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Message non luPosté: 23 Déc 2007, 19:34 
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Inscription: 25 Mai 2004, 14:16
Messages: 62
Le chanteur et ex-tennisman Yannick Noah est la personnalité préférée des Français, devant l'ancien footballeur Zinédine Zidane, indique un sondage à paraître dans l'hebdomadaire le Journal du Dimanche du 23 décembre.

A l'occasion de la parution de ce classement, le journal publie une interview de Yannick Noah qui éreinte le chef de l'Etat, affirmant que "tout (le) choque" dans l'action de Nicolas Sarkozy.

"L'attitude, le ton, l'arrogance me choquent. Le déballage de richesse, le cynisme me choquent. La désinformation me choque", déclare l'ancien joueur de tennis, qui dit toujours soutenir la socialiste Ségolène Royal, rivale de M. Sarkozy à la présidentielle.

"Je n'ai pas encore rencontré quelqu'un qui m'a dit ce qu'il avait vraiment fait, ajoute-t-il. Qu'est-ce qu'il y a eu à part un brouhaha et de la godille? Quels problèmes ont été réglés?"

"Je ne veux même pas parler du côté diversion avec la mise en scène de sa vie privée, et tous les médias qui suivent. C'est le roi avec sa cour, et les courtisans qui se mettent à genoux", poursuit Noah.

_________________
"Lors j'ai vu qu'il restait encore
Du monde et du beau monde sur terre,
Et j'ai pleuré, le cul par terre,
Toutes les larmes de mon corps."
G.B.


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Message non luPosté: 23 Déc 2007, 20:45 
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Inscription: 25 Mar 2006, 13:52
Messages: 2310
Localisation: rhone alpes
Noah : « Sarkozy a tenté de m’acheter ! »

On le sait : Yannick Noah n’a jamais porté le président français dans son cœur. Il se livre aujourd’hui à de graves accusations dans le Parisien. Des propos à l’emporte-pièce qu’il faut parfois décoder.

Yannick Noah n’est pas toujours facile à comprendre, surtout lorsqu’il s’exprime. Ces propos sont souvent intéressants mais parfois décousus, à tel point qu’on perd le fil conducteur de sa pensée. Dans l’entretien publié ce matin dans « Le parisien », Noah nous fait du Noah. Il s‘en prend violemment à la politique menée par Nicolas Sarkozy. Et il le fait avec ses mots. « Sarkozy, c’est pire que ce que je pensais. Rien que pour les cités, c’était évident qu’il n’allait rien proposer. On met plus de gamins en taule sans plus de solutions. »

Puis plus loin, il se fait encore plus critique : « avec Sarko, c’est : « Vos gueules, bande de petits... C’est bouffe de ta merde et ta gueule. Il n’y pas d’humanité. Quand il y a du contrat, c’est pas pour nous. Il y a un cynisme. » Noah se considère donc comme d’un « petit ». Pourtant, l’ancien tennisman millionnaire reconverti avec succès dans la chanson est loin d’avoir le train de vie d’un ouvrier. Villa en Suisse, loft à New York, maison de campagne cossue à une centaine de kilomètres de paris, Noah vit plutôt bien.

Le chanteur accuse même Sarkozy de l’avoir acheté. Il s’en explique : « on m’a contacté pour le grand concert du 14 Juillet. On a essayé de m’acheter en me payant cher. Polnareff a pris moins. Il était en 3ème position. Le premier contacté était Johnny. Mais il ne pouvait pas. Moi, j’étais en 2ème position. »

Noah acheté par le président de la république. Si l’ancien tennisman avait pris un peu de recul, peut-être aurait-il compris que cette invitation faisait partie de… la stratégie d’ouverture chère à Nicolas Sarkozy !

http://www.surftheinfo.com/spip.php?pag ... 79&lang=fr


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Message non luPosté: 24 Déc 2007, 19:32 
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Inscription: 25 Aoû 2003, 17:42
Messages: 807
C’est bien difficile pour un « nanti » de défendre des opinions qui soient quelque peu divergentes
d’ avec ceux du pouvoir en place qui ne fait que favoriser ces mêmes nantis .
( à moins d’être auréolé comme Saint François d’Assise et de partir nu dans la campagne pour parler aux oiseaux.)

aussitôt il se verra taxer d’hypocrisie, de suppôt de la gauche caviar , on trouvera toute les bonnes raisons de douter de sa sincérité….et de le démolir.

Pourtant des bourgeois et des nobles il y en a des tas qui ont adopté des positions humainement acceptable en réaction à l’inacceptable.

Camarades bourgeois réticents , je vous aime , conscient que je suis de l’aide irremplaçable que vous pouvez
nous apporter pour fossoyer votre propre monde.

je n'en dirai pas autant des prolos collabos !

bert


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Message non luPosté: 24 Déc 2007, 19:40 
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Inscription: 25 Mar 2006, 13:52
Messages: 2310
Localisation: rhone alpes
bert a écrit:
C’est bien difficile pour un « nanti » de défendre des opinions qui soient quelque peu divergentes
d’ avec ceux du pouvoir en place qui ne fait que favoriser ces mêmes nantis .
( à moins d’être auréolé comme Saint François d’Assise et de partir nu dans la campagne pour parler aux oiseaux.)

aussitôt il se verra taxer d’hypocrisie, de suppôt de la gauche caviar , on trouvera toute les bonnes raisons de douter de sa sincérité….et de le démolir.

Pourtant des bourgeois et des nobles il y en a des tas qui ont adopté des positions humainement acceptable en réaction à l’inacceptable.

Camarades bourgeois réticents , je vous aime , conscient que je suis de l’aide irremplaçable que vous pouvez
nous apporter pour fossoyer votre propre monde.

je n'en dirai pas autant des prolos collabos !

bert


Écoute, écoute...
Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le cœur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture.

Immobile... L' immobilité, ça dérange le siècle.
C'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la Vitesse, en ces temps.
Les amants de la mer s'en vont en Bretagne ou à Tahiti...
C'est vraiment con, les amants.

Il n'y a plus rien

Camarade maudit, camarade misère...
Misère, c'était le nom de ma chienne qui n'avait que Trois pattes.
L'autre, le destin la lui avait mise de côté pour les Olympiades de la bouffe et des culs semestriels qu'elle accrochait dans les buissons pour y aller de sa progéniture.
Elle est partie, Misère, dans des chaos, quelque part dans la nuit des chiens.
Camarade tranquille, camarade prospère,
Quand tu rentreras chez toi
Pourquoi chez toi ?
Quand tu rentreras dans ta boîte, rue d'Alésia ou du Faubourg
Si tu trouves quelqu'un dans ton lit,
Si tu y trouves quelqu'un qui dort
Alors va-t'en, dans le matin clairet
Seul
Te marie pas
Si c'est ta femme qui est là, réveille-la de sa mort imagée

Fous-lui une baffe, comme à une qui aurait une syncope ou une crise de nerfs...
Tu pourras lui dire : Dis, t'as pas honte de t'assumer comme ça dans ta liquide sénescence
Dis, t'as pas honte ? Alors qu'il y a quatre-vingt-dix mille espèces de fleurs ?
Espèce de conne !
Et barre-toi !
Divorce-la !
Te marie pas !
Tu peux tout faire :
T'empaqueter dans le désordre, pour l'honneur, pour la conservation du titre...

Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir !

Il n'y a plus rien

Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
Parce qu'il se fait chier à être blanc, ce nègre,
Il en a marre qu'on lui dise : « Sale blanc ! »

À Marseille, la sardine qui bouche le port
Était bourrée d'héroïne
Et les hommes-grenouilles n'en sont pas revenus...
Libérez les sardines
Et y'aura plus de mareyeurs

Si tu savais ce que je sais
On te montrerait du doigt dans la rue
Alors il vaut mieux que tu ne saches rien
Comme ça, au moins, tu es peinard, anonyme, Citoyen !

Tu as droit, Citoyen, au minimum décent
À la publicité des enzymes et du charme
Au trafic des dollars et aux trafiquants d'armes
Qui traînent les journaux dans la boue et le sang
Tu as droit à ce bruit de la mer qui descend
Et si tu veux la prendre elle te fera du charme
Avec le vent au cul et des sextants d'alarme
Et la mer reviendra sans toi si tu es méchant

Les mots... toujours les mots, bien sûr !
Citoyens ! Aux armes !
Aux pépées, Citoyens ! À l'Amour, Citoyens !
Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos aînés !
Les préfectures sont des monuments en airain... un coup d'aile d'oiseau ne les entame même pas...
C'est vous dire !

Nous ne sommes même plus des juifs allemands
Nous ne sommes plus rien

Il n'y a plus rien

Des futals bien coupés sur lesquels lorgnent les gosses; certes !
Des poitrines occupées
Des ventres vacants
Arrange-toi avec ça !

Le sourire de ceux qui font chauffer leur gamelle sur les plages reconverties et démoustiquées C'est-à-dire en enfer, là où Dieu met ses lunettes noires pour ne pas risquer d'être reconnu par ses admirateurs
Dieu est une idole, aussi
Sous les pavés, il n'y a plus la plage
Il y'a l'enfer et la Sécurité
Notre vraie vie n'est pas ailleurs, elle est ici
Nous sommes au monde, on nous l'a assez dit
N'en déplaise à la littérature

Les mots, nous leur mettons des masques, un bâillon sur la tronche
A l'encyclopédie, les mots !
Et nous partons avec nos cris !
Et voilà !

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Je suis un chien ?
Perhaps!
Je suis un rat
Rien
Avec le cœur battant jusqu'à la dernière battue

Nous arrivons avec nos accessoires pour faire le ménage dans la tête des gens :
"Apprends donc à te coucher tout nu ! "
"Fous en l'air tes pantoufles ! "
"Renverse tes chaises ! "
"Mange debout ! "
Assois-toi sur des tonnes d'inconvenances et montre-toi à la fenêtre en gueulant des gueulantes de principe

Si jamais tu t'aperçois que ta révolte s'encroûte et devient une habituelle révolte, alors,
Sors
Marche
Crève
Baise
Aime enfin les arbres, les bêtes et détourne-toi du conforme et de l'inconforme
Lâche ces notions, si ce sont des notions
Rien ne vaut la peine de rien

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Invente des formules de nuit: CLN... C'est la nuit !
Même au soleil, surtout au soleil, c'est la nuit
Tu peux crever... Les gens ne retiendront même pas une de leurs inspirations.
Ils canaliseront sur toi leur air vicié en des regrets éternels puant le certificat d'études et le catéchisme ombilical.
C'est vraiment dégueulasse
Ils te tairont, les gens.
Les gens taisent l'autre, toujours.
Regarde, à table, quand ils mangent... Ils s'engouffrent dans l'innommé
Ils se dépassent eux-mêmes et s'en vont vers l'ordure et le rot ponctuel !

La ponctuation de l'absurde, c'est bien ce renversement des réacteurs abdominaux, comme à l'atterrissage : on rote et on arrête le massacre.
Sur les pistes de l'inconscient, il y a des balises baveuses toujours un peu se souvenant du frichti, de l'organe, du repu

Mes plus beaux souvenirs sont d'une autre planète
Où les bouchers vendaient de l'homme à la criée

Moi je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches
Si on ne mangeait pas les vaches, les moutons et les restes
Nous ne connaîtrions ni les vaches, ni les moutons, ni les restes...
Au bout du compte, on nous élève pour nous bequ'ter
Alors, becqu'tons !
Côte à l'os pour deux personnes, tu connais ?

Heureusement il y a le lit : un parking !
Tu viens, mon amour ?
Et puis, c'est comme à la roulette : on mise, on mise...
Si la roulette n'avait qu'un trou, on nous ferait miser quand même
D'ailleurs, c'est c'qu'on fait !
Je comprends les joueurs : ils ont trente-cinq chances de ne pas se faire mettre...
Et ils mettent, et ils mettent...
Le drame, dans le couple, c'est qu'on est deux
Et qu'il n'y a qu'un trou dans la roulette...

Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir

Te marie pas
Ne vote pas
Sinon t'es coincé

Elle était belle comme la Révolte
Nous l'avions dans les yeux, dans les bras, dans nos futals
Elle s'appelait l'Imagination

Elle dormait comme une morte, elle était comme morte
Elle sommeillait
On l'enterra de mémoire

Dans le cocktail Molotov, il faut mettre du Martini, mon petit !
Transbahutez vos idées comme de la drogue...
Tu risques rien à la frontière
Rien dans les mains
Rien dans les poches

Tout dans la tronche !

- Vous n'avez rien à déclarer ?
- Non
- Comment vous nommez-vous ?
- Karl Marx.
- Allez, passez !

Nous partîmes... Nous étions une poignée...
Nous nous retrouverons bientôt démunis, seuls, avec nos projets dansle passé
Écoutez-les... Écoutez-les...
Ça râpe comme le vin nouveau
Nous partîmes... Nous étions une poignée
Bientôt ça débordera sur les trottoirs
La parlote ça n'est pas un détonateur suffisant
Le silence armé, c'est bien, mais il faut bien fermer sa gueule...
Toutes des concierges
Écoutez-les...

Il n'y a plus rien

Si les morts se levaient ?
Hein ?

Nos étions combien ?
Ça ira !
La tristesse, toujours la tristesse...

Ils chantaient, ils chantaient...
Dans les rues...

Te marie pas
Ceux de San Francisco, de Paris, de Milan
Et ceux de Mexico
Bras dessus bras dessous
Bien accrochés au rêve

Ne vote pas

Ô DC8 des Pélicans
Cigognes qui partent à l'heure
Labrador lèvre des bisons j'invente en bas des rennes bleus

En habit rouge du couchant
Je vais à l'Ouest de ma mémoire
Vers la Clarté vers la Clarté

Je m'éclaire la Nuit dans le noir de mes nerfs
Dans l'or de mes cheveux j'ai mis cent mille watts
Des circuits sont en panne dans le fond de ma viande
J'imagine le téléphone dans une lande
Celle où nous nous voyons moi et moi
Dans cette brume obscène au crépuscule teint
Je ne suis qu'un voyant embarrassé de signes
Mes circuits déconnectent
Je ne suis qu'un binaire

Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte
Il est tôt Lève-toi Prends du vin pour la route
Dégaine-toi du rêve anxieux des bien assis
Roule Roule mon fils vers l'étoile idéale
Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras
Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans
La mue ça se fait à l'envers dans ce monde inventif
Tu reprendras ta voix de fille et chanteras Demain
Retourne tes yeux au-dedans de toi
Quand tu auras passé le mur du mur
Quand tu auras outrepassé ta vision
Alors tu verras « rien »

Il n'y a plus rien

Que les pères et les mères
Que ceux qui t'ont fait
Que ceux qui ont fait tous les autres
Que les « monsieur »
Que les « madame »
Que les « assis » dans les velours glacés, soumis, mollasses
Que ces horribles magasins roulants
Qui portent tout en devanture
Tous ceux à qui tu pourras dire :

Monsieur !
Madame !

Laissez donc ces gens-là tranquilles
Ces courbettes imaginées que vous leur inventez
Ces désespoirs soumis
Toute cette tristesse qui se lève le matin à heure fixe pour aller gagner VOS sous,
Avec les poumons resserrés
Les mains grandies par l'outrage et les bonnes mœurs
Les yeux défaits par les veilles soucieuses...
Et vous comptez vos sous ?
Pardon... LEURS sous !

Ce qui vous déshonore
C'est la propreté administrative, écologique dont vous tirez orgueil
Dans vos salles de bains climatisées
Dans vos bidets déserts
En vos miroirs menteurs...

Vous faites mentir les miroirs
Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes
Cravatés
Envisonnés
Empapaouatés de morgue et d'ennui dans l'eau verte qui descend des montagnes et que vous vous êtes arrangés pour soumettre
À un point donné
À heure fixe
Pour vos narcissiques partouzes.
Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître
Tellement vous êtes beaux
Et vous comptez vos sous
En long
En large
En marge
De ces salaires que vous lâchez avec précision
Avec parcimonie
J'allais dire « en douce » comme ces aquilons avant-coureurs et qui racontent les exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur et nivellateur qui vous empêche toute identification...
Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les champions de l'anonymat.

Les révolutions ? Parlons-en !
Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer
Parce qu'elles vous servent
Parce qu'elles vous ont toujours servis,
Ces révolutions qui sont de « l'histoire »,
Parce que les « histoires » ça vous amuse, avant de vous intéresser,
Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en prépare une autre.
Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne,
Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir un place
Dans un palace d'exilés, dans un pays sûr, entouré du prestige des déracinés.
Les racines profondes de ce pays, c'est Vous, parait-il,
Et quand on vous transbahute d'un « désordre de la rue », comme vous dites, à un « ordre nouveau », comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.

Depuis deux cents ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier,
Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas ?
Et les « vauriens » qui vous amusent, ces « vauriens » qui vous dérangent aussi, on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les « vôtres » dans un drapeau.
Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras !
La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis.
Vous avez le style du pouvoir
Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes
Comme si vous parliez à vos subordonnés,
De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu'on vous montre du doigt, dans les corridors de l'ennui, et qu'on se dise : « Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper »
Soyez tranquilles ! Pour la reptation, vous êtes imbattables ; seulement, vous ne vous la concédez que dans la métaphore... Vous voulez bien vous allonger mais avec de l'allure,
Cette « allure » que vous portez, monsieur, à votre boutonnière,
Et quand on sait ce qu'a pu vous coûter de silences aigres,
De renvois mal aiguillés
De demi-sourires séchés comme des larmes,
Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer votre visage,
Je me demande pourquoi la Nature met
Tant d'entêtement,
Tant d'adresse
Et tant d'indifférence biologique
A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères,
Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires
Jusqu'aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire,
Dans votre grand monde,
A la coupe des bien-pensants.

Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd'hui, c'est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le Code civil Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé.
Soyez tranquilles, vous ne risquez rien

Il n'y a plus rien

Et ce rien, on vous le laisse !
Foutez-vous-en jusque-là, si vous pouvez,
Nous, on peut pas.
Un jour, dans dix mille ans,
Quand vous ne serez plus là,
Nous aurons TOUT
Rien de vous
Tout de Nous
Nous aurons eu le temps d'inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
Les larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez !
Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout
Et les microbes de la connerie que vous n'aurez pas manqué de nous léguer, montant de vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos règlements d'administration pénitentiaire
De vos décrets
De vos prières, même
Tous ces microbes juridico-pantoufles
Soyez tranquilles,
Nous avons déjà des machines pour les révoquer

NOUS AURONS TOUT
Dans dix mille ans.


Bert ,tu as toujours des mots qui me rappellent quelque chose
et cette fois ci ça m'a rappelé un des textes que je prefere
de Leo...
Et lui aussi en Italie ne devait pas vivre dans la misere
mais de lui,ça m'est egal...


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