Forum trans

Le forum I - TRANS - Transgenre et Transsexualité | Transidentité - Infos et Rencontres

Le forum trans - Transsexuelles, transsexuels, transgenres, hermas et autres humains de tous genres.


Entraide, droits civiques, droit à l' autodétermination sexuelle et rencontres

Nous sommes le 30 Avr 2026, 15:25

Heures au format UTC [ Heure d’été ]




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 18 messages ] 
Auteur Message
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 14:57 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 23 Oct 2007, 21:57
Messages: 485
Je m'excuse par avance de la longueur de ce sujet, mais il me semblait important de faire une analyse critique de ce rapport...

Citation:
Le groupe a été constitué par des praticiens appartenant aux équipes françaises
pluridisciplinaires constituées. Il avait été demandé à ces équipes d’envoyer un praticien
pour la partie diagnostique, un pour la partie hormonothérapie et un pour la partie
chirurgicale. Ce groupe était au final composé de quatorze membres : quatre psychiatres,
quatre endocrinologues et six chirurgiens. Il s’est réuni à deux reprises.

Qui ? Quatre psychiatres ? Lesquels ? j’ai du louper une page parce que je n’ai trouvé les noms nul part. Quand ont voit les divergences entre les différentes équipes, comment quatre psychiatres pourraient-ils être représentatifs des différents points de vu ? Quand on connais l’importance des psy dans le parcours, c’est tout simplement incroyable de voir qu’il y avait plus de chirurgiens que de psy !
Citation:
En France, aucune donnée épidémiologique précise et récente n’a été identifiée

Ca commence bien, ils voudraient traiter du problème des TS en France et ils ne savent même pas combien nous sommes…
Citation:
HYPOTHESES PSYCHO-FAMILIALES
L’étude du devenir d’enfants porteurs de malformations ambiguës
des organes génitaux externes montrent qu’un enfant s’adapte au rôle sexuel dans lequel il est éduqué

Ca cela s’appelle de l’hermaphrodisme, je ne voit vraiment pas le rapport avec les troubles d’identité sexuels…On s’égard…
Citation:
Des cliniciens ont également suggéré que les parents de transsexuels auraient trop désiré
un enfant du sexe opposé et l’auraient élevé comme tel

Elle est bien bonne… Il y a des TS ayant reçus tout type d’éducation dans tous les contextes socio-culturels possible… L’environnement peut être un accélérateur, ou un ralentisseur, mais certainement pas une cause.
Citation:
Transsexualisme et société
Depuis, la situation de la minorité transsexuelle en Europe n’a cessé de s’améliorer.

En Europe peut-être, en France, il me semble que la dernière avancée en la matière date de 1992, quand la France a été comdannée et que l’on a enfin pu obtenir, à grand peine, les changement d’état-civil. Cela fait 17 ans. Quels ont été les progrès depuis ?
Citation:
Chapitre :
Origine et évolution du transsexualisme

J’aimerai savoir quel est l’intérêt de ce chapitre sinon celui de faire du « remplissage ». Je croyais que le but de ce rapport était de faire un « état des lieu » et d’établir des propositions pour améliorer notre situation. Si on remonte aux calendes Grecques ça peut durer longtemps… (7 pages pour être précise).
Citation:
La législation
Le Droit aura comme fonction, dans ce nouveau contexte, non pas de corroborer des
théories scientifiques, lesquelles seront toujours contradictoires et plurielles, mais de
garantir la mise en place d’un dispositif commun dont le but sera de protéger le
demandeur des illusions, des fausses identifications, des symptômes passagers ou des
demandes irréfléchies.

Comment la justice pourrat-elle faire la différence entre une demande fondée et une requête injustifié sans l’avis des médecins ?
Citation:
’il apparaît qu’en France à l’heure actuelle, certains spécialistes n’acceptent d’entamer une réassignation sexuelle que si la personne transsexuelle est célibataire et n’a pas d’enfant.

Il y a même mieux, même divorcée, l’équipe parisienne refuse systématiquement d’opérer les Ts qui ont des enfants mineurs. A partir du moment où une ts à une apparence féminine auprès de ses enfant je ne voit pas en quoi le fait d’être ou pas opérée change quoique ce soit.
Citation:
Il ne paraît pas illogique de ne pas exiger de réassignation chirurgicale pour affirmer un changement de sexe.
Par ailleurs, le fait de ne pas avoir à faire appel systématiquement à une réassignation sexuelle chirurgicale introduit une certaine égalité entre les deux sortes de transsexuels. Car lorsqu’une femme souhaite devenir un homme, on n’exige pas une phalloplastie,
connaissant les problèmes et les échecs de telles interventions. Pourquoi donc demander systématiquement une plastie vaginale aux hommes qui cherchent à devenir des femmes ?

La on mélange les problèmes. La question pour les MtF n’est pas l’opération, celle-ci donne des résultats tout à fait satisfaisants. (d’après ce rapport, seul 1% des TS regretteraient d’avoir été opérées). On mélange la problématique des transsexuelle pour lesquelles l’opération est un aboutissement indispensable, non pas vis-à-vis des autre même vis-à-vis de la perception qu’elle ont d’elle-même avec celle des trangenres pour lesquelles la nécessité se situe au niveau d’une reconnaissance sociale.
Citation:
Ainsi, en cas de dysphorie de genre ou de situations voisines, les juges ont autorisé une
substitution des prénoms masculins/féminins, sans pour autant modifier la mention du sexe porté sur l’acte d’état civil

C’est justement l’un des problèmes juridiques majeurs. Ce différentiel entre un prénom féminin et la mention d’un sexe masculin constitue à la fois une violation du secret médical et de la vie privée puisque qu’il indique clairement que la personne est transsexuelle.
Citation:
Changement d’état-civil
Une fois ces conditions remplies, la demande de rectification de la mention du sexe figurant sur l’état civil53 conduit à l’inscription du nouveau sexe en mention marginale, celle-ci ne valant que pour l’avenir

Le problème de la mention marginal peut-être contourné, il est rare que l’on demande une copie intégrale de l’acte de naissance, et sur l’extrait de cet acte,ne figure que le nouveau sexe. Cela dit, le rapport néglige un problème important qui concerne celle d’entre nous qui on été marié. En effet, si l’extrait d’acte de naissance mentionne bien que la personne est de sexe féminin, il mentionne aussi qu’elle a été mariée, puis divorcée, avec une femme !
Il n’existe aucune solution pour que cette mention n’apparaisse pas, sauf de se remarier avec un garçon !
Citation:
Chapitre
Les incidences sur la vie professionnelle

Alors là, c’est très fort… Sur les 206 pages du rapport, 6 lignes pour nous rappeler la loi sur les discriminations… Rien d’autre… Aucune proposition pour une législation spécifique qui protègerait les Ts de l’arbitraire et de l’intolérance de leur employeur et de leur collègues de travail.
Citation:
Chapitre
Traitement juridique du traitement de la dysphorie de genre en Europe

Etant donné que seule une loi voté par l’assemblée nationale sera en mesure de mettre fin la situation de discrimination dont nous sommes victime je ne voit vraiment pas l’intérêt de ce chapitre... (Ha si, j’oubliai, faut bien faire un peu de « remplissage », 6 lignes sur la discrimination au travail et 19 pages sur les législations européennes, pas mal…).
Citation:
Aspects médico-légaux du syndrome de la dysphorie de genre
La reconnaissance juridique du syndrome a été rendue d’autant plus difficile par le fait que l’intervention chirurgicale pratiquée était susceptible de tomber sous la qualification de l’article 222-9 du Code pénal, c’est-à-dire « Violences ayant entraîné une mutilation110 ou une infirmité permanente. » Depuis 1999111, un acte médical portant atteinte à l’intégrité physique d’une personne est considéré comme licite s’il est justifié par une nécessité « médicale ».

Le problème est que le terme de « nécessité médicale » ne veut pas dire grand-chose dans notre cas. Aucun psychiatre ne peut prétendre établir avec une certitude absolu un diagnostique de dysphorie de genre, d’où le fait que les équipes spécialisées en viennent à se s »protéger » légalement en ayant vis-à-vis de leur patientes des exigences souvent démesurées…
Citation:
La question s’était posée devant la juridiction pénale. Le cas d’espèce, qui mérite d’être
cité, est cependant particulier. Suite à une opération de réassignation sexuelle dont les
résultats n’avaient pas été conformes aux attentes (à la suite de la première opération,
trois autres avaient été nécessaires), le patient avait mis fin à ses jours. La famille avait
porté plainte contre les chirurgiens, sur le fondement de l’article 222-9 du code pénal.
La cour d’appel112 estimait que, d’une façon générale, l’article 222-9 du code pénal n’est
pas applicable à la profession des chirurgiens – dans la mesure où la profession médicale
est autorisée et réglementée par la loi, et que le chirurgien qui pratique une intervention
chirurgicale cause volontairement une atteinte à l’intégrité physique de son patient. Ainsi,
le chirurgien jouit d’une « impunité légale » – dans la mesure où son intervention est
justifiée par un intérêt thérapeutique

Faudrait qu’ils révisent leur droit :
En 1990, trois médecins niçois furent condamnés à de lourdes peines. Ils avaient opéré une transsexuelle qui s'était suicidée neuf ans plus tard après avoir engagé une action en justice à leur encontre. Ce cas, bien qu'unique, est exemplaire. En effet, le protocole thérapeutique ainsi que les délais légaux avant l'intervention avaient été respectés par les médecins ces derniers ne purent se voir reprocher de ne pas avoir acquit la certitude du caractère thérapeutique indispensable de l'opération. De plus, la patiente était atteinte de troubles psychologiques qui se sont avérés postérieurs à la période de son suivi médical. Les médecins ont donc été condamnés au nom de l'attente à l'intégrité corporelle. La finalité de la sanction pénale visait à la préservation de l'ordre public : "Cependant ces interventions par leur caractère très mutilant, peuvent faire mettre en cause les médecins qui y participent pour coups et blessures volontaires commis avec préméditation voire pour un crime de castration en cas d'absence de nécessité thérapeutique", (jugement de la cour d'appel d'Aix en Provence du 32/04/90).
Citation:
Prise en charge par la CPAM
nécessité d’un suivi pendant une période minimale de deux ans, par une équipe
« hautement qualifiée » comportant un psychiatre, un endocrinologue et un chirurgien-plasticien

Là on touche au fond du problème. Equipes « hautement spécialisée » moi je veux bien. Mais, qui les à désignée, elle se sont autoproclamé, quel contrôle exerce t-on sur leur activité ? Pourquoi ces équipes censées être si qualifiées ne sont même pas d’accord entre elle ?
D’autre part, cette exigence de la CPAM est totalement contraire au droit de tout assuré social de choisir le médecin de son choix, on nage donc dans la plus parfaite illégalité.
Citation:
Prise en charge des soins à l’étranger la prise en charge sera refusée s’il existe en France un traitement identique ou du
même degré d’efficacité et si ces soins peuvent être obtenus en temps opportun en France, au vu de l’état du patient et de l’évolution probable de l’affection.

« En temps opportun ». Voila le problème. Au bout de combien de temps peut-on estimer la nécessité d’une opération ? 1 ans, 2 ans, 10 ans ?
Citation:
Chapitre
Le point de vue des médecins
La prescription trop rapide d’hormones, parfois dès le premier rendez-vous, par des
médecins généralistes ou endocrinologues non intégrés aux équipes officielles, peut soulager la souffrance mais elle gêne l’évaluation.

Je ne suis pas du tout certaine qu’un endocrinologue, ou même un généraliste prendrai le risque de prescrire un THS à une TS sans accord écrit d’un psychiatre…Si il existe des cas de ce type, il me semble très marginaux.
Citation:
Le délai nécessaire à l’évaluation avant d’entamer l’administration d’hormones peut
souvent être raccourci, parfois il suffit de six mois ou plus souvent un an.

Si, en partant du principe de consultations régulières, (une par mois), il faut un an à un psychiatre pour diagnostiquer une dysphorie de genre, il ferait bien de changer de métier…
Citation:
Il faut également se poser la question des causes de la difficulté à trouver de nouveaux
chirurgiens pour poursuivre cette activité, les internes ne semblant pas intéressés par ce sujet. Leur pratique n’est d’ailleurs pas connue de leurs pairs, ni reconnue, d’ailleurs. Elle ne fait pas l’objet d’un enseignement dans le cursus médical initial.

Si l’on veux des médecin capable de pratiquer ce type d’opération il faudrait peut-être commencé à les former pour cela… Actuellement, entre l’accord du chirugien et l’opération il faut compter environ un an d’attente. Qu’est que vous diriez si ayant une appendicite, on vous demandait d’attendre un an avant de vous opérer ?
Citation:
Aucune échelle de coût n’est attribuée à ces interventions chirurgicales spécifiques, ce
qui contribue à maintenir l’opacité sur cette pratique.

Si l’on se fie aux tarifs pratiqués par l’équipe du Pr Monstrey en Belgique donc, avec une tarification comparable à celle pratiqué en France on est aux environs de 12.000 euros… Pourquoi donc en faire un secret d'état?
Citation:
La qualité des interventions réalisées par les chirurgiens français est souvent critiquée par les associations des patients.

Non, par certaines association de patients qui prônent l’opération à l’étranger. A l’heure actuelle, on peut raisonnablement estimer que la qualité des opérations pratiquées en France est comparable à celle pratiquées à l’étranger. C’est dans le rapport :
Citation:
Concernant l’aspect esthétique des organes génitaux, les résultats sont considérés
comme satisfaisant dans la plupart des cas (86 à 94 %), y compris par auto-évaluation, de même que les dimensions vaginales. Sur le plan sexuel, 58 à 79 % des patientes avaient une activité sexuelle post-opératoire.
Les perspespectives d’amélioration du parcours de soin.
Le nombre optimal de centres spécialisés est discuté mais doit correspondre au nombre
de patients concernés. Il est sans doute préférable de renforcer les centres existants
plutôt que de les multiplier.
Il n’existe que quatre villes où l’on peu se faire opérer : paris, Lyon, Marseille et Bordeaux. Comment font celles qui habitent loin de ces centres ?
Citation:
Le travail en réseau est à structurer pour les patients éloignés géographiquement des centres chirurgicaux ou des équipes multidisciplinaires.

Le travail en réseau, ça veut dire quoi au juste ? Que les équipes spécialisées vont « désigner » arbitrairement des psychiatres et des endocrinologues qui seront seuls habilités à suivre les Ts ?
Citation:
Chapitre
L’opinion transsexuelle

Encore une fois le masculin l’emporte, même si le rapport concerne aussi nos amis MtF ils auraient pu avoir la délicatesse des marquer transsexuel (elle)s…
Citation:
Le nombre de temps opératoires serait trop important. La durée des interventions serait
trop réduite par certaines équipes en France. Des durées de 1h15 sont citées alors que
des équipes étrangères interviendraient pendant 5 à 8 heures.

Si vous arrivez à me trouver un chirurgien capable de faire une vaginoplastie en 1h15, j’aimerai bien le rencontrer, c’est totalement impossible…
Citation:
Certaines participantes se plaignent de complications (douleurs, écoulements,
incontinence, fistules) et vivent leur opération comme une mutilation, alors qu’il s’agissait
pour elle d’un changement de sexe et non d’une castration.
Les complications urinaires surviennent dans 1 à 10 %. Les complications digestives sont
rares (1 à 5 %). Les nécroses post-opératoires ou les sténoses secondaires du néovagin
surviennent dans moins de 10 % des cas. Une équipe a évalué le taux de transfusion
sanguine, qui était de 59 %

Le devoir de tout médecin est avant tout un devoir d’information. La vaginoplastie d’est pas une opération anodine, et même correctement réalisé, il peut toujours y avoir des suites post-opératoires. L’important est que la patiente soit parfaitement informée des risques et que l’équipe médicale soit formée de façon à pouvoir faire face aux problèmes qui peuvent se poser après l’opération.
Citation:
Les participantes constatent une grande variabilité de l’étendue des prises en charges par
L’Assurance maladie, sans que la discussion qui s’engage permette d’en comprendre les
raisons

L’absence de tout texte légal définissant de manière claire les modalités de prise en charge livre effectivement les Ts à l’arbitraire des médecins-conseil de la sécu.
Citation:
Supprimer la distinction entre transsexualisme primaire et secondaire. Des
participants au groupe estiment que le fait d’avoir eu une vie conjugale et des enfants
incite les professionnels à s’opposer au processus de transformation.

Cela est tout à fait exact et est du aux différentes interprétations que peuvent faire les diverse équipe de ce fameux « protocole « ce qui livre les patientes à l’arbitraire des dites équipes. Le fait d’avoir un, (ou plusieurs), enfants mineures constitue un facteur particulièrement invalidant pour l’obtention de l’opération.
Citation:
Plusieurs personnes évoquent l’accessibilité de l’information délivrée par certains
chirurgiens étrangers.

Il faut reconnaître qu’il n’y a aucune information circulant de manière officielle sur les opérations pratiquées en France, seul le « bouche à oreille » permet de recueillir des bribes de renseignement. C’est parfaitement inadmissible…
Citation:
Chapitre
Les grandes étapes du parcours de soin.
L’utilisation de ces critères diagnostiques, (CIM 10 et DSM IV), permet de poser le diagnostic avec un maximum de précision et reproductibilité, malgré leurs limites.

Je connais quelques psychiatres qui sont capable de diagnostiquer le fait qu’une patiente n’est pas transsexuelle. Par contre, rien ne leur permettra jamais d’affirmer qu’il s’agit d’un cas de dysphorie de genre pour la simple raison qu’il ne s’agit pas d’une maladie mentale et que par conséquent, la patiente ne présente pas de pathologie spécifique.
Citation:
Le bilan psychologique apporte des informations sur les troubles de la personnalité et les
pathologies psychiatriques éventuellement associées. Ce bilan s’appuie sur l’interprétation de tests réalisés chez les transsexuels par des psychologues expérimentés qui évaluent les modalités de fonctionnement psychique et l’identification sexuée.
Les tests pratiqués sont le plus souvent le MMPI2 et le test de Rorschach. Ces deux test, outre le fait qu’ils puissent être tout a fait contestables dans leur efficacité et dans la marge d’interprétation qu’en font les psychologues n’ont jamais été conçu dans le but de détecter la dysphorie de genre. En outre, le plus souvent, ces tests sont pratiqués alors que la patiente a déjà été mise sous THS par l’équipe qui la suit ce qui n’à aucun sens…
Citation:
Nécessité d’un diagnostique confirmé
Établir le diagnostic de transsexualisme est une condition nécessaire, mais pas suffisante
pour entamer la thérapie triadique
des personnes identifiées comme des transsexuels après un diagnostic soigneux
peuvent changer spontanément leurs souhaits.
Ainsi, dans une étude de 128 patients, 11,7 % d’abandons précoces ont été observés en
cours d’évaluation et avant tout traitement hormono-chirurgical

Si l’on en croit l’étude de Bonnierbale sur 128 cas, 11,7% des patientes auraient renoncé au suivi. Cela veux déjà dire que 88,3% des patientes qui vont consulter le psy d’une équipe spécialisé sont totalement sure de leur démarche. D’autre part, il n’est pas dit que certaines patientes renoncent au suivi de ces équipes découragées par la difficulté, l’incertitude, et la longueur du parcours et choisissent un suivi en secteur privé ainsi que la solution d’une opération à l’étranger…
Citation:
Par ailleurs, la rencontre avec la famille apporte des informations précieuses, parfois
méconnues du patient lui-même, et peut contribuer au diagnostic et à la recherche
étiopathogénique. La compréhension de la procédure de réassignation par le patient et
L’existence d’un soutien par la famille améliore le pronostic ultérieur.

Ces propos tenus par le Dr Cordier sont aberrant… Imaginez que vous alliez voir votre généraliste pour un rhum et que ce dernier convoque votre conjoint pour lui demander si vous éternuez… Cela veux dire qu’une Ts dont la famille acceptera par tolérance la transsexualité aura bien plus de chance d’être opérée que celle rejeté par son parent. Faire dépendre un diagnostique de l’avis de personnes extérieures au problème et dont le comportement dépendra de leur capacité de tolérance est une hérésie médicale.
Citation:
La nécessité d’obtenir un diagnostic le plus certain possible...

Voila le fond du problème. Cet excès de précaution pratiqué par les équipées spécialisé n’a pas de justification médicale mais est du au statut juridiquement très « limite » de l’opération et par la crainte de conséquences judiciaires.
Citation:
Expérience en vie réelle
Durant cette période, le patient est censé vivre en permanence dans le rôle du sexe
désiré dans les activités quotidiennes sociales et professionnelles
L’enquête réalisée auprès des professionnels souligne que cette étape ne
doit pas être une contrainte demandée par le corps médical, mais doit être un
engagement spontané de la part du patient qui estime pouvoir l’assumer.
Pour éviter un désaccord préjudiciable au but recherché entre l’apparence physique et le genre désiré, des soins entraînant des transformations réversibles ou légères (hormonothérapie réversible, épilation…) peuvent être délivrés pendant la phase d’expérience envie réelle.

Ont nous demande d’avoir, une vie de femme. Très bien, on ne demande que ça. Mais comment avoir une vie sociale et professionnelle féminine sans avoir au préalable pu bénéficier d’un certain nombre de traitement esthétique, (épilation, cheveux). Quand on voit le temps qu’il faut pour obtenir dans certain cas un résultat « crédible » avec les techniques d’épilation actuelle, ce n’est pas pendant la phase de vie réelle que ces traitements doivent être appliqués mais avant. Et comment avoir une vie sociale et professionnelle féminine avec un statut juridique contraire à notre apparence ?
Citation:
Conclusions :
Vu l’aspect multidisciplinaire, complexe et extrêmement spécifique des soins à offrir, il
paraît très souhaitable que cette offre soit structurée en un réseau organisé autour
d’équipes de référence. Les centres de références multidisciplinaires devraient travailler en réseau avec les professionnels de santé, assurant le relais de la prise en charge à proximité du domicile
du patient

L’idée de réseau n’a rien de nouveau, elle avait déjà été évoquée par le Dr Lamotte il y a quelques années. Mais cela ne fait que déplacer le problème vu que se seront les équipées spécialisées qui désigneront les médecins participant à ces réseaux.
Citation:
La participation d’un juriste dans les équipes pluridisciplinaires apporterait la fluidité
nécessaire à la coordination entre le travail médical et les démarches administratives

Sans une loi permettant au Ts un changement simple et rapide de leur prénom et de leur état-civil, le terme de fluidité n’est qu’une vaste plaisanterie face à la complexité, au coût, et à la longueur des démarches juridiques à accomplir.
Citation:
Les informations nécessaires à un premier entretien devraient être
accessibles aux professionnels n’appartenant pas à un réseau ou à un centre. Cet
entretien devrait fournir une première occasion d’écoute, de réflexion et d’orientation du
transsexuel vers les professionnels du réseau ou des équipes de référence.
Ca, cela s’appel un vœux pieux. Ce problème n’intéresse pas la plupart des médecins d’autant plus que vu le très faible pourcentage de cas ils n’y ont pour la plupart jamais été confrontés.
Citation:
Des actions devraient être menées pour que les équipes et le réseau soient connus des
Transsexuels.

Mis à par le site de l’équipe de Paris, (qui n’est pas évident à trouver), il n’existe aucune information sur le net émanant des équipes spécialisées…
Citation:
Aspect juridique
Dans cette réflexion globale, devraient notamment être inclus les points suivants qui méritent d’être améliorés : l’obtention complexe et lente des nouveaux « papiers d’identité » (carte nationale d’identité, état-civil, numéro de sécurité sociale), laissant les personnes avec des
papiers ne correspondant pas à leur genre apparent pendant plusieurs années

J’aime bien le terme « méritent être améliorés ». Sans une proposition de loi définissant clairement le cadre du changement d’identité des Ts, rien n’est possible. J’ai la désagréable impression que cette loi n’est pas prête d’être ni proposée, et si par extraordinaire elle l’était, d’être votée…
Citation:
CPAM
l’absence de tarification de la chirurgie de réassignation dans la CCAM, la limitant de
fait aux établissements publics.

1- j’aimerai bien savoir combien de chirurgien du secteur privé sont actuellement en mesure de faire une vaginoplastie
2- Les médecins du secteur public bénéficient d’une protection juridique spécifique. Les chirurgiens du secteur privé dépendent eux des assurances. Quelles assurances acceptera de couvrir les risques juridiques inhérents à une vaginoplastie ?
3- Même si la chose se faisait, je doute que les chirurgiens du secteur privé appliquent la tarification de la sécu. Autrement dit, avec les dépassements d’honoraires qu’ils ne manqueront pas de demander, l’opération en secteur privé en France à de forte chance d’être plus chère qu’à l’étrangerEn conclusion :
Ce n’est pas un rapport, c’est un bric à brac fait de constats, de vœux pieux et de replâtrage.
10 pages pour nous expliquer qu’ils ne savent pas vraiment ce qu’est une transsexuelle. Pourtant, ce n’est pas bien compliqué. Etre transsexuelle c’est avoir un cerveau de fille dans un corps de mec… On peut d’ailleurs regretter que ce rapport mélange parfois sans discernement transsexualisme et transgendérisme. Même si il y a des points commun il s’agit de deux problématiques différentes.
1- Il n’y a pas de remise en cause des équipes spécialisées. Ces équipes sont autoproclamées, ne sont soumise à aucun contrôle et l’obligation que fait la sécurité sociale aux patientes être suivi par ces équipes est contraire au droit fondamental de tout assuré social d’avoir le libre choix de son médecin. Ce rapport met sur le même plan les suivis psychiatriques, endocrinologiques et chrirgicaux. Il néglige le fait que l’autorisation d’opérer dépend essentiellement du psychiatre et que de ce fait les rapport entre la patiente et ce dernier son complètement faussé du fait que le psychiatre est considéré comme un juge dont la décision est sans appel.

2- La constitution de réseau » de médecin afin d’assurer un suivi de proximité ne fait que déplacer le problème, ces médecin étant nommés par les équipes spécialisées donc totalement dépendant de ces dernière

3- Tant que cette intervention sera considérée comme une « exception thérapeutique » et passible des articles 309 et 310 du code pénal les chirurgiens auront toujours une épée de Damoclès au dessus de la tête ce qui ne risque pas de les inciter à la pratiquer. Même si l’on intégrait la vaginoplastie dans le cursus des urologues, compte tenu de la durée des études, il faudrait combien de temps pour disposer d’un nombre de chirurgiens suffisant pour faire face à la demande ? Quand à la proposition d’une tarification de l’acte dans le but de se « décharger » du problème sur le secteur privé, elle est totalement illusoire.

4- Aucune solution n’est proposée concernant les difficultés liées à l’intégration sociale et rien n’est évoqué concernant une protection légale spécifique aux Ts dans le cadre professionnel.

5- Hormis la présence d’un conseiller juridique au sein des équipes, proposition pour le moins insuffisante, aucune proposition concrète n’est faite pour envisager une proposition de loi facilitant le changement d’état-civil.

Ce rapport ne remet aucunement en cause le système actuel. Les patientes continuerons à être livrées pieds et poings lié aux bon vouloir d’équipes spécialisées qui ne sont même pas d’accord entre elle sur les conditions d’application du protocole. L’absence de toute législation fait dépendre les Ts du bon vouloir des milieux médicaux et juridiques.
Pour ma part je ne répondrait pas au questionnaire concernant ce rapport tout simplement parcequ’il ne changera rien à la situation actuelle.
Seule une concertation des différentes association en vu d’établir une proposition de loi qui amènerait a faire de la vaginoplastie une opération « normale » avec une prise en charge adaptée de celle-ci et de tous les soins qui y sont liés offrant ainsi aux patientes la possibilité d’avoir le libre choix de leur médecins. Une loi qui permettrai d’avoir une cohérence entre son aspect physique et son identité légale et qui offrirai une protection spécifique au niveau professionnel. Seule une loi de ce type prenant en compte tous les aspects lié à la transsexualité pourrait faire avancer les choses…
.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 15:53 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 12 Sep 2008, 12:33
Messages: 1604
et ben brigitte, tu m'en bouche un coin, je suis ok avec tes commentaires sur presque la totalité, comme quoi parfois.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 19:10 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 12 Sep 2008, 12:33
Messages: 1604
ce que je trouve dommage brigitte, c'est que tu as fait un travail de réflexion important et ya quoi en réactions, que dalle, c'est vrais que je suis en opposition avec toi sur certaines choses, mais là je réitère mon chapeau.
appament l'on dirait que tout le monde est ok avec ce rapport vu le taux de réactions, c'est vrias que certaines on finit leurs transition, mais les autres, je en parle pas de moi, je parle de toutes celles a venir, personne y pense.
dommage.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 19:55 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 21 Fév 2009, 11:15
Messages: 988
Localisation: Là! Mais là!!!
Un diagnostique certain, j'adore. A l'heure actuelle le psychiatre est sensé être une aide à l'auto-diagnostique théoriquement...

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 20:24 
Hors ligne

Inscription: 28 Déc 2006, 13:56
Messages: 5192
Localisation: alpine rhone-haut
Comme quoi,
ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous oppose.

Le constat est globalement partagé même si on peut discuter de certains "détails".
Moi, pas envie.

_________________
NI MUSE NI SOUS-TYPE et ni dieu, ni maitre, ni gourou.
Mes propos ne visent personne, toute ressemblance, etc, (sauf mention contraire).
(angellin(n)e, angie, jamie, suzie, samy, cleo)
car le 7 est mon chiffre
7777 il est temps de s'arreter


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 20:32 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 09 Fév 2006, 17:18
Messages: 1339
Bonsoir Brigitte!

Un travail énorme comme le résumé que tu as mis à notre disposition!
Je rentre de travailler et à l'encontre de certaines qui ont le verbe haut et la critique facile je n'ai pas le temps de squater le forum.

Je viens de te lire sur un premier jet! Dans l'ensemble je suis assez d'accord à quelques points de détail près et comme toi je ne suis pas certaine que de nouvelles interventions sur ce rapport seront suivis de rectifications vu que les précédentes ont été écoutées mais pas entendues.

En gros le mal francais, un rafistolage de plus qui ne solutionne rien et continue à faire la part belle aux gens qui ont créé la fracture en s'autoproclamant arbitrairement.

Je te relis plus en détails demain
Bonsoir
Michèle.

_________________
L'action vaut mieux que l'intention


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 20:47 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 21 Fév 2009, 11:15
Messages: 988
Localisation: Là! Mais là!!!
Après relecture, on se demande quand le cas du transsexualisme sera pris au sérieux...
Alors que certains psychiatres sous-entendaient que la transsexualité est une variante de l'hermaphrodisme( cerveau d'homme, corps de femme), comme Stoller par exemple, nos chéres réputés experts français entendent sauver les 1% de transsexuels "récupérables" par la société.

On avance comme ça, bientôt Benoit XVI s'autoproclamera expert en homosexualité et préconisera la crucifixion.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 20:50 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 09 Fév 2008, 23:54
Messages: 643
:D :D :D :D :D :D :D :D

_________________
OSEZ DIRE LE VRAI , PLUTOT QUE L AGREABLE......


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 20:54 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 09 Fév 2006, 17:18
Messages: 1339
Citation:
On avance comme ça, bientôt Benoit XVI s'autoproclamera expert en homosexualité et préconisera la crucifixion.


Ben demain, c'est le bon jour pour en profiter vu que c'est vendredi saint!
Plaisanterie douteuse dont je ne suis pas forcément très fière.

Bises healing
Michèle.

_________________
L'action vaut mieux que l'intention


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 20:54 
Hors ligne

Inscription: 22 Jan 2005, 17:14
Messages: 189
Localisation: Haute-Loire
Somme toute assez d'accord avec les remarques de Brigitte. On sent d'ailleurs l'incompétence à presque toute les pages du rapport (pas étonnant avec la sélection qui avait été faite dans les intervenantEs). Ca va jusqu'au comique quand dans un coin le rapporteur écrit, après avoir constaté que la plupart des demandes de prise en charge d'opés à l'étranger sont refusés, constate benoîtement "Il semble que la plupart de ces personnes en aient été mécontentes". C'est qu'il faut avoir fait l'ENA pour tirer une conclusion aussi audacieuse et dérangeante !
Juste une remarque, par contre. Je ne suis pas sûre du tout qu'une loi, surtout étant donné l'état de la société française et les blocages des "professionnels" autoproclamés, nous soit un progrès. Une fois de plus nous allons nous retrouver pieds et poings liés au pouvoir de "spécialistes" qui ne vivent pas ce que nous vivons et ne comprennent à peu près rien. A preuve, la manière dont ilelles gobent encore aujourd'hui nos mensonges pour passer dans leurs cases !! (par contre, si vous savez pas mentir...)
Pour ma part et celle de quelques copines, notre proposition serait une absence de loi au contraire, bref qu'on nous lâche un peu la lèvre, un "parcours" d'ordre administratif, mais où nous sommes les expertes de ce que nous sommes et voulons être. Les exemples de Belgique et d'Espagne montrent assez bien que le cadre légal n'a même pas mis fin à l'arbitraire (outre bien sûr l'arbitraire des normes posées) mais l'a au contraire revêtu d'une légitimité encore plus dure à attaquer !
Et quant aux chirs et compagnie, s'ilelles veulent continuer avec nous, eh bien oui, qu'ilelles aillent se former. C'est pas un problème matériel ; c'est un problème de vanité franchouillarde, on n'admet pas d'être à la traîne...
Plume

_________________
Plume la fem-garoue
Garoue pasque je suis toujours mal épilée, et que je bouffe des bio les nuits de pleine lune !


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 21:12 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 18 Avr 2006, 15:59
Messages: 1662
Bonsoir Brigitte,

Encore merci pour ton travail et ta générosité, de nous le faire partager.

En lisant ta synthèse avec laquelle je suis en partie d'accord, je me demande si lors de la réunion où j'étais présente avec Michèle Aubeline, ces praticiens nous ont bien écoutés.

Je précise qu'il y avait 2 réunions une le matin avec d'autres participantes et participants, mais peu importe en même temps,je reste assez abasourdie par ce tissu de conneries, par moment.

Il est clair qu'avec un tel rapport, rien n'avancera, c'est d'ailleurs ce que je vais leur envoyer.

Je t'embrasse,

Ewa


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Brigitte
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 22:00 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 23 Oct 2007, 21:57
Messages: 485
Merci à toutes pour vos post,
que dire sinon que cela me touche beaucoup :oops: :D


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 22:04 
Hors ligne

Inscription: 18 Déc 2006, 14:29
Messages: 3385
C'est vrai qu'il faut une sacré dose de générosité pour accomplir un tel travail!

Brigitte tu es une fille vraiment intérréssante, mais ça tu le sais, j'ai eu l'occasion de te le dire en privé, remarquable boulot en tout cas!

Célia

_________________
Tout ce qui ne me tue pas, me rends plus forte!


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 09 Avr 2009, 22:18 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 21 Fév 2009, 11:15
Messages: 988
Localisation: Là! Mais là!!!
Sacrée dose de courage aussi... lire plusieurs centaines de pages remplies d'âneries... chapeau.

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Un lien pour la machine
Message non luPosté: 10 Avr 2009, 10:16 
Hors ligne
Administratrice
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 12 Avr 2003, 14:09
Messages: 5758
Localisation: Au pays des tielles et du mistral gagnant
Il serai judicieux que nous mettions comme reponse a ce fameux quertionnaire de venir jeter un oeil sur le travail de Brigitte ( pour leur permettre de se renseigner un peu sur la transsexualité vue de l'interieur)


Un simpler lien leur apprendra plus que des centaines de reponses a leur questionnaire


Et le préalable nécessaires de faire sortir la transsexualité de la nomenclature psychiatrique ( sauf dans mon cas) crazy :lol:

_________________
«Ce qu'il y a de plus profond dans l'homme c'est la peau.» [ Paul Valéry ]
«Courage is contagious» [ Julian Assange - WikiLeaks ]
«L’homme ne doit pas tenter de dissiper l’ambiguïté de son être mais au contraire accepter de la réaliser.» [ Simone de Beauvoir ]


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Brigitte
Message non luPosté: 10 Avr 2009, 14:32 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 23 Oct 2007, 21:57
Messages: 485
Merci pour ta suggestion Nad,
je pense malheureusement que si on leur envoi un lien, il ne se donneront même pas la peine d'aller voir. Je me permet de suggérer à celle qui seraient d'accord avec mon petit message et qui désireraient le faire savoir à la HAS d'en faire un copier-coller. Il suiffit ensuite d'aller sur la page suivante :
http://www.has-sante.fr/portail/jcms/ct ... ter-la-has
Ne pas oublier de remplir les champs suivi d'un asterisque rouge.
1- Dans la rubrique thème de la question mettre : évaluation des pratiques
2- il suffit de faire un copier-coller de ma critique dans la rubrique message. Pour celles qui, (et je les comprend Ô combien), n'ont pas envie de se prendre la tête avec un texte d'introduction pour expliquer le truc je leur propose de faire un copier coller du texte que j'ai mais en en tête :
"Suite à votre rapport sur la transsexualité et compte tenu du caractère restrictif de votre questionnaire je vous fait parvenir cette synthèse critique du rapport en question"
Bises à toutes.
Brigitte.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
Message non luPosté: 10 Avr 2009, 17:30 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 07 Mar 2009, 16:54
Messages: 11
Localisation: Demain
moi j'ai mis un lien sur leur formulaire

ils veulent l'opinion des principales concerné-e-s ils l'auront plus ici que sur 1000 questionnaires

_________________
J'étais ce que je suis


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Brigitte
Message non luPosté: 14 Avr 2009, 13:11 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 17 Sep 2004, 12:16
Messages: 2068
Localisation: citoyenne du monde!!!
brigitte2004_351 a écrit:
Merci pour ta suggestion Nad,
je pense malheureusement que si on leur envoi un lien, il ne se donneront même pas la peine d'aller voir. Je me permet de suggérer à celle qui seraient d'accord avec mon petit message et qui désireraient le faire savoir à la HAS d'en faire un copier-coller. Il suiffit ensuite d'aller sur la page suivante :
http://www.has-sante.fr/portail/jcms/ct ... ter-la-has
Ne pas oublier de remplir les champs suivi d'un asterisque rouge.
1- Dans la rubrique thème de la question mettre : évaluation des pratiques
2- il suffit de faire un copier-coller de ma critique dans la rubrique message. Pour celles qui, (et je les comprend Ô combien), n'ont pas envie de se prendre la tête avec un texte d'introduction pour expliquer le truc je leur propose de faire un copier coller du texte que j'ai mais en en tête :
"Suite à votre rapport sur la transsexualité et compte tenu du caractère restrictif de votre questionnaire je vous fait parvenir cette synthèse critique du rapport en question"
Bises à toutes.
Brigitte.
Voila j'est envoyez tous cela avec avent mon petit comentaire personnelle et ensuite vous faite comme a soumie Brigitte: COPIER COLLEZ/ DE

Je m'excuse par avance de la longueur de ce sujet, mais il me semblait important de faire une analyse critique de ce rapport...

Citation:
Le groupe a été constitué par des praticiens appartenant aux équipes françaises
pluridisciplinaires constituées. Il avait été demandé à ces équipes d’envoyer un praticien
pour la partie diagnostique, un pour la partie hormonothérapie et un pour la partie
chirurgicale. Ce groupe était au final composé de quatorze membres : quatre psychiatres,
quatre endocrinologues et six chirurgiens. Il s’est réuni à deux reprises.


Qui ? Quatre psychiatres ? Lesquels ? j’ai du louper une page parce que je n’ai trouvé les noms nul part. Quand ont voit les divergences entre les différentes équipes, comment quatre psychiatres pourraient-ils être représentatifs des différents points de vu ? Quand on connais l’importance des psy dans le parcours, c’est tout simplement incroyable de voir qu’il y avait plus de chirurgiens que de psy !
Citation:
En France, aucune donnée épidémiologique précise et récente n’a été identifiée

Ca commence bien, ils voudraient traiter du problème des TS en France et ils ne savent même pas combien nous sommes…
Citation:
HYPOTHESES PSYCHO-FAMILIALES
L’étude du devenir d’enfants porteurs de malformations ambiguës
des organes génitaux externes montrent qu’un enfant s’adapte au rôle sexuel dans lequel il est éduqué


Ca cela s’appelle de l’hermaphrodisme, je ne voit vraiment pas le rapport avec les troubles d’identité sexuels…On s’égard…
Citation:
Des cliniciens ont également suggéré que les parents de transsexuels auraient trop désiré
un enfant du sexe opposé et l’auraient élevé comme tel


Elle est bien bonne… Il y a des TS ayant reçus tout type d’éducation dans tous les contextes socio-culturels possible… L’environnement peut être un accélérateur, ou un ralentisseur, mais certainement pas une cause.
Citation:
Transsexualisme et société
Depuis, la situation de la minorité transsexuelle en Europe n’a cessé de s’améliorer.


En Europe peut-être, en France, il me semble que la dernière avancée en la matière date de 1992, quand la France a été comdannée et que l’on a enfin pu obtenir, à grand peine, les changement d’état-civil. Cela fait 17 ans. Quels ont été les progrès depuis ?
Citation:
Chapitre :
Origine et évolution du transsexualisme


J’aimerai savoir quel est l’intérêt de ce chapitre sinon celui de faire du « remplissage ». Je croyais que le but de ce rapport était de faire un « état des lieu » et d’établir des propositions pour améliorer notre situation. Si on remonte aux calendes Grecques ça peut durer longtemps… (7 pages pour être précise).
Citation:
La législation
Le Droit aura comme fonction, dans ce nouveau contexte, non pas de corroborer des
théories scientifiques, lesquelles seront toujours contradictoires et plurielles, mais de
garantir la mise en place d’un dispositif commun dont le but sera de protéger le
demandeur des illusions, des fausses identifications, des symptômes passagers ou des
demandes irréfléchies.


Comment la justice pourrat-elle faire la différence entre une demande fondée et une requête injustifié sans l’avis des médecins ?
Citation:
’il apparaît qu’en France à l’heure actuelle, certains spécialistes n’acceptent d’entamer une réassignation sexuelle que si la personne transsexuelle est célibataire et n’a pas d’enfant.

Il y a même mieux, même divorcée, l’équipe parisienne refuse systématiquement d’opérer les Ts qui ont des enfants mineurs. A partir du moment où une ts à une apparence féminine auprès de ses enfant je ne voit pas en quoi le fait d’être ou pas opérée change quoique ce soit.
Citation:
Il ne paraît pas illogique de ne pas exiger de réassignation chirurgicale pour affirmer un changement de sexe.
Par ailleurs, le fait de ne pas avoir à faire appel systématiquement à une réassignation sexuelle chirurgicale introduit une certaine égalité entre les deux sortes de transsexuels. Car lorsqu’une femme souhaite devenir un homme, on n’exige pas une phalloplastie,
connaissant les problèmes et les échecs de telles interventions. Pourquoi donc demander systématiquement une plastie vaginale aux hommes qui cherchent à devenir des femmes ?


La on mélange les problèmes. La question pour les MtF n’est pas l’opération, celle-ci donne des résultats tout à fait satisfaisants. (d’après ce rapport, seul 1% des TS regretteraient d’avoir été opérées). On mélange la problématique des transsexuelle pour lesquelles l’opération est un aboutissement indispensable, non pas vis-à-vis des autre même vis-à-vis de la perception qu’elle ont d’elle-même avec celle des trangenres pour lesquelles la nécessité se situe au niveau d’une reconnaissance sociale.
Citation:
Ainsi, en cas de dysphorie de genre ou de situations voisines, les juges ont autorisé une
substitution des prénoms masculins/féminins, sans pour autant modifier la mention du sexe porté sur l’acte d’état civil


C’est justement l’un des problèmes juridiques majeurs. Ce différentiel entre un prénom féminin et la mention d’un sexe masculin constitue à la fois une violation du secret médical et de la vie privée puisque qu’il indique clairement que la personne est transsexuelle.
Citation:
Changement d’état-civil
Une fois ces conditions remplies, la demande de rectification de la mention du sexe figurant sur l’état civil53 conduit à l’inscription du nouveau sexe en mention marginale, celle-ci ne valant que pour l’avenir


Le problème de la mention marginal peut-être contourné, il est rare que l’on demande une copie intégrale de l’acte de naissance, et sur l’extrait de cet acte,ne figure que le nouveau sexe. Cela dit, le rapport néglige un problème important qui concerne celle d’entre nous qui on été marié. En effet, si l’extrait d’acte de naissance mentionne bien que la personne est de sexe féminin, il mentionne aussi qu’elle a été mariée, puis divorcée, avec une femme !
Il n’existe aucune solution pour que cette mention n’apparaisse pas, sauf de se remarier avec un garçon !
Citation:
Chapitre
Les incidences sur la vie professionnelle


Alors là, c’est très fort… Sur les 206 pages du rapport, 6 lignes pour nous rappeler la loi sur les discriminations… Rien d’autre… Aucune proposition pour une législation spécifique qui protègerait les Ts de l’arbitraire et de l’intolérance de leur employeur et de leur collègues de travail.
Citation:
Chapitre
Traitement juridique du traitement de la dysphorie de genre en Europe


Etant donné que seule une loi voté par l’assemblée nationale sera en mesure de mettre fin la situation de discrimination dont nous sommes victime je ne voit vraiment pas l’intérêt de ce chapitre... (Ha si, j’oubliai, faut bien faire un peu de « remplissage », 6 lignes sur la discrimination au travail et 19 pages sur les législations européennes, pas mal…).
Citation:
Aspects médico-légaux du syndrome de la dysphorie de genre
La reconnaissance juridique du syndrome a été rendue d’autant plus difficile par le fait que l’intervention chirurgicale pratiquée était susceptible de tomber sous la qualification de l’article 222-9 du Code pénal, c’est-à-dire « Violences ayant entraîné une mutilation110 ou une infirmité permanente. » Depuis 1999111, un acte médical portant atteinte à l’intégrité physique d’une personne est considéré comme licite s’il est justifié par une nécessité « médicale ».


Le problème est que le terme de « nécessité médicale » ne veut pas dire grand-chose dans notre cas. Aucun psychiatre ne peut prétendre établir avec une certitude absolu un diagnostique de dysphorie de genre, d’où le fait que les équipes spécialisées en viennent à se s »protéger » légalement en ayant vis-à-vis de leur patientes des exigences souvent démesurées…
Citation:
La question s’était posée devant la juridiction pénale. Le cas d’espèce, qui mérite d’être
cité, est cependant particulier. Suite à une opération de réassignation sexuelle dont les
résultats n’avaient pas été conformes aux attentes (à la suite de la première opération,
trois autres avaient été nécessaires), le patient avait mis fin à ses jours. La famille avait
porté plainte contre les chirurgiens, sur le fondement de l’article 222-9 du code pénal.
La cour d’appel112 estimait que, d’une façon générale, l’article 222-9 du code pénal n’est
pas applicable à la profession des chirurgiens – dans la mesure où la profession médicale
est autorisée et réglementée par la loi, et que le chirurgien qui pratique une intervention
chirurgicale cause volontairement une atteinte à l’intégrité physique de son patient. Ainsi,
le chirurgien jouit d’une « impunité légale » – dans la mesure où son intervention est
justifiée par un intérêt thérapeutique


Faudrait qu’ils révisent leur droit :
En 1990, trois médecins niçois furent condamnés à de lourdes peines. Ils avaient opéré une transsexuelle qui s'était suicidée neuf ans plus tard après avoir engagé une action en justice à leur encontre. Ce cas, bien qu'unique, est exemplaire. En effet, le protocole thérapeutique ainsi que les délais légaux avant l'intervention avaient été respectés par les médecins ces derniers ne purent se voir reprocher de ne pas avoir acquit la certitude du caractère thérapeutique indispensable de l'opération. De plus, la patiente était atteinte de troubles psychologiques qui se sont avérés postérieurs à la période de son suivi médical. Les médecins ont donc été condamnés au nom de l'attente à l'intégrité corporelle. La finalité de la sanction pénale visait à la préservation de l'ordre public : "Cependant ces interventions par leur caractère très mutilant, peuvent faire mettre en cause les médecins qui y participent pour coups et blessures volontaires commis avec préméditation voire pour un crime de castration en cas d'absence de nécessité thérapeutique", (jugement de la cour d'appel d'Aix en Provence du 32/04/90).
Citation:
Prise en charge par la CPAM
nécessité d’un suivi pendant une période minimale de deux ans, par une équipe
« hautement qualifiée » comportant un psychiatre, un endocrinologue et un chirurgien-plasticien


Là on touche au fond du problème. Equipes « hautement spécialisée » moi je veux bien. Mais, qui les à désignée, elle se sont autoproclamé, quel contrôle exerce t-on sur leur activité ? Pourquoi ces équipes censées être si qualifiées ne sont même pas d’accord entre elle ?
D’autre part, cette exigence de la CPAM est totalement contraire au droit de tout assuré social de choisir le médecin de son choix, on nage donc dans la plus parfaite illégalité.
Citation:
Prise en charge des soins à l’étranger la prise en charge sera refusée s’il existe en France un traitement identique ou du
même degré d’efficacité et si ces soins peuvent être obtenus en temps opportun en France, au vu de l’état du patient et de l’évolution probable de l’affection.


« En temps opportun ». Voila le problème. Au bout de combien de temps peut-on estimer la nécessité d’une opération ? 1 ans, 2 ans, 10 ans ?
Citation:
Chapitre
Le point de vue des médecins
La prescription trop rapide d’hormones, parfois dès le premier rendez-vous, par des
médecins généralistes ou endocrinologues non intégrés aux équipes officielles, peut soulager la souffrance mais elle gêne l’évaluation.


Je ne suis pas du tout certaine qu’un endocrinologue, ou même un généraliste prendrai le risque de prescrire un THS à une TS sans accord écrit d’un psychiatre…Si il existe des cas de ce type, il me semble très marginaux.
Citation:
Le délai nécessaire à l’évaluation avant d’entamer l’administration d’hormones peut
souvent être raccourci, parfois il suffit de six mois ou plus souvent un an.


Si, en partant du principe de consultations régulières, (une par mois), il faut un an à un psychiatre pour diagnostiquer une dysphorie de genre, il ferait bien de changer de métier…
Citation:
Il faut également se poser la question des causes de la difficulté à trouver de nouveaux
chirurgiens pour poursuivre cette activité, les internes ne semblant pas intéressés par ce sujet. Leur pratique n’est d’ailleurs pas connue de leurs pairs, ni reconnue, d’ailleurs. Elle ne fait pas l’objet d’un enseignement dans le cursus médical initial.


Si l’on veux des médecin capable de pratiquer ce type d’opération il faudrait peut-être commencé à les former pour cela… Actuellement, entre l’accord du chirugien et l’opération il faut compter environ un an d’attente. Qu’est que vous diriez si ayant une appendicite, on vous demandait d’attendre un an avant de vous opérer ?
Citation:
Aucune échelle de coût n’est attribuée à ces interventions chirurgicales spécifiques, ce
qui contribue à maintenir l’opacité sur cette pratique.


Si l’on se fie aux tarifs pratiqués par l’équipe du Pr Monstrey en Belgique donc, avec une tarification comparable à celle pratiqué en France on est aux environs de 12.000 euros… Pourquoi donc en faire un secret d'état?
Citation:
La qualité des interventions réalisées par les chirurgiens français est souvent critiquée par les associations des patients.


Non, par certaines association de patients qui prônent l’opération à l’étranger. A l’heure actuelle, on peut raisonnablement estimer que la qualité des opérations pratiquées en France est comparable à celle pratiquées à l’étranger. C’est dans le rapport :
Citation:
Concernant l’aspect esthétique des organes génitaux, les résultats sont considérés
comme satisfaisant dans la plupart des cas (86 à 94 %), y compris par auto-évaluation, de même que les dimensions vaginales. Sur le plan sexuel, 58 à 79 % des patientes avaient une activité sexuelle post-opératoire.
Les perspespectives d’amélioration du parcours de soin.
Le nombre optimal de centres spécialisés est discuté mais doit correspondre au nombre
de patients concernés. Il est sans doute préférable de renforcer les centres existants
plutôt que de les multiplier.

Il n’existe que quatre villes où l’on peu se faire opérer : paris, Lyon, Marseille et Bordeaux. Comment font celles qui habitent loin de ces centres ?
Citation:
Le travail en réseau est à structurer pour les patients éloignés géographiquement des centres chirurgicaux ou des équipes multidisciplinaires.


Le travail en réseau, ça veut dire quoi au juste ? Que les équipes spécialisées vont « désigner » arbitrairement des psychiatres et des endocrinologues qui seront seuls habilités à suivre les Ts ?
Citation:
Chapitre
L’opinion transsexuelle


Encore une fois le masculin l’emporte, même si le rapport concerne aussi nos amis MtF ils auraient pu avoir la délicatesse des marquer transsexuel (elle)s…
Citation:
Le nombre de temps opératoires serait trop important. La durée des interventions serait
trop réduite par certaines équipes en France. Des durées de 1h15 sont citées alors que
des équipes étrangères interviendraient pendant 5 à 8 heures.


Si vous arrivez à me trouver un chirurgien capable de faire une vaginoplastie en 1h15, j’aimerai bien le rencontrer, c’est totalement impossible…
Citation:
Certaines participantes se plaignent de complications (douleurs, écoulements,
incontinence, fistules) et vivent leur opération comme une mutilation, alors qu’il s’agissait
pour elle d’un changement de sexe et non d’une castration.
Les complications urinaires surviennent dans 1 à 10 %. Les complications digestives sont
rares (1 à 5 %). Les nécroses post-opératoires ou les sténoses secondaires du néovagin
surviennent dans moins de 10 % des cas. Une équipe a évalué le taux de transfusion
sanguine, qui était de 59 %


Le devoir de tout médecin est avant tout un devoir d’information. La vaginoplastie d’est pas une opération anodine, et même correctement réalisé, il peut toujours y avoir des suites post-opératoires. L’important est que la patiente soit parfaitement informée des risques et que l’équipe médicale soit formée de façon à pouvoir faire face aux problèmes qui peuvent se poser après l’opération.
Citation:
Les participantes constatent une grande variabilité de l’étendue des prises en charges par
L’Assurance maladie, sans que la discussion qui s’engage permette d’en comprendre les
raisons


L’absence de tout texte légal définissant de manière claire les modalités de prise en charge livre effectivement les Ts à l’arbitraire des médecins-conseil de la sécu.
Citation:
Supprimer la distinction entre transsexualisme primaire et secondaire. Des
participants au groupe estiment que le fait d’avoir eu une vie conjugale et des enfants
incite les professionnels à s’opposer au processus de transformation.


Cela est tout à fait exact et est du aux différentes interprétations que peuvent faire les diverse équipe de ce fameux « protocole « ce qui livre les patientes à l’arbitraire des dites équipes. Le fait d’avoir un, (ou plusieurs), enfants mineures constitue un facteur particulièrement invalidant pour l’obtention de l’opération.
Citation:
Plusieurs personnes évoquent l’accessibilité de l’information délivrée par certains
chirurgiens étrangers.


Il faut reconnaître qu’il n’y a aucune information circulant de manière officielle sur les opérations pratiquées en France, seul le « bouche à oreille » permet de recueillir des bribes de renseignement. C’est parfaitement inadmissible…
Citation:

Chapitre
Les grandes étapes du parcours de soin.
L’utilisation de ces critères diagnostiques, (CIM 10 et DSM IV), permet de poser le diagnostic avec un maximum de précision et reproductibilité, malgré leurs limites.


Je connais quelques psychiatres qui sont capable de diagnostiquer le fait qu’une patiente n’est pas transsexuelle. Par contre, rien ne leur permettra jamais d’affirmer qu’il s’agit d’un cas de dysphorie de genre pour la simple raison qu’il ne s’agit pas d’une maladie mentale et que par conséquent, la patiente ne présente pas de pathologie spécifique.
Citation:
Le bilan psychologique apporte des informations sur les troubles de la personnalité et les
pathologies psychiatriques éventuellement associées. Ce bilan s’appuie sur l’interprétation de tests réalisés chez les transsexuels par des psychologues expérimentés qui évaluent les modalités de fonctionnement psychique et l’identification sexuée.

Les tests pratiqués sont le plus souvent le MMPI2 et le test de Rorschach. Ces deux test, outre le fait qu’ils puissent être tout a fait contestables dans leur efficacité et dans la marge d’interprétation qu’en font les psychologues n’ont jamais été conçu dans le but de détecter la dysphorie de genre. En outre, le plus souvent, ces tests sont pratiqués alors que la patiente a déjà été mise sous THS par l’équipe qui la suit ce qui n’à aucun sens…
Citation:
Nécessité d’un diagnostique confirmé
Établir le diagnostic de transsexualisme est une condition nécessaire, mais pas suffisante
pour entamer la thérapie triadique
des personnes identifiées comme des transsexuels après un diagnostic soigneux
peuvent changer spontanément leurs souhaits.
Ainsi, dans une étude de 128 patients, 11,7 % d’abandons précoces ont été observés en
cours d’évaluation et avant tout traitement hormono-chirurgical


Si l’on en croit l’étude de Bonnierbale sur 128 cas, 11,7% des patientes auraient renoncé au suivi. Cela veux déjà dire que 88,3% des patientes qui vont consulter le psy d’une équipe spécialisé sont totalement sure de leur démarche. D’autre part, il n’est pas dit que certaines patientes renoncent au suivi de ces équipes découragées par la difficulté, l’incertitude, et la longueur du parcours et choisissent un suivi en secteur privé ainsi que la solution d’une opération à l’étranger…
Citation:
Par ailleurs, la rencontre avec la famille apporte des informations précieuses, parfois
méconnues du patient lui-même, et peut contribuer au diagnostic et à la recherche
étiopathogénique. La compréhension de la procédure de réassignation par le patient et
L’existence d’un soutien par la famille améliore le pronostic ultérieur.


Ces propos tenus par le Dr Cordier sont aberrant… Imaginez que vous alliez voir votre généraliste pour un rhum et que ce dernier convoque votre conjoint pour lui demander si vous éternuez… Cela veux dire qu’une Ts dont la famille acceptera par tolérance la transsexualité aura bien plus de chance d’être opérée que celle rejeté par son parent. Faire dépendre un diagnostique de l’avis de personnes extérieures au problème et dont le comportement dépendra de leur capacité de tolérance est une hérésie médicale.
Citation:
La nécessité d’obtenir un diagnostic le plus certain possible...

Voila le fond du problème. Cet excès de précaution pratiqué par les équipées spécialisé n’a pas de justification médicale mais est du au statut juridiquement très « limite » de l’opération et par la crainte de conséquences judiciaires.
Citation:
Expérience en vie réelle
Durant cette période, le patient est censé vivre en permanence dans le rôle du sexe
désiré dans les activités quotidiennes sociales et professionnelles
L’enquête réalisée auprès des professionnels souligne que cette étape ne
doit pas être une contrainte demandée par le corps médical, mais doit être un
engagement spontané de la part du patient qui estime pouvoir l’assumer.
Pour éviter un désaccord préjudiciable au but recherché entre l’apparence physique et le genre désiré, des soins entraînant des transformations réversibles ou légères (hormonothérapie réversible, épilation…) peuvent être délivrés pendant la phase d’expérience envie réelle.


Ont nous demande d’avoir, une vie de femme. Très bien, on ne demande que ça. Mais comment avoir une vie sociale et professionnelle féminine sans avoir au préalable pu bénéficier d’un certain nombre de traitement esthétique, (épilation, cheveux). Quand on voit le temps qu’il faut pour obtenir dans certain cas un résultat « crédible » avec les techniques d’épilation actuelle, ce n’est pas pendant la phase de vie réelle que ces traitements doivent être appliqués mais avant. Et comment avoir une vie sociale et professionnelle féminine avec un statut juridique contraire à notre apparence ?
Citation:
Conclusions :
Vu l’aspect multidisciplinaire, complexe et extrêmement spécifique des soins à offrir, il
paraît très souhaitable que cette offre soit structurée en un réseau organisé autour
d’équipes de référence. Les centres de références multidisciplinaires devraient travailler en réseau avec les professionnels de santé, assurant le relais de la prise en charge à proximité du domicile
du patient


L’idée de réseau n’a rien de nouveau, elle avait déjà été évoquée par le Dr Lamotte il y a quelques années. Mais cela ne fait que déplacer le problème vu que se seront les équipées spécialisées qui désigneront les médecins participant à ces réseaux.
Citation:
La participation d’un juriste dans les équipes pluridisciplinaires apporterait la fluidité
nécessaire à la coordination entre le travail médical et les démarches administratives


Sans une loi permettant au Ts un changement simple et rapide de leur prénom et de leur état-civil, le terme de fluidité n’est qu’une vaste plaisanterie face à la complexité, au coût, et à la longueur des démarches juridiques à accomplir.
Citation:
Les informations nécessaires à un premier entretien devraient être
accessibles aux professionnels n’appartenant pas à un réseau ou à un centre. Cet
entretien devrait fournir une première occasion d’écoute, de réflexion et d’orientation du
transsexuel vers les professionnels du réseau ou des équipes de référence.

Ca, cela s’appel un vœux pieux. Ce problème n’intéresse pas la plupart des médecins d’autant plus que vu le très faible pourcentage de cas ils n’y ont pour la plupart jamais été confrontés.
Citation:
Des actions devraient être menées pour que les équipes et le réseau soient connus des
Transsexuels.


Mis à par le site de l’équipe de Paris, (qui n’est pas évident à trouver), il n’existe aucune information sur le net émanant des équipes spécialisées…
Citation:
Aspect juridique
Dans cette réflexion globale, devraient notamment être inclus les points suivants qui méritent d’être améliorés : l’obtention complexe et lente des nouveaux « papiers d’identité » (carte nationale d’identité, état-civil, numéro de sécurité sociale), laissant les personnes avec des
papiers ne correspondant pas à leur genre apparent pendant plusieurs années


J’aime bien le terme « méritent être améliorés ». Sans une proposition de loi définissant clairement le cadre du changement d’identité des Ts, rien n’est possible. J’ai la désagréable impression que cette loi n’est pas prête d’être ni proposée, et si par extraordinaire elle l’était, d’être votée…
Citation:
CPAM
l’absence de tarification de la chirurgie de réassignation dans la CCAM, la limitant de
fait aux établissements publics.


1- j’aimerai bien savoir combien de chirurgien du secteur privé sont actuellement en mesure de faire une vaginoplastie
2- Les médecins du secteur public bénéficient d’une protection juridique spécifique. Les chirurgiens du secteur privé dépendent eux des assurances. Quelles assurances acceptera de couvrir les risques juridiques inhérents à une vaginoplastie ?
3- Même si la chose se faisait, je doute que les chirurgiens du secteur privé appliquent la tarification de la sécu. Autrement dit, avec les dépassements d’honoraires qu’ils ne manqueront pas de demander, l’opération en secteur privé en France à de forte chance d’être plus chère qu’à l’étrangerEn conclusion :
Ce n’est pas un rapport, c’est un bric à brac fait de constats, de vœux pieux et de replâtrage.
10 pages pour nous expliquer qu’ils ne savent pas vraiment ce qu’est une transsexuelle. Pourtant, ce n’est pas bien compliqué. Etre transsexuelle c’est avoir un cerveau de fille dans un corps de mec… On peut d’ailleurs regretter que ce rapport mélange parfois sans discernement transsexualisme et transgendérisme. Même si il y a des points commun il s’agit de deux problématiques différentes.
1- Il n’y a pas de remise en cause des équipes spécialisées. Ces équipes sont autoproclamées, ne sont soumise à aucun contrôle et l’obligation que fait la sécurité sociale aux patientes être suivi par ces équipes est contraire au droit fondamental de tout assuré social d’avoir le libre choix de son médecin. Ce rapport met sur le même plan les suivis psychiatriques, endocrinologiques et chrirgicaux. Il néglige le fait que l’autorisation d’opérer dépend essentiellement du psychiatre et que de ce fait les rapport entre la patiente et ce dernier son complètement faussé du fait que le psychiatre est considéré comme un juge dont la décision est sans appel.

2- La constitution de réseau » de médecin afin d’assurer un suivi de proximité ne fait que déplacer le problème, ces médecin étant nommés par les équipes spécialisées donc totalement dépendant de ces dernière

3- Tant que cette intervention sera considérée comme une « exception thérapeutique » et passible des articles 309 et 310 du code pénal les chirurgiens auront toujours une épée de Damoclès au dessus de la tête ce qui ne risque pas de les inciter à la pratiquer. Même si l’on intégrait la vaginoplastie dans le cursus des urologues, compte tenu de la durée des études, il faudrait combien de temps pour disposer d’un nombre de chirurgiens suffisant pour faire face à la demande ? Quand à la proposition d’une tarification de l’acte dans le but de se « décharger » du problème sur le secteur privé, elle est totalement illusoire.

4- Aucune solution n’est proposée concernant les difficultés liées à l’intégration sociale et rien n’est évoqué concernant une protection légale spécifique aux Ts dans le cadre professionnel.

5- Hormis la présence d’un conseiller juridique au sein des équipes, proposition pour le moins insuffisante, aucune proposition concrète n’est faite pour envisager une proposition de loi facilitant le changement d’état-civil.

Ce rapport ne remet aucunement en cause le système actuel. Les patientes continuerons à être livrées pieds et poings lié aux bon vouloir d’équipes spécialisées qui ne sont même pas d’accord entre elle sur les conditions d’application du protocole. L’absence de toute législation fait dépendre les Ts du bon vouloir des milieux médicaux et juridiques.
Pour ma part je ne répondrait pas au questionnaire concernant ce rapport tout simplement parcequ’il ne changera rien à la situation actuelle.
Seule une concertation des différentes association en vu d’établir une proposition de loi qui amènerait a faire de la vaginoplastie une opération « normale » avec une prise en charge adaptée de celle-ci et de tous les soins qui y sont liés offrant ainsi aux patientes la possibilité d’avoir le libre choix de leur médecins. Une loi qui permettrai d’avoir une cohérence entre son aspect physique et son identité légale et qui offrirai une protection spécifique au niveau professionnel. Seule une loi de ce type prenant en compte tous les aspects lié à la transsexualité pourrait faire avancer les choses…
.

_________________


Noubliez pas que vous etes la femmes ou l'homme, de votre vie!!!


Image

Image


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 18 messages ] 

Heures au format UTC [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Développé par phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction par phpBB-fr.com