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Message non luPosté: 06 Juin 2008, 07:37 
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Localisation: Entre Mars et Venus, là ou la castagne est proche du mascara


Joli texte trouvé sur le site d'une copine qui n'a pas oublié son cerveau dans la boite a gant de l'ambulance


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son blog est là ( un peu zarbi :) mais bon c'est le vin qui compte pas la bouteille) http://brigitte.goldberg.free.fr/psychanalyse.htm



Si la chose n'était pas aussi grave je sourirai en pensant que les psychanalystes ont produit quantité d'écrits extrêmement complexes dans le but d'expliquer une chose qu'ils ne comprenaient pas... Notre premier ressenti est inéluctablement : "je ne suis pas un garcon" et le second : "j'aimerai tellement être une fille". Mais cette simple affirmation a réussie à faire trembler la psychanalyse sur ses base. Tout d'abord, il faut savoir que pour la psychanalyse pour laquelle la differentiation des sexes est en lien direct avec le complexe d'oedipe. Bien que cette théorie été contestée, notamment par le philosophe Gille DELEUZE et le psychanalyste Felix GUATTARIE dans leur livre "l'anti-oedipe", les psychanalystes n'ont eu de cesse que de faire rentrer la transsexualité dans ce schéma au prix même de certaines "acrobaties" intellectuelles comme la distinction entre transexuelles "primaires" et secondaires", (distinction rejeté par les Lacaniens, c'est dire si ils sont d'accord entre eux...), et allant jusqu'a expliquer que le travestissement n'était jamais qu'une réaction à la peur de la castration engendrée par le dit complexe. Il faut se dire que le seul cas de trouble d'identité sexuelle auquel Freud fut confronté fut celui dit du "président Scherber" qui fut bien plus un cas de psychose délirante qu'un phénomène réel de dysphorie de genre. Il est d'ailleurs un fait établi que les TS consultent beaucoup plus rarement les psychanalystes que les psychiatres.

Pourquoi la transsexualité provoque t-elle un si grand embarras chez les psychanalystes? Tout simplement parcequ'elle pose la question, fondamentale à leur yeux de l'identité sexuelle et que les réponses qu'elle y apporte ne sont en rien conformes à leurs si belles théories...

Qu'est donc que ce qui défini le sexe ?

Tout d'abord, il semble évident qui y a différence génétique entre les garcons et les filles. Cette différence dans le "plan de construction" du fœtus engendre des différences biologiques indéniables, notamment dans le système hormonal qui conditionne le développement du cerveau. La différentiation du sexe se fait également par l'éducation, par l'environnement et par la culture. Mais cet argument ne peut être invoqué dans le cas des troubles d'identité sexuels puisque l'on retrouve ce problème chez des patientes de toutes cultures et de toutes éducations ce qui rend évident que dans la plupart des cas de dysphorie de genre nous sommes dans le domaine de l'inné et non de l'acquis. Suis je une fille parceque la nature m'a faite comme telle ? En suis-je une parceque je me défini comme telle ou parceque la société me considère comme en étant de sexe féminin? Si la biologie determine le sexe, les considérations de ressenti, de conscience de soi et de représentation sociale posent la question du genre.

C'est le psychiatre américain R. Stoller qui à le premier établi une différence entre le "sexe" et le "genre". Autrement dit, un individu peut-être de sexe masculin et se sentir profondément de genre féminin. C'est la où la chose se complique, parceque si la société ne reconnaît que deux sexes, on peut considérer une infinité de genres. Il y à entre la TV qui se travesti occasionnellement et la TS dont le désire va jusqu'a l'opération une infinie diversité de ressentis. On peut se sentir plus ou moins femme...Sans compter que chez une même personne ce ressenti peut évoluer, la plupart des TS ont été à leur "débuts" des TV occasionnelles.

Les cause du trouble de l'identité de genre sont pour l'instant inconnues et le monde médical oscille entre des causalitées purement psychologiques et une origine biologique. Si l'on prend la définition que donne le GRETIS de Paris : " Le transsexualisme est la conviction permanente et inébranlable d'appartenir au sexe opposé, en l'absence de toute anomalie morphologique, endocrinienne, ou chromosomique, et de toute autre anomalie psychique. En l'état actuel des connaissances, il s'agit d'un trouble psychique, dont les causes ne sont pas encore connues. Parmi d'autres hypothèses invoquées, il se pourrait que la qualité et la quantité de l'imprégnation hormonale reçue par l'embryon au cours de la grossesse jouent un rôle dans la survenue du transsexualisme "primaire", qui touche autant les garçons que les filles". On constate que finalement ils n'en savent pas plus que nous...Même si aucune étude n'a pu le démontrer, la théorie d'une cause hormonale pourrait expliquer bien des choses. Ce qui est troublant, ce sont les constantes que l'on retrouve chez les TS. Il y a tout d'abord le rejet de son sexe d'origine et ce quelques soient les pressions de l'entourage et de la société. Ensuite, la plupart des TS définissent se sentiment d'appartenance à sexe féminin comme étant d'odre "viscérale". Beaucoup de TS se définissent comme étant victimes d'une "erreur de la nature" ce qui ne fait que conforter cette l'aspect viscéral de ce sentiment. Cela amène des TS parfaitement sensées à remettre en cause leurs vie familiale, sociale et professionnelle de façon irréversible et ce en ayant parfaitement conscience des conséquences de leurs actes. On est loin de la psychose dans laquelle voudraient nous enfermer les psychanalystes...On en est d'autant plus éloigné que ces même TS ont parfaitement conscience que les changements entrepris, aussi importants soient-ils ne feront jamais d'elles des femmes "génétiques", car ce qui fait une femme c'est aussi le vécu et dans le cas des TS dites "secondaires" c'est à dire de femmes qui ont souvent essayé d'avoir une vie masculine "normale", (beaucoup de TS cette génération ont été mariées et ont eu parfois des enfants), il faut composer avec la vie passée et avec des souvenirs en contradiction avec son ressenti. Il faut dire que ces TS sont qualifiées très abusivement de "secondaires" par le milieu médicale, (selon la definition de Stoller dans Masculin ou féminin ? Ouvrage de 1989), il y aurait deux sortes de TS Les « primaires » ont été féminines « dès la première ou la deuxième année de vie » : ce sont, ou peu s’en faut, des Trans au berceau ! Pour les « secondaires », le sentiment d’appartenir à l’autre sexe est apparu plus tardivement. Les TS dites "secondaires" sont simplement des femmes qui ont vécu leur transexualité à une époque où ce sujet était totalement tabou, (d'où un sentiment de honte et l'impossibilité de faire part de son ressenti), et ou il n'existait aucune information, ni aucune structure médicale, pour répondre à leur souffrance, d'où cette démarche "d'intégration" dans une vie masculine qui ne leur appartenait pas, en réponse à ce qu'elles considéraient elles-même comme une "perversion" faute de points de repère. Il en a suivi pour la plupart un engagement tardif mais inévitable vers une démarche transexuelle avec toutes les difficultés qu'implique la remise en cause d'une vie déjà construite. L'arrivé du NET, la circulation de l'information et la présence de structures, (inadaptées et insuffisantes mais ayant au moins le mérite d'exister) ont au moins permis d'éviter aux générations suivantes une parties de ces errements.

On n'a pas pu trouver, pour le moment, une origine biologique à la transexualité mais est-ce pour autant une maladie mentale ?

Il est grand temps de mettre la psychiatrie française en face de la contradiction où l'a mené sa dépendance à la psychanalyse en ce qui concerne les troubles d'identité sexuels.

La position de certains psychiatres à ce sujet est d'ailleur à la limite de la schizophrénie puisque le Dr Codier, membre du Gretis de Paris, déclarait le 1er juin 1998 dans Marianne que : "Une psychothérapie chez les transsexuels primaires ne modifiait pas le problème, pas plus d’ailleurs que les neuroleptiques, les électrochocs, et même la lobotomie", alors que ce même médecin est membre du haut comité de la sécurité social qui a établi le classement des troubles d'identité de genre au sein de la des liste Affections Longues Durée dans le chapitre "troubles névrotiques sévères et troubles grave de la personnalité et du comportement" ( ALD23 ). Il faut rappeler que La transsexualité est actuellement classée par l'OMS parmi les maladies mentales sous le n°305-2 dans la catégorie " déviations et désordres sexuels". Si j'en crois le Pr Le Gueut-Develay, chef du service de médecine légale au CHU de Rennes, dans un article datant de 1998 :

"Tous les spécialistes médicaux sont actuellement d'accord sur le fait que le Transsexuel :
- n'est porteur d'aucune anomalie concernant les sexes génotypique, hénotypique ou endocrinien qui sont concordants,
- n'est ni homosexuel, ni perverti, ni travesti, ni malade mental.
Il possède "la conviction inébranlable depuis l'enfance, véritable idée prévalante au sens psychiatrique du terme, d'être psychiquement de l'autre sexe, et demande impérativement un traitement médico-chirurgical susceptible de rendre son aspect physique conforme à son aspect psychique."

Les troubles d'identité sexuels ne sont pas une pathologie. La preuve en est que serait bien la première fois que l'on guérirai une affection psychiatrique par des interventions chirurgicales sur des zones qui n'ont vraiement rien à voir avec le cerveau! Le role du psy ne peut que se limiter à évaluer la patiente ce qui implique les notions de jugement et même de mise à l'épreuve. Le psychiatre ne peut se borner qu'à constater l'absence de troubles mentaux et la constance de la demande. On a jamais pu guérir les troubles d'identité de genre à coup de neuroleptiques...(et pourtant, on a fait bien pire dans le passé). Mais y a t-il quelque chose à guérir ? Dans le cas des maladies mentales, le role du psychiatre est d'ammener le malade à une prise de conscience de son état, (par la psychothérapie), et à une normalisation de son comportement grace à un traitement médicamenteux. Dans le cas de la dysphorie de genre, on pourrait estimer le comportement de la patiente comme abbérant si on la considérait en tant que garcon, mais si on la considère comme étant de sexe féminin, ce comportement est on ne peut plus normal. On serait donc de un cas totalement unique dans les annales de la psychiatrie où le médecin ne chercherai pas à corriger le comportement de la patiente mais au contraire à juger de la constance de ce dernier. Autrement dit, plus nous perséverons dans notre erreur et plus nous avons de chance que les psychiatre considèrent notre demande comme légitime! N'en déplaise à Colette Chiland la mise sous THS et les opérations ne sont en rien une réponse à un délire quelconque mais l'unique solution à une situation sans issue. L'attitude du corps médicale n'est-elle pas, (en France en tout cas), plus dictée par des considérations d'ordre morale que par des considérations purement médicales ? Finalement est-il plus anormal, pour un garcon d'éprouver le désir d'être une fille que de prendre du plaisir à tuer des animaux sans défense ? (il me semble qu'en psychiatrie on appel cela du "sadisme" non?)...Il a fallut attendre 1973 pour que L’American Psychiatric Association exclut l’homosexualité de la liste des psychopathologies et 1982 pour qu'elle ne tombe plus sous le coup de la loi en France. Combien de temps faudrat-il attendre pour que les troubles d'identité de genre soient enfin considérés comme une réalité ?

Pour en savoir plus : les propos de Mireille BONIERBALLE, psychiatre et présidente du GRETIS et un petit florilège de diverses déclarations de psy de tous poils...

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J'aime la baston, on se refait pas


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Message non luPosté: 09 Juin 2008, 21:01 
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Inscription: 28 Juil 2005, 00:58
Messages: 4531
Localisation: 00/00/00
Colette Chiland

est

borderline

mi psychotique

mi nevrotique

oh my god where is my mind ??

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LA TRANSSEXUALITE C ' EST BIEN ... A CONDITION D' EN SORTIR

pour ma petite pomme c'est finalisé alors
MERCI et @ BIENTOT ... peut être

bisous a toute et a tous


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