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 Sujet du message: personnes intersexuées
Message non luPosté: 28 Sep 2009, 12:20 
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personnes intersexuèes :y compris les bèbès dont le sexe est ambigu à la naissance:

Alors que la plupart des enfants naissent comme des garçons ou des filles "normaux", de nombreux éléments génétiques ou liés à la gestation de l’embryon peuvent amener à ce que l’enfant naisse avec des organes sexuels ambigus, de sorte que les médecins ne peuvent pas déterminer clairement s’il s’agit de garçons ou de filles. Dans d’autres cas, les organes externes correspondent bien à ceux d’un sexe, mais ne correspondent pas aux gènes de l’enfant. Il y a aussi des enfants dont les gènes sont plus complexes que XX ou XY. Dans ces cas, l’identité sexuelle de l’enfant, son évolution physique et intérieure peut être difficile et imprédictible. Les enfants qui résultent de ces variations sont qualifiés "d’intersexués". Il y a un enfant intersexué pour 1000 naissances.

Par exemple, un enfant sur 13'000 qui a des gènes XY (ce qui correspond normalement à un mâle) ne réagit pas aux hormones masculines et développe les organes sexuels externes d’une femme, mais n’a pas d’organes sexuels internes. Ces personnes ayant un "syndrome d’insensibilité complète aux androgènes" (cAIS en anglais) sont considérées et élevées comme des filles. Bien qu’elles ne puissent porter d’enfant, elles développent la plupart du temps le corps élancé des autres femmes. La rumeur veut qu’un grand nombre de mannequins soient dans ce cas.

Dans d’autres cas, un "syndrome d’insensibilité partielle aux androgènes" ("pAIS" en anglais) a pour résultat le fait que les organes sexuels externes peuvent prendre toutes les nuances possibles entre des organes males et femelles. Référez-vous au site web du groupe de soutien de syndrome de l’insensibilité aux androgènes (AISSG) pour plus d’informations sur cette condition. Chose très importante, la plupart des femmes concernées ne sont jamais informées de la nature de leur condition, parce que leurs médecins et leurs familles se sentent terriblement honteux de ces "secrets si terribles" liés au fait que ces femmes ont des gènes masculins. A la place, on leur dit des choses comme "vous n’avez jamais développé d’organes internes et vous ne pouvez avoir d’enfant". Elles découvrent souvent la vérité bien plus tard dans la vie, le plus souvent par accident (par exemple, lisez l’histoire de Sherri sur le site de l’AISSG).

Notre société ignore presque complètement l’existence des femmes cAIS, ce qui leur a causé de nombreux problèmes. Par exemple, pendant plus de 30 années, le Comité International Olympique a mené des contrôles de "vérification de sexe" sur toutes les femmes pour s’assurer qu’il s’agissait vraiment de femmes (ceci fut fait pour interdire aux personnes ayant bénéficié d’un changement de sexe de participer aux compétitions). Dans de nombreux cas, ces tests ont identifié des femmes cAIS comme des "hommes" et les ont disqualifiées. Ces erreurs étaient d’autant plus tragiques que la présence du chromosome Y chez les femmes AIS n’en fait pas des hommes ni physiquement ni sur le plan de l’identité sexuelle et il ne leur donne aucun avantage. Ces erreurs furent de plus souvent rendues publiques, ce qui a profondément humilié les femmes qui en ont été victimes.

Le Comité International Olympique a fini par abolir cette politique discriminatoire en abolissant tous les "tests de sexe" à partir des jeux d’été 2000. Puis, le 17 mai 2004, le Comité International Olympique a annoncé que les femmes et les hommes transsexuels opérés pourraient participer aux compétitions, pour autant qu’ils remplissent certaines conditions, à partir des jeux d’été de 2004. De ce fait, toute discrimination contre la participation des personnes intersexuées ou transsexuelles aux jeux olympiques est finalement abolie.

Pour une introduction aux différentes catégories de personnes intersexuées et au sujet de la prévalence de cette condition, référez-vous à la page du site de la Société des Personnes Intersexuées d’Amérique du Nord qui a pour titre "How Common Are Intersex Conditions?". Pour plus d'informations, consultez l'excellente page de la version anglophone de la Wikipedia’s sur l'intersexualité, qui contient des liens vers de nombreux sites décrivant des conditions spécifiques. (L'article de la version francaise est en phase de reconstruction complète, suite à des problèmes de copyright, NDT)

L’existence d’enfants intersexués XY (génétiquement males) qui ont des organes sexuels externes féminins et qui ont une identité sexuelle de femme (les femmes cAIS) était un des faits connus depuis longtemps au sujet de l’intersexualité qui a mené les scientifiques il y a des années à comprendre que l’identité sexuelle n’est PAS déterminée directement par les chromosomes XX ou XY. A la place, ils ont émis l'hypothèse selon laquelle l'identité sexuelle d'une personne est indéterminée à la naissance, et elle est déterminée dans la petite enfance par les organes sexuels externes de l'enfant et par son éducation. Le leader de ce mouvement était John Money de l'université John Hopkins.

Selon cette théorie, un enfant qui a un vagin et qui est éduqué comme une fille grandira en développant une identité sexuelle de femme, quels que soient ses gènes. De la même manière, un enfant qui a un pénis et qui est élevé comme un garçon développera une identité sexuelle masculine quels que soient ses gènes. Si l'identité sexuelle ne correspondait pas à ce qu'ils attendaient, les psychologues et les psychiatres supposaient que quelque chose s'était mal passé dans l'éducation de l'enfant, ou que l'enfant était mentalement perturbé ou avait des hallucinations (autrement dit, était un malade mental). Les corrections de tout problème d'identité sexuelle ne pouvaient se faire, selon cette théorie, que par la psychiatrie, en affirmant que cette "perturbation mentale" pouvait être corrigée.





La pratique de "corriger chirurgicalement" les organes génitaux des bébés intersexués pour les rendre "normaux":

Dans les années 60, les progrès en matière de chirurgie plastique et reconstructive, combinés avec la théorie de l'identité sexuelle déterminée par les organes génitaux externes et par l'éducation a amené des médecins à pratiquer des opérations "correctives" sur de nombreux enfants intersexués. L'idée était de rendre "normale" l'apparence de ces organes puis d'élever l'enfant dans le genre correspondant, en supposant que l'enfant grandirait en développant une identité sexuelle correspondante et "normale".

John Money de l'université John Hopkins, qui était devenu l'autorité dominante de la communauté médicale pour ce qui concerne les questions d'identité sexuelle était le principal avocat de telles interventions. C'était un partisan des théories psychologiques comportementales, selon lesquelles l'esprit de l'enfant est considéré comme une feuille blanche, sans aucun trait de personnalité qui lui soit propre. John Money a émis la théorie selon laquelle l'identité sexuelle est le seul fruit de l'éducation et de la socialisation.

La motivation de ces interventions "correctives" sur des nouveau-nés était de résoudre les "urgences sociales" causées par les naissances intersexuées. Le seul fait qu'il existe un grand nombre d'enfants intersexués, avec toute la variété de leurs organes sexuels, invalide le préjugé de notre culture qui divise strictement l'humanité en deux groupes totalement distincts et inamovibles, les hommes et les femmes. La seule existence de personnes intersexuées remet en question de nombreuses et anciennes structures religieuses et légales de notre société. Les parents et les médecins subissaient (ou croyaient subir, ndt) une forte pression de la société pour éliminer ces variations. John Money a transformé ces préjugés en une théorie qui avait l'apparence de la pertinence afin de valider les opérations "correctives" sur les nouveau-nés.

Comme, pour les chirurgiens, il était plus facile de "faire des filles" que de "faire des garçons", le plus souvent, les enfants intersexués XY qui avaient un petit pénis ou qui n'en n'avaient pas du tout étaient transformés en filles. Le fait qu'un tissu très sensible et très important était perdu au cours de l'opération (ce qui limitait très fortement les possibilités d'avoir du plaisir durant l'acte sexuel à l'âge adulte, ndt) n'a pas retenu les chirurgiens. Pendant de nombreuses années, notre société a nié le fait que les femmes aussi ont de forts désirs sexuels et la capacité de ressentir des orgasmes. Si un enfant était "corrigé" en fille, les médecins ne se souciaient absolument pas de ses désirs sexuels ni de sa capacité à avoir du plaisir en faisant l'amour. Ils se souciaient uniquement de sa capacité à satisfaire sexuellement son partenaire masculin.

Les opérations de nouveau-nés intersexués ont été pratiquées depuis de nombreuses années et leur fréquence est d'environ 1 opération pour 2000 naissances. Dans la plupart des cas, les opérations "créent" des filles. Chose surprenante, on ne trouve pas d'étude scientifique du succès de ces opérations.

Même au début de cette pratique, certains s'y sont opposés, en particulier un jeune chercheur nommé Milton Diamond, maintenant professeur à l'université d'Hawaii. Alors qu'il était encore en train de faire son doctorat, Diamond a défié avec audace les théories de Money en publiant en 1959 un article intitulé "A critical evaluation of the Ontogeny of Human Sexual Behavior". L'approche de Diamond était basée sur ses propres observations tirées d'expérimentation avec les animaux. Plus tard, il publia également "evidence from biology, psychology, psychiatry, anthropology, and endocrinology to argue that gender identity is hardwired into the brain virtually from conception" (cf. "As Nature Made Him", p.44).

Cependant, le préjugé selon lequel les êtres humains avaient progressé "au delà des influences de la nature en matière de sexualité" et que la sexualité et l'identité sexuelle étaient déterminées par l'éducation avait déjà profondément imprégné la communauté médicale. Sous l'influence de prophètes tels que John Money ce point de vue a dominé dans la communauté médicale et psychologique durant la fin du 20ème siècle. Des milliers d'opérations ont eu lieu durant ces décennies, et toujours sans aucun contrôle d'efficacité. Ce n'est qu'à la fin du 20ème siècle que ces questions terribles ont surgi, quand les premières études ont démontré que les opérations n'avaient pas du tout eu le résultat prédit par John Money.


En quoi ces tentatives de correction révèlent que les vielles théories en matière de formation de l'identité sexuelle sont fausses:

Durant les dernières années, nombre de personnes intersexuées ont commencé à se rassembler grâce à Internet. Elles ont commencé à comparer leur expérience au sujet de leur situation. Il est alors devenu clair que nombre des interventions "correctives" n'avaient pas produit les résultats attendus par les médecins. A la place, nombre de personnes intersexuées se retrouvaient mutilées par ces interventions. Nombre d'entre elles souffraient également de troubles de l'identité sexuelle, étant donné qu'elles s'étaient vu attribuer un sexe de manière tout à fait arbitraire, sur la base de ce que les chirurgiens avaient le plus de facilité à faire.

Sous la pression des activistes intersexués, en particulier la toute nouvelle ISNA (l'organisation des personnes intersexuées d'Amérique du Nord, ndt), des études des résultats de ces opérations ont finalement eu lieu. La première d'entre elles fut centrée sur 25 personnes génétiquement XY qui n'avaient pas de pénis à la naissance (syndrome d'extrophie cloacale) et qui avaient été transformées chirurgicalement en filles puis élevées en tant que telles. Cette étude révéla que ces 25 personnes avaient développé une identité sexuelle d'homme.

Bien qu'ayant été éduqués comme des filles, ces enfants avaient tous les comportements des jeunes garçons. A leur adolescence, tous avaient insisté, envers et contre tout, en particulier à l'encontre de leurs organes sexuels externes et de leur éducation, qu'ils étaient des hommes et qu'ils voulaient voir leur corps corrigé. Nombre d'entre eux cherchaient désespérément des amies, comme l'aurait fait n'importe quel adolescent mâle.

Au lieu d'avoir transformé leur identité sexuelle innée et d'avoir fait de ces enfants des filles, ces opérations en on fait l'équivalent de personnes transsexuelles femme-vers-homme (FtM)! Nombre de ces hommes ont depuis entrepris des traitements hormonaux et des opérations de réattribution de sexe de type femme vers homme. Malheureusement pour eux, les effets des opérations qu'ils ont subies à leur naissance entrave la reconstruction d'organes sexuels masculins et, dans de nombreux cas les empêchent de ressentir toute forme de plaisir sexuel.


D'autres leçons que nous donnent les personnes intersexuées au sujet de l'identité sexuelle:

Ces études remettent en question la pratique des interventions chirurgicales arbitraires sur des nouveau-nés intersexués.

Elles font même quelque chose d'encore plus important: elles remettent en question la théorie selon laquelle les organes génitaux externes et l'éducation déterminent l'identité sexuelle. Elles ont de ce fait initié un profond changement dans la manière dont la communauté médicale considère l'origine de l'identité sexuelle. L'expérience des personnes intersexuées qui ont suivi différentes trajectoires (certaines se sont vues "corrigés" à la naissance d'autres pas) est mieux connue et elle nous donne une autre compréhension des nombreuses variations de l'identité sexuelles. Elles nous montrent aussi combien elle est indépendante de nos organes sexuels.

Par exemple, dans des cas comme le syndrome de Turner, un enfant peut avoir des organes sexuels masculins qui semblent normaux à la naissance et il est alors élevé comme un garçon. Mais, à la puberté, il ne se masculinisera pas et il conservera une apparence nettement plus féminine. Ces adolescents risquent de faire face à de grandes difficultés si leur situation n'est pas diagnostiquée et/ou s'ils ne sont pas informés des options à leur disposition. S'ils n'ont pas une identité d'homme clairement déterminée, ils peuvent devoir faire face à un choix difficile: soit entreprendre un traitement à la testostérone (et se développer comme des hommes), soit entreprendre un traitement aux oestrogènes et se développer comme des femmes. Il arrive que des enfants ayant le syndrome de Turner aient une identité sexuelle de femme, et, s'ils en ont la possibilité, choisissent la voie correspondante.

L'article "What do children know?" de Clara Jane Spalding raconte l'histoire bouleversante d'un tel enfant qui a été élevé comme un garçon mais qui a une identité sexuelle de femme et qui a dû entreprendre un traitement hormonal et une intervention de réattribution de sexe en tant que jeune adulte. L'existence de tels cas réfute les affirmations de John Money selon lesquelles les organes sexuelles externes et l'éducation déterminent l'identité sexuelle:

Jane Spalding

Fourvoyés par les théories de Money durant des décennies, la profession médicale a mutilé de manière irréversible des dizaines de milliers d'enfants intersexués. Pour une description de l'expérience traumatisante d'une personne intersexuée qui a été "corrigée" à la naissance et qui a grandi sans savoir ce qui s'est passé, consultez l'interview de Cheryl Chase dans "Between the Lines: coming to terms with children born intersexed, " by Victoria Tilney McDonough"

Cheryl a été directrice et fondatrice de la société des personnes intersexuées d'Amérique du Nord (ISNA), et un des leaders du mouvement qui s'est efforcé de mettre fin à la honte, au secret et aux opérations arbitraires infligées aux personnes dont les organes sexuels étaient considérés comme atypiques. ISNA s'efforce de faire comprendre que l'intersexualité n'a rien de honteux ni de monstrueux. Aux seuls Etats-Unis, cinq enfants subissent une intervention mutilante et totalement inutile chaque jour. ISNA exige des médecins qu'ils utilisent un modèle de traitement qui mette le patient au centre, plutôt que de privilégier leurs préjugés. Pour plus d'informations sur ces problèmes, référez vous au documentaire de Discovery Channel "Is it a Boy or a Girl?", qui a été produit avec la participation d'ISNA.

Cheryl Chase, directrice et fondatrice d'ISNA
"Quand un enfant intersexué naît,
la procédure par défaut est de lui infliger une opération",
dit Cheryl Chase, qui a été "réassignée" chirurgicalement
en fille quand elle avait 18 mois.
"Les médecins veulent réparer ce qui ne leur semble pas correct,
puis ils enfilent des couches culotte à l'enfant,
ferment le dossier et l'envoient se débrouiller seul."



La théorie qui prétend que l'identité sexuelle est acquise par l'éducation est enfin démolie:

La rupture d’avec les idées de John Money a commencé à se faire quand la communauté scientifique a appris que John Money avait dissimulé durant des années les preuves que ses théories étaient fausses. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase fut l’histoire du cas de "John/Joan" tel qu’il fut présenté dans l’ouvrage "As Nature Made Him: The Boy Who Was Raised as a Girl " de John Colapinto.

Il y a des décennies, John Money avait accompagné les parents d’un petit garçon qui avait perdu l’essentiel de son pénis lors d’un accident médical et leur avait conseillé de lui faire subir une opération pour le changer en fille, intervention justifiée par la théorie selon laquelle "elle" allait grandir et devenir une fille normale au lieu de devoir grandir comme un "garçon anormal". Ce cas était très important pour les chercheurs parce que ce garçon avait un frère jumeau qui pouvait servir de base de comparaison dans l’étude du développement de l’identité sexuelle. La première étape fut de castrer l’enfant et d’enlever ce qui restait de son pénis. Il fut alors élevé comme une fille. Cependant "elle" exprimait clairement une identité sexuelle masculine. "Elle" commença à déclarer que, en fait, "elle" était véritablement un garçon et se rebellait contre les tentatives de la faire se comporter comme une fille. A la puberté, alors qu’elle n’était pas au courant de l’opération qu’elle avait subie enfant, elle résista aux efforts de ses parents et des médecins pour la féminiser avec un traitement aux oestrogènes et d’autres opérations chirurgicales. Par la suite, elle entreprit une transition pour retrouver son statut d’homme, un peu comme l’aurait fait un transsexuel FtM. Dans ce cas, éduquer un garçon avec des organes génitaux féminins comme une fille n’a clairement PAS changé son identité sexuelle.

Durant des décennies, John Money s’est continuellement référé au cas de John/Joan comme à une victoire, fabriquant de toutes pièces des faits pour prouver que ce cas était une "réussite complète". Money n’a cependant permis à personne d’approcher "Joan" pour en savoir plus au sujet de sa vie, refusant tout contact au nom de la "protection de la sphère privée". Progressivement, ce cas devint si légendaire qu’il en devint la pierre d’angle qui soutenait les théories de John Money.

Puis vint la nouvelle écrasante, à savoir la révélation que John Money savait parfaitement depuis le début que l’intervention sur cet enfant n’avais jamais marché. Bien pire, il avait délibérément caché durant des décennies les preuves que sa théorie était erronée – décennies durant lesquelles des milliers d’enfant intersexués ont été victimes de mutilation en raison de ces théories. C’est le professeur Milton Diamond, le scientifique qui avait eu le courage de s’attaquer à Money alors qu’il faisait sa thèse, qui, des décennies plus tard, a pu mettre en évidence la tromperie.

Le professeur Diamond a toujours mis en doute les résultats de Money. Durant des années, il a essayé lors de nombreuses études et dans ses articles de persuader d’autres chercheurs de considérer au moins la possibilité que l’identité sexuelle était innée. Cependant ses efforts furent vains, en raison de la domination de Money dans le domaine.

C’est au début des années 1990 que Diamond a réussi à retrouver l’enfant "Joan", et il s’attendait à rencontrer une femme adulte, dont l’histoire avait été la fondation de toute la théorie de Money. Alors qu’il voulait simplement confirmer ce qui s’était ou ne s’était pas passé, Diamond s’est retrouvé face au fait incroyable qu’elle ne s’était jamais senti une fille et qu’il était maintenant un homme marié!

[*Par la suite, cette histoire a eu une fin tragique. Bien que John a réussi à inverser socialement et chirurgicalement l'assignation qu'il avait subie durant son enfance et à réaffirmer son identité masculine, il admettait ressentir un puits profond de ressentiments déchirants qui ne pourraient jamais s'effacer. "Vous ne pouvez pas échapper à votre passé", dit-il au Seattle Post-Intelligencer en 2000. "Certaines parties de mon corps ont été coupées et jetées à la poubelle. Mon esprit aussi a été déchiqueté"."" "John" s'est suicidé le 4 mai 2004.]

Diamond et un collègue, Keith Sigmundson, ont alors travaillé sans relâche à documenter ce qui s’était réellement passé dans ce cas et ont ensuite rédigé un article pour révéler leurs résultats. Cet article était si controversé que de nombreuses publications scientifiques ont simplement refusé de le publier! Ils ont agi ainsi tellement était grande l’influence de Money et tellement ses idées étaient répandues. Ces publications ne pouvaient simplement pas croire les preuves qu’ils avaient sous les yeux!

L’article "Sex reassignment at birth: long term review and clinical implications" de Milton Diamond et H. Keith Sigmundson a finalement été publié en mars 1997 par les "Archives of Pediatric and Adolescent Medicine". Il y eut alors une tempête de réactions dans les médias et dans la communauté scientifique. Il a été publiquement révélé que John Money avait falsifié les faits et éliminé tous les éléments qui prouvaient l’invalidité de sa théorie dans le cas qui était la pierre d’angle de sa théorie au sujet de l’identité sexuelle. Deux ans plus tard, l’écrivain John Colapinto avait publié un compte rendu détaillé de toute l’histoire, afin de la faire connaître au grand public.




L’histoire de John/Joan fut connue du public par un article de John Colapinto dans "The rolling stones", publié le 11 décembre 1997. Il était intitulé "The True Story of John/Joan". Voici un extrait de la dernière page de cet article:

"[…] Son histoire a secoué jusqu’aux fondations de l’édifice construit sur les théories de John Money dans les années 50. Il a mis en évidence une faiblesse centrale dans une théorie qui a perduré durant l’essentiel du 20ème siècle. C’est Sigmund Freud qui, le premier, a affirmé que le développement harmonieux d’un enfant en tant que garçon ou en tant que fille dépendait essentiellement de la présence ou de l’absence du pénis – notion centrale dans la théorie de Money du développement sexuel. C’est pour cette raison que John Thiessen a été transformé en femme. C’est une notion qui, aujourd’hui est aussi remise en question par les recherches en neurobiologies. Elles amènent les scientifiques à penser que, comme le Dr. Reiner le dit, 'l’organe sexuel le plus important n’est pas les organes génitaux, c’est le cerveau' […]"


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Message non luPosté: 28 Sep 2009, 12:24 
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Inscription: 01 Mai 2008, 20:25
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et oui c'est le cerveau !

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JOY !


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Message non luPosté: 28 Sep 2009, 16:00 
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Inscription: 30 Juil 2009, 16:43
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Localisation: le gard
edi a écrit:
et oui c'est le cerveau !

Quoi ? tu parle de moi ? :wink:

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Encore dans un souci de vérité?
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un petit sourire ........


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