Forum trans

Le forum I - TRANS - Transgenre et Transsexualité | Transidentité - Infos et Rencontres

Le forum trans - Transsexuelles, transsexuels, transgenres, hermas et autres humains de tous genres.


Entraide, droits civiques, droit à l' autodétermination sexuelle et rencontres

Nous sommes le 01 Mai 2026, 03:59

Heures au format UTC [ Heure d’été ]




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 24 messages ] 
Auteur Message
 Sujet du message: Un besoin d'aide profond.
MessagePosté: 28 Avr 2009, 18:46 
Hors ligne

Inscription: 15 Sep 2007, 11:56
Messages: 17
Bonjour !


Je ne suis pas nouvelle ici, mais à chaque fois que je vous confie mes interrogations, je m'arrête en chemin, soit par crainte d'aller plus loin ou parce qu'il m'est difficile de savoir qui je suis vraiment.

Aujourd'hui, je souhaite vous confier mes doutes car je ne sais vraiment plus ce que je dois faire.
Et cette idée que je ne suis à ma place dans mon corps m'obsède de plus en plus. Qu'il serait plus simple pour moi d'oublier, de ne pas en tenir compte, mais je ne peux pas, c'est au dessus de mes forces.

Alors, je viens vous voir pour vous demander de m'aider en toute humilité et par pur altruisme.
Je ne sais vraiment pas quoi faire, et plus le temps passe, plus je prend conscience que mon corps évolue inexorablement dans la mauvaise direction, et ce pour toujours.

Mais je suis coincée, je ne peux pas et ne veux pas en parler à mes parents à cause du doute atroce qui me ronge. Mais paradoxalement, je rêve d'en parler avec deux, d'attirer leur attention sur la question.
J'ai pensé à tout pour en finir avec cet état, tous c'est la mutilation qui m'a suscité le plus de réflexion. Quelques instants de souffrance pour une vie. Mais j'aime mes parents, je ne peux pas leur faire ça, pas comme ça. Pourtant, plusieurs fois, j'ai failli le faire, le matin, en sortant de la douche et en me voyant dans la glace.
Mais je ne veux pas, en tous cas pas sur un coup de tête, toute une vie en dépend et la réflexion s'impose d'autant plus que c'est un acte dangereux pour soi-même si l'on considère les risques d'hémorragie.
Oui, je veux vivre, de tout mon coeur, de toute mon âme : je ne veux pas quitter ce monde avant d'avoir vécu de beaux moments de bonheur, m'être épanouie et avoir contribué à rendre plus heureuse la vie de ceux que j'aime !


Mais pour arriver à cette symbiose avec moi-même, j'ai besoin de votre aide. Il y a des choses que l'on ne peut pas résoudre seule, ne serais-ce que parce que l'on ne peut être objective avec soi-même. Mais aussi parce que la solitude de mon état me pèse et qu'il n'y a rien de pire pour moi que d'avancer seule, délaissée de tous. Il n'y a rien de pire pour moi que d'avancer seule, délaissée de tous.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 28 Avr 2009, 18:54 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 09 Fév 2008, 23:54
Messages: 643
bonsoir camille

c est tres emouvant ton post ,si tu a une meilleur amie a qui tu pourrais en parler car internet c est bien ,mais sa soulage d avoir une amie a qui tu peux en parler , a ton medecin traitant aussi , tu dis pas ton age ? en tout cas il faut en parler et voir le parcours que tu veux faire ,je sais pas ton age si tu as un travail ,car si financiérement tu es libre tu peu deja avancer en douceur dans ta transition ,et peut etre essayé de trouver un psy ,ou une psygologue rien que d en parler a quelqu un face et face et une marche énnorme

voila bisous andreea

_________________
OSEZ DIRE LE VRAI , PLUTOT QUE L AGREABLE......


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 28 Avr 2009, 19:02 
Hors ligne

Inscription: 15 Mar 2006, 17:50
Messages: 519
Oui ce serait bien d'aller rencontrer un psy (mais ouvert sur la question sinon c'est pas la peine), ça n'engage à rien, il te donnera des pistes à explorer et mettre des paroles sur ce que l'on ressent, ça libère d'un poid.
Et la castration, je pense que cela a traversé la tête a beaucoup d'entre nous mais c'est extrêmement dangereux...


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 28 Avr 2009, 19:09 
Hors ligne

Inscription: 15 Sep 2007, 11:56
Messages: 17
Bonsoir.

Je tiens déjà à vous remercier pour vos réponses, qui sont autant de lueurs d'espoir face à ma vie si triste.

J'ai actuellement 18 ans, et je vis encore chez mes parents dans une petite ville de province. Je sais que rencontrer un psy serait une bonne solution, mais je pense que ce serait beaucoup plus constructif de parler avec quelqu'un qui ressent la meme chose que moi.
Ainsi, je pourrais parler à coeur ouvert, sans jamais craindre de ne pas rentrer dans les cases du Psy.
Cela est d'autant plus vrai que je ne me sens ni malade, ni folle, mais plutôt à la recherche de moi-même.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 28 Avr 2009, 19:29 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 09 Fév 2006, 17:18
Messages: 1339
Citation:
Cela est d'autant plus vrai que je ne me sens ni malade, ni folle, mais plutôt à la recherche de moi-même.


Désolée Camille! Je comprends mille fois ce que tu dis mais je t'engage à nous lire prudemment! Tout ce qui se dit n'est pas parole d'évangile! Surtout prends bien le temps de te faire une idée présise et d'avoir les réponse exactes à tes questions!

Bisous de tout coeur
Michèle.

_________________
L'action vaut mieux que l'intention


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 28 Avr 2009, 19:43 
Hors ligne

Inscription: 15 Mar 2006, 17:50
Messages: 519
Camilledu55 a écrit:
Bonsoir.

Je tiens déjà à vous remercier pour vos réponses, qui sont autant de lueurs d'espoir face à ma vie si triste.

J'ai actuellement 18 ans, et je vis encore chez mes parents dans une petite ville de province. Je sais que rencontrer un psy serait une bonne solution, mais je pense que ce serait beaucoup plus constructif de parler avec quelqu'un qui ressent la meme chose que moi.
Ainsi, je pourrais parler à coeur ouvert, sans jamais craindre de ne pas rentrer dans les cases du Psy.
Cela est d'autant plus vrai que je ne me sens ni malade, ni folle, mais plutôt à la recherche de moi-même.


Pas besoin d'être malade ou folle pour aller voir un psy.
Si tu ne souhaites pas en discuter avec tes parents sans être sûre de toi, tu vas devoir quitter la maison familiale et ton patelin pour apprendre à te connaître... pourquoi ne pas profiter de futures études pour rejoindre une plus grande ville et en profiter pour faire des expé de vie si le coeur t'en dit et surtout aller voir un psy spécialisé sur la question puisque tu n'es pas sûre de toi, tu n'as rien à perdre.
Surtout que si tu songes à la castration, tu demeures instable et ce n'est pas bon du tout, faut te libérer de certaines choses sinon tu vas pêter un câble Camille.
On ne peut pas vraiment te conseiller sur un forum, n'attend pas des réponses toutes faîtes car un parcours transsexuel est quelque chose de singulier propre à chacun.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 28 Avr 2009, 19:46 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 09 Fév 2008, 23:54
Messages: 643
non tu n est pas folle camille ,mais il est important que tu en parle de vive voix et pas que sur internet ,sa te fera du bien ,je sais pas ou tu habite ,peut etre y a une grande ville pas loin et te diriger vers un protocole tu es jeune ,il est important que tu sois bien en cadrer et que tu sache ou aller ,car ici tu trouvera de tout sorte de transition .....mais chaque parcours est different et voir ce qui es le mieux pour toi suivant ton entourage proche ,tu leur a envoyée des signes??

voila au plaisir de te lire

andreea

_________________
OSEZ DIRE LE VRAI , PLUTOT QUE L AGREABLE......


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 28 Avr 2009, 19:46 
Hors ligne

Inscription: 18 Déc 2006, 14:29
Messages: 3385
Témoignage très émouvant, Camille, tu peux ètre sure qu'on sera là pour te répondre et échanger toutes les infos dont tu as besoin, en public ou en messages privés!

Bises à toi, et merci pour ta manière très délicate et sensible, de raconter ton histoire, tout est très cohérent, et on s'y retrouve beaucoup dans ton histoire, si ça peut te rassurer, Camille!

Bises à toi!

Célia

_________________
Tout ce qui ne me tue pas, me rends plus forte!


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 28 Avr 2009, 20:56 
Hors ligne

Inscription: 15 Sep 2007, 11:56
Messages: 17
Vous étes nombreuses à me répondre, c'est vraiment genial de votre part et vos réponses sont pleines de la sensibilité et de la compréhension dont je manque tant.


Oui, je comprends ce que vous voulez dire à propos des Psy, je viendrais sur Paris l'année prochaine, ce serait possible.
Mais je ne veux pas attendre aussi longtemps, chaque jour est une nouvelle tragédie : on me force à jouer un rôle. A être un homme, à donner à la société une illusion de normalité en l’image d’une personne que je ne suis pas.
Je ne veux plus vivre se décalage, je sens mon cœur qui se déseche en jouant mon opposé : un être froid, dur, distant, insensible et triste.
Ce n’est pas ainsi que je conçois ma vie, comme tout à chacun, je veux gravir les échelons du bonheur de la pyramide Maslow.
Je sais que cela peut paraître irraisonnable, mais je ne veux plus attendre plus longtemps une hypothétique délivrance, je veux vivre, maintenant !

C’est pour cela que tout espoir, même illusoire m’est doux.

Mais aujourd’hui, chaque jour nouveau condamne inexorablement mon corps pour son inactivité.
Quelle perspective ? Aucune.
Je veux avoir le sentiment que chaque jour est un nouveau pas vers la délivrance, vers la joie, vers la Vie.


Je ne vois pas d’autres personnes vers qui me tourner que vous : mes parents ignorent ou font semblant d’ignorer ce que je ressens.
Malgré les indices implicites comme des sous-entendus, ou explicites comme des habits de ma mère laissés volontairement dans ma chambre, ils semblent sourds à mon appel et à ce que je vis. Il est vrai que pour des parents, il n’y a pas pire que cette situation. A l’incompréhension, s’ajoute sans doute la culpabilité et la peur de me perde. Au fond, je ne peux que les comprendre, mais n’est ce pas leur rôle que d’aider leur enfant unique à trouver le vrai sens de sa vie ?

Mais je reste toujours sur ce même questionnement : que faire ?


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 28 Avr 2009, 21:02 
Hors ligne

Inscription: 18 Déc 2006, 14:29
Messages: 3385
Tu sais, ton témoignage, je le trouves d'autant plus émouvant, que tout ce que tu décris en détail cette souffrance concentrée en toi, rentrée, me rappelle moi, quand j'ai commencé à ressentir ce déchirement, et que je vivais dans une famille, où jamais je n'aurais jamais imaginé parler de mes souffrance à ma famille, or, cela fait 10 ans, que j'ai commencé mon parcours, Camille, je l'ai terminé totalement en 2005, et je suis aujourd'hui, une femme qui vie normalement, et ma famille entière ne me voit plus que comme Célia, et ont oubliés totalement, ne serait ce que comme j'étais avant!

Je te parles un peu de moi, pour te faire comprendre que de là où tu es, Camille, tout est possible, encore et plus que jamais, mème si tu as l'impression que tu n'y arriveras jamais, mais c'est faux, tu verras, que tu auras des ailes qui vont pousser, et que tu vas quitter ton nid, et vivre ta vie de femme aux yeux du monde!

Bises à toi

Célia

_________________
Tout ce qui ne me tue pas, me rends plus forte!


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 28 Avr 2009, 21:26 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 04 Jan 2009, 01:49
Messages: 223
Bonsoir Camille comme toutes les outres de tout cœur avec toi est je trouve emovent aussi ce que tu ressent se sont bien des ressentis que moi aussi j'ai ou .A 18 ans malgré tout les signes que je donner comme, appelle au secours faite quelque chose , aider moi. Personne répondais a mes attentes est encore moins mes parents dessus moi aussi je me suis décider de prendre en charge. mais avec du recul est en parlant avec tous ils mon dit on a remarquer la différence mais on as pas su ce quil fallait faire .d'ailleurs moi non plu a cete époque là est en plus au Portugal est une famille très cato. Maintenant je te demande car toi seule conait tes parents croit tu que ce serais possible de ouvrir un Dialogue pour découvrir e ce kils pensse ou de ce quil connaisse du transsexualisme ?si non tu le fait pas parce que tu crains leurre réaction? alors ce ne sont pas des conseilles que je te donne mais pour poursuivre ta route il te faut surtout de détermination, méthode est beaucoup de patiente est persévérance est surtout ne pas faire des bêtises comme la castration ou te réfugier sur des choses illusoires je te fait gros grand beaucoup de kissuilles si celà peut te consoler un peut soit forte est courageuse :wink:

_________________
je ne veut pas plaire a tous et toutes ,je ne veut pas plaire a n'importe qui
je suis riche du temps,de tout ce que j'ai perdu


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 29 Avr 2009, 10:58 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 17 Sep 2004, 12:16
Messages: 2068
Localisation: citoyenne du monde!!!
Hello Camille, rien a ajoutée, a pars pour ta fammille, malheureusement soit tu leur en parle soit il vont est sent appersseveront des que tu aura quelque année 1ans minimum de ths tous seul car tu va indégniablement changez! bisous et bon chemein car le courage en fait partie

_________________


Noubliez pas que vous etes la femmes ou l'homme, de votre vie!!!


Image

Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 29 Avr 2009, 19:11 
Hors ligne

Inscription: 28 Déc 2006, 13:56
Messages: 5192
Localisation: alpine rhone-haut
quand j'avais dans les 18 ans (à l'époque on était mineur à cet age) mes parents m'ont une fois trouvé "travesti" avec les vetements de ma mere
ce fut ma premiere mort.

Je suis restée morte-vivant jusqu'en.... 2004 disons.
dans l'intervalle, je sortais de temps à autre comme les vampires sortent la nuit (mais meme pas si pleinement qu'eux, juste un ersatz de moi)

Alors aujourd'hui, sans regret du temps gaché (pas completement car je m'en suis servi pour réaliser d'autres choses dont je suis fière), je me demande si j'irais au bout (cela devient risqué) et j'envie les "jeunettes" qui ont la force de passer outre tout les obstacles.
Je leur dis quand meme prudence, les temps ne sont pas totalement libérés, et attention à prévoir le filet de securité.
(mais je radote, normal)
A

_________________
NI MUSE NI SOUS-TYPE et ni dieu, ni maitre, ni gourou.
Mes propos ne visent personne, toute ressemblance, etc, (sauf mention contraire).
(angellin(n)e, angie, jamie, suzie, samy, cleo)
car le 7 est mon chiffre
7777 il est temps de s'arreter


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 01 Mai 2009, 16:47 
Hors ligne

Inscription: 15 Sep 2007, 11:56
Messages: 17
Bonjour, merci encore une fois de vos réponses, qui me font oublier à quel point je suis seule !


Pour vous répondre, je ne peux pas imaginer ne rien dire à mes parents et les laisser devant le fait accompli. Cela reviendrait à nier tout l’amour qu’ils m’ont toujours témoigné et à nier toute confiance entre eux et moi.
Mais j’ai vraiment peur de mal leur dire, de mal me faire comprendre et du risque qu’ils me rejettent.

Leur écrire une lettre ? C’est trop impersonnel. Me laisser surprendre en fille ? Cela n’empêcherait il pas toute forme de dialogue ? Me mutiler ? Trop injuste pour eux…
Je ne sais pas quoi faire.

Pourtant, il faut que j’agisse, je sais que je ne supporterais pas ma condition beaucoup plus longtemps et je sens mon cœur se dessécher à force de jouer mon contraire. C’est comme si ma vie n’était qu’une tragédie où j’aurais à jouer un rôle qui n’est pas moi.
Encore une fois, je suis désespérée, que faire maintenant ?

Je me sens si seule… Ni sœur, ni personne avec qui en parler.
Je pense qu’une solution serait de pouvoir en parler avec l’une d’entre vous, si vous voulez bien sur, voici mon msn : whitemoone@live.fr

Je vous embrasse,
Camille


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 01 Mai 2009, 16:54 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 12 Sep 2008, 12:33
Messages: 1604
tu aurais du laisser ton msn en privé ou alors dans casting pour que tout le mond ene le vois pas, tu rsique d'avoir les détraquer de service qui vont t'envoyer des messages.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 01 Mai 2009, 20:14 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 22 Avr 2009, 10:48
Messages: 78
Je sais pas quel âge tu as, ni quelle relation tu entretiens avec tes parents, mais si tu décides de leur annoncer ta transidentité, je peux t'aiguiller vers un forum destiné aux parents et proches de trans ( le forum est désormais fermé mais en lecture libre, et la partie parents est encore ouverte s'ils veulent poster des questions/témoignages etc).
Ce même forum a énormément aidé mes parents dans leur cheminement vers la compréhension et la "déculpabilité" (je peux développer si ça intéresse qqn..).
Mes parents acceptent aussi d'échanger avec d'autres parents pour discuter et les aider à mieux accepter la situation de leur enfant.

Si tu as peur de leur réaction, tu peux peut-être tester le terrain en leur demandant comment ils réagiraient si un de leur enfant (si t'es pas fille unique ^^') était gay, ou quoi.. Je dis pas que c'est lié, ni que l'ouverture d'esprit sur l'homosexualité signifie la même ouverture sur la transidentité, mais tu auras déjà un aperçu de leur positionnement vis à vis de toi.. Comment ils considèrent leur enfant, s'ils font passer leur "réputation" avant l'amour qu'ils ont pr leurs enfants etc... Fin ça peut être une approche quoi...

Si tu veux en discuter tu hésites pas à me mp ^^ J'espère que ça ira mieux pour toi en tout cas.. Faut pas lâcher prise...

ps : Contrairement à ce que tu dis, la lettre peut être un très bon moyen de coming-out.. Pour ma part j'ai jms communiqué avec mes parents, et leur expliquer comme ça à l'oral la situation me semblait juste impossible.. Sans compter que ya le risque de se faire interrompre..
La lettre m'a permis de coucher tout ce que j'avais sur le cœur, en ordonnant mes pensées, en n'oubliant rien de ce que j'avais à leur dire... C'était tout sauf impersonnel... Et ils pouvaient lire à leur rythme les 2 copies doubles que je leur avais adressées, sans être brusqués.. C'est moins "agressif" que le langage oral pour ça.
Une fois qu'ils ont eu finis, ils sont venus me chercher et là on a pu discuter.. Ils avaient pu lire et relire si besoin certains passages, digérer les phrases avant qu'on en parle etc, et ça a beaucoup aidé.. Sans compter que j'ai pu leur dire des choses dont je n'aurais jamais osé parler de vive voix... On se confie généralement plus facilement à l'écrit..
Enfin voilà, ce n'est que mon point de vue et mon expérience personnelle, mais c'est loin d'être un moyen "impersonnel". ^^


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 01 Mai 2009, 20:25 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 21 Fév 2009, 11:15
Messages: 988
Localisation: Là! Mais là!!!
La lettre c'est le mieux à la limite, ça évite d'être déçu(e) face à la réaction primaire, dans mon cas quand je vois rien que l'énervement de ma très chére mère lorsque je fais des insinuations ça ne me laisse guère le choix...

_________________
Image


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 02 Mai 2009, 13:50 
Hors ligne

Inscription: 04 Fév 2008, 18:29
Messages: 544
Localisation: rhone alpes
"Me mutiler ? Trop injuste pour eux…"

c'est aussi trop injuste pour SOI !!!

du haut de mon age avancé et du fait de ma longue attente d'enfin sortir (et pas completement) de mon trou (sac), je ne saurais que répéter
patience et longueur de temps...etc

car, homme ou femme, il faut aussi construire sa vie, et s'en donner les moyens !!!

_________________
transgenia biodégradée (pas tant que ça)
(angellin(n)e, angie, jamie, suzie, samy, cleo)
car le 7 est mon chiffre
777, il est prefereable de s'arreter là


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: l'élastique infernal
MessagePosté: 07 Mai 2009, 13:10 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 23 Déc 2008, 14:21
Messages: 282
Localisation: béziers
:) Bonjour Camille, je comprend que cette situation est difficile a vivre, ce "tiraillement intérieur", comme si on était tendue par un élastique, je connais, entre doutes et certitudes, je ne peux rien faire de plus, comme bien d'autres icii, que de te faire partager un peu de mon expérience dans ce domaine,
Pour ma part j'ai été "tiraillée" tput au long de la fin de l'enfance et le début de l'adolescence, ce tiraillement, "l'élastique infernal", alternait avec des périodes de certitude concernant mon appartenance au sexe qui n'était pas mon sexe biologique, puis....de nouveau le maudit élastique, et pour me résumer, c'est épuisant.
Aujourd'hui, ou j'ai entamé ma transition, tout ce que je constate c'est que ça vas mieux, quotidiennement, cela dit je n'ais jamais agis sur un "coup de tête", mais franchement, je pense avec le recul que ce n'est pas trop bon d'attendre comme je l'ais fais d'en arriver aux limites de l'épuisement moral pour prendre le sujet de la transitude au séreux avec des moyens .
Tu ne risque absolument rien a aller voir un Psy, et a essayer de faire le point avec lui, la seule chose étant, a mon humble avis, qu'il est preférable qu'il domine les questions liées a la transexualité et aux troubles de l'identité de genre, mais quoi qu'il en soit, aucun processus irréversible ne serra engagé à la légère, et les réponses a tes interrogations viendront tout naturellement, tu les trouveras avec son aide.
C'est déja bien de venir icii nous lire et lire des témoignages, mais c'est toi, en dernier lieu, qui détient les réponses a tes interrogations. :)

Bises deBbenjie @ touteset a tous!

_________________
Benjie fidèle a elle même


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 08 Mai 2009, 20:05 
Hors ligne

Inscription: 08 Mai 2009, 18:35
Messages: 504
Salut Camille,

Tout ce que tu ressens, je le connais tellement bien. Tu as un gros avantage sur moi, ton âge. Tu as dix-huit ans, c'est merveilleux. Dis toi que d'ici moins de cinq ans, tu seras l'être que tu te sens.
La castration ? A EXCLURE D'URGENCE...! Elle t'empêcherait d'avoir un joli sexe féminin si tu veux aller jusqu'à l'opération. Pour une vaginoplastie tous les tissus sont indispensables. Les seules choses qu'on enlève ce sont les testicules, mais pas le scrotum qui sert à former les grandes lèvres.

Aie confiance dans l'avenir. Ta vie est à toi elle n'appartient pas à tes parents. Si ils t'aiment ils le comprendront, autrement c'est que leur amour ne te concerne pas et n'existe pas. La seule difficulté pour eux, sera d'affronter le regard social porté sur leur foyer, sur eux. C'est la seule chose qui peut leur faire peur. Tout le reste n'est que mensonge et lâcheté. ce que toi tu vas entreprendre demande infiniment plus de courage que ce que tu leur demandes.

Dis adieu au garçon que tu es. Ne serait-ce que dans ta tête. Tu feras déjà un grand pas. Tout le reste n'est que de l'apparat. L'idée d'écrire une lettre est bonne. Ecrire permet de se relire et de se corriger. D'ailleurs tu écris très bien.
Je suis de tout coeur avec toi.
Tu peux me contacter par message privé où je pourrai te communiquer mon émail si tu le désires.

Je ne suis pas pour, voir un psy en urgence. Sauf si tu as besoin d'une prise en charge immédiate. Qui ne le sera pas de toute façon. Les bons psy ne courent pas les rues et la psychanalyse est impuissante pour les gens comme nous, hors de la norme sur laquelle s'est appuyé Freud... Je te conseille plutôt un bon généraliste pour commencer. Il pourra te prescrire, si tu sais le convaincre, un début de ths, ou tout au moins, des bloqueurs pour la testostérone qui est la source de tes malheurs. C'est une castration chimique réversible. Mais je ne te connais pas et ce ne sont pas des décisions à prendre à la légère.

Je t'embrasse.

Leeloo


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 08 Mai 2009, 20:16 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 01 Mai 2008, 20:25
Messages: 3296
leeloo a écrit:
Salut Camille,

Tout ce que tu ressens, je le connais tellement bien. Tu as un gros avantage sur moi, ton âge. Tu as dix-huit ans, c'est merveilleux. Dis toi que d'ici moins de cinq ans, tu seras l'être que tu te sens.
La castration ? A EXCLURE D'URGENCE...! Elle t'empêcherait d'avoir un joli sexe féminin si tu veux aller jusqu'à l'opération. Pour une vaginoplastie tous les tissus sont indispensables. Les seules choses qu'on enlève ce sont les testicules, mais pas le scrotum qui sert à former les grandes lèvres.

Aie confiance dans l'avenir. Ta vie est à toi elle n'appartient pas à tes parents. Si ils t'aiment ils le comprendront, autrement c'est que leur amour ne te concerne pas et n'existe pas. La seule difficulté pour eux, sera d'affronter le regard social porté sur leur foyer, sur eux. C'est la seule chose qui peut leur faire peur. Tout le reste n'est que mensonge et lâcheté. ce que toi tu vas entreprendre demande infiniment plus de courage que ce que tu leur demandes.

Dis adieu au garçon que tu es. Ne serait-ce que dans ta tête. Tu feras déjà un grand pas. Tout le reste n'est que de l'apparat. L'idée d'écrire une lettre est bonne. Ecrire permet de se relire et de se corriger. D'ailleurs tu écris très bien.
Je suis de tout coeur avec toi.
Tu peux me contacter par message privé où je pourrai te communiquer mon émail si tu le désires.

Je ne suis pas pour, voir un psy en urgence. Sauf si tu as besoin d'une prise en charge immédiate. Qui ne le sera pas de toute façon. Les bons psy ne courent pas les rues et la psychanalyse est impuissante pour les gens comme nous, hors de la norme sur laquelle s'est appuyé Freud... Je te conseille plutôt un bon généraliste pour commencer. Il pourra te prescrire, si tu sais le convaincre, un début de ths, ou tout au moins, des bloqueurs pour la testostérone qui est la source de tes malheurs. C'est une castration chimique réversible. Mais je ne te connais pas et ce ne sont pas des décisions à prendre à la légère.

Je t'embrasse.

Leeloo


Bonsoir Leeloo
ta lettre est gentille , mais ne pas conseiller a quelqu'un de voir un psy dans notre cas , je trouve ça dangereux pour la personne , il est sur que la psychanalyse ne servira pas a régler ce problème , mais peut être d'autre qui l'aiderons dans son chemin .
Bien

bon soir


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 08 Mai 2009, 20:34 
Hors ligne

Inscription: 08 Mai 2009, 18:35
Messages: 504
Salut edi,

J'ai dit, "voir un psy en urgence"... Si Camille a besoin d'une prise en charge elle sera obligée d'en passer par là. Les psy sont souvent des garagistes de l'esprit et la psychanalyse ne peut rien contre le problème de genre puisqu'elle est basée sur un modèle hétéro-patriarcal révolu, qui n'a pas lieu d'être avec des personnes comme nous. Les psy nous sont imposés par la société et ce monde, "médical", qui ne nous a toujours pas rayé du DSM IV... Maladie mentale. Pauvres abrutis incompétents, imbus et ignorants...
Voilà pourquoi je déconseille à Camille de se précipiter chez le premier psy venu.
Il y a parmi eux des gens compréhensifs et intelligents, mais ceux là ne font malheureusement pas partie des équipes officielles et ne courent toujours pas les rues. En France tout du moins.

Leeloo


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 08 Mai 2009, 22:59 
Hors ligne

Inscription: 04 Fév 2008, 18:29
Messages: 544
Localisation: rhone alpes
y'a des psy aux urgences ???

y'a même pas de canapés !

_________________
transgenia biodégradée (pas tant que ça)
(angellin(n)e, angie, jamie, suzie, samy, cleo)
car le 7 est mon chiffre
777, il est prefereable de s'arreter là


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message:
MessagePosté: 08 Mai 2009, 23:06 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 09 Fév 2008, 23:54
Messages: 643
:D :D :D :D

_________________
OSEZ DIRE LE VRAI , PLUTOT QUE L AGREABLE......


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 24 messages ] 

Heures au format UTC [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 4 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Développé par phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction par phpBB-fr.com