Forum trans

Le forum I - TRANS - Transgenre et Transsexualité | Transidentité - Infos et Rencontres

Le forum trans - Transsexuelles, transsexuels, transgenres, hermas et autres humains de tous genres.


Entraide, droits civiques, droit à l' autodétermination sexuelle et rencontres

Nous sommes le 29 Avr 2026, 20:07

Heures au format UTC [ Heure d’été ]




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 1 message ] 
Auteur Message
 Sujet du message: bien être et dégringolade
Message non luPosté: 04 Juil 2006, 04:53 
Hors ligne

Inscription: 24 Mar 2006, 09:19
Messages: 34
Localisation: la lune
Les soldes le samedi 1er juillet 2006, bien être et dégringolade
Je suis allez faire les soldes a Nantes en tenue Androgyne, pantacourt blanc, tee-shirt féminin, maquillage léger mais visible; Le but, me trouver une petite jupe d’été pas trop sexy mais légère pour sentir la fraîcheur et la liberté (un bonheur que les hommes ne connaissent pas) et une belle robe à mimi pour la fête du 8.
Je marche dans les rues avec ma copine, je suis bien, elle à mis la seule perruque que j’ai, cela lui va bien….. Dans un magasin assez chic (h&m), pas de jupe qui me plaisent, je choisi un gilet rose pendant que ma copine trouve une belle robe, je sélectionne des tee shirts, les cabines sont pleines, je dis à une vendeuse pas facile d’essayer, elle me répond, non monsieur, gloups quelle horreur, depuis 3 mois quand on m’appelle comme ça un pieux s’enfonce dans mon cœur…elle me regarde avec des yeux rond devant ma réaction de souffrance, puis elle dit : vous allez pas essayer cela ?, c’est pour vous ???? je lui répond gentiment, « et bien oui »,
j’essaye le gilet, il ne me va pas, »
cela ne vous va pas monsieur » me dit t’elle,
j’en peux plus d’être appelé comme cela :,je rentre dans la cabine d’essayage avec ma copine, je lui demande ma perruque, elle sourit, elle assume totalement, elle m’aime ; et c’est plus important que ce que n’importe qui peut penser. Je met la perruque, l’ajuste, met un bandeau pour diminuer le volume, renforce le maquillage. Et je sors, ouf…si elles m’appelle monsieur, je pourrais légitimement répondre, je préfère qu’on m’appelle madame ou rien du tout,
Je ressort, la tête haute, souriante, les vendeuses me regardent, petit sourire, mais je suis bien, et cela se voit, les gens ne font pas de mal a ceux qui sont bien, ou s’ils essayent, comme vous êtes bien, cela glisse sur vous, je suis heureuse car je me sens belle, sauf que je me rendrais compte plus tard que je suis en train d’user ma résistance à fond (je m’expliquerais).
Je continue de fouiner, je ne dévisage personne, et personne ne me dévisage, ma main tremble en écartant les cintres, mais j’essaye d’oublier, de me sentir bien, ha si seulement je pouvais passer totalement…dès qu’une femme passe près de moi sans avoir l’air surprise mon cœur s’inonde de bonheur, une grosse dame me regarde et hoche la tête comme un gros bébé qui n’aime plus sa soupe, oui cela doit être dur d’être dans son corps à elle, je n’en voudrais pas, même en devenant fille, je comprends sa souffrance, j’ai la même, sauf que elle, elle l’a transformé en intolérance.
On achète la belle robe blanche, des beaux tee shirts pour moi, la caissière est très aimable et souriante, je suis heureuse. Je ne déguise pas ma voix d’homme, je suis moi, je m’entends femme dans ma tête.
J’ai chaud, la perruque me gratte, j’ai hâte que mes vrais cheveux poussent pour être vraiment moi même un jour…
On va dans un magasin plus populaire, là je tire un peu plus sur la corde, ma résistance va s’affaiblir encore, plein de monde, les cabines surchargées, comme plein de filles, j’essaye les jupes par dessus mon pantacourt, je met et défait ma perruque dès que je dois enfiler un tee shirt, les hommes me regardent avec des yeux écarquillés, cherchent à voir mes yeux pour comprendre si je suis fou.
Oui je suis fou, mais je ne suis pas folle.
(Je parle de moi au masculin et parfois au féminin, chaque lapsus provoqué par 41 années de masculinisation me fait souffrir, mais je ne veux pas me reprendre, ni me relire, je laisse faire le temps, quand je finirais par dire plus de : »je suis contente » que de « suis content », c’est que je serais prête, stade ultime de l’identité . Le « JE »)
On achète d’autres choses, toujours pas trouvé ma jupe…
Je descend la rue du calvaire, et ce n’en ai pas un (de calvaire), je suis bien, même si j’ai ôté la perruque, on va dans un café, les gens me dévisagent, je suis heureuse, même sans perruque je suis trop androgyne pour paraître tout à fait un homme, et cela surprend. Je pars dans les toilettes et me refais une beauté, perruque à nouveau, le serveur me souhaite une bonne journée, pas surpris de me voir ressortir plus féminine encore.. Je descends les rues avec mimi, les regards glissent sur moi sans s’attarder, quel bonheur… mais dans ce bonheur quelle souffrance, quel combat, qui use mes forces, amenuise mes espérances, je navigue entre utopie et réalité.
On rentre, il fait chaud. Je suis super heureuse, en parle à quelques copines.
Puis la dégringolade, mimi parle avec une femme bio sur un forum, puis sur msn, la femme bio prétend qu’on a des problèmes psychologiques, que c’est dur à assumer. Certes, on en a, qui n’en a pas ? (j’apprends plus tard qu’en fait elle est un peu décalée elle aussi je peux pas en dire plus)
Mais j’ai soudain la vision d’être comme beaucoup, un mari qui se déguise en clown, pendant que sa femme le regarde avec un air de pitié en disant, si cela lui fait plaisir d’essayer de me singer…
Ce n’est pas cela que je cherche, je veux devenir une femme aux yeux de tous, quels qu’en soit les sacrifices.. Je suis abattue, ma résistance, celles qui me protégeaient de ce qu’on pensait de moi toute la journée n’existe plus. Je me sens moche, déguisée, pas bien, rien,
Rien car il n’y a plus d’issue, ne pas être un homme jamais plus, mais ne pas pouvoir être une femme,
Je n’existe plus, la solution : le suicide ou l’île déserte.
Je me force, on devait sortir ce soir, allez dans un bar tranquille, je remets la perruque… on prend la voiture, hélas la France à gagné un match, tous les footeux fous sont dans la rue, arrête les voitures en gesticulant et en hurlant, les motards roulent à 150 sur des routes limitées à 30, les voitures ne s’arrêtent plus aux stops.
On ne sort même pas de la voiture, on rentre, je suis mal, mal, déguisé, rien.
Le matin une copine me remonte un peu le moral, vers 7 heures du matin, elle souffre aussi pourtant…
Conclusion : il n’y en a pas, devant moi un brouillard épais, peut être encore plus de souffrance, c’est cela qu’il faut bien choisir, aller plus loin et souffrir d’avantage, ou aller nulle part et souffrir. Je pourrais pas rester comme cela plus d’un an et ma copine non plus, l’année prochaine ou même avant je saurais ou je vais, déjà j’aurais de beaux cheveux longs, les oreilles percées, (des petits seins qui pointes ?). Le choix sera plus facile j’espère….
soit j’aurais étouffé Christie pour ne plus souffrir et je me mentirais comme je l’avais toujours fait, (ce matin je me suis réveillée en me disant que tout cela était une farce ridicule et je me suis habillée toute en homme) sois je serais enfin Christie, et je l’assumerait, il faudra que je prépare un long parcours d’obstacles, professionnel et social. Souhaitez moi du courage.
Je sais, tous ce discours c’est JE souffre, Je pleure, l’égocentrisme de ceux ou celles qui vivent cela, souhaitez moi à moi du courage, allez voir Mon blogg, regardez Mes photos, dites moi que je suis belle, je m ‘écœure un peu a la longue. Mais si l’on ne pense pas à soit, on ne peux pas avancer, on s’est mentie pendant de nombreuses années en s’ignorant totalement, ignorant qui on étais, la société nous force à ignorer qui ont est, bon sang, ce serait quand même trop fort si on baissait la tête, il faut la remonter et crier j’existe, MOI, JE , JE , JE SUIS (moche) mais j’existe…Alors bon courage pour celles qui ressentent la même chose.
Ha oui j’oubliai pour conclure aussi, il arrive parfois que le fait de dire les choses ou de les écrire aide sois-même.A l’inverse je crois qu il est possible que nos pensées soit polluées, altérées par le discours lui même. Les mots qu’on emploie pour essayer de concrétiser la pensée ne sont que des mots, et chaque mots me renvois d’autres pensées, influence ma pensée et la modifie. Les mots ne sont pas neutres, ils ne sont pas la traduction de nos pensées, il jouent et déforment nos pensées elles mêmes.


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 1 message ] 

Heures au format UTC [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Développé par phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction par phpBB-fr.com