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Derrière la panique, la guerre financière pour la future domination bancaire mondiale


par F. William Engdahl




Ce qui ressort du comportement des marchés financiers européens ces deux dernières semaines, c’est que les anecdotes dramatiques de la crise financière et la panique provoquée servent délibérément à certains groupes d’influence - à l’intérieur et en dehors de l'Union européenne - à façonner le futur visage de la finance mondiale suite à la débâcle aux États-Unis des subprimes (prêt à haut risque) et des titres adossés à des créances (ABS). Le développement le plus intéressant des derniers jours est la position allemande unifiée et forte de la Chancelière, du ministre des Finances, de la Bundesbank et du gouvernement de coalition. Tous sont opposés à un super-fond de renflouage bancaire du style étasunien dans l’Union européenne. Pendant ce temps-là, le ministre étasunien des Finances, Henry Paulson, continue son copinage capitaliste (Crony Capitalism) au détriment de la nation et au profit de ses copains du monde financier. C'est un cocktail inutilement explosif.



La chute de la bourse de 7 à 10 pour cent par jour fait les gros titres de l'actualité et sert à susciter un grand sentiment de malaise proche de la panique chez le citoyen ordinaire. Les événements des deux dernières semaines dans les banques de l'UE - depuis les sauvetages dramatiques des banques Hypo Real Estate, Dexia et Fortis, et l'annonce d’Alistair Darling, le Chancelier de l'Échiquier au Royaume-Uni, d'un changement radical dans la politique du traitement des banques en difficulté au Royaume-Uni - ont commencé à révéler les grandes lignes des diverses réponses européennes à ce qui est en réalité une crise « made in USA ».



On peut raisonnablement penser que Henry Paulson, l’ancien directeur général de Goldman Sachs, n'est pas un ministre des Finances stupide. Il y a aussi des raisons réelles de croire qu'il agit en fait en fonction d'une stratégie à long terme bien pensée. Les événements qui se déroulent actuellement dans l'UE tendent à le confirmer. Comme me l’a dit un haut responsable d’une banque européenne lors d’une discussion privée, « Une guerre est en cours entre les États-Unis et l'Union européenne pour définir le futur visage de la finance européenne. »



Du point de vue de ce banquier, la tentative en cours du Premier ministre italien Silvio Berlusconi et du président français Nicolas Sarkozy de créer un « fonds » commun en Union européenne (avec peut-être plus de 300 milliards de dollars pour sauver les banques en difficulté) participerait de facto à la stratégie à long terme de Paulson et de l’establishment étasunien. En réalité, cela affaiblirait les banques en remboursant les titres véreux d’origine étasunienne détenus par les banques de l'UE.





Utiliser la panique pour centraliser le pouvoir


Comme je l’expose dans mon prochain livre, Power of Money: The Rise and Decline of the American Century, (Le pouvoir de l'argent : essor et déclin du siècle étasunien), dans toutes les grandes paniques financières aux États-Unis depuis au moins celle de 1835, les titans de Wall Street, surtout la Maison JP Morgan avant 1929, ont délibérément déclenché la panique bancaire en coulisses pour consolider leur emprise sur le système bancaire étasunien. Les banques privées ont utilisé cette panique pour contrôler la politique de Washington, notamment la définition exacte de la propriété privée de la nouvelle Réserve fédérale en 1913, et pour consolider leur contrôle sur les groupes industriels comme US Steel, Caterpillar, Westinghouse, etc. En bref, ce sont des habitués de ce genre de guerre financière, qui augmente leur pouvoir.



Ils doivent maintenant faire quelque chose de semblable à l'échelle mondiale afin de pouvoir continuer à dominer la finance mondiale, le cœur de la puissance du siècle étasunien.



Cette pratique du recours à la panique pour concentrer leur pouvoir privé a créé une concentration extrêmement puissante de pouvoir financier et économique entre quelques mains du secteur privé. Ce sont ces mêmes mains qui, en 1921, créèrent le Council on Foreign Relations, l’influent groupe d’experts en politique étrangère étasunienne, pour guider la montée du Siècle Étasunien, comme l’appelait Henry Luce, le fondateur du Time, dans un essai capital en 1941.



Il devient de plus en plus évident que les gens comme Henry Paulson, qui fut l'un des promoteurs les plus énergiques de la révolution de l’ABS à Wall Street, avant de devenir ministre des Finances, sont animés par des mobiles qui dépassent de loin leurs instincts de cupidité. Dans ce contexte, la propre expérience de Paulson est intéressante. A l’aube des années 70, Paulson entama sa carrière en travaillant pour un homme célèbre nommé John Ehrlichman, l’impitoyable conseiller en politique intérieure du président Nixon. A l'époque du Watergate, John Ehrlichman avait mis sur pieds la fameuse équipe des plombiers pour réduire au silence les adversaires du président, mais Nixon l’avait abandonné et il avait fini en prison, sans soutien.



Paulson semble avoir pris de la graine de son mentor de la Maison Blanche. Selon un article du New York Times, en 1998, quand il était coprésident de Goldman Sachs, il a fait partir de force Jon Corzine, l’autre coprésident, dans ce qui équivalait à un « coup d’État ».



Comme je l'ai exposé en détail dans les parties I à IV de ma précédente série, Financial Tsunami, il devient évident que Paulson et ses amis de Citigroup et JP Morgan Chase ont une stratégie, de même que le parrain de la titrisation des hypothèques et de la déréglementation bancaire, l’ancien président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan.



Sachant qu’à un moment donné, la pyramide de billions de dollars de subprimes douteuses et autres titres hypothécaires à haut risque allait s’effondrer, ils étaient apparemment déterminés à propager le plus possible dans le monde entier les « déchets toxiques » de l’ABS, pour attirer les grandes banques du monde, plus particulièrement celles de l'Union européenne, dans leur piège à miel.



Mais ils n’agissaient pas seuls. Lors de son dernier témoignage sous serment, Lynn Turner, chef comptable de la Securities and Exchange Commission (SEC, organisme fédéral de réglementation et de contrôle des marchés financiers, NDR), qui était chargé de la surveillance du marché des swaps de défaut (credit default swaps), un marché d’un montant de 62 000 milliards de dollars, avait fait les frais des coupes budgétaires de l’administration Bush. Son personnel était passé de plus de 100 personnes à une seule. Oui. UNE personne, ce n'est pas une faute de frappe.



Le représentant du Vermont au Congrès, Peter Welsh demanda à Lynn Turner « (…) la réduction des effectifs des autorités de régulation visait-elle à rendre impossible un quelconque contrôle avec un seul employé en poste ? Et est-il exact que 146 personnes ont été licenciées du département de contrôle du SEC ? ». Et Turner, sous serment, lui répondit « Oui… je pense qu’un écrémage systématique – appelez ceci comme vous voudrez – parmi les fonctionnaires a eu lieu dans cette administration, afin de saper ses capacités de contrôle ».



Etait-ce simplement une coupe budgétaire inspirée par une ferveur idéologique, ou cette manœuvre avait-elle un objectif caché ? L'ancien employé de Goldman Sachs, qui avait convaincu le président d’embaucher Henry Paulson et Joshua Bolten (ancien directeur de l’Office of Management and Budget (OMB) de Bush et actuel chef d'état-major du président) tentait-il de s’assurer que le gouvernement ne s’occuperait pas de l'explosion de la titrisation des actifs hypothécaires ?



Ce sont peut-être des questions que le Congrès ferait bien de poser à des gens comme Henry Paulson et Joshua Bolten, au lieu de faire diversion en évoquant le montant des indemnités touchées par Richard Fuld pour son départ de chez Lehman Brothers. N’y a-t-il pas les empreintes de M. Bolten sur les lieux du crime ? Et pourquoi n’y a-t-il personne pour questionner le rôle de Paulson en tant que directeur général de Goldman Sachs - l’un des promoteurs de titres exotiques et autres produits de titrisation les plus agressifs - de Wall Street ?



Il semblerait aujourd’hui que la stratégie de Paulson était d'utiliser une situation de crise - de crise préprogrammée, prévisible dès 2003, quand Joshua Bolten a accédé à la tête de l’OMB - lorsqu’elle se produirait, pour affoler les gouvernements les plus conservateurs de l'Union européenne et les précipiter au secours des actifs pourris des États-Unis.



Si cela devait arriver, ça détruirait ce qui reste de bon dans le système bancaire et les institutions financières de l'UE, et cela rapprocherait le monde d’un marché monétaire contrôlé par les copains de Paulson, des copains capitalistes « à la mode américaine ». Le « copinage capitaliste » est certainement une expression appropriée ici. Robert Rubin, prédécesseur de Paulson à la fois chez Goldman Sachs et au ministère des Finances, aimait accuser les banquiers de Thaïlande, d’Indonésie et des autres pays frappés en 1997 par les attaques spéculatives des fonds de placement sponsorisés par les États-Unis, de « copinage capitaliste ». Cela donnait l'impression que la crise avait sa source en Asie et n’était pas la conséquence d'attaques délibérées d’institutions financières étasuniennes, ayant pour objectif d’éliminer le modèle des Tigres asiatiques et de transformer l'Asie en bailleur de fonds de la dette de Washington.



Il est intéressant de noter que Rubin est à présent directeur de Citigroup, manifestement l'une des banques survivantes « copines de Paulson ». C’est la banque qui a dû jusqu’ici inscrire à son passif la plus grande somme en titres empoisonnés.



Si l'allégation de panique planifiée, comme celle de 1907, est exacte (et c'est un grand « si »), alors le plan a réussi… jusqu'à un certain point. Ce point a été franchi pendant le week-end du 3 octobre, le même jour que l’anniversaire de l'unification nationale de l’Allemagne.





L'Allemagne rompt avec le modèle étasunien


Dans la soirée du dimanche 5 octobre, lors de pourparlers à huis clos, Alex Weber, patron pragmatique de la Bundesbank, Jochen Sanio, dirigeant de BaFin, et des représentants du gouvernement de coalition à Berlin de la chancelière Angela Merkel, ont lancé pour Hypo Real Estate (HRE) un plan de renflouage d'un valeur nominale de 50 milliards d’euros. Toutefois, comme le soulignait Weber au ministre des Finances Peer Steinbrück dans une lettre du 29 septembre rendue publique dans la presse, les banques privées allemandes doivent apporter 60 pour cent de la somme et l’Etat, 40 pour cent. De plus, compte tenu de l'attention avec laquelle le gouvernement, en coopération avec la Bundesbank et BaFin, a établi l’accord de crédit de secours, la perte maximale possible pour l'État serait limitée à 5,7 milliards d’euros dans le pire des scénarios, et non pas à 30 milliards, comme beaucoup le pensent. C’est toujours beaucoup d'argent, mais ce n’est rien en comparaison du chèque de 700 milliards de dollars que le Congrès des États-Unis, contraint par les quelques jours de chute des cours boursiers, a décidé de donner à Paulson.



La rapidité d'action du ministre des Finances Steinbrück à licencier la direction de HRE, en contraste frappant avec Wall Street où les fraudeurs du même acabit restent dans leur bureau à récolter d'énormes primes, témoigne aussi d’une approche différente. Mais cela ne tranche pas le nœud du problème. La situation de HRE provient, comme noté précédemment, des excès de DEPFA, sa banque filiale auxiliaire en propriété exclusive, basée en Irlande, un pays de l'UE connu pour sa réglementation libérale peu contraignante et son bas régime fiscal.





Changement dans la politique britannique


Au Royaume-Uni, après le renflouage stupide et coûteux de Northern Rock en début d'année, le gouvernement du Premier ministre Gordon Brown vient d'annoncer un changement politique radical, allant dans le même sens que l'Allemagne. Les banques britanniques obtiendront exceptionnellement 50 milliards de livres (64 milliards d’euros) de crédits de renflouage du gouvernement et de prêts de secours de la Banque d'Angleterre.



Le Trésor Public a déclaré que le gouvernement allait acheter des actions privilégiées de la Royal Bank of Scotland Group Plc, de Barclays Plc et d’au moins six autres banques, et fournira environ 250 milliards de livres de garanties de prêts pour refinancer la dette. La Banque d'Angleterre mettra à disposition au moins 200 milliards de livres. Le plan ne précise pas combien obtiendra chaque banque.



Tout ça signifie que le gouvernement britannique va nationaliser, au moins partiellement, ses banques internationales les plus importantes, au lieu de racheter leurs prêts véreux dans le style d’un plan inapplicable à la Paulson. Avec cette approche, le coût pour le contribuable du Royaume-Uni sera bien moindre car, une fois la crise calmée et les affaires revenues à la normale, le gouvernement pourra vendre des parts de l'État aux banques en bonne santé avec peut-être un bon bénéfice pour le Trésor Public. Le gouvernement Brown a sans doute réalisé que la couverture de garantie accordée à Northern Rock et Bradford & Bingley en début d’année n’a fait qu’ouvrir les vannes des dépenses gouvernementales sans arranger le problème.



Cette nouvelle politique de nationalisation contraste totalement avec l’approche idéologique du libre marché prônée par Paulson, qui consiste à racheter le titres sans valeur détenus par des banques que Paulson a choisi de sauver, plutôt que de recapitaliser les banques pour leur permettre de continuer à fonctionner.



Les lignes de la bataille se dessinent


Que se dégage-t-il des grandes lignes des deux approches opposées face au développement de la crise ? À présent, le plan Paulson fait manifestement partie d'un projet visant à créer trois colosses financiers mondiaux : Citigroup, JP Morgan Chase et bien entendu Goldman Sachs, la « maison » de Paulson, maintenant transformée en banque de façon assez opportune. Après être parvenus à arracher 700 milliards de dollars aux contribuables étasuniens par la peur et la panique, ces trois mastodontes utiliseront leurs muscles hors du commun pour ravager les banques européennes dans les années à venir. Tant que les plus grandes agences mondiales financières de notation - Moody's et Standard & Poors - seront épargnées par les scandales et les auditions au Congrès, le pouvoir financier réorganisé de Goldman Sachs, Citigroup et JP Morgan Chase pourrait potentiellement se regrouper et faire progresser leur plan de bataille mondial dans les prochaines années, en marchant sur les cendres de la faillite de l'économie étasunienne, mise en banqueroute par leur folie.



En s’accordant sur la stratégie de nationalisation des banques que les ministres des Finances de l'UE estiment « trop stratégiques par leur caractère systémique pour être abandonnées » tout en garantissant les dépôts bancaires, les plus grands gouvernements de l'UE, l'Allemagne et le Royaume-Uni, ont pris le contre-pied des États-Unis, et ont opté pour une approche sur le long terme, qui permettra aux géants bancaires de résister aux attaques financières de géants comme Goldman Sachs ou Citigroup.



La liquidation spectaculaire des actions sur les bourses d'Europe et d'Asie est en réalité un problème secondaire, bien moins critique. Selon des rapports du marché, ce bradage est alimenté surtout par les fonds de placements (hedge funds) étasuniens, qui tentent désespérément d’obtenir des liquidités, car ils réalisent que l'économie étasunienne se dirige vers une dépression économique à laquelle ils seront exposés et que le plan Paulson ne prévoit pas de régler le problème.



Le problème le plus important, c’est de trouver un système bancaire et interbancaire solvable et fonctionnel. La débâcle de l'ABS était « made in New York ». Néanmoins, ses effets doivent être isolés et les banques viables de l'UE défendues dans l'intérêt public et non pas, comme aux États-Unis, dans le seul intérêt des banques des « copains de Paulson ». Les instruments non réglementés à l’étranger, comme les hedge funds et les banques et assurances non réglementées, ont tous participé à la construction de ce que j’ai appelé un tsunami de 80 000 milliards de dollars en ABS. Certains des gouvernements les plus conservateurs de l’UE ne sont pas sur le point d’adopter le remède proposé par Washington.



Tout en s’emparant des gros titres, la baisse coordonnée des taux d'intérêt de la BCE et des autres banques centrales européennes ne fait pas grand chose en réalité pour traiter le vrai problème : la peur des banques de se prêter entre elles tant que leur solvabilité n’est pas assurée.



En amorçant un état partiel de nationalisation dans l'UE, et en rejetant le système de renflouage Berlusconi-Sarkozy, les gouvernements de l'UE, cette fois menés de façon intéressante par l'Allemagne, mettent en place une base saine pour sortir de la crise.



Et c’est loin d'être terminé. C’est là une lutte pour la survie du Siècle étasunien, en construction depuis 1939 par la domination financière et militaire : les piliers jumeaux de la domination étasunienne.



Les banques asiatiques, gravement endommagées par la crise asiatique de 1997-98 pilotée par Wall Street, sont apparemment très peu exposées aux problèmes étasuniens. Les banques européennes sont exposées de différentes façons, mais aucune ne l’est aussi sérieusement que la sphère bancaire étasunienne.




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Original en anglais: Behind the Panic: Financial Warfare and the Future of Global Bank Power, publié le 9 octobre 2008.


Traduction libre de Pétrus Lombard. Révisé par Nicolas Gourio pour Mondialisation.ca.



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F. William Engdahl est associé de Mondialisation.ca/Global Research. Il est l'auteur de Pétrole, une guerre d’un siècle : L’ordre mondial anglo-américain, et de Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation.


@ bientot

frederique


F. William Engdahl est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de F. William Engdahl publiés par Mondialisation.ca

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Message non luPosté: 24 Oct 2008, 21:36 
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frederique

J ai attendu 12 jours pour voir mon conseiller "coup de pouce"

Que feriez vous avec ce produit miracle gain x3 ou 0,5 sur un an! :oops:
ou va t-on en cette crise....j ai failli lever un doigt au ciel pour lui montrer le Firmament, mais la haut c'est gratuit

Jeanne

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Message non luPosté: 24 Oct 2008, 21:42 
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l ideal ?

une main devant

une main derriere


là au moins ya plus de risque

j ai tout vendu et tout craquée en 5 ans

main devant

main derriere

disait lao tseu ,ou kong fu tseu ?

bonne chance a tous

fred la riquette qui se fait des couettes

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Message non luPosté: 24 Oct 2008, 23:35 
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Tout est de la faute des sales Américains, l'Europe et l'Asie ce sont de blanches colombes. les banques européennes sont plus saines que les américaines qui leur ont refilé des créances et des titres pourris.
Ouvre un peu les yeux, tu t'es fait avoir par le matraquage des médias européennes. En réalité, tout est pourri partout et s'il doit y avoir un grand homme qui peut sauver la planète finance, c'est le président de la Réserve fédérale Ben Beranke, un néo-keynesienne qui avait dans le passé décrit les mécanismes des crises du passé, 1930, la crise japonaise , puis celle de la fin des années 90 et prouvé que tout résultait e faute de POLITIQUE en particulier monétaire, c'est lui qui préconise la forte réaction des banques centrales, donc de la réserve fédérale, en bref préconise une politique volontariste type New-Deal.
Mais il faut arrêter de dire que le vice est américain, la vertue européenne ou extrême orientale. la part dépôt de nos banques générales est infime par rapport aux sommes mises en jeu dans leurs spéculations. Nos patrons de banque ne sont pas plus vertueux.
Voilà, ce n'est pas une défense des USA mais la crise est mondiale et en particulier en France, la croissance "molle" était déjà une entrée en crise avant l'heure!

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Message non luPosté: 25 Oct 2008, 09:17 
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je crois qu il y a malentendu ou que tu n a pas la meme lecture de ce qui est ecrit plus haut que moi , c est naturel ,j ai une vision des choses que je suis depuis le 911 , et par concequent je savais depuis 2002 que" l internationale capitaliste " une bande d 'ideologues qui frayent dans les think's tank comme les bilderbergs ,la trilaterale etc preparaient quelque chose qui allait aboutir a une crise financiere suivit d une recession voire d une depression , ce n est meme pas du complot , puisque l info existait depuis longtemps ,certaine chose pour qui s y interesse , filtrait des think's tank !! pour qui s interesse au "plan pour un nouveau siecle americain " ecrit par les faucons US il etait clair qu un evenement majeur allait arriver "type perl harbor" ce n est pas moi qu il est ecrit ce sont les faucons , dans ce document ecrit quelque année avant le 911 !!
De meme pour cette "crise" elle a ete mise en place pour l 'etablissement "d un nouvel ordre financier mondial " voir pire !puiqu il s agit d une internationale faschiste " on peut s attendre au pire !!

ce qu il y a de rigolo dans l histoire c est que c est gens cachent a peine leurs intentions , surtout ces derniers temps !!

mais tu peux toujour croire (puisque nous sommes dans une sociétée construite sur un systeme de croyance et de mythologie (roland barthes))que cela est l objet d une illusion a courte vue que personne n a vue venir le tsunamis (comme les saoudien passagés du 911 que le mossad suivait de pres depuis des mois) que les bras des politique en tombent , que nous devons nous effrayer de ce que nous allons devenir ou au contraire que nos politiques vont jouer les chevaliers blancs et nous sauverons a n en pas douter etc du... PIPO !! ils vont nous le mettre bien profond comme d habitude ,nous ne faisons pas partis du club !!


ils sont les incendiaires et les pompiers c est du raquet tout simplement !

@bientot

frederique

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Message non luPosté: 25 Oct 2008, 10:02 
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Onde de choc en Europe... en Suisse
Dans le contexte actuel de crise globale, la Hongrie est le premier pays à avoir orchestré une hausse - en panique - de ses taux d’intérêt de 3 % hier dans le but de freiner la fuite de capitaux hors du pays et de défendre sa devise menacée d’effondrement, le Forint. Des taux à 11,5 % contribueront pourtant à ralentir l’économie du fait de frais de financement élevés, mais les options à disposition des autorités hongroises étaient fort limitées eu égard à la dépréciation de 15 % en un mois de leur monnaie vis-à-vis de l’euro.

De fait, le forint hongrois est la devise la plus attaquée cette année parmi l’ensemble des pays émergents de la planète et des flux de capitaux massifs hors du pays sont encore à craindre avec à la clé une dégringolade supplémentaire du forint... La liquidité étant au cœur de la crise actuelle, notre monde est comme un gigantesque théâtre où se livre une compétition féroce où chaque euro, chaque dollar et chaque devise utilisés à un endroit, comme par exemple en Hongrie, est une unité de liquidité non disponible ailleurs !
On comprend ainsi la générosité de la Banque centrale européenne qui a volé au secours de la Hongrie la semaine dernière en lui prodiguant des facilités de crédit de 5 milliards d’euros, montant comparable au plan américain de 700 milliards de dollars, proportionnellement à la taille et au PIB hongrois ! De fait, dans l’histoire de l’Union européenne, la Hongrie est le premier pays européen à avoir bénéficié d’aides d’urgence de la part de l’Union, quoique lui-même non membre de cette Union... Il faut dire que les enjeux sont de taille.

En effet, les banques autrichiennes réalisent 35 % de leurs profits grâce aux pays d’Europe centrale et des Balkans, l’Autriche ayant une exposition à ce marché de l’ordre de 230 milliards d’euros, suivie par l’Italie dont les banques sont investies dans cette région à hauteur de 160 milliards d’euros... L’Autriche, avec une population de 8 millions d’habitants et avec un PIB de l’ordre de 235 milliards d’euros, a, depuis la chute de l’URSS, tiré des avantages considérables de son implantation historique remontant à l’Empire des Habsbourg dans cette région peuplée de 130 millions d’habitants et au PIB global de 800 milliards d’euros. Par ailleurs, les banques italiennes et grecques sont fortement impliquées en même temps que leurs consœurs autrichiennes en Bulgarie qui subit aussi de plein fouet une sévère crise de liquidités alors que, plus au nord, le gouvernement suédois s’est employé à émettre des garanties à hauteur de 155 milliards d’euros en faveur des créanciers de la Baltique sinistrés...

Cependant, de tous les protagonistes de ce drame, c’est - contre toute attente - la Suisse qui risque le plus ! En effet, le marché des hypothèques hongroises est dominé par... le franc suisse : près de 90 % des hypothèques du pays sont ainsi libellées en franc suisse depuis 2006 et l’on estime que 45 % de l’ensemble du marché des crédits immobiliers et 40 % de l’ensemble des crédits à la consommation hongrois sont exprimés en franc suisse plutôt que dans le forint national !

L’utilisation du franc suisse comme monnaie de financement par excellence (carry trade) a été largement justifiée jusqu’à présent par les taux d’intérêts très bas et par la tendance globalement à la baisse contre euro de la devise helvétique. De fait, la Hongrie n’est - de loin - pas le seul pays d’Europe centrale à avoir exploité à outrance ce filon du franc suisse puisqu’elle a été très vite rejointe par la Roumanie et par la Croatie ainsi que, dans une moindre mesure, par la Slovaquie et par la République tchèque...

Proche du zéro, il y a quelques années, les taux d’intérêts du franc suisse ont cependant grimpé de plus de 3 % en moins de cinq ans contribuant ainsi à alourdir les remboursements des débiteurs d’Europe centrale. Plus grave encore : la dépréciation du forint hongrois de près de 10 % face au franc suisse en l’espace de quelques semaines a creusé d’autant la dette des Hongrois dont les revenus sont bien sûr toujours libellés en forints... Toujours est-il que ces prêts en francs suisses, consentis principalement par des banques autrichiennes, risquent de mettre le système bancaire de ce pays en banqueroute en cas d’une accumulation de défauts de paiement des débiteurs hongrois ! Dans cette hypothèse, le domino suivant affectera à l’évidence la Suisse - source de tous ces prêts en francs suisses - qui se trouve incidemment être à l’épicentre de l’Europe sans toutefois faire partie de l’Union...

Une crise financière de cette ampleur sur la place Suisse aurait des répercussions majeures sur toute l’Europe et, de fait, ces dernières semaines, la Suisse semble bien être envahie par la peur ! Le gouvernement de la Confédération a certes injecté quelque 4,6 milliards d’euros, il y a quelques jours, dans l’UBS et dans le Crédit suisse qui bénéficient de surcroît d’un fonds de 45 milliards d’euros initié par Berne et destiné à racheter les créances douteuses des banques suisses, mais le système bancaire helvétique - déjà très durement secoué par la crise des subprimes - serait-il capable de survivre à une nouvelle secousse émanant cette fois-ci d’anciens pays satellites de l’Union soviétique ?

Les Suisses scrutent l’horizon et y voient, avec appréhension, l’annonce de très fortes turbulences dont les ondes de choc sont susceptibles de traverser de part en part l’ensemble de l’Union européenne ! La masse globale de prêts consentis en franc suisse hors de Suisse étant estimée à 500 milliards d’euros, une secousse provoquée par le défaut de paiement de ces débiteurs subprimes "nouvelle vague " d’Europe centrale ébranlerait l’Autriche, la Suisse, l’Italie et la Grèce en même temps que l’ensemble de la région d’Europe centrale et balkanique...

La priorité des autorités de l’Union européenne est donc à présent de stabiliser la valeur du forint afin d’endiguer la fuite de capitaux hors de Hongrie. Effectivement, la fixation d’une parité entre l’euro et la devise hongroise éviterait l’effet domino des faillites immobilières en permettant aux débiteurs hongrois de poursuivre leurs remboursements. Il eut certes été préférable de fixer une parité du forint vis-à-vis du franc suisse, mais les autorités européennes n’ont aucun levier vis-à-vis de la Confédération helvétique et doivent en conséquence être pragmatiques. La stabilisation du forint consacrera ainsi l’intégration de facto de la Hongrie au sein même de la zone euro et ce dans une conjoncture peu favorable et alors que ce pays est loin de satisfaire aux critères de base. Il va de soi que la crédibilité de l’Union européenne en sera sévèrement affectée...


désolée mais nous n y couperons pas

@bientot

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et encore françoise , tu avoura qu ils n y mettent pas du leurs ,a part degager des fonds bidon pour speculer ...

que va faire la chine avec ses bons du tresor bidon ?

Bush-Sarkozy : dialogue de sourds sur le nouveau Bretton Woods ?
24 octobre 2008 - 15:07



24 octobre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Le Canard Enchaîné de cette semaine donne quelques pistes sur le difficile dialogue entre Nicolas Sarkozy, porteur d’une dynamique en direction d’un nouveau Bretton Woods, et une Amérique enlisée dans ses préoccupations présidentielles.

En l’absence de réaction à « sa » proposition de nouveau Bretton Woods, formulée le 23 septembre à la tribune des Nations Unies au nom des 27 pays membres de l’UE, Nicolas Sarkozy a pris les devants.

Avant de rencontrer le président George W. Bush, le 18 octobre à Camp David, Sarkozy, lors d’une conversation téléphonique avec le président américain, le 14 octobre, l’a amicalement prévenu : « Si tu n’organises pas ce sommet, tu vas sortir à poil ».

Cependant, rapporte le Canard, « dans l’avion qui vole vers le Québec (où se tenait le sommet de la francophonie), le chef de l’Etat français a découvert, furieux, que les Américains voulaient imposer une déclaration commune avant la rencontre Sarko-Bush à Camp David et non après l’entretien entre les deux présidents ». Les protestations de Sarkozy n’y ont rien fait.

En outre, Sarkozy proposait le 21 novembre comme la meilleure date pour la tenue de la première conférence. Bush refuse et propose une date avant les élections américaines du 4 novembre, oubliant que le passage du pouvoir américain ne devient effectif qu’en janvier 2009.

De plus, le matin du 18 octobre, jour de la rencontre, le Wall Street Journal révèle l’affaire DSK – connue depuis février par le comité éthique du Fonds— alors que le président français compte redonner un rôle majeur au FMI et qu’il avait plaidé la candidature de DSK en septembre 2007.

Au passage, Sarkozy abandonne l’idée d’un grand sommet au profit d’une série de petits. Jean-Claude Trichet (BCE), Christian Noyer (banque de France) et quelques autres font valoir qu’une seule réunion risquait, en cas d’échec, et vu la complexité des problèmes à traiter, d’entraîner une nouvelle bérézina des marchés. Après tout, la conférence de Bretton Woods de juillet 1944 avait duré trois semaines…

Enfin, mercredi 22 octobre, la Maison Blanche annonce soudain la tenue d’un G-20 le 15 novembre, dans les environs de Washington. Rappelons que le G-20, à l’origine un sommet de ministres des Finances, comprend les Etats-Unis, l’Allemagne, la France, le Royaume uni, l’Italie, le Japon, le Canada, la Russie, l’Inde, la Chine, le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Mexique, l’Indonésie, l’Arabie saoudite, la Turquie, l’Australie, la Corée du Sud et l’UE. Devront également participer : Ban Ki-Moon, directeur général de l’ONU, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, ainsi que Mario Draghi, qui préside le Financial Stability Forum.

Selon la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, « les dirigeants passeront en revue les progrès accomplis dans les efforts destinés à affronter la crise financière ; progresser dans une compréhension de sa cause et, afin d’éviter qu’elle se répète, trouver un accord commun sur un ensemble de principes pour la réforme des régulations des secteurs financiers planétaires. Ces principes pourront être développés lors de groupes de travail en vue des sommets ultérieurs, comme annoncé samedi soir par les présidents Bush, Sarkozy et le président de la Commission européenne Barroso. »

Mais les commentaires de Mme Perino traduisent le manque de sérieux de l’administration américaine sur ce sujet. Bien que l’on puisse comprendre les contraintes pratiques imposées par un calendrier accéléré par la crise financière, elle affirme sans hésitation que le sommet se tiendra dans les environs de Washington, car « cela permettra d’en réduire les coûts ». Après avoir offert sur un plateau d’argent (c’est le cas de le dire) 700 milliards de dollars pour conforter les spéculateurs dans leurs folies, il y a de quoi rester rêveur !

Ensuite, et c’est le grand danger, Mme Perino rassure ces mêmes spéculateurs qu’il ne s’agira que « de définir des principes ». Pour l’action, il va falloir attendre, car le dossier sera transmis aux « experts financiers » qui, eux, sont supposés donner de la chair à cette ossature… Exit donc le retour du politique que Sarkozy appelle, avec raison, de ses vœux.

Interrogé sur son éventuelle participation à ce sommet, Barack Obama estimé qu’il était « trop tôt » pour se prononcer sur le sujet.

Aujourd’hui, Le Figaro note que « la Maison-Blanche a élargi au maximum le format de cette conférence, en invitant vingt pays autour de la table. L’Elysée y a vu une habileté américaine pour compromettre les chances de succès de cette initiative qui laisse en partie sceptique l’establishment républicain ».

Parlant à Argonay, ce jeudi 23 octobre, Sarkozy, bien que satisfait que la proposition d’un nouveau Bretton Woods se concrétise par un premier sommet aux Etats-Unis, s’exclamait : « Ce sommet, cette réunion ne devrait pas être une réunion pour rien ; et je n’irai pas assister à un rendez-vous manqué ».

Aujourd’hui, le président en exercice de l’UE est à Pékin avec le président de la Commission européenne Barroso pour le sommet euro-asiatique de l’ASEM, qui réunit les dirigeants de 45 pays d’Asie et d’Europe. Si l’Inde a déjà fait connaître sa disponibilité pour participer pleinement aux sommets sur le nouveau Bretton Woods, les dirigeants Chinois pourraient également s’engager dans ce sens.

Selon Les Echos, « Hu Jintao, le président chinois, a d’ailleurs eu une conversation téléphonique, mardi, avec George Bush, qui ne déborde pas d’enthousiasme pour les projets radicaux de Nicolas Sarkozy. Rien n’a filtré de cette conversation ».

Pourtant, après sa rencontre avec Bush, Sarkozy avait affiché son volontarisme en affirmant que « personne ne pourra prendre la responsabilité de faire échouer ces sommets ».

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@bientot

frederique

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LA TRANSSEXUALITE C ' EST BIEN ... A CONDITION D' EN SORTIR

pour ma petite pomme c'est finalisé alors
MERCI et @ BIENTOT ... peut être

bisous a toute et a tous


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