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Message non luPosté: 30 Mai 2016, 18:28 
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Hello !

Je m'appelle Célian et je suis nouveau sur ce forum (je me suis présenté dans la section au dessus! ^^). J'aimerais poser une question très personnelle et sûrement dérangeante, je ne sais pas si c'est trop indiscret...

Ma question : comment avec-vous vécu la période "pré-transition", c'est à dire, ce moment de questionnement avant de passer à l'acte? A quel moment avez-vous compris que c'était une transition qu'il vous fallait, et pas une "acceptation de votre corps de naissance", comme ce que la plupart des gens disent ?


Bien entendu, c'est parce que j'en suis là ^^.

Pour la mise en situation....
J'ai toujours été en décalage avec mon genre soit disant féminin, et avec mon corps surtout à partir de l'adolescence (quand ont commencé les règles, la poitrine, les poils, puis les rapports sexuels..). Mais en même temps, je me suis toujours senti bien entouré de filles, et j'aime les hommes...

J'ai pris confiance en mon genre masculin/neutre depuis plusieurs années, et j'ai appris aussi à défendre ma féminité qui est tout de même bien là, mais même si je me sens moins pire, j'ai l'impression de porter un déguisement à longueur de temps et de ne pas être moi. Un corps de femme, c'est pratique pour plaire aux hommes hétéros, mais je sentais bien que quelque chose clochait...

Mon état actuel : je ne déteste pas (plus...) mon corps, mais il me pèse, vraiment. Je n'en peux plus qu'on me considère comme une femme (même sans injures), qu'on m'appelle madame/mademoiselle/jeune fille, de porter des soutien gorge (dont je n'arrive pas à me passer, car je ne supporte pas mes seins sans), de ne pas pouvoir me mettre torse nu sur la plage sans rencontrer des regards interloqués/envieux, de sentir ma poitrine à longueur de temps, de me sentir obligé de m'épiler (chose que je fais de moins en moins et que je commence à accepter), de prendre des remarques sexistes (qui sont déjà assez pénibles comme ça, alors quand on ne se sent même pas femme...), d'entendre ma propre voix (qui est pourtant assez grave par rapport à mes comparses!), qu'on me parle de faire des enfants...

Et en même temps je suis extrêmement partagé. J'ai peur, bien sûr, mais je ne sais plus ce qui est bien ou mal, si je serai fort en passant à l'acte (acte en question : me faire enlever la poitrine, et très certainement prendre des hormones), en bravant ma peur, car du courage je sais qu'il en faudra beaucoup... ou si je serai faible en ne m'ayant pas accepté comme j'étais (j'ai été éduqué dans ce sens), et d'enlever des parties de mon corps qui sont saines...
Je suis quelqu'un de très cérébral, et je sais que je dois régler ces questions avant de faire quoi que ce soit.

Merci d'avance pour vos témoignages!


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Message non luPosté: 30 Mai 2016, 19:44 
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Citation:
comment avec-vous vécu la période "pré-transition", c'est à dire, ce moment de questionnement avant de passer à l'acte?

Vraiment ca dépend des gens. Il y en a qui ne peuvent pas supporter vivre dans un futur proche dans le genre qu'on leur à imposer et qui donc dégringole assez vite socialement parlant et ceux qui ont de la chance d'etre soutenue commence une transition très tot.
La plus grande majorité est assez forte psychologiquement parlant pour "encaisser" pendant plusieur années, jusqu'a ce que ca soit insupportable à vivre. On apprend tous à porter des masques en fonction de qui on s'adresse et où l'on circule, certain sont très bon pour le cacher et donc ne pas se privé des privilèges intersecte à ce que les gens veulent que tu sois.

En gros en moins compliqué, tu dois avoir les épaules pour commencer, et certain, meme inconsciemment vont retarder cette transition jusqu'au jour où ils se sentent assez solide (psychologiquement et financièrement) pour avancer. parfois c'est juste un travail avec toi même parfois on a besoin d'un soutient psychologique.


Citation:
quel moment avez-vous compris que c'était une transition qu'il vous fallait, et pas une "acceptation de votre corps de naissance", comme ce que la plupart des gens disent ?

Ton cerveau à un genre, des choses que tu veux et que tu préfère et d'une manière générale, tu le sais car ce que tu propose notre société en tant que genre feminin ou masculin, correspond ou ne correspond pas à ton ressentis. parfois je te l'accorde notre appréciation de ce que l'on recherche est plutot fluide et à du mal à se fixer sur la binarité que feminin ou que masculin.
C'est un peu comme demander à un homo pourquoi il est gay par exemple. C'est idiot comme question, il va te dire, c'est un ressentis je me sens heureux comme ca. pourtant à nous trans on continue encore à nous demander; Pourquoi?


Courage Célian bravo et rappel toi que tu n'as pas à justifier à qui que ce soit pourquoi tu ressents cela, tout ce que les gens ont besoin de savoir c'est si ca te rend heureux ou pas.

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(v)(*^_^*)(V)


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Message non luPosté: 30 Mai 2016, 20:33 
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Merci ^^

Citation:
La plus grande majorité est assez forte psychologiquement parlant pour "encaisser" pendant plusieurs années, jusqu’à ce que ça soit insupportable à vivre. On apprend tous à porter des masques en fonction de qui on s'adresse et où l'on circule, certain sont très bon pour le cacher et donc ne pas se privé des privilèges intersecte à ce que les gens veulent que tu sois.


Effectivement, je ne sais pas si je suis entrain d'arriver au point où ça devient insupportable mais il me semble bien. ça marche par périodes. Ya des moments où ça passe, c'est souvent quand j'ai du travail, (forcément j'y pense moins) ou quand un homme hétéro me plait. Forcément, à force de sur-adaptabilité je sais comment me comporter (ou je crois savoir...?) pour leur plaire, pendant cette phase de séduction endosser un rôle de femme me plait. Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, je croyais que j'étais moi même en me comportant comme ça, parce que ça me rendait heureuse...sur le coup. Comme si j'endossais un rôle de théâtre finalement... et la descente était très difficile. Et c'est tellement plus facile de rentrer dans le "socialement attendu" que je m'y suis laissé prendre pendant un moment...
Mais il y a toujours un moment où ça craque. Une remarque de quelqu'un, moins de travail ou de stimulation sentimentale, et là ça revient ! Je ne supporte plus mon corps, je veux^tre un homme; je porte le T Kingdom avec consécration....

Citation:
rappel toi que tu n'as pas à justifier à qui que ce soit pourquoi tu ressents cela, tout ce que les gens ont besoin de savoir c'est si ca te rend heureux ou pas.


Le soucis c'est que certaines personnes attendront des justifications quand je leur avouerai, mes parents par exemple. Si je ne me justifie pas, ils comprendront encore moins... Si je me justifie, ils sentiront peut être que j'ai confiance en moi et que je ne reculerai pas. Que je serai renseignée, etc... ça les rassurera peut être... . Mais c'est clair que je ne pourrai pas me justifier à chaque fois, ça doit être vraiment fatigant à force! Mais en même temps c'est compliqué d'esquiver le sujet. Un peu comme des viandards qui se retrouvent devant un végétarien et qui veulent comprendre la démarche...


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Message non luPosté: 30 Mai 2016, 20:35 
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(Hey voilà, je reparle de moi au féminin, pff ^^. Je n'ai pas compris comment éditer les messages ici Oo)


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Message non luPosté: 30 Mai 2016, 20:57 
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Citation:
Le soucis c'est que certaines personnes attendront des justifications quand je leur avouerai

C'est justement ca le "piège" la plupart des jeunes trans pensent qu'ils ne peuvent pas commencer sans raisons légitime. La vérité c'est que, pour tes parents, tu pourra leur dire ce que tu veux, leur expliqué l'expression de genre, la diff entre identité sexuelle et attirance sexuelle aucun de tes mots ne vont les convaincre à 100%, ca peut aider mais personne ne validera jamais ta condition; Personne d'autre que toi.

La meilleur preuve que tu peux donner aux gens pour légitimiser ta condition, pour prouver aux autres que tu as fais le bon choix, c'est de le vivre et de montrer la difference avant et après. Je l'ai déjà dis plusieur fois donc désolé à ceux qui me reliront mais pour mon cas par exemple, ma meilleur preuve de ce que j'avance c'est quand un jour mon père à répondu à une phrase un peu dans le vent "de toute facon les hormones ca ne va pas me changer je suis toujours moi et j'aime les meme chose" et donc mon père " attend tu rigole avant tu parlais jamais et on te voyais presque pas, meme quand tu étais la", sans m'en rendre compte j'ai "montré" au gens que j'aime que j'étais plus épanouï et heureuse comme ca.
Tu comprends? tes mots, tes explications ne te donneront que peux de crédibilité, ton habitus et ta joie de vivre enfin, le ferront.

la conséquence de ca c'est que donc il faut commencer, en ayant en tete et en supportant que des gens doute sur ton choix et te juge différemment, jusqu'a ce que tu renverses la balance.
Rappel toi, pour t'aider à prendre le bon choix et ne pas le regreter se faire aider par un psy souvent ca aide, il orientera ta reflexion et t'aidera à y réflechir pour que tu prenne la bonne décision.

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Message non luPosté: 30 Mai 2016, 21:32 
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J'ai justement peur des psy. Je n'ai jamais consulté et j'ai peur qu'il j'agisse pas dans mon intérêt...

Merci pour tout ça en tous cas, ça fait vraiment sens pour moi ce que tu dis.


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Message non luPosté: 31 Mai 2016, 21:00 
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Barbouille a écrit:
(Hey voilà, je reparle de moi au féminin, pff ^^. Je n'ai pas compris comment éditer les messages ici Oo)


"ici" on n'édite pas les messages, pas de corrections possibles sur ce que l'on écrit. C'est gravé.
pour la postérité lol.
Sinon, comme j'ai du le dire déjà ftm c'est tres different de mtf qui predomine ici
dans les 2 cas néanmoins, un des points communs est de bien apprécier si ce que l'on escompte opérer de soi sera finalement un plus pour la vie à venir ou non, globalement parlant, en sachant que ce n'est pas la sexualité qui pilote, du moins pas la sexualité seule. Parce que sur ce point, et désolée de le réécrire, les risques de déception sont élevés, et probablement plus encore pour ftm que pour mtf. Mais ce n'est qu'un avis parmi la foultitude des avis que tu ne vas pas manquer de recueillir, ici ou ailleurs.
Bon courage et bon choix en tout cas (sinon, c'est quoi tes projets dans la vie, tes objectifs, tes ... ambitions?)

_________________
jamgie = angelline,angellinne,samyda,cleopotra,suzie-cute,jamie
je garde "ni muse ni soustype" car c'est du Angelline copyright
pour le reste, je garde le 7, mais ici ce sera 1111111
Emprunt « [b][size=85]Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront[/size][/b]. » R.C.
Mon expérience vaut largement celle de tous les charlots du monde et je n'ai QUE des ami(e)s


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Message non luPosté: 01 Juin 2016, 08:40 
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Citation:
dans les 2 cas néanmoins, un des points communs est de bien apprécier si ce que l'on escompte opérer de soi sera finalement un plus pour la vie à venir ou non


J'ai mal au dos à cause de ma poitrine, et les soutien gorge me font des cicatrices à force... ne serait-ce que d'un point de vue pratique ça me soulagera beaucoup ^^. En fait, je ne crains pas vraiment de déception du point de vue physique à proprement parler. (sauf si le chirurgien me loupe..)

Ce que je crains c'est ma décision de changement en elle même, si mon choix est vraiment juste ou pas (d'un point de vue personnel, et spirituel). Je suis quelqu'un de fier et quelque chose me dit que ce serait quelque part, un échec de succomber à ça. Et d'un autre côté, ce serait aussi un échec si c'est bel et bien ce qu'il me faut, et de passer ma vie dans cette situation pourrie (surtout si je construis une vie après avec quelqu'un...). Puis bien sûr tout ce que cela va entraîner... amis, mais aussi côté familial. Je suis l'aîné de ma famille, j'ai toujours été une exemple pour mes frères et soeurs, et maintenant surtout pour ma soeur qui a 10 ans de moins que moi (16 ans). Je suis très sensible à ce que mes actions provoquent autour de moi, de façon générale, alors ça...

La peur du changement radical, surtout que ça concerne ma santé, mon corps, ça fait très envie mais aussi très peur.

Citation:
"ici" on n'édite pas les messages, pas de corrections possibles sur ce que l'on écrit. C'est gravé.

Damned! xD

Citation:
Sinon, comme j'ai du le dire déjà ftm c'est tres different de mtf qui predomine ici

Dans la forme c'est sûr.... mais dans le fond?

Citation:
Bon courage et bon choix en tout cas (sinon, c'est quoi tes projets dans la vie, tes objectifs, tes ... ambitions?)

Merci ! Et sinon je suis animateur 2D et dessinateur de BD, je cherche du taff dans ce domaine! Je fais également de la musique (basse, chant) et j'aimerais me retrouver un groupe sur Lyon. L'idéal pour moi serait de mêler les deux (animation et musique), et à terme de créer mon groupe où l'anim serait importante (à la Gorillaz par exemple), ou de créer ma structure...
Je suis dans le milieu du spectacle aussi en ce moment, c'est aussi une possibilité.
Sinon j'aime les lapins. Beaucoup. C'est trop cool comme animal de compagnie !


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Message non luPosté: 01 Juin 2016, 10:04 
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« Sinon, comme j'ai du le dire déjà ftm c'est tres different de mtf qui predomine ici

Dans la forme c'est sûr.... mais dans le fond? »

Ben - je ne sais pas ce que Jamgie a précisément dans l'idée en disant ça, mais je suis d'accord avec l'énoncé. Je ne crois pas à un autre "fond" que celui des formes et des rapports sociaux, de sexe ou autre. Ce qui se passe quoi. Et force m'a été de constater, au cours des années, à quel point la vie des mecs et des nanas trans' est dissemblable, inégale, et finalement, même si avec des complexifications (on a été les unEs et les autres des deux côtés), et des spécificités, indexée sur la situation générale qui prévaut entre les sexes (que je crois donc sociaux). Tout cela renforcé par une transmisogynie qui s'attache à la fréquente visibilité comme telle des nanas transses, alors que l'androgynie m-trans passe beaucoup mieux et est plus valorisée socialement quand elle est explicite.

C’est chiant, je ne retrouve plus la référence de cet article d’un journal québecois que j’avais routé plusieurs fois, et qui suggère, après enquête, que la situation professionnelle respective des mecs et des nanas transses reflète, en plus accentué encore, celle des cis’. Ah ça y est, retrouvé : http://www.lactualite.com/societe/ce-qu ... des-sexes/
Cependant, il ne prend aussi en compte que l’aspect « destinataire » de la situation. Il y a aussi l’aspect « origine » qui joue, qui n’est pas évoqué ici (les habitus sociaux pris dans la première socialisation, mais aussi les conséquences matérielles de celle-ci – avec l’inégalité homme/femme dans l’accumulation des richesses, etc. Cela dit, ça tend je trouve à se lisser du fait que les nanas transses sont de plus en plus jeunes, et n’ont donc en général pas eu l’occasion de tellement « profiter » de leur statut masculin).

D’une manière générale, je ne crois guère que la transsitude, non plus que l’humanité en général, transcende ou dépasse tellement les relations sociales qui la structurent. Et j’ai bien pu voir, à translande, à quel point les inégalités en général se reproduisent, et dans quelle mesure le « continuum trans’ » est limité, même si bien sûr il existe. Mais je crois aussi que nous n’avons rien gagné à essayer d’oublier ce qui dans les faits sociaux nous sépare – ce qui aboutit fréquemment à faire l’impasse sur la situation propre aux femmes transses ; de même que dans l’humanisme général les questions féministes sont fréquemment shuntées. Et j’ai pu aussi noter, jusques dans des milieux pourtant censés très au taquet sur ces questions de genre et de sexe social, la singulière difficulté des nanas transses à s’auto-organiser (qui peut avoir plusieurs explications d’ailleurs). On en est juste, quelquefois, à « oser » des morceaux de réunions non-mixtes trans/transses, alors que les non mixités y sont par ailleurs la règle.

Enfin c’est une question je trouve compliquée, mais oui, je crois qu’il y a, indépendamment de nos volontés, de considérables différences entre les deux situations/parcours.

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La fem-garoue ! Toujours aussi mal épilée, toujours intenable malgré ses rhumatismes les nuits de pleine lune et les jours de révolution sociale. Et pis aussi, faut bien le dire, quand y a du bon vieux punk-rock raisonnablement mélodique des années 80...


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Message non luPosté: 01 Juin 2016, 10:07 
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Localisation: livradois mais Sainté y a moyen !
Et je me rappelle qu'il y a peu, une assoce trans' avait mis en bandeau de sa page facebook, sans d'ailleurs autre commentaire, que "99 pour cent des personnes trans' assassinées" (ou agressées, je ne sais plus) étaient des nanas. Bon, je ne sais pas si c'est vraiment pile 99 pour cent, mais une majorité écrasante en tous cas, qui signifie tout de même quelque chose.

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Message non luPosté: 01 Juin 2016, 10:27 
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D'accord je vois. C'est intéressant comme point de vue...
Les FtM sont sûrement mieux vues que les MtF (ou en tous cas moins agressés) parce que l'homme est toujours mieux considéré que la femme dans notre société...(je crois qu'on a le même soucis pour les gays et lesbiennes?). Pour le coup j'ai "déjà" 26 ans, donc j'ai eu une vie de femme jusque là et je l'ai très bien ressenti...

Quand je parlais de fond, je n'ai pas été assez explicite : je parlais surtout de cette étape pré-transition, de cette volonté de changement.

Après c'est sûr que les deux parcours doivent être très différents !


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Message non luPosté: 01 Juin 2016, 10:34 
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Localisation: livradois mais Sainté y a moyen !
Oui - il y a de toute façon une communauté ... je ne sais pas bien comment la qualifier en fait, de resssenti ? d'intention ? et aussi, il ne faut pas peindre le tableau tout en sombre, de solidarité et de compréhension. Même (mais peut-être est-ce ma propre histoire qui influe sur ma vision), j'avais l'impression que cette communauté était plus forte ou présente au début du siècle. Mais nous étions aussi à l'époque toute une vague de gentes qui nourrissait une idéologie plus "queer", moins à cheval sur la réalisation des genres sociaux, et plus optimiste sur comment les choses allaient tourner en général, en matière de tolérance et de normes sociales. C'est ce qui me fait dire aussi que les transsitudes évoluent, et en elles-mêmes et en rapport à la situation globale. Il y a des grosses différences aussi, prises à la louche évidemment, entre ce qui sont maintenant déjà au moins deux ou trois "générations" trans'. Dans la composition, dans les idéaux, dans la vie sociale...

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Message non luPosté: 01 Juin 2016, 22:24 
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je n'ai pas la capacité d'analyse de Plume, j'évoque un ressenti moins verbalisé quand j'écris
"Sinon, comme j'ai du le dire déjà ftm c'est tres different de mtf qui predomine ici"

toujours en bref, il me semble que pour ftm c'est plus facile socialement (au sens d'acceptation par les autres, d'insertion sociale, quoique pas forcément jusqu'au plan administratif) mais bien plus dur et risqué physiquement (en termes d'opérations srs)

les autres problemes sont les memes il me semble

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Message non luPosté: 04 Juin 2016, 13:24 
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Beaucoup de choses ont été dites ici, et bien dites !


Du coup je ne saurais pas trop quoi ajouter... Sinon que j'ai bien compris la similitude des ftm et mtf dans le fond qu'a voulu dire Célian.
Et tes interrogations sont surtout portées sur le "passage à l'acte", sur comment avoir confiance en sa propre certitude, sur la peur
des répercutions, des conséquences, sur savoir si on peut se tromper ou regretter...
Ce qui joue c'est bien sûr un état qui peut devenir "insupportable", une incapacité à avancer socialement, une volonté d'être totalement
soi-même. Pour moi ça a été l'association de tout ça, et juste l'acceptation d'une sorte d'évidence.
J'ai essayé toutes sortes de "compromis" et je n'ai pas progressé, donc oui ma transition est devenue une nécessité.

Moi aussi j'avais peur d'aller voir un psy, ma principale crainte était "si un psy démontrait et m'expliquait que mon identité de genre avait
été totalement fabriquée, que je m'étais montée la tête et que tout ça était faux, ça me tuerait."
Je veux dire que j'avais peur qu'un psy détruise ça, alors que c'est ce qui pour moi était le plus important. Mon genre a toujours été ma
plus grande cause de souffrance, mais ce à quoi je me suis toujours accrochée.
En fait j'avais déjà la réponse. Si je m'accrochais autant à ma transidentité, ce n'est pas parce-que je voulais me sentir spéciale ou différente,
ni parce-que c'était un prétexte à ma souffrance, mais réellement parce-que c'est moi, c'est là-dedans que je me reconnais vraiment.

Je me suis fait du mal et j'ai fait du mal à ceux que j'aimais parce-que j'ai voulu contourner ça, et ça n'a pas marché.
Les conséquences d'une transition peuvent faire peur, c'est loin d'être facile. Mais comme j'ai souvent dit : j'ai passé ma vie à faire des efforts,
et aujourd'hui je préfère faire ces efforts pour aller dans le BON sens.
On veut juste être soi-même, être heureux, rendre les autres heureux, et faire tomber les barrières qui se dressent sur ce chemin.
Même si ce sont d'imposantes barrières qui font peur ^^'

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Pouet Pouet


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Message non luPosté: 04 Juin 2016, 13:34 
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Barbouille a écrit:
Citation:
Merci ! Et sinon je suis animateur 2D et dessinateur de BD, je cherche du taff dans ce domaine! Je fais également de la musique (basse, chant) et j'aimerais me retrouver un groupe sur Lyon. L'idéal pour moi serait de mêler les deux (animation et musique), et à terme de créer mon groupe où l'anim serait importante (à la Gorillaz par exemple), ou de créer ma structure...


AAAAAaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrgh
On était fait pour se rencontrer haha ^^
Qu'est-ce qu'on attend ?!!!

Je suis animatrice 2D et je fais de la musique, je compose, je chante, je joue de plein d'instruments mais j'ai pas de basse. J'ai toujours cherché à mêler les deux gnaaaaaa blablabla prout prout pouet
MONTONS CE GROUPE ET ALLONS CONQUERIR LE MONDE !!!!!!!

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Pouet Pouet


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Message non luPosté: 04 Juin 2016, 17:14 
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Pour parler rapidement de relations et d'orientation sexuelle... Avant le début de ma transition, j'ai eu deux relations sérieuses (6 ans et 4 ans) et quelques petites histoires entre. Je savais faire l'homme classe vaguement hétéro genré, je savais facilement plaire aux femmes (peut-être parce que je les comprenais facilement vu qu'au fond, j'en étais une ?) et j'étais sûre d'aimer ça. Mais ce n'était pas le cas. Je n'aime pas (romantiquement) les femmes hétéro.

Je me qualifie de bi mais fortement plus lesbienne. Et je me suis reconnue À FOND dans la communauté lesbienne. Dans les relations lesbiennes. C'était mon identité à la base. Je m'étais persuadée qu'avant ça allait alors qu'au fond, ça n'allait pas du tout, je ne faisais que tolérer... Et aujourd'hui, je pleure ma race chez le psy pour ces 30 premières années de merde et de ce que j'ai pu me faire vivre à cause de la pression populaire et familiale.


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Message non luPosté: 04 Juin 2016, 17:17 
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Aussi : toutes mes relations se sont finies toujours à cause de ma féminité... Soit ça empoisonnait l'autre, soit moi intérieurement, jusqu'à tout faire foirer. Comme quoi...


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Message non luPosté: 04 Juin 2016, 20:04 
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Quand j'ai dit que je me suis fait du mal ou que j'ai fait du mal à ceux que j'aimais, je parlais exactement de ça.
je veux dire, quand on tombe amoureux de quelqu'un, qu'on commence à construire quelque chose de fort, de beau, de solide, qu'on veut que ça continue
et qu'après plusieurs années tout s'effondre comme un château de cartes, encore et encore, ça ne peut plus durer.

J'ai vécu moi aussi deux relations très fortes et longues qui ont fini à cause de mon genre, et je ne veux plus vivre ça.
Je sais qu'à présent je pars sur de VRAIES bases.
Et ce qui se construira à partir de ça sera plus fort.

C'est exactement comme dit Bloombox, comment se voit-on, où se voit-on dans un couple ? Où est ta place ? Tu le sais parfaitement.
Pour moi, j'ai voulu arrêter de tourner autour du pot, car c'est visiblement ce que j'ai fait toute ma vie ^^'

Merde quoi, on perd du temps, on se fait du mal à soi et aux autres, c'est du gâchis.

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Message non luPosté: 07 Juin 2016, 09:45 
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Bloombox a écrit:
Avant le début de ma transition, j'ai eu deux relations sérieuses (6 ans et 4 ans) et quelques petites histoires entre. Je savais faire l'homme classe vaguement hétéro genré, je savais facilement plaire aux femmes (peut-être parce que je les comprenais facilement vu qu'au fond, j'en étais une ?) et j'étais sûre d'aimer ça. Mais ce n'était pas le cas. Je n'aime pas (romantiquement) les femmes hétéro.


J'ai également ce soucis de "savoir faire la femme" (en situation inversée par rapport à toi donc ^^) : je suis attiré par les hommes, donc le fait d'être né femme facilite pas mal l'approche ^^. Avec les années j'ai appris comment me comporter pour attirer les hommes (parce que jusqu'à mes 20 ans c'était une catastrophe). Et jusqu'à peu je croyais que j'aimais ça aussi... alors qu'en fait ce qu'on aime c'est sûrement de plaire à l'autre, et on arrive à mettre son identité de côté pendant un moment, surtout au début de la relation...
Mais forcément c'est après que ça se gâtait, quand je me rendais compte que je plaisais à l'autre en tant que femme... je me sentais donc obligé d'adopter un comportement plus "féminin" pour contre-balancer. Mais je me rendais bien compte que quelque chose clochait...jusqu'à maintenant je me persuadais que ça venait du fait que j'étais une femme masculine, mais finalement c'est bien au delà de tout ça.... surtout que je me qualifierais plutôt d'homme féminin, ce qui pour moi est le total opposé d'une femme masculine en fait x). (pardon pour l'utilisation des termes masculins/féminins, je ne sais pas comment dire la chose autrement =/)

Citation:
C'était mon identité à la base. Je m'étais persuadée qu'avant ça allait alors qu'au fond, ça n'allait pas du tout, je ne faisais que tolérer... Et aujourd'hui, je pleure ma race chez le psy pour ces 30 premières années de merde et de ce que j'ai pu me faire vivre à cause de la pression populaire et familiale.


De mon côté je trouve ça extrêmement compliqué de différencier l'état de bien être amené parce qu'on fait les choses "dans les rangs" (= on plait aux autres, à la famille, à son amoureux/se, donc tous ces gens nous renvoient du bonheur/de la bonne humeur ce qui nous fait sentir bien) et l'état de bonheur qu'on ressent quand on fait des choix qui nous correspondent.
Mais là, j'ai de plus en plus l'impression de me trouver dans ton cas d'avant, dont tu parles...

Sylviepouetpouet a écrit:
Ce qui joue c'est bien sûr un état qui peut devenir "insupportable", une incapacité à avancer socialement, une volonté d'être totalement
soi-même. Pour moi ça a été l'association de tout ça, et juste l'acceptation d'une sorte d'évidence.
J'ai essayé toutes sortes de "compromis" et je n'ai pas progressé, donc oui ma transition est devenue une nécessité.


Je suis exactement dans cette situation. Sauf que pour mon propre cas je n’appellerais pas ça des compromis, mais simplement du déni.... c'est à dire ne pas trouver d'alternatives en connaissance de cause (vivre avec le fait d'être "un homme dans un corps de femme") mais de me faire à moi même du lavage de cerveau pour me faire croire que je suis bel et bien une femme, simplement une femme différente. Jusqu'à mes 21/22 ans, l'idée de transition ne m'avait jamais effleuré l'esprit, tant pour moi la situation était inchangeable. J'envisage sérieusement la chose depuis un peu plus d'un an. Quand j'ai compris que j'avais soudain cette éventualité, toute cette identité de femme que j'avais essayé de me façonner depuis tout ce temps s'est effondrée comme un château de cartes. Depuis je passe par des moments où je ne supporte plus mon corps, puis par des phases "d'acceptation". Puis une nouvelle phase de craquage... et c'est de plus en plus fort à chaque fois....
A présent je m'accepte comme un homme dans un corps de femme, et je sens que je suis bien plus en accord avec moi même. Mais forcément, je n'envisage pas une vie comme ça si le corps ne suit pas ....

Citation:
Moi aussi j'avais peur d'aller voir un psy, ma principale crainte était "si un psy démontrait et m'expliquait que mon identité de genre avait
été totalement fabriquée, que je m'étais montée la tête et que tout ça était faux, ça me tuerait."
Je veux dire que j'avais peur qu'un psy détruise ça, alors que c'est ce qui pour moi était le plus important. Mon genre a toujours été ma
plus grande cause de souffrance, mais ce à quoi je me suis toujours accrochée.
En fait j'avais déjà la réponse. Si je m'accrochais autant à ma transidentité, ce n'est pas parce-que je voulais me sentir spéciale ou différente,
ni parce-que c'était un prétexte à ma souffrance, mais réellement parce-que c'est moi, c'est là-dedans que je me reconnais vraiment.


C'est exactement ça....

Sylviepouetpouet a écrit:

AAAAAaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrgh
On était fait pour se rencontrer haha ^^
Qu'est-ce qu'on attend ?!!!

Je suis animatrice 2D et je fais de la musique, je compose, je chante, je joue de plein d'instruments mais j'ai pas de basse. J'ai toujours cherché à mêler les deux gnaaaaaa blablabla prout prout pouet
MONTONS CE GROUPE ET ALLONS CONQUERIR LE MONDE !!!!!!!


OUIII! \o/


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Message non luPosté: 07 Juin 2016, 10:21 
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C'est curieux, le nombre ; dont je fais partie ; à avoir eu deux expériences de vie de couple, et d'avoir "tout foiré" à cause de se problème de genre qui faisait surface de temps à autre, et dans la durée avec une fréquence de plus en plus rapprochée...

Après, perte de temps, gâchis ou autre, chacun prendra l'expérience de façon positive (il vaut mieux) ou négative...

Je suppose que vous pouvez évaluer le poids de cette souffrance à l'aune de votre âge, et moi du mien... :roll:

Le principale est de pouvoir DÉCIDER dans un temps convenable le choix de son aspiration sexuelle, donc de son corps. :wink:


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Message non luPosté: 07 Juin 2016, 10:51 
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Josyane a écrit:
Après, perte de temps, gâchis ou autre, chacun prendra l'expérience de façon positive (il vaut mieux) ou négative...


Je le prends des deux façons ^^ (mon point de vue sera certainement différent une fois le pas franchi... oui, ça se précise de jour en jour ^^). Négative d'une part, car comme le disait Bloombox, il y a bien cette sensation de temps perdu, et pour ma part à s'auto-flageller à longueur de temps... mais je le vois aussi positivement, car avoir eu ce corps m'a obligé à savoir me défendre et à affirmer ma féminité. On a tous une part de féminité à accepter, homme comme femme... et cette féminité est vraiment malmenée dans notre société. Alors quand on se prend des remarques/blagues/insultes sexistes souvent, et qu'en plus on ne se considère pas comme une femme, c'est compliqué à gérer...
Donc je suis content d'avoir pu défendre cette partie de moi... maintenant il me faut poser ma virilité, la plus "importante". Je peux commencer ce travail dans ce corps, mais ça ne pourra pas tenir comme ça dans le temps.


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Message non luPosté: 08 Juin 2016, 07:52 
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Lynn a écrit:
La meilleur preuve que tu peux donner aux gens pour légitimiser ta condition, pour prouver aux autres que tu as fais le bon choix, c'est de le vivre et de montrer la difference avant et après. Je l'ai déjà dis plusieur fois donc désolé à ceux qui me reliront mais pour mon cas par exemple, ma meilleur preuve de ce que j'avance c'est quand un jour mon père à répondu à une phrase un peu dans le vent "de toute facon les hormones ca ne va pas me changer je suis toujours moi et j'aime les meme chose" et donc mon père " attend tu rigole avant tu parlais jamais et on te voyais presque pas, meme quand tu étais la", sans m'en rendre compte j'ai "montré" au gens que j'aime que j'étais plus épanouï et heureuse comme ca.
Tu comprends? tes mots, tes explications ne te donneront que peux de crédibilité, ton habitus et ta joie de vivre enfin, le ferront.

+10 0000 !!!!!

Lynn a écrit:
Rappel toi, pour t'aider à prendre le bon choix et ne pas le regreter se faire aider par un psy souvent ca aide, il orientera ta reflexion et t'aidera à y réflechir pour que tu prenne la bonne décision.

Bravo bravo Lynn, tu as tout dit !!! Je pense que le psy t'aidera beaucoup, parce que comme tu le dis tu es très cérébral. Je suis dans le même cas, et il m'a été indispensable pour mettre les bons mots sur les bonnes choses et arriver à être au clair avec ce que je voulais. (Et qui évolue en permanence, évidemment !!!)

Bon courage à toi Célian :-) Rien de plus important que d'être heureux.ses avec ce qu'on est, ça change tout dans la vie !!! C'est la base !!! Et c'est ce que les autres comprendront petit à petit...


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Message non luPosté: 08 Juin 2016, 07:58 
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Sylviepouetpouet a écrit:
Beaucoup de choses ont été dites ici, et bien dites !


Du coup je ne saurais pas trop quoi ajouter... Sinon que j'ai bien compris la similitude des ftm et mtf dans le fond qu'a voulu dire Célian.
Et tes interrogations sont surtout portées sur le "passage à l'acte", sur comment avoir confiance en sa propre certitude, sur la peur
des répercutions, des conséquences, sur savoir si on peut se tromper ou regretter...
Ce qui joue c'est bien sûr un état qui peut devenir "insupportable", une incapacité à avancer socialement, une volonté d'être totalement
soi-même. Pour moi ça a été l'association de tout ça, et juste l'acceptation d'une sorte d'évidence.
J'ai essayé toutes sortes de "compromis" et je n'ai pas progressé, donc oui ma transition est devenue une nécessité.

Moi aussi j'avais peur d'aller voir un psy, ma principale crainte était "si un psy démontrait et m'expliquait que mon identité de genre avait
été totalement fabriquée, que je m'étais montée la tête et que tout ça était faux, ça me tuerait."
Je veux dire que j'avais peur qu'un psy détruise ça, alors que c'est ce qui pour moi était le plus important. Mon genre a toujours été ma
plus grande cause de souffrance, mais ce à quoi je me suis toujours accrochée.
En fait j'avais déjà la réponse. Si je m'accrochais autant à ma transidentité, ce n'est pas parce-que je voulais me sentir spéciale ou différente,
ni parce-que c'était un prétexte à ma souffrance, mais réellement parce-que c'est moi, c'est là-dedans que je me reconnais vraiment.

Je me suis fait du mal et j'ai fait du mal à ceux que j'aimais parce-que j'ai voulu contourner ça, et ça n'a pas marché.
Les conséquences d'une transition peuvent faire peur, c'est loin d'être facile. Mais comme j'ai souvent dit : j'ai passé ma vie à faire des efforts,
et aujourd'hui je préfère faire ces efforts pour aller dans le BON sens.
On veut juste être soi-même, être heureux, rendre les autres heureux, et faire tomber les barrières qui se dressent sur ce chemin.
Même si ce sont d'imposantes barrières qui font peur ^^'


+10 000 aussi Sylvie ! Je me reconnais totalement dans ce que tu expliques...


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Message non luPosté: 08 Juin 2016, 08:07 
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Ah oui petite précision, trouve un psy qui connaît la question transgenre ;-) ça t'évitera de perdre tu temps ;-)

Il y a cette base de données bien connue, où j'ai trouvé mon psy parisien, dont je suis très contente, et qui contient des adresses lyonnaises :
http://bddtrans.theilax.com/viewinfo.php?p=3

Tout le meilleur pour la suite ;-)
Naomi


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Message non luPosté: 08 Juin 2016, 10:54 
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Merci beaucoup ! :-)


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Message non luPosté: 09 Juin 2016, 19:16 
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Citation:
Merci ! Et sinon je suis animateur 2D et dessinateur de BD, je cherche du taff dans ce domaine! Je fais également de la musique (basse, chant) et j'aimerais me retrouver un groupe sur Lyon. L'idéal pour moi serait de mêler les deux (animation et musique), et à terme de créer mon groupe où l'anim serait importante (à la Gorillaz par exemple), ou de créer ma structure...


Citation:

Je suis animatrice 2D et je fais de la musique, je compose, je chante, je joue de plein d'instruments mais j'ai pas de basse. J'ai toujours cherché à mêler les deux gnaaaaaa blablabla prout prout pouet
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_________________
Pouet Pouet



Je croyais que les contes de fées n'existait pas , ben si . :wink: bravo


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Message non luPosté: 24 Juin 2016, 18:36 
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Bloombox a écrit:
Pour parler rapidement de relations et d'orientation sexuelle... Avant le début de ma transition, j'ai eu deux relations sérieuses (6 ans et 4 ans) et quelques petites histoires entre. Je savais faire l'homme classe vaguement hétéro genré, je savais facilement plaire aux femmes (peut-être parce que je les comprenais facilement vu qu'au fond, j'en étais une ?) et j'étais sûre d'aimer ça. Mais ce n'était pas le cas. Je n'aime pas (romantiquement) les femmes hétéro.


J'ai "joué" au même jeu ... deux fois 6 ans ... et deux fois un énorme dérapage du point de vue du rôle masculin endossé au départ de la relation, dans les deux cas j'ai doucement "glissé" vers une identité féminine assumée publiquement et bien sur les relations se sont terminées dans la douleur pour tout le monde
J'ai tenté une 3ème fois (pensant que je m'y étais pas prise de la bonne façon pour tenir le coup ... vu d'aujourd'hui ... la formulation aurait du m'alerter) ... et bien que je me sois tenu au rôle masculin d'un point de vue identitaire ... elle m'a dit récemment : "j'ai compris pourquoi ca n'a pas marché entre nous : tu as un fonctionnement trop féminin !!"

Tout ça pour dire qu'au final je crois sincèrement que les relations basées sur un rôle que l'on tente d'endosser sont vouées à l'échec sur le long terme ... parce que quelle que soit l'endurance dont on sera capable de faire preuve ... notre nature finira toujours par transpirer

Sinon j'adore les contes de fées ... et je suis impatiente de connaître la suite du votre :D


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