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 Sujet du message: Besoin de raconter mes soucis.
Message non luPosté: 24 Juin 2016, 17:26 
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Inscription: 09 Juil 2007, 23:13
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Bonjour à tous et à toutes !

Je ne sais pas si je poste dans la bonne partie du forum.

Je suis déjà venu sur ce forum il y a quelques années, ne sachant plus que faire. Vos conseils m'avaient beaucoup aidés, notamment ceux de Louise Olivier. Mais depuis quelques semaines je ne vais plus très bien et j'ai besoin d'en parler à quelqu'un, sans même attendre de réponse précise.

Suite à mon passage sur le forum et beaucoup d'hésitations, j'ai finalement parlé de mes doutes à ma mère qui ne m'a pas rejeté mais qui était très stressée par plusieurs choses (dont le qu'en dirat-t-on). Pour la protéger, j'ai donc continué à rejeter mes sentiments jusqu'en 2010 ou la pression est devenue insupportable. Louise Olivier m'a beaucoup aidé en me dirigeant vers un psy de Dijonà qui je pourrais dire tout ce que j'ai sur le coeur sans avoir peur du jugement.

Au final je n'ai pas vraiment trouvé de réponse, mais ce psy m'a appris une chose : ce que l'on est importe peu, ce qui compte le plus c'est d'accepter ce que l'on est sans culpabilité. J'ai ainsi pu avancer et trouver un équilibre grace aux jeux vidéos : des jeux comme mass effect, skyrim et divers MMORPG proposent de créer des avatars féminins, me permettant de libérer la pression que je ressens concernant mon rapport à mon genre. J'ai d'ailleurs cru que ce simple fait de jouer des avatars féminins me suffirait.

Et j'ai au passage été surpris pars mon rapport à la féminité qui est finalement banal : le simple fait de jouer une femme parmis d'autre passant presque inaperçue est un soulagement? Je n'y cherche pas particulièrement à y être féminine, ou à participer à des activtés féminines, et pourtant j'en tire un sentiment de paix intérieure inexplicable.

Dans le même temps j'ai eu un nouveau collègue très perspicace en matière de relations humaines qui m'a beaucoup aidé à me restructurer (sans le savoir, du moins je pense). Grâce à lui j'ai pu rencontrer a 35 ans ma première petite amie. ça n'a d'ailleurs pas été facile pour lui et il a même proposé de me présenter des amies bi, car il trouvait que j'ai des réactions parfois trop féminines pour être attirant aux yeux de madame tout le monde (ma copine s'en plaint d'ailleurs, mais elle interprète ça comme une volonté de ma part de la traiter de manière enfantine :( ).

D'ailleurs à cette occasion il m'a même dit que pendant longtemps il pensait que j'étais une transgenre qui ne veut pas se l'avouer (mais il ne connait pas bien le sujet), et que sa femme est jalouse de mes ongles que j'ai la mauvaise habitude de garder longs mais très propres.

Depuis un an et demi j'ai donc un métier très bien payé (suite à des promotions), et j'ai une amie avec qui j'espère fonder une famille (bien que notre vie sexuelle soit famélique, mais ça ne me dérange pas, bien au contraire). Et malgré tout ça j'ai une anxiété liée à mon genre qui revient régulièrement, dont je n'arrive pas à me débarasser.

Cette semaine mon mal être est si grand que j'ai besoin de dire à quelqu'un ce que je ressens, en me demandant pourquoi mes soucis de genre ne veulent pas disparaitre. J'ai essayé de prendre rendez vous avec un psy mais ce n'est pas possible avant au moins deux semaines. Je n'ai donc personne à qui en parler. Je suis donc venu ici, en espérant trouver un peu de soutien et de fraternité (ou sororité).


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Message non luPosté: 24 Juin 2016, 17:42 
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Inscription: 18 Juin 2016, 22:31
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Bonjour Steph,

Un petit mot pour te dire que tu n'es pas seul(e ?) (j'ai longuement hésité sur le genre à utiliser pour te répondre ... dis moi ce que tu préfères , je saurai pour la suite ;) )

Il y a peu de chances que tes questionnements disparaissent subitement :(

Je crois comprendre de ce que tu écris que tu n'as absolument pas abordé le sujet avec ton amie ? tu n'en éprouves pas le besoin ou est ce parce que tu crains sa réaction ?

Si mes questions sont trop intrusives tu peux les zapper ;)


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Message non luPosté: 24 Juin 2016, 17:53 
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Inscription: 09 Juil 2007, 23:13
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Pour le genre peu importe. J'en suis à un stade ou aucun des deux ne me dérange.

Je n'ai pas abordé le sujet avec mon amie. Elle aime les hommes et seulement les hommes. Et elle s'agace parfois de mon coté "féminin" (enfin elle dit mon coté "pas sexy", ou ma petite voix, ou ma mauvaise habitude de ne pas me couper les ongles). Je l'aime et je n'ai pas envie de la perdre à cause de ça. C'est ma première relation amoureuse, je ne m'attendai pas à rencontrer ces problèmes, mais par amour je fais de gros efforts.


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Message non luPosté: 24 Juin 2016, 20:22 
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Inscription: 13 Avr 2012, 21:10
Messages: 6158
Localisation: pres de Jyon Grrrr
les "soucis de genre" ne veulent pas disparaitre car ils ne peuvent pas.
on les oublie momentanément, au fond de la poche sous le mouchoir, ou sous un tapis, mais ils reviennent encore et toujours.
Dans les relations, on a beau endosser le rôle du genre que l'on a hérité de son sexe anatomique, cela n'est satisfaisant ni pour soi ni pour l'autre. Et en adoptant le role opposé, cela ne peut guère être mieux puisque l'on ne correspond pas plus à ce que l'autre attend.
Donc, on peut poursuivre quand quelque chose de pas pleinement satisfaisant au point de vue relationnel (sexuel et amoureux) s'il y a d'autres choses dans la balance qui peuvent faire sens dans une vie.

C'est le fond de la question, mais c'est du lourd, tellement les sociétés acceptent mal les "disphoriques".
Et par les temps qui courent....

_________________
jamgie = angelline,angellinne,samyda,cleopotra,suzie-cute,jamie
je garde "ni muse ni soustype" car c'est du Angelline copyright
pour le reste, je garde le 7, mais ici ce sera 1111111
Emprunt « [b][size=85]Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront[/size][/b]. » R.C.
Mon expérience vaut largement celle de tous les charlots du monde et je n'ai QUE des ami(e)s


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Message non luPosté: 24 Juin 2016, 20:37 
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Inscription: 13 Avr 2012, 21:10
Messages: 6158
Localisation: pres de Jyon Grrrr
oups, il y a un "quand" qui aurait du etre un "dans"
et je rajouterais à mon precedent propos qu'il est bien difficile pour deux personnes de se contenter ensemble d'une situation peu satisfaisante.
Après, tout est dans la projection comparée que l'on fait des possibles, compte tenu du "bagage" que l'on se découvre, plus ou moins tard.
Pouvoir mettre des mots sur des ressentis c'est déjà beaucoup, et que la société où l'on vit entende ces mots c'est merveilleux.
Hier n'était pas si facile et il se pourrait que demain ne le soit plus autant que maintenant (et ici).
Mais se projeter à aussi ses limites quand on voit les tragiques évolutions socio-politiques actuelles.
Je pense toujours que la trajectoire personnelle est un global à gérer au mieux (ou au moins pire) ce qui sera différent pour chacun, avec des sauts dans l'inconnu, des espérances motrices et de possibles renoncements.
Vivre entièrement ne nous est pas accessible, il faut l'admettre et faire en conséquence.

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je garde "ni muse ni soustype" car c'est du Angelline copyright
pour le reste, je garde le 7, mais ici ce sera 1111111
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Message non luPosté: 24 Juin 2016, 23:58 
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Inscription: 09 Juil 2007, 23:13
Messages: 51
Merci à toutes les deux pour vos réponses.

j'esperais pourtant pouvoir enfouir mes soucis de genre profondément. Et surtout je ne pensais pas qu'ils auraient une influence aussi importante sur ma vie de couple.

Je ne sais pas vraiment quelle est la solution. :/


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Message non luPosté: 25 Juin 2016, 08:58 
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Inscription: 03 Oct 2015, 12:44
Messages: 21
Localisation: Face à la mer,toujours...
bonjour Steph,

Ayant eu un peu le même problème que toi sur le"tard", (je parle de l'envie d'être en couple) je peux te donner mon ressenti.

Dans notre problème commun "questionnement de genre" ou "dysphorie de genre" peu importe l'appèlation ,la question est de savoir si "l'autre" est capable de comprendre la raison de ton mal-être.
Elle acceptera ou pas !That is the big question !

Pour ma part,j'ai mis les pieds dans le plat,j'ai tout dit (ou presque) avant de pousser trop loin la relation amoureuse.pour moi c'était la respecter.

Si cela fonctionne,ce sera un immense bénéfice de pouvoir discuter de tout quand le cafard est là , ta femme sera un soutien.Elle pourra aussi se confier à toi.

Si tu n'oses pas,car tu ne la penses pas réceptive (pour le moment) ton mal-être sera toujours là de toute façon,et en plus tu ne pourras pas te confier.

Ceçi est mon simple avis ...et je le partage .


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Message non luPosté: 25 Juin 2016, 13:06 
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Inscription: 09 Juil 2007, 23:13
Messages: 51
Merci pour ton témoignage.

Tu as sans doute raison. Mais d'un autre coté je suis terrifié à l'idée de lui en parler car j'ai peur que ça soit la fin de notre histoire. Après un an et demi l'amour est la, tangible. J'ai aussi peur de ce que ça lui ferai concernant sa confiance en elle.

Ceci dit je comprends ce que tu veux dire concernant le fait de n'avoir personne à qui se confier. C'est exactement ce que je ressens en ce moment et c'est pour ça que j'ai écrit sur le forum :(


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Message non luPosté: 25 Juin 2016, 13:35 
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Inscription: 12 Juil 2010, 17:03
Messages: 1848
Localisation: livradois mais Sainté y a moyen !
"L'amour est là".

C'est quoi, cette étrange chose, toujours en tiers, objet, douée apparemment d'une volonté propre, et de l'exercice, de la réalisation de laquelle nous semblons dépendre totalement, et pour nous présenter aux autres, êtres valorisées, et pour nous supporter nous-mêmes ? On dirait cette économie à laquelle il faut absolument tout sacrifier, jusques à soi et à son voisin, pour ne pas lui déplaire ni l'effrayer. L'amour est une cage sociale, dont nous fournissons nous-mêmes les barreaux et la justification. Et notre vie est bien misérable si pour n'être pas seules il nous faut nous enfermer à deux dans la peur réciproque de se perdre - et tout ce qu'engendre cette peur, qui n'est pas très joli et quelquefois violent.
Ne vivre que par et pour ce joug, et pour une reconnaissance toujours provisoire après laquelle il faut courir chaque soir et chaque matin, merci bien. Et quand en plus ça entre en collision avec les question de sexe social (ou bien d'autres), qui de toute façon stigmatisent, là il y a de quoi rendre cinglée. Effectivement, il faut choisir.

_________________
La fem-garoue ! Toujours aussi mal épilée, toujours intenable malgré ses rhumatismes les nuits de pleine lune et les jours de révolution sociale. Et pis aussi, faut bien le dire, quand y a du bon vieux punk-rock raisonnablement mélodique des années 80...


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Message non luPosté: 25 Juin 2016, 17:47 
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Inscription: 18 Juin 2016, 22:31
Messages: 16
L'intervention de Plume me donne le "courage" de te dire ce que je voulais te répondre depuis hier.
Je n'ai pas osé avant car je n'ai pas envie de jouer les oiseaux de mauvaise augure ... et je préférerais trouver des choses encourageantes à te dire encore faudrait il que j'en sois convaincue pour réussir à les exprimer.
(ceci dit ... chaque chemin est différent et des exceptions peuvent toujours exister)

Comme je l'ai dit sur un autre post , j'ai été loin dans les tentatives de faire taire mes questionnements identitaires, et je me suis marié(e) à deux reprises (en endossant avec beaucoup de motivation et d'auto persuasion des rôles d'hommes) mais les doutes ne nous quittent jamais très longtemps, et dans des périodes de "faiblesse émotionnelle" ils reviennent de plus belle
Dans les deux cas, au bout de plusieurs mois/années ... la pression est devenue trop forte et j'ai fini par en parler
Les deux femmes que j'avais rencontrées m'aimaient et voulaient mon bonheur, et m'ont donc laissée petit à petit revenir vers ma vraie nature, mais elles ont toutes les deux fini par craquer : elles voulaient vivre avec un homme.
J'ai eu une troisième histoire longue (5 ans) dans laquelle j'ai "réussi" à ne rien dire ... mais nous avons malgré tout fini par nous séparer, et même si je ne lui ai jamais rien dit , quelques temps après la séparation elle m'a dit : "je sais pourquoi ca n'a pas marché entre nous : tu fonctionnes comme une femme"

Ce que je tire comme conclusion de toutes ces années ... c'est qu'il est préférable d'être honnête avec la personne avec laquelle on tente de construire quelque chose ... ce que l'on essaye de cacher sous le tapis finira toujours par se voir ou se sentir... et ce jour là , en plus de devoir affronter ce que l'on a cherché à "cacher" il faudra en plus assumer d'être accusé(e) d'avoir menti.
La personne en face aura (toujours ?) le sentiment d'avoir été trahie/flouée/bernée (rayer les mentions inutiles) ...

Je peux tout à fait comprendre la peur de la solitude affective, le besoin de partager, mais comme le dit Plume, les relations amoureuses sont toujours fragiles et plus ou moins éphémères et il me semble dangereux pour soi d'ajouter des risques supplémentaires de souffrances ultérieures en tentant de se présenter sous une identité qui n'est pas la sienne.

Depuis le début, j'ai envie de te conseiller d'aborder le sujet avec elle, en entrevoyant deux évolutions possibles :
1 - elle se braque et part ... c'est douloureux, mais c'est ce qui risque d'arriver tôt ou tard et plus tu auras construit avec elle , plus ce sera cause de souffrances
2 - le dialogue reste ouvert et vous arrivez à trouver un équilibre dans lequel tu te reconnais, et vous aurez là beaucoup plus de chances de réussir à construire quelque chose de solide.

Ceci étant dit, je comprends tes angoisses à aborder le sujet ... et je ne te juge pas, quels que soient tes choix futurs et je serai ravie de continuer à échanger avec toi si tu as besoin de te confier.


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Message non luPosté: 26 Juin 2016, 10:24 
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Inscription: 09 Juil 2007, 23:13
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Merci Zoe, tu as très bien fait de me dire tout ça. Cette troisième histoire longue est révélatrice. En cachant mes questions de genre j'esperais pouvoir vivre une vie de famille. Je ne m'attendais pas à ce que mes cotés féminins pourrient porter préjudice car je suis d'apparence très masucline : épaules large, nez très masculin forme des cheveux en M ; je ne pourrais jamais passer si je tentais une transition (à part au niveau de la voix : au téléphone on me dit souvent madame).

Je ne sais pas ce que je ferai concernant ma copine. J'ai l'impression que je suis une poule mouillée. Sans doute que j'aurai du lui en parler quand je l'ai rencontrée, mais c'est un sujet très compliqué à aborder quand on rencontre quelqu'un, surtout quand on est en phase d'incertitudes ou de déni.


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Message non luPosté: 26 Juin 2016, 15:13 
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Inscription: 18 Juin 2016, 22:31
Messages: 16
C'est gentil de me dire que j'ai bien fait ... je déteste dire des choses déplaisantes ... j'ai toujours peur de faire du mal.
J'essaye de travailler là dessus d'ailleurs , parce que parfois ne pas dire pour ne pas blesser ... c'est reporter la douleur à plus tard et souvent beaucoup plus forte que ce qu'elle aurait été en premier lieu
En l'écrivant je me rends compte à quel point cela rejoint ce dont nous parlons : on ne dit rien pour préserver un équilibre précaire ... mais cet équilibre est quasi à coup sûr voué à l'échec car basé sur des choses qui ne sont qu'à moitié vraies.

Oui en effet c'est très difficile de parler de ce sujet à quelqu'un que l'on vient de rencontrer , il n'y a malheureusement que l'expérience qui puisse apporter de l'aide sur ce sujet ... et l'acquisition de cette expérience se fait souvent dans la douleur :(

Je t'envoie tout plein de courage pour t'aider à faire tes choix


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Message non luPosté: 28 Juin 2016, 16:25 
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Inscription: 09 Juil 2007, 23:13
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Merci.


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Message non luPosté: 29 Juin 2016, 20:03 
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Inscription: 14 Juil 2013, 13:22
Messages: 12
Merci de ce partage, on dirait un peut ma vie...


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Message non luPosté: 30 Juin 2016, 08:56 
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Inscription: 26 Fév 2014, 21:27
Messages: 59
Bonjour steph,

Je pense aussi qu'il serait bien que tu essayes de lui en parler, en sachant évidemment que tu risques de la perdre. Pour ma part, c'est quelque chose que je n'ai pas faite. Je me suis mise en couple à l'age de 17 ans, mes problèmes de genre étaient présents dès l'enfance et j'ai toujours essayé de les refouler au maximum. J'ai eu 4 enfants avec cette femme, une très belle histoire d'amour mais dans laquelle un mal profond me rongeait chaque jours un peu plus. J'ai finalement fini par craquer, je lui ai expliqué ce que je ressentais depuis toujours elle s'est sentie trahie et moi coupable de n'avoir pas dit les choses avant. Elle m'a quitté du jour au lendemain et j'en ai été encore plus affectée avec des regrets et remords. Je suis restée 13 ans avec elle mais je n'étais pas moi j'étais ce qu'elle voulait de moi j'ai bien joué à faire l'homme jusqu'au pire. Les questionnements de genre ne disparaissent jamais on peut tenter de les cacher mais ils ressortirons.


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Message non luPosté: 30 Juin 2016, 10:48 
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Inscription: 03 Oct 2015, 12:44
Messages: 21
Localisation: Face à la mer,toujours...
J'ai pensé longtemps ne jamais pouvoir être en couple,que ce soit avec un homme ou une femme.
J'étais tellement tourmenté(e) par mon problème (pseudo-hermaphrodite à la naissance) que j'en voulais à la terre entière.

Comment expliquer ces choses là à des personnes dont on souhaiterai pourtant bien se rapprocher?

Un homme te trouve "mignonne",tu sens ton coeur battre follement...Mais tu risques gros s'il découvre la "supercherie".
Les hommes (hétéros ou homos) ne sont pas tous gentils et j'en garde le souvenir brutal.

Si c'est une femme qui fait battre ton coeur,le danger est moindre,physiquement parlant.Mais tu ne voudras pas lui faire du mal à l'âme,
après lui avoir fait entrevoir un bonheur possible à deux.

Ce n'est la faute de personne,la nature est parfois cruelle.

Notre marge de manoeuvre est réduite,il faut bien avouer.Si nous ne " transitionnons " pas, pour X raisons qui ne regardent que nous,
nous restons cette curiosité de la nature,plus ou moins dissimulée,que la majorité des gens ne peuvent ni ne veulent entendre.
Cela dépasse simplement leur compréhension.

C'est à nous seul(e)s d'assumer nos problèmes vis à vis de nos partenaires, avant une éventuelle relation ,afin de ne pas briser leur confiance.

L'existence est faite de mille choix et décisions plus ou moins douloureuses,le choix d'avouer son problème en est un.
Il me semble que c'est souhaitable.


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Message non luPosté: 01 Juil 2016, 11:20 
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Inscription: 04 Nov 2014, 08:32
Messages: 394
Hello Steph,
tout d'abord je te souhaite de trouver ton bonheur, quel qu'il soit.
Oui comme l'a dit tout le monde la dysphorie de genre ne disparaît pas en la niant. Ce serait bien simple, mais ça ne marche pas, et ça pose beaucoup de problèmes dans tous les champs de l'existence (couple, amis, travail, famille...). Le seul moyen de la faire disparaître, c'est d'assumer son genre profond...Après il y a plein de façons de le faire ;-)

Personnellement je n'ai vraiment compris et réalisé que j'étais une femme au fond de moi qu'après avoir fondé une famille et eu des enfants (ou plutôt rencontré le grand amour, qui m'a emmenée dans cette voie, alors que personnellement je n'étais pas très motivée pour ça...mais je ne savais pas pourquoi...) donc j'ai pu tant bien que mal faire cette construction de vie, mais avec très régulièrement des échecs et des reproches dus à mon absence de masculinité. Et une grave tendance à la dépression, dont je n'arrivais pas à comprendre l'origine. Tendance aggravée par les échecs dont j'ai parlé plus haut...

Aujourd'hui j'ai des enfants, ils sont beaux et je les aime, mais je sais que je ne suis pas un parent comme les autres, mon fils aîné sait maintenant que je me sens plus femme qu'homme. Quant à mon épouse, elle est au courant aussi depuis un an. Elle n'a pas été surprise quand je lui ai annoncé, mais elle a du mal à évoluer sur la question, en particulier elle doit aller voir un psy à ce sujet, mais elle n'a pas encore franchi le pas de le faire. En bref la situation est assez compliquée...Je ne sais vraiment pas ce qu'il adviendra de mon couple quand j'entreprendrai réellement mon changement de sexe (pour le moment je ne suis que très androgyne, mais pas hormonée).

Si je te raconte tout ça, c'est pour te dire que si tu mets ton questionnement de côté, il faudra quand même que tu en tiennes compte à un moment ou un autre. D'autre part ton transgenrisme peut aussi te poser des problèmes dans ton couple : jusqu'à quel point ton amie, peut-être ta femme un jour, supportera-t-elle d'avoir avec elle un homme féminin ? En tout cas si tu as conscience de ce questionnement, il serait plus honnête d'en parler à la personne qui apparemment compte le plus dans ta vie. Au moins elle saura à quoi s'en tenir, et te comprendras mieux...

Voilà, je suis consciente de t'apporter plus de questions que de réponses, mais c'est mon expérience...

N'hésite pas à me contacter en message personnel si tu veux discuter.

A une prochaine, tout le meilleur à toi en tout cas, et à tout le monde,

Naomi


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Message non luPosté: 05 Juil 2016, 13:26 
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Messages: 51
Merci à toutes pour vos messages.

Personellement je suis conscient que mon genre n'est pas clair, depuis l'époque ou j'ai éprouvé de la jalousie vis-à-vis de mes camarades féminines lors de la puberté, même si je ne ressemble pas du tout à la transgenre typique (jamais aimé les pourpées barbie et les robes ; j'aimais le foot, les voitures, et aussi le saut à la corde, faire des tresses ; j'ai eu une enfance ou je n'ai jamais perçu le genre comme une limite d'activité). ça fait finalemet longtemps que je lutte pour ne pas aller vers la solution qui est la plus séduisante : une transition.

Ceci dit une transition ne sera jamais possible pour moi : au dela du fait que j'ai un physique trop trapu pour avoir une chance de passer un jour, une transition est aussi impossible pour des raisons sociales : autrefois mes parents ne l'aurait jamais accepté, aujourd'hui j'ai un travail qui est une partie importante de mon identité mais qui m'oblige à faire attention à mon image.

Pour en revenir aux relations de couples : vous me conseillez d'en parler, mais les femmes n'ont elles pas tendance à fuir lorsqu'elles sont confrontées à ce problème ? J'imagine que certaines peuvent ne pas être troublées, mais elles doivent dures à rencontrer.


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Message non luPosté: 06 Juil 2016, 23:45 
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Inscription: 18 Juin 2016, 22:31
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Si en effet, les femmes sont nombreuses à "fuir" quand elles sont mises face à cette situation.

Mais si nous te conseillons d'en parler, c'est parce que la probabilité que le sujet soit de toute façon abordé un jour est très forte ... et que plus tu auras tardé à en parler, plus les conséquences potentielles seront difficiles à vivre. (cf. ce qui a déjà été dit : ton attachement sera plus développé et la rupture éventuelle plus douloureuse, et d'un autre côté tu risques très fort d'être accusé(e) d'avoir menti (par omission au moins) )

Je vais me permettre une métaphore un peu triviale :

Tu conduis une voiture ... tu roules relativement vite et tout d'un coup tu aperçois un arbre en travers de la route à 50m ... même si tu piles , tu ne t'arrêteras pas avant ... tu peux alors :

- ne rien faire et espérer qu'un miracle va se produire (après tout ... tant que la voiture n'a pas tapé l'arbre tout va bien)
- commencer à freiner ... même si tu ne t'arrêteras pas avant de taper dans l'arbre ... au moins le choc sera moins violent.

Et effectivement, tant que la voiture ne s'est pas arrêtée dans l'arbre, la probabilité que le choc se produise n'est pas de 100% ... même si on doit admettre qu'elle est très élevée .


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Message non luPosté: 07 Juil 2016, 09:09 
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Localisation: livradois mais Sainté y a moyen !
Mmh... Quelle image, la transition comme un crash... Je ne suis pas vraiment d'accord - même si socialement les conséquences sont effectivement brutales. Mais ce n'est pas "personnel", c'est qu'on dégringole d'un coup plusieurs étages de pouvoir, et aussi de légitimité, qui plus est vers une catégorie en formation et très stigmatisée.

Et par ailleurs, je crois que la transition relève quand même d'un choix, complexe, même si je dirais que nous y sommes poussées par ce "glissement de terrain" dans le rapport social de sexe que j'aime à évoquer. Clairement, je ne crois pas trop qu'il s'agisse d'un devenir fatal et individuel, genre contenu depuis toujours dans la personne et que tu vas forcément crever si pas. Je pense plutôt à quelque chose de social - et donc effectivement profond, puisque nous sommes des animaux sociaux et rien que ça (je ne crois pas non plus à l'être ou à l'âme...). Je sais que ça va à l'encontre d'un peu toute la doxa à ce sujet - mais par ailleurs je crois que cette doxa fataliste ne nous fait pas du bien et par ailleurs ne nous protège en rien. L'histoire montre amplement que l'argument de la non-responsabilité de "ce qu'on est" n'a jamais sauvé personne. Et qu'au contraire nous aurions peut-être intérêt à revendiquer notre devenir - il est vrai que nous sommes dans un monde qui n'aime pas du tout l'idée du devenir, et qui reste basé sur le présupposé qu'on serait transcendantalement, au delà donc du social... Effectivement aller contre est aussi périlleux, mais par le fait nous allons contre, quelque discours que nous tenions à ce sujet.

Donc voilà, voui, je pense qu'il y a toute une dimension de choix à faire, pas absolue non plus parce qu'aucun choix n'est absolu. Et que, Steph, tu poses la question très juste des conditions dans lesquelles nous mettent d'une part notre conformation, et d'autre part les normes sociales qui la concernent. Mais, oui, dis toi bien que la plupart des transses, surtout dans un monde de "panique de genre" comme dit une collègue, sont et restent visibles comme telles, plus ou moins bien sûr. Même pas mal qui ont du mal à l'admettre. Il y a tout un déni dans la culture transse à ce sujet, lequel a été aggravé par la symétrisation je trouve abusive avec les garçons trans, lesquels répondent, physiquement, statistiquement plutôt bien aux normes d'une masculinité soft et donc, pour deux raisons (invisibilité et apparence socialement positivée), passent sans grand problème. En fait, l'espoir, il y a vingt ans, était dans un affaiblissement de l'exigence de normes ; ce n'est pas du tout ce qui s'est passé. Et cependant nous sommes de plus en plus nombreuses - ce qui pour moi ramène à la question précédente, qu'est-ce qui fait le choix et la transformation, avec de tels enjeux ? La réponse vient de nous, collectivement. Il se passe quelque chose.

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Message non luPosté: 08 Juil 2016, 13:27 
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Je me suis sans doute mal exprimée, l'image du crash n'est pas en comparaison de la transition ... mais du fait de parler tôt ou tard avec son(a) conjoint(e) de nos questionnements identitaires.


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Message non luPosté: 06 Aoû 2016, 19:08 
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Bonjour , alors excuse moi d'avance si je te blesse dans mes propos mais pour moi il n'y a pas a tergiverser longtemps
Si tu etait réellement une femme au fond de toi , tu ne te poserais pas tant de questions , tu aurais faite cette transition quoi qu"il t'en coute ! ( Personellement je me suis coupée de tout le monde en premier temps , pas parcequ'ils n'etaient pas cappables de comprendres ou d'accepter mais simplement que j avais besoin de recul pour choisir des personnes de confiance pour m'accompagnées dans mon nouveau départ , je ne voulais pas de ses gens qui ont pitiés de toi , qui sont tout doux par devant & s'empresse de raconter ta vie a qui veux l'entendre qui en fait accepte mais ne comprennent pas l'interet et la legitimitée de cette transition )
Concernant ta situation actuelle pose toi les bonnes questions , qu'est ce qui pourrais te soulager ?
Vivre en temps que femme de façon permanente ? Epistolaire ?
Tu parle d'un physique tres masculin , c'est ce qui te bloque dans ta transition ?
Tu a peur de ne jamais etre '' credible '' aux yeux des gens ? C'est tout a fait normal ce genre de craintes je t'assure
Sauf que tu ne sera jamais une femme normale , avec une vie normale , peux importe ton physique en fait , ce secret finira toujours pas te rattraper il faut accepter le fait que nous sommes des femmes certes mais des femmes d'origine trans !
Par contre , plus tu attend moins ta transition sera simple , déja d'un point de vue physique , mais aussi social .
J'ai personellement beaucoup de mal a comprendre les gens qui transitionnes tard , en ayant deja construit leurs vie & une famille je trouve sa egoiste d'obliger sa femme , ses enfants à accepter une identitée de genre opposée alors qu'eux ils n'ont rien demandés pour moi il fallait faire et assumer ses choix avant de lier ta vie à celle de quelqun .
Pour conclure je pense que tu devrais faire ton choix car le temps passe et l'on n'a qu'une vie et si c'est pour la vivre frustrée je ne suis pas sure que l'aventure vaille le coup ^^


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Message non luPosté: 06 Aoû 2016, 21:48 
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je cite:
"Par contre , plus tu attend moins ta transition sera simple , déja d'un point de vue physique , mais aussi social ."
ce premier point est discutable, il y a plusieurs tranches de vies successives où la transition pourraient redevenr plus facile, j'y reviens apres le point suivant

"J'ai personellement beaucoup de mal a comprendre les gens qui transitionnes tard , en ayant deja construit leurs vie & une famille"

il s'avère que pour un certain nombre de personnes (et c'est peut etre en diminution, tant mieux dans ce cas) identifier le problème et surtout l'admettre, c'est à dire affronter son contexte social, familial, était quasiment infaisable, conduisant jusqu'à vouloir se fondre dans une vie "normale" pour ne pas être différent. C'est la raison pour la quelle il y a eu (et il y a surement encore) des mariages qui sont batis sur des aspirations ambigues.
Si on réfléchit un peu on peut comprendre.

"je trouve sa egoiste d'obliger sa femme , ses enfants à accepter une identitée de genre opposée alors qu'eux ils n'ont rien demandés"

là on entre dans le jugement de valeur, et simpliste, car (pour etre passée par là) on pense ou on arrive à se convaincre dans un premier temps que non, on est comme tout le monde, que ça va s'arranger, que c'est juste un problème d'on ne sait quoi (le refus 100%, culturel) et donc on fait comme "il faut". Peut etre par faiblesse, là on peut discuter longtemps, mais l'égoisme et le calcul ne sont pas à avoir intégré que dans quelques temps on va faire son coming out et l'imposer à tous. On pense que l'on va écraser dans l'oeuf ce travers inavouable, et inacceptable à soi-même en premier, voilà tout. Internet abeaucoup ouvert à l'information et à l'admission de ces différences (dans nos sociétés du moins).

"pour moi il fallait faire et assumer ses choix avant de lier ta vie à celle de quelqun ."

c'est la suite du débat, assumer cela commence par s'identifier (etre sur, pas si simple avec le fetichisme, le travestisme, beaucoup d'erreurs en témoignent), s'admettre puis s'organiser, on ne peut pas se fusiller socialement non plus. Mais fonder une famille ou avoir des enfants cela reste légitime trans ou pas, on voit beaucoup de questionnements à ce propos (je veux conserver mon sperme avant SRS etc).

c'est un grand questionnement qui ne se reduit pas simplement, meme encore aujourd'hui, il y a encore des trans secondaires comme on dit. Ce qqui est sur c'est que c'est plus compliqué que si on a pu se déterminer avant de s'engager, et que le fait d'impliquer une compagne et une descendance constitue l'essnetiel de ces complications.

mais on ne peut accuser/taxer d'égoisme ou de non assumation, car ce n'est pas une démarche préméditée.

_________________
jamgie = angelline,angellinne,samyda,cleopotra,suzie-cute,jamie
je garde "ni muse ni soustype" car c'est du Angelline copyright
pour le reste, je garde le 7, mais ici ce sera 1111111
Emprunt « [b][size=85]Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront[/size][/b]. » R.C.
Mon expérience vaut largement celle de tous les charlots du monde et je n'ai QUE des ami(e)s


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Message non luPosté: 06 Aoû 2016, 22:28 
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je cite:
"Par contre , plus tu attend moins ta transition sera simple , déja d'un point de vue physique , mais aussi social ."
ce premier point est discutable, il y a plusieurs tranches de vies successives où la transition pourraient redevenr plus facile, j'y reviens apres le point suivant

en fait je n'y suis pas revenue :? :D
ce point dépend tellement des individus que nous sommes.
Pour ce qui me concerne, je n'ai jamais été aussi à l'aise que ces dernieres années (j'ai 60 ans), physiquement je me suis entretenue et les hormones jouent bien leur role dans la durée (15 ans bientot à mon rythme) et socialement, il n'y a jamais eu autant de monde autour de moi m'ayant admise. Reste que vis à vis des administrations et autres structures officielles je n'ai pas transité, cela pourrait finir par coincer, mais j'escompte m'en arranger ainsi autant que possible.

Pour les jeunes, la transition fait obstacle à la la perspective individuelle de réalisation professionelle en refermant/restreignant les possibles (et reduisant les niveaux potentiellement accessibles de pouvoir comme dirait plume)
on pourrait donc tout aussi bien dire (en paraphrasant):
"Par contre , moins tu attends plus ta transition sera dommageable, déjà d'un point de vue social, et peut-être meme physique (à se lancer trop vite dans des modifications)."

Cela revient en somme à dire d'éviter d'écouter les invites à se presser, tout comme celles qui pronent de prendre son temps. Il n'y a que le choix personnel, relatif à son cas spécifique, qui prévaut, en prenant toutes les informations objectives possibles.
C'est pas simple.

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Message non luPosté: 09 Sep 2016, 07:20 
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Inscription: 04 Nov 2014, 08:32
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Bravo Jamgie, je pense que tu as bien résumé la situation...
Tout le meilleur à toutes,
Naomi


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