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 Sujet du message: Question identité de genre
Message non luPosté: 18 Mai 2017, 10:54 
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Inscription: 15 Mai 2017, 20:59
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Bonjour,
j'aimerai avoir des témoignages. Sur quels éléments vous êtes vous basés pour savoir si oui ou non vous étiez trans. Je vois actuellement un psy (qui a déjà suivis des trans et conseillé par une trans) qui au bout de 2 séances me dit que je suis trans pour lui (je suis j'ai l'impression le seul à douter).


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Message non luPosté: 18 Mai 2017, 12:01 
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Coucou je me permet de donner mon avis, d'abord je pense qu'aucun médecin,psy ou autre ne peut affirmer si tu es trans ou pas, la seul personne qui peut l'affirmer ces toi et toi seul, personnellement mes psy et surtout ma psychiatre m'ont clairement dit qu'ils ne dirait pas " tu es comme sa ou comme sa, tu dois faire sa ou sa... "

Ensuite je vais essayer de résumer ces éléments pour répondre à ta première question :)
Moi sa à commencer dès la puberté donc début collège vers 12 13 ans je crois, j'ai très vite ressenti un malaise un total rejet de mon corps je me sentais très mal et pas à ma place, dès que j'ai commencer à avoir des poils sur le visage je me suis tout de suite raser, et en cachette car pour moi ce n'était pas " normale "...
Après je me suis vite isoler et cacher, j'évitais de montrer mes sentiments et n'importe quoi qui pourrait trahir mon "secret" je penser et encore plus m'intenand au féminin c'est assez étrange d'ailleurs de le faire naturellement
:mrgreen: sans savoir pourquoi, au niveaux des vêtement des chaussures de la coiffures tout, je voulais exactement " l'inverse " de se que je devais avoir...
J'ai oublier pas mal de chose mais en gros voilà, :mrgreen:

Tu dit que tu est seul à douter pourquoi ? :?:


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Message non luPosté: 18 Mai 2017, 12:03 
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Bonjour,

C'est, je pense, quelque chose de très différent pour chacun et chacune d'entre nous…

Pour ma part plus je vieillissais plus je me sentais différente de mes amis garçons et filles quand j'étais au collège. Je ne collais pas à l'image du garçon mais ne ressemblais pas aux filles…

Si Alice est ton prénom de naissance, tu parles de toi au masculin "je suis j'ai l'impression le seul à douter".
Dans l'autre sens si tu as choisi Alice en pseudo c'est tout de même assez féminin.

Le doute est quelque chose d'assez présent pour beaucoup d'entre nous au début, un jour il s'estompe et tu avance ou bien tu ne te lance pas dans la transition car tu auras découvert que ce n'était pas le mieux pour toi.


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Message non luPosté: 18 Mai 2017, 23:05 
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Bonjour, merci pour les réponses.
Je suis trans M to F. Je me suis toujours sentie différente des autres pendant ma scolarité. La première personne avec qui je me suis lié d'amitié fut au CP avec une fille. Puis à cause de la mise à l'écart par mes camarades, j'ai traîné avec les garçons. Je n'ai jamais été très intéressée par les passions des autres garçons (voiture, etc....). J'avais du mal à me faire des amis. Rapidement j'ai été fascinée par les filles (allure, coiffure, écriture, etc...), mais ce n'était pas de l'amour. J'avais des aspects très féminins (pas par la carrure mais par la démarche par exemple, chose que m'a fait remarqué un de mes connaissances) Un élément vraiment déclencheur: en formation, des filles m'ont mis des faux ongles et je me suis vraiment pour une fois sentie bien. Et depuis, cela alla de plus en plus vite. Je me suis de plus en plus féminisée, m'habillant de plus en plus androgine, finissant par ne plus supporter ce qui est masculin (vêtement par exemple) enviant de plus en plus les filles, voulant être à leurs places et ayant un regard de plus en plus féminin sur la vie. Après des recherches, je suis tombé la notion de transidentité, où par de nombreux aspects je me suis reconnu, me rendant dans une asso trans. Je me sens fille, mais être trans n'est pas simple à vivre dans la société. Le psy, qui est spécialisé pour avoir suivis plusieurs trans, me vois aussi comme trans, mais qui a du mal à s'accepter, ce qui pour lui viendra au bout de quelques séances. Lorsque je suis fille (vêtements, maquillage, etc, ...), je me sens bien, je ne déprime plus.


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Message non luPosté: 18 Mai 2017, 23:09 
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Je ne me vois plus être un ''homme'' pour le reste de mes jours, élément que je ne supporte plus.


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Message non luPosté: 18 Mai 2017, 23:14 
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Je n'arrive pas à regarder mon reflet dans le miroir et ce depuis ma pré-adolescence.


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Message non luPosté: 18 Mai 2017, 23:21 
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Je ne me vois plus être un ''homme'' pour le reste de mes jours, élément que je ne supporte plus.


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Message non luPosté: 19 Mai 2017, 18:40 
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Bonjour Alice58,

Je vais essayer de te répondre...

Ce qu'il faut savoir, c'est qu'on ne devient pas trans : on naît trans. Pourquoi? le mystère reste tout entier...

Tout enfant transgenre sait consciemment ou inconsciemment que quelque chose "cloche" et tente de le masquer en se renfermant sur soi ou en extériorisant par une agressivité extérieure sans raison apparente. Le diagnostic de transgenre relève uniquement de l'auto diagnostic. Le psy n'est là que pour écarter d'autres hypothèses...

Moi de mon côté, je m'en suis rendue compte lors de ma première expérience de travestissement à l'âge de 6 ans et cela avait troublée mais seul mon papa s'est rendu compte. De là s'en est suivi une longue discussion entre lui et moi pendant 3 heures sous la forme de questions réponses... Après quand mon papa s'est aperçu que j'étais une fille trans, il a décidé de m'aider dans cette voie

Rania


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Message non luPosté: 19 Mai 2017, 19:04 
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Bonjour,
Pour le psy (j'ai fait 2 séances), il n'y a pas selon lui de schizophrénie ou autres symptômes de démence. Je me suis sentie depuis au moins mon adolescence différente des autres garçons (comportement, centres d'intérêts, ...).On m'a fait remarqué que j'avais des comportements féminins (vers 20 ans. Vivant dans la campagne profonde, je ne connaissait pas ce qu'était la transidentité jusque vers 2010 environ (sujet dont les médias ne parlaient peu à l'époque).je me demandais au départ si j'étais un homo refoulé mais en cherchant sur internet, j'ai vite compris que ce n"était pas ça. Lorsque je m'habille à l'heure d'aujourd'hui comme les autres femmes, je me sens bien, comme étant libéré, comme étant moi et pas comme jouant une sorte de rôle, voila


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Message non luPosté: 19 Mai 2017, 19:17 
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"Ce qu'il faut savoir, c'est qu'on ne devient pas trans : on naît trans"

MMh - ça c'est une affirmation de type général qui traduit plutôt une interprétation de notre existence factuelle incontestable, interprétation qui n'est pas partagée par tout le monde à translande. Disons que c'est l'approche souvent désignée comme essentialiste et/ou biologisante (quand on y suppose une cause de type biologique). Ma foi, bien maligne qui pourrait la certifier ou l'infirmer totalement. Perso je n'y crois pas, mais j'admets tout à fait que ce que je défends relève de la thèse (modif assez massive dans le rapport social de sexe, qui lui-même n'a jamais été un long fleuve tranquille). Disons que je pense que toute affirmation sur des choses aussi générales est une thèse, avec un arrière plan, toussa toussa. C'est sûr que partir du principe que n'arrive que ce qui devait de toute façon arriver peut rasséréner. C'est une approche générale des choses. Je suis d'ailleurs d'avis que c'est "quelque part" vrai, socialement, mais qu'il ne faut pas en chercher la cause dans une origine fixe et absolue au delà de nous-mêmes. Il y a des changements dans la vie des humainEs (je cause là en tant qu'humanité). Je crois que nous "sommes" un de ces changements (fort limité au demeurant pour le moment puisque ça reste dans le cadre général de la sexuation). Notre multiplication, en elle-même, et en très peu de temps, pose un cadre tout à fait nouveau à notre présence. Des tas de facteurs ont pu y contribuer, du social au médical en passant par la connaissance. Et il est assez difficilement contestable (là d'un point de vue d'historienne, mais je songe à N. Cl Mathieu d'un point de vue d'ethnologue) que la sexuation sociale avec sa hiérarchie brutale, a toujours suscité des réactions ; mais justement la nôtre, très à rebrousse poil des intérêts sociaux a priori, pose tout de même question. Nous sommes je pense une question à nous-mêmes, et certainement bien placées pour la piocher. Mais évidemment il faut pour cela tenir que ce soit une question ; et aussi se dire qu'il y a rarement une réponse qui se révèle totale et définitive ; l'histoire en atteste.

En tous cas il n'y a pas qu'un seul avis sur la question.

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La fem-garoue ! Toujours aussi mal épilée, toujours intenable malgré ses rhumatismes les nuits de pleine lune et les jours de révolution sociale. Et pis aussi, faut bien le dire, quand y a du bon vieux punk-rock raisonnablement mélodique des années 80...


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Message non luPosté: 19 Mai 2017, 19:31 
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Localisation: livradois mais Sainté y a moyen !
Rapport à l'âge, je pense (avec la vieille critique féministe) qu'on se prend le choc de la sexuation (comme de quelques autres hiérarchisations sociales) et de ses conséquences très tôt dans la figure. En très peu de temps, on sait si on a été assis dans le fauteuil ou mise par terre quoi. Toute la société tourne autour de cette hiérarchie. Pas étonnant donc que, d'une part on prenne vite conscience de la place à laquelle on a été assignéE ; et que le cas échéant on se pose des questions. Et les réactions qu'on peut avoir alors très tôt, je ne dirais pas prédisposent, mais situent quand même un minimum. Question qui reste énigmatique : pourquoi un nombre croissant de personnes assignées à être de la classe de sexe dominante s'en détachent, et de plus en plus jeunes souvent (la connaissance qui s'élargit à notre sujet y est sans doute aussi pour quelque chose) ? Je ne crois pas que la réponse est simple, pour ça que même si je suis mal à l'aise avec les formulations du type "c'est comme ça et de toute éternité", je ne m'avance pas à dire tout uniment que "c'est sûr on ne naît pas transse". Disons que j'ai des doutes importants vis à vis de la logique qui préside souvent à cette approche, mais près tout qui sait. Mais il faut aussi savoir que cette approche (enfin une approche voisine) a beaucoup servi aux psys et autres gentes des "équipes" qui ont quand même "massacré" pas mal d'entre nous avec leurs théories de la trans primaire,d e la trans secondaire ect.

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Message non luPosté: 19 Mai 2017, 19:38 
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Localisation: livradois mais Sainté y a moyen !
Mais bon, je trolle, je trolle, c'est l'affirmation "générique" qui m'a faite sortir du bois où je me tiens ordinairement sur la question, qui est, comme quelques autres, source de bien des engueulades à translande. Tu demandes, Alice, si tu es transse ; ma foi j'ai envie de te dire qu'incontestablement si tu transitionnes tu le seras. Tu pourras même penser sans que ça fasse de mal que tu l'avais toujours été. Y a pas de meilleure confirmation que le fait. Et ma foi, pareil, quand les psy ne sont pas des épouvantails, ils ne peuvent non plus faire trop de mal. Mais, ayant quand même quelque expé, je tends à penser dans le rétroviseur que si aujourd'hui il commence à y avoir un nombre non négligeable de gentes des professions de santé qui ne sautent pas tout à fait en l'air à notre apparition - c'est précisément parce que depuis des années nous sommes apparues, obstinément, que nous existons, que nous sommes toujours plus nombreuses, et que comme disaient les collègues aux states il leur a bien fallu s'y faire. Bref c'est quand même nous qui avons décidé, quelque part, que nous étions là, et comme nous sommes. C'est le changement social même qui produit les conditions on va dire intellectuelles de son maintien. C'est fou quand même comment que les choses se passent chez les grands singes (nous), pour le meilleur et pour le pire !

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Message non luPosté: 19 Mai 2017, 19:58 
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Bonsoir Pluplume,

Pour te répondre pourquoi il y a de plus en plus de MtF, l'une des hypothèses plausibles est l'exposition in utero à des perturbateurs endocriniens qui sont présents partout :

- alimentation : volailles nourries aux hormones

- cosmétiques

donc tout notre environnement est contaminé

Il est tout à fait envisageable d'imaginer qu'une exposition in utero puisse modifier notre fonctionnement cérébral et donc donner une prédisposition au caractère transgenre... ceci sans compter la possibilité que l'organisme peut bénéficier d'une mutation dite épigénétique (mutation adaptative à notre environnement).

Sur un plan cette fois-ci purement social, on peut envisager qu'une plus grande visibilité du phénomène trans laisse une plus grande chance aux trans actuel(le)s de se manifester...

Mais quoiqu'il en soit, penser que l'on devient trans implique que notre environnement déclenche en nous cette volonté de transformation... Si tel était le cas, un garçon d'une femme trans serait tentée de devenir trans par effet mimétique ce qui n'est pas forcément le cas : cela serait comparable à penser qu'un enfant vivant dans un couple gay deviendrait gay... on est gay, on ne le devient pas... par analogie, j'estime qu'on naît trans et on ne le devient pas...

Rania


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Message non luPosté: 19 Mai 2017, 22:12 
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Localisation: pres de Jyon Grrrr
l'explication endocrinienne et de pollution environnementale ne tient pas face à l'augmentation concommittante des FtM avec les MtF
(je n'ai pas les statistiques mais il ne me semble pas que FtM tende à disparaitre, meme si c'est souvent plus discret et meme souvent il me semble mal differencié avec lesbianisme des lors que l'on parle de FtM nonop. Mais c'est une vision tres sommaire, comme d'hab de ma part)

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jamgie = angelline,angellinne,samyda,cleopotra,suzie-cute,jamie
je garde "ni muse ni soustype" car c'est du Angelline copyright
pour le reste, je garde le 7, mais ici ce sera 1111111
Emprunt « [b][size=85]Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront[/size][/b]. » R.C.
Mon expérience vaut largement celle de tous les charlots du monde et je n'ai QUE des ami(e)s


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Message non luPosté: 19 Mai 2017, 23:33 
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Bonsoir ^^

Je vais reprendre un peu le sujet de départ, désolée de vous couper dans votre débat.
Avant toutes choses, je trouve que ton psy n'as pas à affirmer et encore moins en 2 séance que tu es "trans". Je ne suis pas vraiment pour les étiquettes. Je dirais plutôt que tu es un peu perdu (c'est normal, moi aussi je le suis mais j'ai trouvé la direction dans laquelle aller donc ça va)

Moi personnellement, les éléments qui m'ont poussée à comprendre que je n'étais pas dans le bon corps c'est déjà le dégoût pour tout les attraits masculin (et ce depuis mon plus jeune âge) comme la pilosité ou encore les attributs sexuels (ne comptez pas sur moi pour entrer dans des douches publiques). En fait, c'était du dégoût quand j'étais jeune, aujourd'hui c'est plutôt un profond malaise.

Un autre critère de réflexion, les sentiments amoureux. Je n'ai jamais connu l'amour. Mon cœur est plein de vide et ce à cause d'un problème : je ne peux pas envisager une relation avec une fille car je ne peux même pas imaginer avoir une place de gars, c'est inconcevable pour moi. Je ne suis donc pas hétéro (cependant je ne dis pas que les femmes ne m'attirent pas). De plus, après avoir conclu que si je ne suis pas hétéro, j'étais peut-être homo, j'ai finalement rencontré un gars avec qui j'ai entretenu une relation. Ça se rapprochait de ce que je cherchais mais il y avait un problème et ce problème c'était mon corps. J'ai arrêté cette relation très tôt et j'ai conclu que je n'étais pas homo. Or si je suis ni l'un ni l'autre qu'est-ce que je suis ? La seule réponse que j'ai trouvé est que je suis une femme (hétéro ou bi, Je n'en sais rien). Effectivement, j'ai déduis que la barrière qui bloque mes sentiments c'est tout simplement mon corps. C'est comme ça que j'ai compris (principalement) que j'étais transgenre.

J'espère que mes voies de réflexion t'aideront dans ton travail psychologique cependant, je pense comme beaucoup que ces signes sont propres à chacun. C'est une question de ressenti. Il faut savoir s'écouter et surtout se comprendre (c'est plus difficile que ça en a l'air).

Bisous

Élodie


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Message non luPosté: 20 Mai 2017, 09:31 
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Localisation: livradois mais Sainté y a moyen !
hé hé - oui, il ne faut pas confondre les variations biologiques effectivement en recrudescence avec l'empoisonnement de la planète - mais qui pour la plupart ont des effets bien autres et bien plus graves que des modifs bio-sexuelles - et les questions trans'. Il a été constaté à maintes reprises que les personnes qui transitionnent ne présentent dans leur énorme majorité aucune spécificité de type hormonale-sexuelle ou génétique - sans quoi on parle souvent d'intersexuation. Ce qui d'ailleurs n'exclut pas par la suite une inscription sociale dans la transsité (d'après des collègues inter, une assez forte proportion de personnes intersexe se définit désormais par ailleurs comme trans').

Et, effectivement Jamgie, il y a aussi l'aspect que tu soulèves. Je confirme que le nombre de personnes qui transitionnent vers quelque chose de m (avec là aussi des choix différents) augmente également en flèche. dans ce sens là, il est acquis depuis assez longtemps que cela peut correspondre à une volonté d'échapper à l'assignation dominée, et à s'inscrire dans un "neutre de référence" qui est dans la société genrée le masculin. Le fait aussi qu'une grande majorité des personnes trans', dans les deux sens, tiennent à se conformer aussi strictement que possible aux normes en vigueur concernant leur genre de destination, peut être vu également come un facteur social - mais il est vrai aussi comme un facteur social de protection. Toute relative bien souvent dans le sens mtf, comme je le fais remarquer - puisque d'une part c'est devenir cible comme femme, d'autre part cible comme femme perceptiblement illégitime. Mais là on rentre dans une autre discussion.

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Message non luPosté: 20 Mai 2017, 09:38 
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Localisation: livradois mais Sainté y a moyen !
De manière générale, Adagio, l'expé me fait penser qu'il n'y a pas symétrie (là encore à cause des enjeux sociaux assez différents) entre les transitions dans un sens et dans un autre. Et la situation des nanas transses est profondément différente de celle des mecs trans dans nos sociétés. Bref qu'on ne peut pas directement inférer des conséquences d'une situation à l'autre. Je suis d'ailleurs assez partisane d'une approche doublement non-mixte dans les questions trans'.

D'autre part il y a souvent une continuité affirmée entre genre et sexualité, au point d'ailleurs d'essayer de définir le premier à partir de la seconde, qui me semble là aussi un biais. je fais partie des celles qui pensent que l'on n'est pas transse (ou trans) parce qu'on a envie (ou pas) de coucher avec telle catégories de personnes. Et que même ça n'a pas grand'chose à voir, même si il y a une injonction très forte à lier les deux dans les hétéro-sociétés.

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Message non luPosté: 20 Mai 2017, 10:20 
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Je suis d'accord plume sur le fait qu'on est pas trans comme ça à cause de ce genre de raison cependant, je présente des formes de réflexions sur les questions du pourquoi du comment je pense comme ça et comme je le disais, c'est surtout une question de ressenti. De plus, je suis persuadé du fait que tant qu'on n'a pas eu l'expérience de vivre pleinement dans l'autre sexe (ce qui me semble très difficilement réalisable voir impossible avant d'avoir bien entamé (ou même terminé) sa transition, il est impossible d'affirmer qu'on est trans et rien d'autre. Tout ce qu'il faut c'est faire un travail sur sois avec un bon psy afin de trouver ce ressenti qui te dit de foncer et de tenter une transition. Le travail chez le psy consiste donc je pense à trouver des éléments nous aidant à percevoir cette voix intérieur et de se convaincre que c'est cette dernière qui détient la vérité sur nous. Je pense de plus que l'étude des rêves est très importante car l'inconscient est je pense persuadé de choses que le conscient va cacher.

Il faut donc travailler sur sois pour mieux se comprendre et réussir à se convaincre de ce qu'on va faire dans notre quête de bonheur.

J'espère que cette explication (pas très clair) vous fera comprendre mon point de vue.

Élodie


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Message non luPosté: 20 Mai 2017, 21:11 
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Localisation: Nièvre
Bonjour,
Adagio, je me reconnais dans ce que tu dis. Je suis un peu perdu dans sur la question de la transition. Et il y a de quoi, était donné que les gens sont très tolérants (surtout en campagne et tant que cela ne les touche pas), rire. J'ai déballé tous les éléments au psy que j'ai rencontré (absolument tout sur ma vie de ma jeunesse à aujourd'hui, mis à part certaines choses quand même). Concernant l'amour, je suis sortie avec une fille mais bien que j'ai éprouvé du plaisir à l'embrasser (aujourd'hui je pense plus au fait d'avoir de l'affection d'autrui pour une fois), je ressentais une sorte d'inadéquation que je ne comprenais pas à l'époque. Je n'étais pas attiré par les hommes avant (bien que cela change car aujourd'hui je me sens de plus troublée par eux et je me vois plus ma sexualité dans mes pensées en tant dans le rôle d'une femme), et vois de plus en plus les autres filles-femmes comme un modèle. J'avais une fascination anormale par rapport aux autres garçons, même lors de ma scolarité. Ces questions que je me posent sur ma transsexualité me minent du matin au soir (mon cerveau ne se reposant plus, même en vacance). J'ai toujours eu un certain malaise (dont je ne comprenais pas la cause dans mon enfance), exponentiel au fil des ans, principalement depuis une dizaine d'années. J'envie les filles, j'ai de plus en plus envie d'être à leurs places, même les petites filles (le fait qu'elles ont la chance d'être des filles et ce depuis la naissance.
Concernant Rania-m et puplume, les 2 ont raison concernant l'origine de la transidentité. Elle peut naitre par l'erreur lors de la construction du futur nouveau-né dans le corps de la mère (hormone, perturbateur endocrien). Ou bien, dans la petite enfance (perturbateurs endocrinien, encore une fois, idéalisation pour un petit garçon d'une femme au lieu d'une homme, l'enfant s'identifiant à l'adulte qui est devant, comme une éponge, le copiant). Cela peut-être dû à l'éducation des parents (volontaire ou non). on peut penser au cas de la mère qui a perdu une fille et qui a eu un autre enfant (manque de bol, c'est un garçon et inconsciemment elle n'a pas fait le deuil de sa défunte fille ou voulait avoir une fille. Enfin on peut penser aussi à l'influence de la société (pub, comportement à l'école de autres vis-à-vis de l'individu.


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