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Message non luPosté: 15 Juin 2009, 20:24 
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« Limiter la population pour sauver la planète » (première partie)


Les limites du cynisme semblent repoussées avec une vitesse et une intensité tragiquement exponentielles, à tel point qu’elles en deviennent inexistantes. En effet, les médias alignés semblent préparer dangereusement l’opinion publique à l’acceptation de la réduction de la population. Ainsi peut-on lire cet article sur le site de la RTBF.



En bleu: les passages identiques dans les deux articles suivants.

“Le rythme de la croissance mondiale est insoutenable pour la planète et le climat, estime une ONG australienne qui demande que le futur accord de Copenhague lie “explicitement” la réduction de la population et celle des émissions de gaz à effet de serre.

“Le Protocole de Copenhague doit explicitement établir la relation entre le fait de réduire ‘humainement’ le nombre d’êtres humains et l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre” (GES), indique Sustanaible Population Australia, une organisation non gouvernementale, dans une communication aux Nations unies.

Le texte est consultable en ligne sur le site de la Convention de l’Onu contre les changements climatiques (CNUCC). Il a été présenté jeudi soir à Bonn, en marge des négociations du futur accord climatique qui doit être adopté en décembre à Copenhague.

Tout en reconnaissant que “des objections culturelles et religieuses sont parfois soulevées” quand il s’agit de limiter le nombre d’êtres humains, l’ONG estime que “sans réaction, les pires scénarios seront presque certainement inévitables”.

La population mondiale approche actuellement les 6,7 milliards et augmente chaque année d’environ 77 millions d’individus, rappelle-t-elle.

Même si les émissions par tête n’ont guère évolué, les émissions mondiales totales n’ont cessé d’augmenter, en raison d’un usage accru des énergies fossiles, pétrole, gaz, charbon.

“L’ONU prévoit une augmentation de 50% de la population mondiale en 2050; même si les émissions par tête étaient réduites de 30%, leur volume global resterait inchangé”, explique l’ONG.

“Par conséquent, les remèdes proposés aujourd’hui, sans tenir compte de la croissance de la population, n’apporteront aucune solution quand la population mondiale atteindra les 9 à 10 milliards envisagés”, conclut-elle.

L’organisation australienne, qui avance que “41% des naissances dans le monde sont non désirées”, demande que celles-ci soient réduites: “s’assurer que chaque enfant qui naît est un enfant attendu est le moyen le plus rapide et le plus efficace de réduire l’impact humain sur l’environnement, y compris sur les émissions de GES”.

Pour garder un climat gérable, les scientifiques estiment que les émissions mondiales de GES doivent être divisées par deux d’ici 2050.”

Or, Chretiente, tout en reprenant les mêmes déclarations de l’ONG australienne Sustainable Population Australia, présente les choses sous un tout autre angle:

“Le vrai projet de la Deep ecology prend davantage place au sein de l’ONU.

Le rythme de la croissance mondiale est insoutenable pour la planète et le climat, estime une ONG australienne qui demande que le futur accord de Copenhague lie « explicitement » la réduction de la population et celle des émissions de gaz à effet de serre. « Le Protocole de Copenhague doit explicitement établir la relation entre le fait de réduire “humainement” le nombre d‘êtres humains et l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre », indique Sustainable Population Australia, une organisation non gouvernementale, dans une communication aux Nations unies.

Pour l’AFP, l’ONG va lever un « tabou », ce qui montre à quel point l’on ignore ou feint d’ignorer ce discours de plus en plus fréquent et de plus en plus ouvertement soutenus par les grands « philanthropes » comme Bill Gates (Microsoft), Ted Turner (AOL), la fondation Rockefeller et bien d’autres.

Le texte est consultable en ligne sur le site de la Convention de l’ONU contre les changements climatiques (CCNUCC). Il a été présenté jeudi soir à Bonn, en marge des négociations du futur accord climatique qui doit être adopté en décembre à Copenhague.

Partisane de la décroissance, l’ONG identifie comme facteurs d’abus des ressources énergétiques de la planète et d’émissions de gaz à effet de serre la population, la richesse par tête et les choix technologiques. La population apparaît alors comme une variable d’ajustement. La population mondiale approche actuellement les 6,7 milliards et augmente chaque année d’environ 77 millions d’individus, rappelle-t-elle. Et même si les émissions par tête n’ont guère évolué, les émissions mondiales totales n’ont cessé d’augmenter, en raison d’un usage accru des énergies fossiles : pétrole, gaz, charbon. « L’ONU prévoit une augmentation de 50 % de la population mondiale en 2050 ; même si les émissions par tête étaient réduites de 30 %, leur volume global resterait inchangé », affirme l’ONG, d’autant que selon elle, la production de nourriture, la multiplication des voyages et les migrations vers des pays riches accélèrent le mouvement.

L’organisation australienne, qui avance que « 41% des naissances dans le monde sont non désirées », demande (exige ?) que celles-ci soient réduites : « S’assurer que chaque enfant qui naît est un enfant attendu est le moyen le plus rapide et le plus efficace de réduire l’impact humain sur l’environnement, y compris sur les émissions de gaz à effet de serre. »

En clair : « les chefs d’Etat doivent soutenir » les programmes de planning familial qui doivent être financés par des contributions internationales accrues (Obama s’y emploie…) ; « le maillage des lieux d’offre de planification familiale doit être dense » ; « les contraceptifs doivent être délivrés sans ordonnance » (tiens, en France, le gouvernement Sarkozy s’y emploie…) ; « l’avortement doit être légalisé ».

Le tout s’accompagnant d’un matraquage de l’opinion, notamment dans les écoles (les manuels scolaires français répondent déjà à cette exigence).

Tout en reconnaissant que « des objections culturelles et religieuses sont parfois soulevées » quand il s’agit de limiter le nombre d‘êtres humains, l’ONG estime que « tout examen dépassionné du niveau actuel de l’impasse environnementale humaine présente montre que le taux et la croissance de la population ne sont pas “soutenables” et ne peuvent être ignorés. Sans réaction, les pires scénarios seront presque certainement inévitables ».

Ce n’est pas un tabou qui est levé, mais au moins le discours devient plus audible. Et il a déjà produit des effets.”

J’imagine qu’il n’y aura pas un seul lecteur de cette page qui hésitera un seul instant à décider de laquelle des deux présentations du rapport de Sustainable Population Australia il juge la plus valable; celle qui en fait l’apologie ou celle qui le dénonce. Il semblerait effectivement clair, en toute logique humaine et un tant soit peu sensée, de se ranger derrière l’avis de l’article de Chretiente et d’être offusqué de celui de la RTBF. Mais alors, nous pourrions avoir une surprise des plus… surprenantes. En effet, les commentaires des lecteurs du site de la RTBF postés sur la page de leur article sont des plus inquiètants, voire choquants. En voici quelques extraits éloquents (abstraction faite des fautes d’orthographe abondantes…):

“Enfin des personnes qui prennent le fond du problème. Quelle serait la population de la Chine sans mesures draconiennes sur le nombre des naissances ?

“Je soutiens totalement cette position.”

“En voilà une trouvaille : depuis les années 1930 on connaît le problème de la surpopulation mondiale, c’est même la SEULE vraie question car tous les déchets viennent de l’homme: la Terre a une maladie mortelle : l’espèce humaine.”

“Ah! enfin! Il était temps que quelqu’un lache le morceau ! Bien sûr que nous sommes trop nombreux sur terre… Prenons des mesures, bon sang !”

Des pensées médiocres qui virent au sadisme sincèrement bête et méchant, car comment peut-on croire honnêtement que les 2,3 à 3 milliards d’êtres humains supplémentaires prévus pour 2050 seront des sources abondantes de population ? Comment peut-on croire qu’il est nécessaire de limiter les naissances dans nos pays occidentaux ? La moyenne des naissances est nettement en dessous de 2 enfants par femme en France, et notre démographie est déclinante, d’une part justement à cause d’une relance de la natalité trop faible, et d’autre part à cause du vieillissement de la population, aggravé dans la conjoncture actuelle des décès successifs des nombreuses personnes issues du “Baby Boom”. Nous sommes d’ailleurs tellement en peine de relance démographique que nous devons recourir à une immigration massive pour limiter les dégâts, comme je l’expliquais dans mon article Un tel: Nous avons donc besoin de tout sauf d’une politique de contrôle des naissances.

Les tentatives de contrôle de la croissance de la population se sont d’ailleurs toutes soldées par un échec, à l’exception relative du cas de la Chine chez qui les résultats se sont principalement obtenus par une répression inhumaine des familles qui enfreignaient la loi concernée et une amélioration simultanée des conditions de vie. Une politique du contrôle des naissances qui faisaient que les fillettes étaient noyées, et le garçon unique largement préféré. De fait, il y a désormais des millions de Chinois qui n’ont pas de Chinoise de leur génération pour procréer, ce qui donne notamment lieu à de nouvelles violences comme des rapts pour se procurer une femme de force, et donnera surtout lieu à un écroulement de la relance démographique, qui devrait être une catastrophe pour le maintien de l’impressionnante croissance économique de la Chine (9,7% par an), puisqu’il manquera un nombre assez important de nouveaux travailleurs dans les 25 prochaines années. Les conséquences de ce cas d’application d’un programme de limitation de naissances a donc des résultats des plus mitigés…

L’autre cas frappant de diminution forcée de la natalité dans un pays à forte démographie, l’Inde, a été un échec pur et simple. Malgré des stérilisations de masse entre 1950 et 1970, période pendant laquelle le maximum de personnes stérilisées fut de 8,3 millions sur une année, le nombre d’habitants du pays est passé d’environ 380 millions en 1950 à plus d’un milliard aujourd’hui, sans doute parce que les conditions de vie ne se sont pas suffisamment améliorées au rythme des limitations des naissances…

Il est effectivement primordial de souligner que les habitants des pays du Tiers-Monde ne sont pas pauvres parce qu’ils ont beaucoup d’enfants, mais ont beaucoup d’enfants parce qu’ils sont pauvres. Les enfants sont leur principale façon de survivre, en cumulant les revenus et en s’appuyant sur la solidarité entre membres d’une famille large et unie. Cela se prouve parfaitement bien par ce graphique de transition démographique, qui s’applique à toute société passée d’un taux de mortalité haut à un taux de mortalité bas grâce à l’amélioration des conditions de vie; on constate effectivement que le taux de natalité baisse en même temps que le taux de mortalité, mais plus lentement, jusqu’à ce que les deux taux se stabilisent à une valeur fixée. Entre-temps, pendant cette transition, a lieu l’accroissement naturel, soit l’augmentation de la population pendant le laps de temps qu’il faut au taux de natalité pour rejoindre le taux de mortalité. La Chine aura terminé une telle transition d’ici 2030 et l’Inde d’ici 2050.

Mais dans nos pays occidentaux, cette transition s’est déjà effectuée depuis longtemps et les taux de natalité et de mortalité sont stables. Voilà pourquoi les programmes de limitations de naissance n’ont aucune raison de nous concerner. Or, le rapport de Sustainable Population Australia prétend que la réduction de la croissance de la population est intrinsèquement liée à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et donc au sauvetage de notre planète. Mais puisque nous avons vu que ce n’est pas dans les pays industrialisés que la croissance démographique explose, alors que ce sont ceux-là qui produisent ces mêmes gaz à effet de serre et autres pollutions, nous ne pouvons que conclure que ce rapport est d’un cynisme total. Les pays industrialisés produisent effectivement plus de 90% de la pollution mondiale, c’est-à-dire des pays comme les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine ou encore l’Allemagne. Ce n’est donc pas en optant pour des solutions malthusiennes et insensées dans les pays les plus démunis qu’il en sortira un quelconque impact positif au niveau mondial… Mais cela ne contribuerait-il pas à une préparation des mentalités à quelque chose de plus vaste ?

La deuxième partie de cet article sera mise en ligne ce mercredi.

La troisième partie de cet article sera mise en ligne ce vendredi.

Régis Mex

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bonne grippe ....

@ bientot

peut etre ....

frederique

ps: faite un geste pour la planete .... suicidez vous

:lol: :lol:

_________________
LA TRANSSEXUALITE C ' EST BIEN ... A CONDITION D' EN SORTIR

pour ma petite pomme c'est finalisé alors
MERCI et @ BIENTOT ... peut être

bisous a toute et a tous


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Message non luPosté: 20 Juin 2009, 22:36 
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« Limiter la population pour sauver la planète » (deuxième partie, suivi des infos en continu)


Par Régis Mex

La première partie de cet article se trouve ici, et la troisième ici.

Il me semble approprié de développer davantage ce qu’est le malthusianisme avant de continuer, et d’expliquer pourquoi cette « doctrine » est fausse. Ce qui suit est repris de notre article « La surpopulation est-elle une fatalité malthusienne ? » : « Économiste anglais et néanmoins pasteur, Robert Malthus (1766-1834), contemporain de Smith, est connu pour avoir donné du problème économique une vision pessimiste et de sa solution une vision simple, mais radicale et tout aussi pessimiste. Les hommes sont soumis à une malédiction : leur nombre a naturellement tendance à augmenter selon une suite géométrique (2, 4, 8, 16, 32…), alors que la production de biens, notamment alimentaires, progresse, dans le meilleur des cas, selon une suite arithmétique (2, 4, 6, 8, 10…). « Au bout de deux siècles, écrit Malthus, la population et les moyens de subsistance seront dans le rapport de 256 à 9 ; au bout de trois siècles, de 4096 à 13 ; après deux mille ans, la différence sera incalculable. » (Essai sur le principe de population, 1798). Il en conclut que si les hommes ne font rien pour limiter les naissances, l’humanité va droit dans le mur : la nature se chargera d’ajuster le nombre d’homme aux ressources disponibles par la famine.
human-bones

Cette approche a été sévèrement et justement critiquée. D’après André Piettre (1906-1994), l’économiste et académicien français, le malthusianisme est « le plus barbare des contresens ». La majorité des contemporains de Malthus tenaient pour vraie les affirmations de Jean Bodin (1530-1596) : « Il n’y a richesse, ni force que d’hommes », « Il ne faut jamais craindre qu’il y ait trop de sujets, trop de citoyens » (Les Six Livres de la république, 1576). La réalité de l’histoire a montré, et avec quelle évidence, que la malédiction de Malthus n’était qu’une chimère. La réalité est tout autre. Le problème de la population a été pris à l’envers. Cela arrive souvent en économie.

Mais si Malthus s’est trompé, pourquoi des millions d’hommes meurent-ils de faim ? L’économie affronte beaucoup de problèmes, mais celui-ci, même s’il ne fait la une des journaux qu’en cas de catastrophe spectaculaire, est probablement le premier qu’un économiste digne de ce nom doit essayer de comprendre et que les responsables de tous niveaux devraient essayer de résoudre. Est-ce réellement le cas ? Tous les ans, entre 10 et 20 millions d’hommes meurent de faim dans le monde. Un milliard souffrent de sous-alimentation ou de malnutrition. L’exercice qui consiste à chiffrer ce qu’il en coûterait pour faire cesser cette abomination est aussi facile que désespérément stérile.

Il en est de la faim comme de la soif. Ce n’est pas un problème de richesse globale, mais de répartition de celle-ci. Ce n’est pas l’eau qui manque sur terre, mais l’eau n’est pas forcément là où on en a besoin. Les 250 hommes les plus riches du monde disposent de la même part de la richesse mondiale que les 3 milliards les plus pauvres. Pendant que les uns meurent de faim, d’autres souffrent d’obésité. On peut même constater qu’un animal domestique dans un pays riche consomme quotidiennement plus que chacun des 2,8 milliards d’hommes les plus pauvres, qui disposent de moins de 2 dollars par jour pour vivre, ou, a fortiori, que le milliard qui dispose de moins de 1 dollar. Mais ça serait sans doute une faute de goût.

Tenons-nous-en à des données simples. Selon l’organisation de l’ONU pour l’alimentation, la FAO, les disponibilités énergétiques alimentaires par personne et par jour sont de plus de 3 300 kilocalories dans les pays développés, de 2 500 dans les pays sous-développés, et de 2 700 pour l’ensemble du monde. Cela veut dire, mais en théorie seulement, que le monde produit déjà de quoi nourrir l’humanité tout entière.

La thèse de l’économiste danoise Ester Boserup (1910-1999) dans son livre « The Conditions of Agricultural Growth » (1965) se situe aux antipodes du spectre malthusien. Pour l’économiste danoise, l’augmentation de la population exerce une « pression créatrice » qui a toujours été le moteur de l’innovation agricole depuis l’invention de la charrue jusqu’à celle de la culture en terrasses. Peter Drucker ou Simon Kusnetz (1901-1985) voient d’ailleurs dans la pression démographique le ressort principal de l’innovation en général.

Nous ne connaîtrons certainement plus une augmentation de la population d’une ampleur comparable à celle de la deuxième moitié du XXème siècle. Est-ce que cela signifie que le moment le plus difficile est passé ? Probablement. »

Nous avons vu que la démographie se stabilise à un taux de croissance où le taux de natalité est proportionnel au taux de mortalité une fois que les conditions de vie du pays observé sont suffisantes pour permettre ce phénomène. Nous venons de voir, à la lumière de l’extrait précédent, que contrairement à ce qu’on nous dit souvent, il y a, en substance, assez de nourriture et d’eau pour nourrir toute l’espèce humaine. Ces denrées fondamentalement nécessaires à la survie de chacun sont tout simplement si mal réparties qu’un milliard d’habitants en ont bien trop, que trois milliards en ont juste assez et que les trois milliards restant en manquent cruellement. Mais la « surpopulation » n’a qu’un rôle très mineur dans cette grande problématique, et n’en est aucunement la cause primordiale.

En effet, nous sommes souvent tentés d’appréhender le problème de la famine à travers le Tiers-Monde en pensant que ce qui se passe dans le règne animal lorsqu’il y a trop de représentants d’une espèce doit ressembler à ce qui se passerait chez les êtres humains dans la même situation. En effet, si, pour prendre un exemple simple, il y a trop de loups à un endroit donné, nous remarquerons rapidement que la population des moutons vivant au même endroit diminuera plus qu’en temps normal, puisqu’ils serviront de nourriture à leurs prédateurs. Peu de temps après, nous remarquerons à nouveau que cette diminution excessive du nombre de moutons provoquera un manque de nourriture pour tous les loups de la région, qui seront alors touchés de famine. Le nombre qui sera obtenu par la différence entre le nombre de loups et le nombre de moutons nous dira alors combien de loups mourront de cette famine engendrée de façon purement automatique, de sorte à rétablir l’ordre naturel. Outre la famine, dans l’ordre naturel, le nombre de représentants des espèces est aussi souvent maintenu à la norme par les effets des maladies. Voilà résumée de façon simpliste la problématique généralement acceptée de l’anticipation du manque de ressources causé par la surpopulation.

Mais cette logique ne peut être appliquée à l’être humain, puisque la seule survie de l’être humain tel que nous le connaissons aujourd’hui s’inscrit en dehors des lois naturelles élémentaires. Il bouscule effectivement les équilibres naturels dans chacune de ses actions, et est de moins en moins soumis aux mécanismes de régulation naturelle de sa population (famines, maladies). Il n’a pas non plus de prédateur en dehors des autres représentants de sa propre espèce. Or, pour assurer sa survie, il est capable de faire ce que les animaux ne peuvent faire, à savoir faire produire à la Terre et aux animaux les éléments qui lui sont nécessaires pour subsister. L’agriculture et l’élevage ont ainsi été à la base de toute civilisation. L’Homme est donc capable de « créer » plus de ressources que la Terre ne peut en produire par son fonctionnement naturel. Mais il est évidemment tenu de ne pas demander plus que ce que la Terre ne peut offrir, ou ne pas consommer abusivement d’une espèce, sans quoi il causerait la disparition de plusieurs de ces mêmes espèces, directement ou par effet en chaîne, et pourrait bien arriver à causer sa propre disparition à terme…. Et c’est ce qui se passe actuellement.

Mais qui en est à l’origine ? Les six milliards d’êtres humains qui font partie d’une classe moyenne basse ou d’une classe pauvre, ou bien le dernier milliard d’habitants, formé par les habitants des plus riches pays de l’Union Européenne, des États-Unis, de Chine, et du reste des personnes aisées de tous les autres pays. Il semble qu’il n’y ait pas lieu d’hésiter… Ce milliard d’habitants n’a d’ailleurs pas tellement besoin de ce qu’il consomme à outrance, que ce soit dans l’alimentaire ou dans tout autre domaine matériel, et gaspille énormément, soit par sa gourmandise (au sens propre comme au figuré), soit par sa dépendance envers l’esprit de société de consommation qui le manipule, soit par un goût du luxe inutile autant qu’exagéré. Ainsi avons-nous, par exemple, tellement vidé nos propres mers et océans que nous sommes désormais obligés d’aller vider ceux des autres, en Afrique notamment, pour que nous puissions continuer de nous délecter de délicieux poissons de toute sorte. Et nous avons tout de même le culot de nous inquiéter sur les menaces que font courir la future « surpopulation » des pays du Tiers-Monde sur les ressources de la planète, apeurés à l’idée que nous n’en ayons plus assez pour nous, pendant que les autres n’en ont pas assez, alors que nous sommes les seuls à consommer à outrance ces mêmes ressources…

La seule menace qui résulte de l’accroissement de la population des pays du Tiers-Monde est tout simplement un danger pour ce Tiers-Monde lui-même, qui a déjà du mal à nourrir les habitants qu’il comprend actuellement. Mais généralement, les conditions de vie des pays et leur richesse ont tendance à s’améliorer avec l’augmentation de la population, et sont souvent portés par cette dernière. Par exemple, l’Inde a été victime de famines jusqu’à la fin des années 1960, avant de devenir exportatrice nette de blé et de céréales dix ans plus tard, ce qui ne l’a pas empêché de passer de 400 millions d’habitants à 1 milliard entre 1950 et 200, et ce sans que la famine ne réapparaisse, au contraire. Il y a donc peu de chance que cette menace en soit réellement une.

On pourrait par contre se dire que lorsque les pays du Tiers-Monde se seront modernisés au point d’égaler nos pays occidentaux, ils commettront les mêmes erreurs que nous, à savoir surconsommation et « surpollution ». Encore faudrait-il qu’une dangereuse quantité d’entre eux y parviennent un jour, ce qui a peu de chance d’arriver étant donné qu’il y a aura toujours des riches et des pauvres, que ce soit au sein d’une société ou à l’échelle du monde. De puissants « philanthropes » tout comme de braves institutions internationales font d’ailleurs tout leur possible pour que les pays qui acceptent leurs offres ne se développent jamais, car les politiques qu’ils leur dicte et que ces pays mettent en place ont des conséquences désastreuses pour eux et les plongent dans la catastrophe. En effet, l’encouragement à privatiser toute une série de secteurs rentables, de dévaluer sa monnaie pour se rendre compétitif sur la scène internationale, et d’ouvrir son marché à la concurrence mondiale détruisent tout à fait les pays qui les acceptent sans même être suffisamment fort pour ne pas être déstabilisé par les différentes concurrences qui régnaient à l’intérieur de leur pays. Il est donc évident que leurs agriculteurs, entreprises et autres n’en mènent pas large face à la concurrence des multinationales. Ces pays alors détruits économiquement ne servent plus qu’à fournir des matières premières aux multinationales venues les piller sur leur propre sol, selon le concept de néocolonialisme. Certains pays ont toujours eu la sagesse de refuser ces « aides », d’autres se sont relevés des effets destructeurs qu’eurent chez eux les conseils américano-européens, et nourrissent un certain mépris pour ces derniers. D’autres ne s’en sont jamais sortis ou ne se hissent pas bien haut dans leur niveau de développement même sans être troublé par de quelconques malveillances extérieures… Il est donc probable qu’une certaine partie du Tiers-Monde ne se développe tout simplement jamais significativement, comme si une certaine proportion sur la scène internationale de pays riches, de pays moyennement riches et de pays pauvres devait être une fatalité. Pour ce qui est d’une éventuelle surconsommation de nourriture, elle n’aura sans doute pas lieu et tous les pays pourront avoir de quoi alimenter leurs habitants pour peu qu’ils aient de l’argent. Mais des solutions seront sans doute trouvées si besoin, et de nouvelles « révolutions vertes » comme celle de l’Inde ne sont pas à exclure.

Reprise de chiffres intéressants postés par un lecteur (aladin):

Le rapport World Food de la FAO donne ces chiffres et affirme que l’agriculture mondiale, dans l’état actuel de développement de ses forces de productions, pourrait normalement (soit à raison de 2700 calories par jour et par adulte) nourrir 12 milliards d’êtres humains. Nous sommes aujourd’hui 6,7 milliards sur Terre.

Conclusion: Il n’existe aucune fatalité. Un humain qui meurt de faim est un humain assassiné.

Pour ce qui est de la pollution, d’ici à ce qu’elle soit produite dans des proportions significatives par les pays pauvres actuels, le pétrole et le gaz auront probablement disparus et nous aurons recours à de nouvelles énergies, à espérer qu’elles soient vertes et renouvelables. Je parle là de pollution dans le sens de destruction et de mortification de l’environnement, notamment par l’utilisation d’hydrocarbures et le rejet de déchets toxiques, et non pas dans l’optique d’un rejet excessif de CO2 dont je doute sincèrement de l’impact significatif sur le réchauffement du climat, bien que le réchauffement existe effectivement.

Bref, on se demande bien ce qu’une limitation de population pourrait bien changer dans tout ça, d’autant plus que se contenter de prendre des mesures pour la limiter est inefficace et causera sûrement des effets négatifs à long terme dans le pays qui les met en application. On se demande donc où Sustainable Population Australia veut en venir. Ce dont nous pouvons être sûr, c’est que cette ONG n’a pas rédigé ce rapport par pure intention altruiste. Le fait de prétexter que la limitation de la population aura un impact positif sur la diminution des effets de serre est tout à fait stratégique, puisque nous disions à propos de l’instrumentalisation de l’écologie et de la situation énergétique de nos sociétés dans « Qui a peur de Claude Allègre ? » :

« Alors que le chemin devrait être tout ouvert devant ces alternatives, de nombreux lobbys dont les intérêts se trouvent dans le commerce des hydrocarbures rachètent les brevets des inventions qui pourraient causer du tort à leur entreprise, et freinent donc la recherche. Ils ne permettent pas que les événements les dépassent et qu’ils puissent perdre leur mainmise sur l’énergie à cause de l’une ou l’autre invention permise par le progrès, mais ils seront forcés, un jour ou l’autre, de se convertir à d’autres types d’énergie que ceux dans lesquels ils font actuellement fortune, car la disparition du pétrole et du gaz est bel et bien inéluctable. C’est pourquoi il est permis de chercher mais pas de trouver ni de mettre en place des projets vraiment significatifs trop tôt : il faudra attendre que ces magnats du monde financier soient prêts à faire migrer leurs intérêts vers les nouvelles énergies, de sorte à ne pas disparaître ni faire trop de pertes, pour que des nouvelles techniques puissent émerger sur le marché. Mais, étant donné qu’ils iront sans doute jusqu’au bout de leurs moyens, c’est-à-dire attendre aussi longtemps que ces 30-50 ans de longévité des ressources le leur accordent, beaucoup de mal qui aurait pu être évité sera fait à la planète. Malgré tout, l’hypocrisie et le manque de scrupules sont poussés jusqu’à ce que certains fonds d’investissement tentent de faire de l’écologie un business lucratif ; ces fonds se spécialisent dans l’achat et la vente de droits à polluer dans l’objectif de faire du profit avec ce type de produits, exactement comme ils le font avec le pétrole, avec les produits alimentaires, avec les crédits immobiliers, etc. Ces droits de polluer induits par les Protocoles de Kyoto semblent donc faire des heureux. Protocoles qui sont un retentissant échec, puisque outre le fait qu’ils n’ont même pas été ratifiés par la première puissance mondiale que sont les Etats-Unis, l’émission des gaz à effet de serre a augmenté de 35% au niveau mondial entre 1997 et 2007, et on conçoit mal ce que les États ont le pouvoir de faire pour contraindre des entreprises qui les dominent complètement à baisser leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces derniers ont d’ailleurs été si généreux avec les entreprises que le prix de la tonne de carbone est quasiment d’un niveau 0, leur permettant ainsi de polluer autant que cela leur chante.”

L’hypocrisie consiste donc à donner l’illusion aux citoyens qu’ils ont le pouvoir d’avoir un impact sur la situation environnementale alors qu’en fait, ils ne l’auront que lorsque nos sociétés seront décidées à le lui donner. Pour l’instant, on semble préparer lentement la transition entre modes d’énergie basés sur les hydrocarbures et le nucléaire à des énergies vertes dans les mentalités. Mais tout laisse à penser que ce délai, qui s’annonce long, permet aussi aux magnats de l’énergie de se convertir petit à petit de sorte à conserver en définitive leur monopole, ne laissant la recherche s’effectuer qu’au rythme qu’ils veulent bien lui accorder.

L’idée est aussi de rejeter systématiquement la responsabilité des pires tragédies sur le pauvre citoyen. Ainsi, pense-t-on, si on arrive à faire en sorte qu’il croie sincèrement être celui qui doit faire changer les choses, on pourra instrumentaliser la façon dont il agira aux façons que l’on choisira, puisqu’il suit le chemin tout tracé par la propagande de masse. On pourra alors, entre autre, leur faire accepter plus facilement leur propre asservissement s’ils sont convaincus que c’est pour le bien de la planète. Joseph Goebbels, ministre du Reich à l’Éducation du peuple et à la Propagande sous le Troisième Reich (1933-1945), indissolublement lié à l’emploi des techniques modernes de la manipulation des masses et de la démagogie, disait que la meilleure façon de persuader le public de la véracité de quelque chose, c’était de le lui répéter ce quelque chose de façon massivement répétitive. Continuellement. Et finalement, le public croit que ce quelque chose est vrai, même s’il n’est appuyé par rien de tangible. Le sujet du réchauffement climatique répond à ses critères, et sa diffusion est largement permise par des lobbys tels que le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat). Á noter également que les fonds investis dans la recherche pour l’écologie et le climat sont passés de 170 millions de dollars par an avant Bush père à 2 milliards de dollars par an. D’où de nouveaux investissements et des créations d’emplois qui en ont fait un secteur rentable. »

La façon dont l’écologie est instrumentalisée, telle une religion obscurantiste qui repose sur des bases pseudo-scientifiques, permet, comme il est dit dans l’extrait ci-dessus, de faire plus facilement accepter des choses démentielles à la population à laquelle on s’adresse, comme leur proposer leur propre esclavage ou une réduction (je dis bien maintenant réduction et non plus limitation) de la population mondiale, si cela permet de « sauver la planète » et leurs conditions de vie. Ils n’auront pas beaucoup de scrupules à accepter que des millions de gens périssent si toutes les voix qui ont un poids d’influence sur eux (gouvernement, scientifiques, médias) leur assurent que la situation ne serait plus tenable sans ce « sacrifice ». En effet, puisque toutes les méthodes imaginables de limitation de la population ne sont pas suffisamment efficaces, il faudra se faire plus radicale et passer à l’étape suivante : la réduire. Parler de la limiter en usant d’arguments écologiques n’est qu’un premier pas dans la préparation des mentalités visant l’acceptation de mesures de réduction de population, bien que beaucoup de personnes s’estimeraient d’ores et déjà heureux de la voir réduite.

Rappelons que la CIA et des membres du CFR avaient déjà invoqué, il y a deux ans, la nécessité d’une réduction drastique de la population, considérant l’accroissement de cette dernière comme « le plus grand danger à l’horizon d’ici 2050 ». Il est donc logique que ceci s’appuie progressivement sur une base populaire pour en arriver à une réalisation on ne peut plus concrète et soutenue par l’opinion publique, plus ou moins directement. Or, il semblerait que nous soyons au début d’une propagande en ce sens sur une base écologique, donc « morale » en aspect, bien que cela fasse déjà quelques temps que le débat porté sur la surpopulation aille bon train et qu’il ait déjà fait de nombreux adeptes de la réduction de la population, que ceux-là considèrent comme seul remède. Pourquoi le gouvernement et la CIA se gêneraient-ils alors d’exécuter ce qu’un nombre croissant de gens demande avec de plus en plus d’insistance ; réduire la population ? Certes, on ne dira sans doute pas clairement à l’opinion publique que l’on est en pleine préparation de plans pour une réduction efficace de la population mondiale, mais on les habituera à l’idée que c’est une nécessité. Voyons… Qu’est-ce qui peut faire baisser significativement le nombre d’êtres humains sur Terre ? Les guerres, les grandes famines, les maladies… Hmmmm… Il me semble bien qu’une pandémie s’est déclarée il y a peu de temps. Quelle étrange coïncidence.

Mais quels seraient les avantages de réduire la population mondiale pour les gouvernements américain et européens, voire japonais, si l’Europe et le Japon sont en manque de relance démographique et qu’une future surpopulation causée par le Tiers-Monde ne les menace pas ? Et bien, peut-être tout simplement parce qu’un virus est un tueur aveugle et qu’il est facile d’en faire dégénérer les effets à l’échelle mondiale, servant ainsi des intérêts nationaux en éliminant certains types de personnes à l’intérieur de nos pays, à l’insu des citoyens qui n’auront toujours pas conscience que la pandémie a en fait été volontairement provoquée. Mais quel genre de citoyen pourrait-on vouloir supprimer ? Ceux qui, globalement, coûtent plus qu’ils ne rapportent à l’État tout au long de leur vie et ne contribuent pas non plus à contribuer à fournir à cet État une production abondante de ressources ? La classe moyenne, autrement dit ? Possible…

Aperçu de la troisième partie avec deux extraits de l’excellent documentaire Sicko de Michael Moore :


http://www.megavideo.com/?v=B3DK8VOG


http://www.megavideo.com/?v=OTCUD0IQ


commentaires etc

http://www.mecanopolis.org/?p=7975&type=1


bonne grippe et souvenez faite un geste pour sauver la planete ...



@ bientot

frederique

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« Limiter la population pour sauver la planète » (deuxième partie, suivi des infos en continu)


Par Régis Mex

La première partie de cet article se trouve ici, et la troisième ici.

Il me semble approprié de développer davantage ce qu’est le malthusianisme avant de continuer, et d’expliquer pourquoi cette « doctrine » est fausse. Ce qui suit est repris de notre article « La surpopulation est-elle une fatalité malthusienne ? » : « Économiste anglais et néanmoins pasteur, Robert Malthus (1766-1834), contemporain de Smith, est connu pour avoir donné du problème économique une vision pessimiste et de sa solution une vision simple, mais radicale et tout aussi pessimiste. Les hommes sont soumis à une malédiction : leur nombre a naturellement tendance à augmenter selon une suite géométrique (2, 4, 8, 16, 32…), alors que la production de biens, notamment alimentaires, progresse, dans le meilleur des cas, selon une suite arithmétique (2, 4, 6, 8, 10…). « Au bout de deux siècles, écrit Malthus, la population et les moyens de subsistance seront dans le rapport de 256 à 9 ; au bout de trois siècles, de 4096 à 13 ; après deux mille ans, la différence sera incalculable. » (Essai sur le principe de population, 1798). Il en conclut que si les hommes ne font rien pour limiter les naissances, l’humanité va droit dans le mur : la nature se chargera d’ajuster le nombre d’homme aux ressources disponibles par la famine.
human-bones

Cette approche a été sévèrement et justement critiquée. D’après André Piettre (1906-1994), l’économiste et académicien français, le malthusianisme est « le plus barbare des contresens ». La majorité des contemporains de Malthus tenaient pour vraie les affirmations de Jean Bodin (1530-1596) : « Il n’y a richesse, ni force que d’hommes », « Il ne faut jamais craindre qu’il y ait trop de sujets, trop de citoyens » (Les Six Livres de la république, 1576). La réalité de l’histoire a montré, et avec quelle évidence, que la malédiction de Malthus n’était qu’une chimère. La réalité est tout autre. Le problème de la population a été pris à l’envers. Cela arrive souvent en économie.

Mais si Malthus s’est trompé, pourquoi des millions d’hommes meurent-ils de faim ? L’économie affronte beaucoup de problèmes, mais celui-ci, même s’il ne fait la une des journaux qu’en cas de catastrophe spectaculaire, est probablement le premier qu’un économiste digne de ce nom doit essayer de comprendre et que les responsables de tous niveaux devraient essayer de résoudre. Est-ce réellement le cas ? Tous les ans, entre 10 et 20 millions d’hommes meurent de faim dans le monde. Un milliard souffrent de sous-alimentation ou de malnutrition. L’exercice qui consiste à chiffrer ce qu’il en coûterait pour faire cesser cette abomination est aussi facile que désespérément stérile.

Il en est de la faim comme de la soif. Ce n’est pas un problème de richesse globale, mais de répartition de celle-ci. Ce n’est pas l’eau qui manque sur terre, mais l’eau n’est pas forcément là où on en a besoin. Les 250 hommes les plus riches du monde disposent de la même part de la richesse mondiale que les 3 milliards les plus pauvres. Pendant que les uns meurent de faim, d’autres souffrent d’obésité. On peut même constater qu’un animal domestique dans un pays riche consomme quotidiennement plus que chacun des 2,8 milliards d’hommes les plus pauvres, qui disposent de moins de 2 dollars par jour pour vivre, ou, a fortiori, que le milliard qui dispose de moins de 1 dollar. Mais ça serait sans doute une faute de goût.

Tenons-nous-en à des données simples. Selon l’organisation de l’ONU pour l’alimentation, la FAO, les disponibilités énergétiques alimentaires par personne et par jour sont de plus de 3 300 kilocalories dans les pays développés, de 2 500 dans les pays sous-développés, et de 2 700 pour l’ensemble du monde. Cela veut dire, mais en théorie seulement, que le monde produit déjà de quoi nourrir l’humanité tout entière.

La thèse de l’économiste danoise Ester Boserup (1910-1999) dans son livre « The Conditions of Agricultural Growth » (1965) se situe aux antipodes du spectre malthusien. Pour l’économiste danoise, l’augmentation de la population exerce une « pression créatrice » qui a toujours été le moteur de l’innovation agricole depuis l’invention de la charrue jusqu’à celle de la culture en terrasses. Peter Drucker ou Simon Kusnetz (1901-1985) voient d’ailleurs dans la pression démographique le ressort principal de l’innovation en général.

Nous ne connaîtrons certainement plus une augmentation de la population d’une ampleur comparable à celle de la deuxième moitié du XXème siècle. Est-ce que cela signifie que le moment le plus difficile est passé ? Probablement. »

Nous avons vu que la démographie se stabilise à un taux de croissance où le taux de natalité est proportionnel au taux de mortalité une fois que les conditions de vie du pays observé sont suffisantes pour permettre ce phénomène. Nous venons de voir, à la lumière de l’extrait précédent, que contrairement à ce qu’on nous dit souvent, il y a, en substance, assez de nourriture et d’eau pour nourrir toute l’espèce humaine. Ces denrées fondamentalement nécessaires à la survie de chacun sont tout simplement si mal réparties qu’un milliard d’habitants en ont bien trop, que trois milliards en ont juste assez et que les trois milliards restant en manquent cruellement. Mais la « surpopulation » n’a qu’un rôle très mineur dans cette grande problématique, et n’en est aucunement la cause primordiale.

En effet, nous sommes souvent tentés d’appréhender le problème de la famine à travers le Tiers-Monde en pensant que ce qui se passe dans le règne animal lorsqu’il y a trop de représentants d’une espèce doit ressembler à ce qui se passerait chez les êtres humains dans la même situation. En effet, si, pour prendre un exemple simple, il y a trop de loups à un endroit donné, nous remarquerons rapidement que la population des moutons vivant au même endroit diminuera plus qu’en temps normal, puisqu’ils serviront de nourriture à leurs prédateurs. Peu de temps après, nous remarquerons à nouveau que cette diminution excessive du nombre de moutons provoquera un manque de nourriture pour tous les loups de la région, qui seront alors touchés de famine. Le nombre qui sera obtenu par la différence entre le nombre de loups et le nombre de moutons nous dira alors combien de loups mourront de cette famine engendrée de façon purement automatique, de sorte à rétablir l’ordre naturel. Outre la famine, dans l’ordre naturel, le nombre de représentants des espèces est aussi souvent maintenu à la norme par les effets des maladies. Voilà résumée de façon simpliste la problématique généralement acceptée de l’anticipation du manque de ressources causé par la surpopulation.

Mais cette logique ne peut être appliquée à l’être humain, puisque la seule survie de l’être humain tel que nous le connaissons aujourd’hui s’inscrit en dehors des lois naturelles élémentaires. Il bouscule effectivement les équilibres naturels dans chacune de ses actions, et est de moins en moins soumis aux mécanismes de régulation naturelle de sa population (famines, maladies). Il n’a pas non plus de prédateur en dehors des autres représentants de sa propre espèce. Or, pour assurer sa survie, il est capable de faire ce que les animaux ne peuvent faire, à savoir faire produire à la Terre et aux animaux les éléments qui lui sont nécessaires pour subsister. L’agriculture et l’élevage ont ainsi été à la base de toute civilisation. L’Homme est donc capable de « créer » plus de ressources que la Terre ne peut en produire par son fonctionnement naturel. Mais il est évidemment tenu de ne pas demander plus que ce que la Terre ne peut offrir, ou ne pas consommer abusivement d’une espèce, sans quoi il causerait la disparition de plusieurs de ces mêmes espèces, directement ou par effet en chaîne, et pourrait bien arriver à causer sa propre disparition à terme…. Et c’est ce qui se passe actuellement.

Mais qui en est à l’origine ? Les six milliards d’êtres humains qui font partie d’une classe moyenne basse ou d’une classe pauvre, ou bien le dernier milliard d’habitants, formé par les habitants des plus riches pays de l’Union Européenne, des États-Unis, de Chine, et du reste des personnes aisées de tous les autres pays. Il semble qu’il n’y ait pas lieu d’hésiter… Ce milliard d’habitants n’a d’ailleurs pas tellement besoin de ce qu’il consomme à outrance, que ce soit dans l’alimentaire ou dans tout autre domaine matériel, et gaspille énormément, soit par sa gourmandise (au sens propre comme au figuré), soit par sa dépendance envers l’esprit de société de consommation qui le manipule, soit par un goût du luxe inutile autant qu’exagéré. Ainsi avons-nous, par exemple, tellement vidé nos propres mers et océans que nous sommes désormais obligés d’aller vider ceux des autres, en Afrique notamment, pour que nous puissions continuer de nous délecter de délicieux poissons de toute sorte. Et nous avons tout de même le culot de nous inquiéter sur les menaces que font courir la future « surpopulation » des pays du Tiers-Monde sur les ressources de la planète, apeurés à l’idée que nous n’en ayons plus assez pour nous, pendant que les autres n’en ont pas assez, alors que nous sommes les seuls à consommer à outrance ces mêmes ressources…

La seule menace qui résulte de l’accroissement de la population des pays du Tiers-Monde est tout simplement un danger pour ce Tiers-Monde lui-même, qui a déjà du mal à nourrir les habitants qu’il comprend actuellement. Mais généralement, les conditions de vie des pays et leur richesse ont tendance à s’améliorer avec l’augmentation de la population, et sont souvent portés par cette dernière. Par exemple, l’Inde a été victime de famines jusqu’à la fin des années 1960, avant de devenir exportatrice nette de blé et de céréales dix ans plus tard, ce qui ne l’a pas empêché de passer de 400 millions d’habitants à 1 milliard entre 1950 et 200, et ce sans que la famine ne réapparaisse, au contraire. Il y a donc peu de chance que cette menace en soit réellement une.

On pourrait par contre se dire que lorsque les pays du Tiers-Monde se seront modernisés au point d’égaler nos pays occidentaux, ils commettront les mêmes erreurs que nous, à savoir surconsommation et « surpollution ». Encore faudrait-il qu’une dangereuse quantité d’entre eux y parviennent un jour, ce qui a peu de chance d’arriver étant donné qu’il y a aura toujours des riches et des pauvres, que ce soit au sein d’une société ou à l’échelle du monde. De puissants « philanthropes » tout comme de braves institutions internationales font d’ailleurs tout leur possible pour que les pays qui acceptent leurs offres ne se développent jamais, car les politiques qu’ils leur dicte et que ces pays mettent en place ont des conséquences désastreuses pour eux et les plongent dans la catastrophe. En effet, l’encouragement à privatiser toute une série de secteurs rentables, de dévaluer sa monnaie pour se rendre compétitif sur la scène internationale, et d’ouvrir son marché à la concurrence mondiale détruisent tout à fait les pays qui les acceptent sans même être suffisamment fort pour ne pas être déstabilisé par les différentes concurrences qui régnaient à l’intérieur de leur pays. Il est donc évident que leurs agriculteurs, entreprises et autres n’en mènent pas large face à la concurrence des multinationales. Ces pays alors détruits économiquement ne servent plus qu’à fournir des matières premières aux multinationales venues les piller sur leur propre sol, selon le concept de néocolonialisme. Certains pays ont toujours eu la sagesse de refuser ces « aides », d’autres se sont relevés des effets destructeurs qu’eurent chez eux les conseils américano-européens, et nourrissent un certain mépris pour ces derniers. D’autres ne s’en sont jamais sortis ou ne se hissent pas bien haut dans leur niveau de développement même sans être troublé par de quelconques malveillances extérieures… Il est donc probable qu’une certaine partie du Tiers-Monde ne se développe tout simplement jamais significativement, comme si une certaine proportion sur la scène internationale de pays riches, de pays moyennement riches et de pays pauvres devait être une fatalité. Pour ce qui est d’une éventuelle surconsommation de nourriture, elle n’aura sans doute pas lieu et tous les pays pourront avoir de quoi alimenter leurs habitants pour peu qu’ils aient de l’argent. Mais des solutions seront sans doute trouvées si besoin, et de nouvelles « révolutions vertes » comme celle de l’Inde ne sont pas à exclure.

Reprise de chiffres intéressants postés par un lecteur (aladin):

Le rapport World Food de la FAO donne ces chiffres et affirme que l’agriculture mondiale, dans l’état actuel de développement de ses forces de productions, pourrait normalement (soit à raison de 2700 calories par jour et par adulte) nourrir 12 milliards d’êtres humains. Nous sommes aujourd’hui 6,7 milliards sur Terre.

Conclusion: Il n’existe aucune fatalité. Un humain qui meurt de faim est un humain assassiné.

Pour ce qui est de la pollution, d’ici à ce qu’elle soit produite dans des proportions significatives par les pays pauvres actuels, le pétrole et le gaz auront probablement disparus et nous aurons recours à de nouvelles énergies, à espérer qu’elles soient vertes et renouvelables. Je parle là de pollution dans le sens de destruction et de mortification de l’environnement, notamment par l’utilisation d’hydrocarbures et le rejet de déchets toxiques, et non pas dans l’optique d’un rejet excessif de CO2 dont je doute sincèrement de l’impact significatif sur le réchauffement du climat, bien que le réchauffement existe effectivement.

Bref, on se demande bien ce qu’une limitation de population pourrait bien changer dans tout ça, d’autant plus que se contenter de prendre des mesures pour la limiter est inefficace et causera sûrement des effets négatifs à long terme dans le pays qui les met en application. On se demande donc où Sustainable Population Australia veut en venir. Ce dont nous pouvons être sûr, c’est que cette ONG n’a pas rédigé ce rapport par pure intention altruiste. Le fait de prétexter que la limitation de la population aura un impact positif sur la diminution des effets de serre est tout à fait stratégique, puisque nous disions à propos de l’instrumentalisation de l’écologie et de la situation énergétique de nos sociétés dans « Qui a peur de Claude Allègre ? » :

« Alors que le chemin devrait être tout ouvert devant ces alternatives, de nombreux lobbys dont les intérêts se trouvent dans le commerce des hydrocarbures rachètent les brevets des inventions qui pourraient causer du tort à leur entreprise, et freinent donc la recherche. Ils ne permettent pas que les événements les dépassent et qu’ils puissent perdre leur mainmise sur l’énergie à cause de l’une ou l’autre invention permise par le progrès, mais ils seront forcés, un jour ou l’autre, de se convertir à d’autres types d’énergie que ceux dans lesquels ils font actuellement fortune, car la disparition du pétrole et du gaz est bel et bien inéluctable. C’est pourquoi il est permis de chercher mais pas de trouver ni de mettre en place des projets vraiment significatifs trop tôt : il faudra attendre que ces magnats du monde financier soient prêts à faire migrer leurs intérêts vers les nouvelles énergies, de sorte à ne pas disparaître ni faire trop de pertes, pour que des nouvelles techniques puissent émerger sur le marché. Mais, étant donné qu’ils iront sans doute jusqu’au bout de leurs moyens, c’est-à-dire attendre aussi longtemps que ces 30-50 ans de longévité des ressources le leur accordent, beaucoup de mal qui aurait pu être évité sera fait à la planète. Malgré tout, l’hypocrisie et le manque de scrupules sont poussés jusqu’à ce que certains fonds d’investissement tentent de faire de l’écologie un business lucratif ; ces fonds se spécialisent dans l’achat et la vente de droits à polluer dans l’objectif de faire du profit avec ce type de produits, exactement comme ils le font avec le pétrole, avec les produits alimentaires, avec les crédits immobiliers, etc. Ces droits de polluer induits par les Protocoles de Kyoto semblent donc faire des heureux. Protocoles qui sont un retentissant échec, puisque outre le fait qu’ils n’ont même pas été ratifiés par la première puissance mondiale que sont les Etats-Unis, l’émission des gaz à effet de serre a augmenté de 35% au niveau mondial entre 1997 et 2007, et on conçoit mal ce que les États ont le pouvoir de faire pour contraindre des entreprises qui les dominent complètement à baisser leurs émissions de gaz à effet de serre. Ces derniers ont d’ailleurs été si généreux avec les entreprises que le prix de la tonne de carbone est quasiment d’un niveau 0, leur permettant ainsi de polluer autant que cela leur chante.”

L’hypocrisie consiste donc à donner l’illusion aux citoyens qu’ils ont le pouvoir d’avoir un impact sur la situation environnementale alors qu’en fait, ils ne l’auront que lorsque nos sociétés seront décidées à le lui donner. Pour l’instant, on semble préparer lentement la transition entre modes d’énergie basés sur les hydrocarbures et le nucléaire à des énergies vertes dans les mentalités. Mais tout laisse à penser que ce délai, qui s’annonce long, permet aussi aux magnats de l’énergie de se convertir petit à petit de sorte à conserver en définitive leur monopole, ne laissant la recherche s’effectuer qu’au rythme qu’ils veulent bien lui accorder.

L’idée est aussi de rejeter systématiquement la responsabilité des pires tragédies sur le pauvre citoyen. Ainsi, pense-t-on, si on arrive à faire en sorte qu’il croie sincèrement être celui qui doit faire changer les choses, on pourra instrumentaliser la façon dont il agira aux façons que l’on choisira, puisqu’il suit le chemin tout tracé par la propagande de masse. On pourra alors, entre autre, leur faire accepter plus facilement leur propre asservissement s’ils sont convaincus que c’est pour le bien de la planète. Joseph Goebbels, ministre du Reich à l’Éducation du peuple et à la Propagande sous le Troisième Reich (1933-1945), indissolublement lié à l’emploi des techniques modernes de la manipulation des masses et de la démagogie, disait que la meilleure façon de persuader le public de la véracité de quelque chose, c’était de le lui répéter ce quelque chose de façon massivement répétitive. Continuellement. Et finalement, le public croit que ce quelque chose est vrai, même s’il n’est appuyé par rien de tangible. Le sujet du réchauffement climatique répond à ses critères, et sa diffusion est largement permise par des lobbys tels que le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat). Á noter également que les fonds investis dans la recherche pour l’écologie et le climat sont passés de 170 millions de dollars par an avant Bush père à 2 milliards de dollars par an. D’où de nouveaux investissements et des créations d’emplois qui en ont fait un secteur rentable. »

La façon dont l’écologie est instrumentalisée, telle une religion obscurantiste qui repose sur des bases pseudo-scientifiques, permet, comme il est dit dans l’extrait ci-dessus, de faire plus facilement accepter des choses démentielles à la population à laquelle on s’adresse, comme leur proposer leur propre esclavage ou une réduction (je dis bien maintenant réduction et non plus limitation) de la population mondiale, si cela permet de « sauver la planète » et leurs conditions de vie. Ils n’auront pas beaucoup de scrupules à accepter que des millions de gens périssent si toutes les voix qui ont un poids d’influence sur eux (gouvernement, scientifiques, médias) leur assurent que la situation ne serait plus tenable sans ce « sacrifice ». En effet, puisque toutes les méthodes imaginables de limitation de la population ne sont pas suffisamment efficaces, il faudra se faire plus radicale et passer à l’étape suivante : la réduire. Parler de la limiter en usant d’arguments écologiques n’est qu’un premier pas dans la préparation des mentalités visant l’acceptation de mesures de réduction de population, bien que beaucoup de personnes s’estimeraient d’ores et déjà heureux de la voir réduite.

Rappelons que la CIA et des membres du CFR avaient déjà invoqué, il y a deux ans, la nécessité d’une réduction drastique de la population, considérant l’accroissement de cette dernière comme « le plus grand danger à l’horizon d’ici 2050 ». Il est donc logique que ceci s’appuie progressivement sur une base populaire pour en arriver à une réalisation on ne peut plus concrète et soutenue par l’opinion publique, plus ou moins directement. Or, il semblerait que nous soyons au début d’une propagande en ce sens sur une base écologique, donc « morale » en aspect, bien que cela fasse déjà quelques temps que le débat porté sur la surpopulation aille bon train et qu’il ait déjà fait de nombreux adeptes de la réduction de la population, que ceux-là considèrent comme seul remède. Pourquoi le gouvernement et la CIA se gêneraient-ils alors d’exécuter ce qu’un nombre croissant de gens demande avec de plus en plus d’insistance ; réduire la population ? Certes, on ne dira sans doute pas clairement à l’opinion publique que l’on est en pleine préparation de plans pour une réduction efficace de la population mondiale, mais on les habituera à l’idée que c’est une nécessité. Voyons… Qu’est-ce qui peut faire baisser significativement le nombre d’êtres humains sur Terre ? Les guerres, les grandes famines, les maladies… Hmmmm… Il me semble bien qu’une pandémie s’est déclarée il y a peu de temps. Quelle étrange coïncidence.

Mais quels seraient les avantages de réduire la population mondiale pour les gouvernements américain et européens, voire japonais, si l’Europe et le Japon sont en manque de relance démographique et qu’une future surpopulation causée par le Tiers-Monde ne les menace pas ? Et bien, peut-être tout simplement parce qu’un virus est un tueur aveugle et qu’il est facile d’en faire dégénérer les effets à l’échelle mondiale, servant ainsi des intérêts nationaux en éliminant certains types de personnes à l’intérieur de nos pays, à l’insu des citoyens qui n’auront toujours pas conscience que la pandémie a en fait été volontairement provoquée. Mais quel genre de citoyen pourrait-on vouloir supprimer ? Ceux qui, globalement, coûtent plus qu’ils ne rapportent à l’État tout au long de leur vie et ne contribuent pas non plus à contribuer à fournir à cet État une production abondante de ressources ? La classe moyenne, autrement dit ? Possible…

Aperçu de la troisième partie avec deux extraits de l’excellent documentaire Sicko de Michael Moore :


http://www.megavideo.com/?v=B3DK8VOG


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Par Régis Mex

Poursuivons nos interrogations : pourquoi, alors que nos pays européens doivent remédier à leur crise de relance démographique par l’ouverture à l’immigration massive (ce que les États-Unis font également sans toutefois être déjà victime d’un vieillissement trop important de la population), les décideurs de la politique de nos sociétés occidentales pourraient-ils désirer liquider une certaine partie des citoyens des États pour lesquels ils travaillent ?

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Certes, si la pandémie de grippe A a été délibérément projetée et provoquée par quelques membres de « l’élite », nous pourrions nous dire que leur but est avant tout d’affaiblir certains pays ennemis ou rivaux peu aptes à contrer efficacement le mal viral qui s’abat sur eux. Un foyer de virus apparaissant dans un vaste pays où la densité de population est forte et où la société est encore majoritairement constituée de paysans comme la Chine pourrait faire des ravages. En outre, les entreprises qui fabriqueraient un remède (plus ou moins digne de ce nom) au fléau mondial feraient de gigantesques profits, puisque tout le monde achèterait leurs produits, et ce quel que soit leur efficacité, parce qu’il n’y aura pas de meilleur antidote que ce que l’on voudra bien leur proposer. En prime, cette pandémie constitue un élément déclencheur important d’un état d’urgence national (puis mondial, si le virus s’étend à ce point) probable, couplé à la crise financière qui, elle, est déjà mondiale. Elle constituera donc un nouvel ennemi à combattre, aidera à renforcer la peur qui règnera de plus en plus dans l’opinion publique, et contribuera ainsi à l’avènement de nouvelles mesures politiques, sociales et économiques qui n’auraient jamais pu être prises dans des conditions normales. Tous ces éléments sont autant de raisons non négligeables pour « l’élite » d’avoir provoqué cette pandémie. Mais il y a probablement également un facteur plus directement économique au niveau national qui a joué un rôle significatif dans le déclenchement de cette pandémie, en persistant toujours dans l’hypothèse qu’elle ait été provoquée.

Le vieillissement de la population accentue effectivement de façon croissante l’inutilité de la classe moyenne (que l’on définit généralement comme les citoyens qui gagnent entre 1200 et 3000€ par mois en France) pour le capitalisme, car on estime qu’après 65 ans, une personne de la classe moyenne coûte une somme plus importante en retraite et en frais de santé que la totalité de ce qu’elle a rapporté à l’État et aux entreprises par ses impôts et sa consommation pendant toute la durée de sa vie active. C’est en tout cas la constatation que Jacques Attali fait dans son livre « L’homme nomade », dans lequel il a la sympathie de recommander l’euthanasie à toute personne de plus de 65 ans.

De part et d’autre de cette classe moyenne, il y a la classe aisée (celle qui possède suffisamment d’argent pour faire tourner l’économie grâce à la consommation importante qu’elle peut se permettre et aux rentrées non négligeables que cela induit pour les entreprises, ainsi que pour l’État par l’intermédiaire des impôts), et la classe populaire (celle qui se contente de produire et de fournir les matières premières pendant qu’elle retire juste assez d’argent de son travail pour survivre). Ce sont les deux moteurs du capitalisme : l’une fournit les ressources, et les autres s’enrichissent de leur exploitation et alimentent l’économie en faisant circuler leurs capitaux.

Mais la classe moyenne ne remplit ni l’un ni l’autre des critères de façon satisfaisante pour que son existence soit appréciable au capitalisme ; au contraire, elle vit aux frais de ce dernier. C’est pourquoi tout est fait pour élargir le fossé entre classe aisée et classe pauvre, selon le principe « les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres ». Ces deux graphiques montrent de façon éloquente à quel point on tente d’effacer une classe moyenne obsolète :

De 1955 à 1975:

classe-moyenne1

De 1975 à aujourd’hui:

classe-moyenne2

Ajoutons à cela que les moyens toujours élargis de mécanisation du travail aboutissent à un remplacement toujours plus important du travail humain par des machines, permettant aux entreprises de payer moins de salaires (ce qui ne se répercute pas forcément dans les prix de leurs produits, sauf pour des raisons de concurrence). Humainement, on imaginerait qu’il serait logique que ceux dont les machines ont remplacé l’emploi se voient garantis du même salaire qu’auparavant tout en n’ayant plus à effectuer le même travail, puisque c’est avant tout du ressort de la technologie d’accroître le bien-être des hommes en les soulageant d’une part relative d’effort. Mais dans notre dure réalité, cela se traduit plutôt par la mise au chômage de ces personnes et par la prise du profit par les employeurs. Tout cela mène à la société 20/80.

La Loi de Pareto, aussi appelée loi des 80/20, est une loi empirique inspirée par les observations de Vilfredo Pareto (1848-1923), économiste et sociologue italien : environ 80 % des effets est le produit de 20 % des causes. Cette « loi », bien qu’empirique, a été formalisée en mathématiques par la distribution de Pareto.

Pareto avait remarqué que 20% de la population italienne détenait 80% des richesses du pays.
Quelques exemples pour mieux illustrer l’idée :
• 20% des moyens permettent d’atteindre 80% des objectifs.
• 20% des produits ou des clients représentent 80% du chiffre d’affaires.
• 20% des ventes représentent environ 80% de la marge bénéficiaire.
• 20% de votre activité fournit 80% du résultat de votre activité.
• 20% de vos résultats proviennent de 80% de votre temps.

Le mot tittytainment fut utilisé en 1995 par Zbigniew Brzezinski, idéologue néolibéral, membre de la commission trilatérale et ex-conseiller du Président des États-Unis Jimmy Carter, pendant la conclusion du premier “State Of The World Forum”, qui eut lieu à l’Hôtel Fairmont, dans la ville de San Francisco. L’objectif de la rencontre était d’analyser l’état du monde, de fixer des objectifs souhaitables et les moyens de les atteindre, et de définir la politique globale utile à leur mise en œuvre [Cf. la technique managériale des entreprises]. Les dirigeants réunis à San Francisco (Mikael Gorbachov, George H W Bush, Margaret Thatcher, Vaclav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc.) sont arrivés à la conclusion que l’arrivée de la dénommée Société 20/80 (basée sur le principe de la Loi de Pareto) est inévitable, celle dans laquelle le travail de 20% de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalité de l’appareil économique de la planète. La population restante (80 %) s’avèrera superflue, et, ne disposant pas de travail ni d’aucune forme d’occupation, nourrira une frustration croissante.
C’est ici qu’entre en jeu le tittytainment, concept de Brzezinski. Brzezinski a proposé le tittytainment, un mélange d’aliment physique et psychologique, pour endormir les masses et contrôler leurs frustrations et protestations prévisibles. Brzezinski définit le tittytainment, comme une combinaison des mots anglais “tits” (”seins” en jargon américain) et “entertainment”. Ce mot fait allusion à l’effet calmant, anesthésiant de l’allaitement maternel sur le bébé.
Puisque nos « élites » projettent de longue date d’établir cette loi de Pareto en véritable modèle de société, nous pouvons penser en toute logique qu’ils ne se gêneront pas d’utiliser des moyens peu scrupuleux pour atteindre une méthode qui multipliera leurs profits et leur pouvoir. Il est probable que ce soit là aussi un rôle important de la pandémie de grippe A.

Entre autre, la détérioration des conditions de vie globales des citoyens peut y contribuer. En effet, les États ont privatisé tant de secteurs rentables, et nationalisé tellement de secteurs coûteux, que les budgets de la Sécurité sociale, de l’enseignement et de ce que l’État possède encore dans le domaine de la médecine ne cessent de diminuer, tout simplement parce que l’État n’est plus capable de tenir le rythme des financements. Il n’est pas nouveau que la médecine soit majoritairement une affaire privée et qui doit donc prioritairement se montrer rentable, mais l’enseignement est lui aussi en début de privatisation, et qui sait ce qui sera enseigné dans les écoles lorsque ce processus aura abouti…

Pour ce qui est des aides de l’État telles que la pension, on nous suggère de cotiser jusqu’à 65 voire 70 ans pour que l’on puisse continuer à l’offrir aux citoyens en âge d’y accéder, qui se font de plus en plus nombreux. On conseille aussi à certains de commencer à travailler le dimanche. En plus du chômage et du RMI, nous voyons aussi depuis deux ans l’expérimentation du RSA (Revenu de Solidarité Active), qui permet à une personne recevant le RMI (450€ par mois pour une personne seule) de gagner une moyenne de 110€ supplémentaire par mois en travaillant… Soit de gagner environ 560€ par mois en faisant un travail qui rapporterait plus de 1000€ à quelqu’un dont ce serait l’emploi. Cela dans le but louable d’aider les personnes à se « réinsérer dans la vie active ». Bref, ce RSA peut ouvrir la voie à une banalisation de « vol » d’emploi par des personnes qualifiées ou non pour des salaires bien moindres que le prix normal. À coup sûr, s’il y a diminution significative de la classe moyenne par quelque procédé que ce soit dans les prochaines années, la majorité sera reléguée dans la classe populaire comme lors de la transition de 1955-75 à nos jours, voire d’une façon plus flagrante.

Rappelons cependant que dans aucun cas nous ne pouvons être dans le secret des dieux, et que ce qui a été publié dans les trois parties d’article portant sur ce sujet relève majoritairement de l’hypothèse qui s’appuie sur un raisonnement logique en chaîne, mais n’est en aucun cas une certitude, puisque tout cela n’a pas encore été démontré de façon concrète. Néanmoins, l’intérêt d’établir des modèles d’appréhension de l’avenir permet de dresser une liste de scénarios plus ou moins probables que l’on verrait se réaliser à une certaine échéance, et donc de se préparer à ce que certains éléments déduits de la réflexion se concrétisent. Le temps nous dira si ce que nous avons raisonné sur ce sujet est juste ou non, et il serait préférable que nous nous trompions. Mais une chose est sûre : faire accepter aux gens que la population doit être limitée, c’est les préparer à accepter ensuite l’idée de la réduire, ce qui ne pourrait que servir, pour des raisons flagrantes, les éventuels desseins que nous avons développés ci-dessus.

Troisième extrait de Sicko (les deux premiers sont sur la deuxième partie de l’article):

http://www.megavideo.com/?v=0S6DOMJC

http://www.megavideo.com/?v=I6HJZ2CG

@ bientot

frederique

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pour ma petite pomme c'est finalisé alors
MERCI et @ BIENTOT ... peut être

bisous a toute et a tous


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Message non luPosté: 21 Juin 2009, 06:17 
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Ah mais moi la diminution de la population, je suis pour... Si ce n'était pas interdit ça fait même longtemps que j'aurais commencé, de ma propre initiative et avec mes propres moyens...


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Message non luPosté: 21 Juin 2009, 09:02 
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Allons Madame Gomez ne soyez pas si cynique il y en aura pour tout le monde ... :lol: :lol: :lol:

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