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Message non luPosté: 25 Mai 2019, 09:46 
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Inscription: 25 Mai 2019, 07:45
Messages: 9
Bonjour bonjour,

Voilà, j'ai pas l'habitude de participer à des forums, je me lance.
Je suis en transition MTF depuis environ 9 mois, j'ai 37ans.
Il m'a fallut un très long moment avant de me lancer parce que le contexte socio culturel dans lequel j'ai grandie n'était pas très friendly. Je suis issue d'une famille immigrée, prude, religieuse, prolo, rural. Je n'avais pas l'opportunité de trouver les infos concernant mon ressentie jusqu'à l'arrivée d'internet au début des années 2000. La pression sociale étant importante sur moi, j'ai été conditionnée pendant de longues années. A la mort de mon père, j'avais 17ans, je me sentais responsable de ma mère, pour laquelle j'ai consacrée beaucoup de temps pour lui rendre la vie plus facile.
A l'arrivée de la trentaine, ce fut une crise existentielle accrue, j'ai très bien compris que je ne pouvais pas continuer comme ça, que j'allais droit dans le mur. J'avais l'impression de porter un masque, je commençais progressivement à rejeter les codes de la virilité dans lesquels je ne me suis jamais identifiée.
La solution à ce mal être, je l'ai toujours connue, je savais que j'étais une petite fille et que j'étais née du mauvais côté de la barrière. Je savais qu'un jour ou l'autre, la question de la transition serait sur la table.
J'ai toujours fait en sorte de sortir la tête de l'eau, dans les moments les plus difficiles, lorsque j'ai été confrontée au rejet, à l'abandon. Puiser l'énergie nécessaire à la survie, lutter pour respirer, attendre que la pluie cesse, se réveiller après l'orage.
Faire bonne figure, étouffer la nausée et continuer d'avancer, voilà pourquoi je suis encore là.
Lorsque autour de 32ans, je me suis rendue compte que j'avais une gueule de petit mec malheureux, que je commençais à perdre mes cheveux de manière drastique, ce fut un choc, futile pour certain, pour moi c'était un véritable drame, j'avais un sentiment profond de déliquescence. Je n'étais pas chauve pour autant mais horrifiée par cette idée, il n y en a pas dans ma famille donc je me sentais quand même épargnée d'un point de vue patrimoine génétique.
J'ai donc instinctivement imaginée un plan d'action pour mes prochaines années: me préparer à la transition en amont, corriger ce qui pouvait l'être en prenant en compte que nous appartenons à une époque où des solutions existent.
Non sans mal, puisque l'investissement financier a été pour moi colossale, et la douleur physique considérable.
En l'espace de 4 ans, j'ai subie:
Trois transplantations capillaires (2xFUT et 1xFUE)
Une orthodontie durant un an
Une opération laser pour corriger la vue
Une blepharoplastie et transfert de graisses au niveau des cernes et des pommettes (3xanesthésie générale)

Pour les cheveux, j'utilise depuis de nombreuses années le minoxidil 5%, et depuis trois 1mg de finasteride par jour.
Je pourrais aussi évoquer les compléments alimentaires à base de kératine, levure de bière, shampoings dermatologiques, l'utilisation d'un peigne laser (3 par semaine), massage du cuir chevelu 2 fois par jour, décoction d'orties, huile de ricin, etc etc, je crois avoir tout fait.
En ce moment je teste la cure de sébum, bref.

Je pensais que je pouvais après tout ça, me lancer sereinement, je suis de nature organisée et méticuleuse.
Je suis partie vivre à Berlin, ville libérée des moeurs, où chacun(e) est qui il/elle veut.

Alors voilà, j'ai commencée par une psychothérapie, qui n'a pas été bénéfique dans mon cas pour différentes raisons.
J'ai eu un interlocuteur dans un centre LGBTQ, j'ai obtenue les bonnes adresses, et obtenue auprès d'un andoc ma première ordonnance.

2 pressions d'estréva + 200mg de progestérone et toujours mes 1mg de finasteride (+minoxidil)

Je suis passée à 3 pressions au bout de quatre mois.

Il ne s'est rien passé jusqu'au huitième mois, j'ai commencée a sentir une petite boule sous le téton droit (et gauche un peu plus tard), une sensibilité de plus en plus aiguë.

J'en suis aujourd'hui au neuvième mois:

Mes tétons sont sensibles mes seins n'ont pour autant pas pris forme, ma peau ne s'est visiblement pas affinée, mais le plus grave c'est que mes cheveux continuent de tomber, seuls ceux qui ont été transplantés restent.
Je n'ai aucunes explications, je suis brisée en mille en morceaux, je suis désespérée.

Avec l'accord de mon généraliste et après en avoir parlé avec un endoc, je suis passée à 4 pressions d'estréva (la dose max) et 2mg de finasteride (+200mg de progestérone);

mon généraliste n'a pas d'explications et refuse de me prescrire de l'androcur, (sachant que je l'ai moi même toujours refusée parce que c'est une molécule controversée et qui a mauvaise presse)
L'endoc que j'ai vue, vient d'une autre école, et a mis en cause ma testosterone, a voulu me prescrire de l'androcur que j'ai refusée.

Ma chevelure est un champ de bataille, je refuse de baisser les bras, mais j'ai le sentiment d'atteindre un seuil critique.
Dois je accepter l'androcur (du moins pour une période)? Est ce la molécule de la dernière chance?

Je suis dans une période trouble, j'ai la lucidité d'attribuer cette déprime à la finasteride, qui induit ce genre de ressentie; l'androcur étant plus puissant.
Je pleure pas mal en ce moment, j'arrive à tenir parce que j'ai des amies qui me soutiennent paradoxalement je me sens isolée.

Pour info le résultat de ma dernière hormonologie:
FSH ... 4,7 UI/l
L.H ... 5,2 UI/l
Estradiol ... 236 pmol/l
64 ng/l
Prolactine ... 15,3 µg/l
324,4 mUI/I
Progestérone ... 10,36 nmol/l
3,25 µg/l
Testostérone ... 6,31 ng/ml

Je mesure 1,78m, je pèse 67kg, je ne bois pas, je ne fume pas j ai des activités physiques.

Je ne suis pas très sereine, j'ai l'impression d'être maudite, j'entame enfin ma transition et les effets sont contraires, je perds mes cheveux, c'est grotesque. Je commence à avoir des problèmes récurent de sciatiques, j'ai l'impression que mon corps ne suit pas.

J'envisage une FFS en Espagne, j'ai déjà consultée et la simulation que l'on ma proposé est encourageante. J'attends la validation de mon ALD.

En attendant j'ai l'impression que le temps qui m'échappe que ça marche pour d'autres, pas pour moi, que je suis intrinsèquement condamnée à rester le petit mec malheureux que j'ai toujours refusée de regarder en face. Je me sens dépassée.

Help


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Message non luPosté: 25 Mai 2019, 16:43 
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Inscription: 15 Aoû 2018, 09:53
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Localisation: Banlieue PARIS
Olivia Delafuente a écrit:
Bonjour bonjour,

Voilà, j'ai pas l'habitude de participer à des forums, je me lance.
Je suis en transition MTF depuis environ 9 mois, j'ai 37ans.
Il m'a fallut un très long moment avant de me lancer parce que le contexte socio culturel dans lequel j'ai grandie n'était pas très friendly. Je suis issue d'une famille immigrée, prude, religieuse, prolo, rural. Je n'avais pas l'opportunité de trouver les infos concernant mon ressentie jusqu'à l'arrivée d'internet au début des années 2000. La pression sociale étant importante sur moi, j'ai été conditionnée pendant de longues années. A la mort de mon père, j'avais 17ans, je me sentais responsable de ma mère, pour laquelle j'ai consacrée beaucoup de temps pour lui rendre la vie plus facile.
A l'arrivée de la trentaine, ce fut une crise existentielle accrue, j'ai très bien compris que je ne pouvais pas continuer comme ça, que j'allais droit dans le mur. J'avais l'impression de porter un masque, je commençais progressivement à rejeter les codes de la virilité dans lesquels je ne me suis jamais identifiée.
La solution à ce mal être, je l'ai toujours connue, je savais que j'étais une petite fille et que j'étais née du mauvais côté de la barrière. Je savais qu'un jour ou l'autre, la question de la transition serait sur la table.
J'ai toujours fait en sorte de sortir la tête de l'eau, dans les moments les plus difficiles, lorsque j'ai été confrontée au rejet, à l'abandon. Puiser l'énergie nécessaire à la survie, lutter pour respirer, attendre que la pluie cesse, se réveiller après l'orage.
Faire bonne figure, étouffer la nausée et continuer d'avancer, voilà pourquoi je suis encore là.
Lorsque autour de 32ans, je me suis rendue compte que j'avais une gueule de petit mec malheureux, que je commençais à perdre mes cheveux de manière drastique, ce fut un choc, futile pour certain, pour moi c'était un véritable drame, j'avais un sentiment profond de déliquescence. Je n'étais pas chauve pour autant mais horrifiée par cette idée, il n y en a pas dans ma famille donc je me sentais quand même épargnée d'un point de vue patrimoine génétique.
J'ai donc instinctivement imaginée un plan d'action pour mes prochaines années: me préparer à la transition en amont, corriger ce qui pouvait l'être en prenant en compte que nous appartenons à une époque où des solutions existent.
Non sans mal, puisque l'investissement financier a été pour moi colossale, et la douleur physique considérable.
En l'espace de 4 ans, j'ai subie:
Trois transplantations capillaires (2xFUT et 1xFUE)
Une orthodontie durant un an
Une opération laser pour corriger la vue
Une blepharoplastie et transfert de graisses au niveau des cernes et des pommettes (3xanesthésie générale)

Pour les cheveux, j'utilise depuis de nombreuses années le minoxidil 5%, et depuis trois 1mg de finasteride par jour.
Je pourrais aussi évoquer les compléments alimentaires à base de kératine, levure de bière, shampoings dermatologiques, l'utilisation d'un peigne laser (3 par semaine), massage du cuir chevelu 2 fois par jour, décoction d'orties, huile de ricin, etc etc, je crois avoir tout fait.
En ce moment je teste la cure de sébum, bref.

Je pensais que je pouvais après tout ça, me lancer sereinement, je suis de nature organisée et méticuleuse.
Je suis partie vivre à Berlin, ville libérée des moeurs, où chacun(e) est qui il/elle veut.

Alors voilà, j'ai commencée par une psychothérapie, qui n'a pas été bénéfique dans mon cas pour différentes raisons.
J'ai eu un interlocuteur dans un centre LGBTQ, j'ai obtenue les bonnes adresses, et obtenue auprès d'un andoc ma première ordonnance.

2 pressions d'estréva + 200mg de progestérone et toujours mes 1mg de finasteride (+minoxidil)

Je suis passée à 3 pressions au bout de quatre mois.

Il ne s'est rien passé jusqu'au huitième mois, j'ai commencée a sentir une petite boule sous le téton droit (et gauche un peu plus tard), une sensibilité de plus en plus aiguë.

J'en suis aujourd'hui au neuvième mois:

Mes tétons sont sensibles mes seins n'ont pour autant pas pris forme, ma peau ne s'est visiblement pas affinée, mais le plus grave c'est que mes cheveux continuent de tomber, seuls ceux qui ont été transplantés restent.
Je n'ai aucunes explications, je suis brisée en mille en morceaux, je suis désespérée.

Avec l'accord de mon généraliste et après en avoir parlé avec un endoc, je suis passée à 4 pressions d'estréva (la dose max) et 2mg de finasteride (+200mg de progestérone);

mon généraliste n'a pas d'explications et refuse de me prescrire de l'androcur, (sachant que je l'ai moi même toujours refusée parce que c'est une molécule controversée et qui a mauvaise presse)
L'endoc que j'ai vue, vient d'une autre école, et a mis en cause ma testosterone, a voulu me prescrire de l'androcur que j'ai refusée.

Ma chevelure est un champ de bataille, je refuse de baisser les bras, mais j'ai le sentiment d'atteindre un seuil critique.
Dois je accepter l'androcur (du moins pour une période)? Est ce la molécule de la dernière chance?

Je suis dans une période trouble, j'ai la lucidité d'attribuer cette déprime à la finasteride, qui induit ce genre de ressentie; l'androcur étant plus puissant.
Je pleure pas mal en ce moment, j'arrive à tenir parce que j'ai des amies qui me soutiennent paradoxalement je me sens isolée.

Pour info le résultat de ma dernière hormonologie:
FSH ... 4,7 UI/l
L.H ... 5,2 UI/l
Estradiol ... 236 pmol/l
64 ng/l
Prolactine ... 15,3 µg/l
324,4 mUI/I
Progestérone ... 10,36 nmol/l
3,25 µg/l
Testostérone ... 6,31 ng/ml

Je mesure 1,78m, je pèse 67kg, je ne bois pas, je ne fume pas j ai des activités physiques.

Je ne suis pas très sereine, j'ai l'impression d'être maudite, j'entame enfin ma transition et les effets sont contraires, je perds mes cheveux, c'est grotesque. Je commence à avoir des problèmes récurent de sciatiques, j'ai l'impression que mon corps ne suit pas.

J'envisage une FFS en Espagne, j'ai déjà consultée et la simulation que l'on ma proposé est encourageante. J'attends la validation de mon ALD.

En attendant j'ai l'impression que le temps qui m'échappe que ça marche pour d'autres, pas pour moi, que je suis intrinsèquement condamnée à rester le petit mec malheureux que j'ai toujours refusée de regarder en face. Je me sens dépassée.

Help




Bonjour Olivia,

Ton hormonologie parle d'elle-même, ton taux de testostérone est élevé 6,31 ng/ml. Mon taux de testostérone est de 0,03 ng/ml avec 1/6 de comprimé de d'androcur de 50mg, soit 8,3mg d'androcur. C'est pas grand chose, je ne pense pas que cela peut te rendre dépressive.
Tu peux essayer et dans 3 mois faire une analyse sanguine, contrôler ton taux de testo. Je te fais part de mon expérience. :D

_________________
Contre l’agressivité, l'intimidation , les violences psychologiques, le harcèlement, les menaces et promouvons la tolérance
Sans tolérance il n'y a pas de vivre ensemble


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Message non luPosté: 25 Mai 2019, 23:02 
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Inscription: 08 Jan 2017, 17:58
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Bonsoir je comprends ce désespoir que tu ressens...
À l
ire ton niveau sanguin c'est normal que tu ne te féminises pas, que ta chute de cheveux perdure et que ta testostéronémie reste haute, le taux d'œstradiol est celui de la ménopause et pas d'une puberté ; pourquoi dis-tu que 4 pressions est un maximum ? Ce n'est pas le cas beaucoup ont bien plus et la seule chose à te conseiller est d'augmenter beaucoup ton œstradiol quitte à chercher le bon parmi plein de médecins...
S
i ça ne suffit pas à réduire ton taux de testostérone tu pourras envisager un autre anti-androgène mais dans un premier temps faire monter ton œstradiolémie est indispensable. Cela aidera à faire baisser ton taux de testostérone, à te féminiser et à réduire ta chute de cheveux.
P
our la prolactine je n'ai pas les valeurs de référence mais tu devrais les comparer à ton taux car ça m'a l'air haut et une prolactine trop élevée stimule la sécrétion de testostérone par les glandes surrénales quand la LH (lutéotrophine) fait de même pour les testicules. Si ta prolactine est effectivement trop haute il faudra voir un(e) spécialiste pour déterminer de quoi ça vient.
C
ourage.

_________________
La drague c'est comme le cortisol : il en faut pour vivre mais on s'en habitue et quand y en a trop ça tourne mal.

t
ransitionner c'est s'abandonner à soi


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Message non luPosté: 25 Mai 2019, 23:08 
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Inscription: 08 Jan 2017, 17:58
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non j'ai mal lu pour la prolactinémie donc je retire elle me parait pas si haute, par contre les gonadotrophines elles semblent hautes (follitrophine et lutéotrophine) donc ça confirme ce que j'ai dit à savoir pas assez d'hormones féminines pour les faire baisser, et donc trop de testostérone et pas assez de féminisation

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La drague c'est comme le cortisol : il en faut pour vivre mais on s'en habitue et quand y en a trop ça tourne mal.

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Message non luPosté: 04 Juin 2019, 14:53 
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Inscription: 02 Fév 2019, 11:31
Messages: 92
Olivia Delafuente a écrit:
Bonjour bonjour,

Voilà, j'ai pas l'habitude de participer à des forums, je me lance.
Je suis en transition MTF depuis environ 9 mois, j'ai 37ans.
Il m'a fallut un très long moment avant de me lancer parce que le contexte socio culturel dans lequel j'ai grandie n'était pas très friendly. Je suis issue d'une famille immigrée, prude, religieuse, prolo, rural. Je n'avais pas l'opportunité de trouver les infos concernant mon ressentie jusqu'à l'arrivée d'internet au début des années 2000. La pression sociale étant importante sur moi, j'ai été conditionnée pendant de longues années. A la mort de mon père, j'avais 17ans, je me sentais responsable de ma mère, pour laquelle j'ai consacrée beaucoup de temps pour lui rendre la vie plus facile.
A l'arrivée de la trentaine, ce fut une crise existentielle accrue, j'ai très bien compris que je ne pouvais pas continuer comme ça, que j'allais droit dans le mur. J'avais l'impression de porter un masque, je commençais progressivement à rejeter les codes de la virilité dans lesquels je ne me suis jamais identifiée.
La solution à ce mal être, je l'ai toujours connue, je savais que j'étais une petite fille et que j'étais née du mauvais côté de la barrière. Je savais qu'un jour ou l'autre, la question de la transition serait sur la table.
J'ai toujours fait en sorte de sortir la tête de l'eau, dans les moments les plus difficiles, lorsque j'ai été confrontée au rejet, à l'abandon. Puiser l'énergie nécessaire à la survie, lutter pour respirer, attendre que la pluie cesse, se réveiller après l'orage.
Faire bonne figure, étouffer la nausée et continuer d'avancer, voilà pourquoi je suis encore là.
Lorsque autour de 32ans, je me suis rendue compte que j'avais une gueule de petit mec malheureux, que je commençais à perdre mes cheveux de manière drastique, ce fut un choc, futile pour certain, pour moi c'était un véritable drame, j'avais un sentiment profond de déliquescence. Je n'étais pas chauve pour autant mais horrifiée par cette idée, il n y en a pas dans ma famille donc je me sentais quand même épargnée d'un point de vue patrimoine génétique.
J'ai donc instinctivement imaginée un plan d'action pour mes prochaines années: me préparer à la transition en amont, corriger ce qui pouvait l'être en prenant en compte que nous appartenons à une époque où des solutions existent.
Non sans mal, puisque l'investissement financier a été pour moi colossale, et la douleur physique considérable.
En l'espace de 4 ans, j'ai subie:
Trois transplantations capillaires (2xFUT et 1xFUE)
Une orthodontie durant un an
Une opération laser pour corriger la vue
Une blepharoplastie et transfert de graisses au niveau des cernes et des pommettes (3xanesthésie générale)

Pour les cheveux, j'utilise depuis de nombreuses années le minoxidil 5%, et depuis trois 1mg de finasteride par jour.
Je pourrais aussi évoquer les compléments alimentaires à base de kératine, levure de bière, shampoings dermatologiques, l'utilisation d'un peigne laser (3 par semaine), massage du cuir chevelu 2 fois par jour, décoction d'orties, huile de ricin, etc etc, je crois avoir tout fait.
En ce moment je teste la cure de sébum, bref.

Je pensais que je pouvais après tout ça, me lancer sereinement, je suis de nature organisée et méticuleuse.
Je suis partie vivre à Berlin, ville libérée des moeurs, où chacun(e) est qui il/elle veut.

Alors voilà, j'ai commencée par une psychothérapie, qui n'a pas été bénéfique dans mon cas pour différentes raisons.
J'ai eu un interlocuteur dans un centre LGBTQ, j'ai obtenue les bonnes adresses, et obtenue auprès d'un andoc ma première ordonnance.

2 pressions d'estréva + 200mg de progestérone et toujours mes 1mg de finasteride (+minoxidil)

Je suis passée à 3 pressions au bout de quatre mois.

Il ne s'est rien passé jusqu'au huitième mois, j'ai commencée a sentir une petite boule sous le téton droit (et gauche un peu plus tard), une sensibilité de plus en plus aiguë.

J'en suis aujourd'hui au neuvième mois:

Mes tétons sont sensibles mes seins n'ont pour autant pas pris forme, ma peau ne s'est visiblement pas affinée, mais le plus grave c'est que mes cheveux continuent de tomber, seuls ceux qui ont été transplantés restent.
Je n'ai aucunes explications, je suis brisée en mille en morceaux, je suis désespérée.

Avec l'accord de mon généraliste et après en avoir parlé avec un endoc, je suis passée à 4 pressions d'estréva (la dose max) et 2mg de finasteride (+200mg de progestérone);

mon généraliste n'a pas d'explications et refuse de me prescrire de l'androcur, (sachant que je l'ai moi même toujours refusée parce que c'est une molécule controversée et qui a mauvaise presse)
L'endoc que j'ai vue, vient d'une autre école, et a mis en cause ma testosterone, a voulu me prescrire de l'androcur que j'ai refusée.

Ma chevelure est un champ de bataille, je refuse de baisser les bras, mais j'ai le sentiment d'atteindre un seuil critique.
Dois je accepter l'androcur (du moins pour une période)? Est ce la molécule de la dernière chance?

Je suis dans une période trouble, j'ai la lucidité d'attribuer cette déprime à la finasteride, qui induit ce genre de ressentie; l'androcur étant plus puissant.
Je pleure pas mal en ce moment, j'arrive à tenir parce que j'ai des amies qui me soutiennent paradoxalement je me sens isolée.

Pour info le résultat de ma dernière hormonologie:
FSH ... 4,7 UI/l
L.H ... 5,2 UI/l
Estradiol ... 236 pmol/l
64 ng/l
Prolactine ... 15,3 µg/l
324,4 mUI/I
Progestérone ... 10,36 nmol/l
3,25 µg/l
Testostérone ... 6,31 ng/ml

Je mesure 1,78m, je pèse 67kg, je ne bois pas, je ne fume pas j ai des activités physiques.

Je ne suis pas très sereine, j'ai l'impression d'être maudite, j'entame enfin ma transition et les effets sont contraires, je perds mes cheveux, c'est grotesque. Je commence à avoir des problèmes récurent de sciatiques, j'ai l'impression que mon corps ne suit pas.

J'envisage une FFS en Espagne, j'ai déjà consultée et la simulation que l'on ma proposé est encourageante. J'attends la validation de mon ALD.

En attendant j'ai l'impression que le temps qui m'échappe que ça marche pour d'autres, pas pour moi, que je suis intrinsèquement condamnée à rester le petit mec malheureux que j'ai toujours refusée de regarder en face. Je me sens dépassée.

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Tu devrais contacter rania-m, si elle le veut, elle pourrait te fournir bien des réponses à ton questionnement. C'est une professionnelle dans le domaine médicale, très compétente, elle ne te dira pas des âneries comme ont peut en lire parfois.


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Message non luPosté: 06 Juin 2019, 19:03 
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Inscription: 25 Mai 2019, 07:45
Messages: 9
Bonjour,

Merci beaucoup pour vos réactions à mon message. C'est touchant.

Ça va mieux, j'ai eu quelques messages en MP avec une membre du forum, qui m'a apportée beaucoup de réponses.
Je suis passé à 6 pressions d'estreva, et j'envisage un anti androgène ces prochains jours.
Androcur ou decapeptyl? Telle est la question..

Des bises


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