de piquant.
Il a fait valoir que le contrat Agosta était « la résultante d’une volonté politique exempte de toute considération de rentabilité ou de déficit ».
Traduction en clair : la vente des sous-marins au Pakistan, selon ses deux hauts responsables de l’armement, était une décision du gouvernement de l’époque, celui d’Edouard Balladur.
Dans son jugement du 5 décembre dernier, la CDBF n’a pas retenu cet argument.
Elle a estimé qu’il n’avait pas répercuté à temps et par écrit au ministre de la Défense, leurs estimations financières déficitaires.
Elle l’a donc condamné, en même temps que le patron de la DCN de l’époque, Jacques Grossi, à 2 000 euros d’amende.
Cette information de vente à perte est primordiale. D’abord elle démontre que le pouvoir savait que cette vente serait à perte avant même la signature des contrats. En effet le contrat est signé le 21 septembre 1994, alors que deux notes les 24 juin et 3 août 1994 estimaient qu’il allait se traduire par des pertes évaluées entre 47 et 99 millions d’euros. Elle démontre une volonté politique manifeste à l’encontre des intérêts français. C’est donc le budget français, avec l’aval de Balladur, Léotard et Sarkozy, qui a financé pour 80 millions d’euros un projet à perte qui n’apportait de plus rien à la France. Cela implique de facto que ce n’est plus le Pakistan qui fiance les commissions mais la France. Cela implique qu’en cas de rétrocommissions pour financer la campagne d’Edouard Balladur c’est encore la France dont on détourne les fonds pour un candidat alors Premier Ministre et comme la sortie de ces fonds dépend du ministère du Budget cela implique directement Nicolas Sarkozy, bras droit, de plus, de Balladur lors de cette campagne électorale. Cela sent très fort le Roussi. Cette information enfin éclaire d’un jour nouveau la précipitation de cette vente. Personne de sensé ne va se précipiter pour vendre à pertes. En premier lieu, personne ne vend à perte. Mais si l’on rapproche la date de la signature et celle de la campagne électorale, plus si l’on conjugue le tout avec la supposition de financement par rétrocommissions de la campagne on trouve une nouvelle logique, logique solide et éclairante.

- C’est le juge Bruguière qui s’occupe de cette affaire, juge futur candidat UMP (est-ce une coïncidence ?). Cette piste de règlement compte date de 2002 : Ainsi, le 2 septembre 2002, Philippe Japiot, patron de la branche internationale du groupe, écrit au juge Jean-Louis Bruguière pour que sa société se constitue partie civile. Argument avancé dans ce courrier de trois pages : « C’est à raison de l’exécution de ce contrat que les onze ingénieurs et techniciens ont été assassinés [dans l’explosion du bus, ndlr] dans des conditions particulièrement odieuses et que douze de leurs collègues ont été gravement blessés dans l’exercice de leur mission. » Et d’affirmer que la DCN « se trouvait directement visée par les faits de terrorisme ». Philippe Japiot termine sa lettre en soutenant : « C’est parce que DCN-International a conclu et mené à bien le contrat du 21 septembre 1994 que des personnels ont été pris pour cible. » A la lecture de cette correspondance, personne ne semble croire à l’hypothèse d’un attentat aveugle chez les responsables militaires français (la DCN, dont les avocats ont accès au dossier, est à cette époque une émanation directe du ministère français de la Défense, alors sous la tutelle de Michèle Alliot-Marie).

Mieux, pour que le magistrat instructeur suive ce raisonnement, Philippe Japiot lui transmet un exemplaire - certes tronqué - du fameux contrat du 21 septembre 1994. Sur les 162 pages de cet accord, Jean-Louis Bruguière n’en reçoit que sept. Celles-ci comportent un sommaire général du contrat, où apparaît l’existence d’une clause numéro 47 consacrée aux paiements de commissions, précédée d’une clause secrète frappée du numéro 46. Jamais le juge d’instruction ne demandera une copie intégrale du contrat.

Cette piste n’a pas prospéré. Pourtant des éléments du dossier, éléments qui aujourd’hui relancent l’enquête, pouvaient confirmer la piste du différend en infirmant celle d’Al Quaida : Pourtant, les premières investigations effectuées à Karachi auraient pu orienter le magistrat. Dès le 11 mai 2002, le procureur Michel Debacq, en charge du pôle antiterroriste de Paris, installe ses quartiers au consulat de France de Karachi pour mener l’enquête en accord avec les autorités civiles pakistanaises. Il reçoit la visite de Randall Bennett, responsable du service de sécurité diplomatique de l’ambassade des Etats-Unis. Cet enquêteur américain dirige alors depuis quatre mois une cellule d’investigation travaillant en étroite collaboration avec la police pakistanaise pour tenter de retrouver les assassins du journaliste Daniel Pearl. Il répercute à Michel Debacq les confidences que ses équipiers ont recueilli auprès de leurs collègues pakistanais. Selon eux, l’attentat ne serait pas imputable à Al-Qaeda et ne serait pas lié aux tensions entre des groupes islamistes et des puissances occidentales. Le mobile serait à rechercher dans la coopération bilatérale pour la vente et la construction des sous-marins.

Un courriel émanant d’un adjoint de Bennett, versé au dossier, confirme que dès le 9 mai les policiers locaux privilégient cette analyse. À l’exception de ce courriel, tous les procès-verbaux provenant de ce transport judiciaire à Karachi seront annulés en 2003 par la cour d’appel de Paris, pour vice de compétence territoriale. Simple problème de procédure regrette-t-on alors à la chancellerie. Mais jamais on ne tentera de reconvoquer Randall Bennett pour recueillir dans de meilleures conditions, à Paris, ses informations. Pourtant, l’homme ne se cache pas. Il y a quelques mois, nous avons retrouvé sa trace alors qu’il travaillait pour l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad.


Il ressort de ces nouveaux éléments, nouveaux pour la presse, mais pas nouveaux pour la justice, que le financement de la campagne de Balladur par des rétrocommissions semble de plus en plus une hypothèse vraisemblable. Comme la piste du différend confirmée, du moins le lien entre cet attentat et la vente de ces trois sous-marins. De toutes façons le lien évident est la cible elle-même de cet attentat : le personnel de la DCN et non une ambassade ou une caserne militaire. On subodore aussi, un enterrement judiciaire jusqu’à ces deux nouveaux juges. Comme on remarque une presse bien timide quand cette même presse pendant trois semaines trouve assez de page et de colonnes et de unes pour nous parler de l’accident de l’Airbus d’Air France au-dessus de l’Atlantique. Cet événement tragique a une place dans l’information, mais on voit bien par comparaison la place qui est réservée à cette affaire qui est sans doute un des plus gros scandales des dernières décennies.

Je ne sais si Internet permettra d’éviter l’enterrement de cette affaire. Je suggère à un internaute assez doué pour créer un site spécifique et de l’intituler scandale-karachi.org sur lequel on pourrait suivre jour après jour l’enquête et qui contiendrait toutes les informations certaines disponibles à ce jour. Voilà un combat qui mérite d’être mené, un combat avec deux volets :

* le possible financement de la campagne d’Edouard Balladur avec l’implication de François Léotard, Nicolas Bazire et Nicolas Sarkozy par des rétrocomissions de vente d’armes à pertes au Pakistan
* le possible lien du différend né des commissions de cette vente d’arme avec l’attentat de Karachi de mai 2002 qui a fait 15 morts et douze blessés.


Vignette sous-marin de classe Agosta (Wikipédia)

http://www.dailymotion.com/video/x9nw3p ... rachi_news


NDLR : Ne pas lâcher Karachi

http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=23077



source:

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/ar ... haud-58103

que du bonheur ...

elle est pas belle cette republique ???

@ bientot

frederique

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LA TRANSSEXUALITE C ' EST BIEN ... A CONDITION D' EN SORTIR

pour ma petite pomme c'est finalisé alors
MERCI et @ BIENTOT ... peut être

bisous a toute et a tous


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