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Message non luPosté: 01 Oct 2019, 16:52 
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Après un message dans la partie présentation du forum, je me permet d'en poster un nouveau ici.

Je suis dans une période un peu compliquée et j'aimerais si vous le voulez bien avoir vos retours d'expérience de vie, avis, conseils sur comment éclaircir mon esprit.


Je reposte une partie de ma présentation :

EmmaXetY a écrit:
Je prénomme Emma, enfin… à temps (trop) partiel.
Je suis une Bretonne de 34 ans.
Une fois pris conscience que l’on n’est pas la seule, mon histoire est tout à fait banale. (Pourtant une fois arrivée au bout, je vois que mon texte est vraiment long… merci d’avance à celles qui auront le courage de me lire!)

Même si j’ai des bribes de souvenirs plus jeune, j’ai découvert réellement et activement le travestissement vers l’âge de 12 ans.
Ayant une mère et des sœurs à la maison, et régulièrement des moments seule, j’ai pu passer en revue durant mon adolescence toute une panoplie de tenues.
Puis plus tard j’ai commencé à me procurer mes propres affaires.

J’ai rencontré la fille qui allait devenir ma femme alors que nous étions très jeunes, à un age où lui en parler ne m’a même pas traversé l’esprit.
Je passe les épisodes classiques de tentatives d’arrêts, d’affaires à la poubelle et de rachats quelques mois plus tard…
Globalement j’étais tiraillée entre le fait d’être tellement bien en fille mais en même temps honteuse de ce que je faisais.
Je savais bien évidement que je n’étais pas exceptionnelle et qu’il y en avait d’autres comme moi, mais ce n’est que bien plus tard que je me suis rendu compte que nous étions autant de « T-girl » et autant de « T-girl » différentes.
Et moi la dedans j’étais quoi ? Dans quelle catégorie je devais me ranger ? Transsexuelle ? Transgenre ? Fétichiste ? Travestie ? Transformiste ? Ou peut-être que j’avais simplement un goût prononcé pour les fringues de filles ?
Peut-être et plus probablement, un peu de tout ça à la fois.

C’est la découverte du forum XXY qui ma franchement aidé à m’accepter. C’est la première fois que je rencontrais des personnes qui ressemblaient autant à l’image que j’avais de moi à l’époque.
Grace à ce forum je n’ai plus (ou plutôt moins) eu honte de mes activités secrètes.
Je ne sais pas pourquoi il a malheureusement fermé depuis. En période de rejet, je n’étais plus trop active sur le forum à ce moment là.
J’y ai trouvé le courage de l’annoncer à ma femme (qui ne l’était pas encore à l’époque). Ça a été compliqué au début mais elle a fini par comprendre et accepter ce que je suis, même si elle ne souhaite pas me voir en fille, ce que je comprend.
Son acceptation a aussi été facilitée par le fait que j’ai sûrement trop « lissé » ce que je ressentais vraiment pour trouver un compromis entre ce que je sentais qu’elle pouvait accepter et ce que je ressentais et avait vraiment envie.
Quand je lui ai annoncé, je rêvais de presque me libérer au grand jour, qu’elle m’aide, qu’on sorte ensemble de temps en temps.
Finalement, ce qui est déjà beaucoup, elle accepte que mes affaires soit rangées dans la maison et non plus planquées dans je ne sais quel endroit, et elle sait et comprend que je m’adonne à cette « activité » à la maison parfois quand elle n’est pas là.
Ça m’a rendu heureuse pour quelques années, ayant enlevé cette pression du secret.
Puis ça m’a frustrée, et je suis retournée pas tout à fait consciemment à l’époque à d’autres activités pour m’occuper suffisamment l’esprit et moins y penser. Même si il n’y a probablement pas un jour ou je n’y pense pas.

Je me suis très souvent demandé si cela n’était qu’un jeu sexuel, j’en suis arrivé à la conclusion aujourd’hui que clairement non.
Je me définie comme travestie, probablement un peu transgenre, « entre deux »
Je ne ressens pas comme j’ai pu le lire dans certains témoignage de rejet de mon corps et de ma vie de garçon. Je ne me sens pas "née dans le mauvais corps". La plupart des passetemps qui me plaisent sont plutôt des trucs qu’on qualifierait de garçons.
Je dirais plutôt que j’aurais tellement aimé, préféré être une fille. Pourtant je ne suis pas passionnée de mode, de maquillage ou autre, j’aime m’y intéresser pour essayer de me féminiser aussi bien que je peux.
Me lancer dans une transition me traverse souvent l’esprit. Très souvent même dans les moments où je suis bloquée dans mes envies de vivre mon travestissement, j’envie dans ces moments là toutes les filles que je croise.
Je me dis qu’au moins « ça serait plus simple », même si je sais très bien que ça n’a rien de simple et que les conséquences sur ma vie et celles des autres serait énormes.

J’aime me travestir, me sentir fille, ma frustration actuelle vient, je pense, du fait de ne pas pouvoir faire vivre cette fille qui est en moi, qui n’apparait que quelques dizaines de minutes entre le moment ou j’ai finis de me maquiller et le moment où il faut déjà tout remballer. J’en parle comme s’il s’agissait de deux personnes différentes, pourtant je ne me sens qu’un ou qu’une.
Aujourd’hui, j’ai envie de vivre plus en fille, de sortir, avoir des amies avec qui je peux en parler ou parler d’autres choses, que cette part de moi existe réellement.

J’ai déjà un peu parlé à ma femme de ma frustration, pas de mes envies de sorties.
J’ai peur de ce vers quoi cela peut m’amener, et je sais que c’est ce qui fera sûrement peur à ma femme également. Est ce qu’au début je vais sortir 1 fois par mois ? Puis je voudrais 1 fois par semaine ? puis 2 ? Puis … ?
Est ce que je trouverais un équilibre ? Ou j’en voudrais toujours plus ? Je pense qu’il faut de toute façon que je fasse quelque chose, au risque que cela explose d’un coup bien plus tard.

Voilà ma présentation, ou plutôt une présentation de mon parcours, et de mes états d’âmes actuels…

Merci à vous de faire exister des forums comme le vôtre.



Pour compléter ma présentation, en ce moment, c'est je pense la première fois que mon "transgendrisme" me met dans cet état.
J'ai évidement déjà eu des moments de déprimes avec les aléas de la vie, jamais jusqu'à en faire une dépression. J'ai peur d'en être atteint un jour si je ne change pas quelque chose.
J'étais arrivé il y a quelques années à un état d'apaisement, en accord avec moi même. J'étais arrivé à la conclusion que j'étais une "simple travestie", passagère. Et que certes j'aurais très fortement préféré être une fille, mais que la vie est comme ça, je me disait que ça correspondait peut-être à ce que ressentent certains qui auraient préférés être plus grands, plus petits, plus costaud ou moins, plus beaux, etc.

Mais en ce moment, je me questionne énormément, j'ai du mal à cerner l'ampleur de mon "transgendrisme".
J'y penses environ 15 fois par jours pendant 3 quarts d'heures :-) , sans compter la nuit...
je suis triste souvent, il m'arrive d'en pleurer parfois sans que la raison soit forcément claire. Est ce que c'est parce que je suis en train de faire le deuil de la fille que je ne serais jamais ? Est ce que c'est parce que c'est vraiment une transition dont j'ai envie, besoin et que les conséquences m’effraient ? Est ce que c'est parce que je me dis que vais refouler une nouvelle fois et continuer comme ça pendant encore 5, 10, 20 ans et que tout ça va finir par exploser ?

Bref... Je sais que vous n'allez pas prendre des décisions à ma place, ce n'est pas ce que je recherche. Plutôt des conseils pour trouver ma voie, des similitudes avec ce que vous avez vécues et comment vous l'avez géré.


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Message non luPosté: 02 Oct 2019, 07:12 
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Inscription: 07 Avr 2019, 15:24
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Hey,

Je viens répondre même si je pense pas être le mieux placé pour, en effet pour ma part le fait que je soit un homme était une évidence et je fait parti de ceux qui sentait être "né dans le mauvais corps". Puis j'ai le caractère breton de foncé tête baisser et regarder la casse après, donc j'ai pas vraiment eu de période de doute hormis à l'adolescence le temps de comprendre ce qui n'allait pas (oui car bizarrement j'avais du mal à voir qu'on me considèrait comme une femme, je sais pas c'est vraiment clair ce que je dit). Après que tu réussis à en parler à ta femme est déjà un grand pas, après toi seule pourra définir de qui tu es vraiment il ne faut pas oublié qu'il n'existe pas seulement 2 genres il y en a une multitude. L'importance c'est de se sentir à l'aise avec soi même et de s'aimer plutôt qu'être aimé (sachant que généralement si tu t'aime les gens t'aimerons) tu prend comme exemple le gens qui se sente trop petit, trop grand, trop ceci, trop cela.... Je vois exactement cela, aujourd'hui tu peux "modifié" pas mal de choses sur toi (par chirurgie ou le sport également) mais est ce que ce changement final te plaira? Te reconnaîtra tu? Ça on peut malheureusement pas le prédire en avance c'est pour ça que dans la mal de modifications chirurgical (pour pas dire toute) il y a aussi une intervention psy: je prend un exemple une personne en obésité qui décide de faire poser un anneau ou carrément passé par un bypass, après opération elle peut très bien ne pas se reconnaître, ne pas s'accepter et plongé dans une dépression (je prend s'être exemple car il est plus courant que ce qu'on pense). Donc oui ma réponse reste et restera le même (en déplaise à certain/e) aller voir un psy lorsqu'on est perdu ce n'est pas une honte et ça peut éviter certain regret: ça te donnera au moins l'illusion d'avancer. Bon après si il n'y a aucun résultats il faut aller voir ailleurs (je ne dit pas que les psy sont tous bon).

J'espère que ma réponse t'aidera un peu bonne journée.


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Message non luPosté: 02 Oct 2019, 11:01 
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Inscription: 29 Juil 2014, 12:25
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Je vois tout à fait ce que tu traverses... malheureusement l'issue n'est pas celle que tu attends si tu te réfères à mon expérience...

Contrairement à toi, j'en ai pris conscience très tôt et j'en ai parlé à celle qui est devenue ma femme alors même que les mots "transexuels" et opération commençaient à être "vulgarisés".

Néanmoins quand j'ai décidé de voir une endocrino -avec l'accord de ma femme, après 18 ans de vie commune - elle a demandé le divorce le lendemain.
Je résume XXXXL...

Ca fait 3 ans que j'ai dû quitter ma maison et que je n'ai pas vu mes Filles. Ma famille et mes "ami-e-s" ayant préféré m'oublier.... en 3 semaines...

Aujourd'hui mes papiers sont changés, j'ai une vie sociale de femme sans que personne ne se pose de question, mon opération a eu lieu il y a 6 mois.

Encore une fois je parle pour moi, il y a des parcours qui se passent bien.
Une copine MtF a fait son coming out après 3 ans de mariage et sa femme est restée.

Un ami FtM aussi, sa femme est restée.

Mais il faut penser que tu peux tout perdre et te retrouver seule du jour au lendemain.

Tu souffres, tu pleures, tu maudis cette vie et un jour tu vois le soleil et tu reprends -un peu- goût à la vie.

Si tu en as la force, bats toi, ça en vaut la peine.


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Message non luPosté: 02 Oct 2019, 13:17 
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Merci pour vos messages, j'ai bien conscience qu'il existe une multitude de nuances genres. Pour ma part je me situe à mi chemin, plutôt un peu plus côté fille que garçon. Mais mon jugement est peut-être biaisé par ce que j'ai envie de croire (biaisé dans quel sens, je ne sais même pas...)
Je réfléchi à aller voir un psy spécialisé pour m'aider à y voir plus clair, reste à le trouver.

Les changements physique sans aller jusqu'aux hormones ou la chirurgie sont en effet déjà une étape appréciable. J'essaye de prendre plus soins de moi, la peau, les mains, les sourcils et je suis épilée presque définitivement sauf les bras et la barbe, que j'envisage sérieusement de faire prochainement.

Du côté de mon moral, ça va, même si j'en pleure de temps en temps.
Paradoxalement ça va mieux depuis quelques jours sans que je ne sache pourquoi.


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Message non luPosté: 02 Oct 2019, 21:30 
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Il y a 2 concepts à distinguer : la transidentité (qui justifie le préfixe voire diminutif "trans") et la transition de genre ou de sexe qui est le fait de se lancer respectivement dans un parcours social ou médical. Dans mes publications transidentité parle de l'identité et sert de terme générique, transgendérisme parle du parcours social et transsexuation du parcours médical.

S
i je ne doute pas de ta transidentité je ne te dirai pas pas plus qu'à quiconque "transitionne" même si je suis persuadée de la transidentité de quelqu'un car je ne peux pas être suffisamment au fait des spécificités de la vie de chacun qui peuvent rendre la transition difficile ou forcer à la reporter. Chacun a sa propre réponse. les besoins dans une transition sont également différents d'une personne à l'autre et doivent être déterminés

t
u pourrais te poser ce type de questions pour toutes les possibilités (Vêtements, accessoires, cheveux, ongles, style de vie, hormones, changement de papiers, chirurgies...) :
À q
uoi ne me sens-je pas prête à renoncer ?
À q
uoi voudrais-je renoncer car ce n'est pas pour moi ?
À q
uoi me sens-je prête à renoncer et ne devrait pas me manquer ?
C
ela pourrait t'aider à virtualiser le toi du futur. évidemment ce profil pourra être perfectionné à tout moment
a
insi tu sauras mieux vers quoi tu vas tendre

a
insi que d'une manière plus globale :
D
e quoi ressens-je le besoin ?
P
ourrais-je (vis-à-vis de moi-même) vivre en femme à temps partiel à l'extérieur (Ou seulement à l'intérieur ?) ? Le voudrais-je ?
'm
ême chose pour le temps complet à l'extérieur
Q
uels obstacles extérieurs se présenteraient ? Comment pourrais-je y faire face ?
S
i sur toi-même tu es honnête et y vois clair les données vont pouvoir se cristaliser en ton inconscient et ton chemin va se tracer.

S
i tu enfouïs trop ta transidentité elle te fera mal. Si tu te concentres dessus elle te happera car elle demande à être entendue. Ta position de bientre vis-à-vis d'elle est à trouver mais tu ne dois pas la chercher activement, c'est elle qui va se donner à toi. Quand j'étais à un stade avancé de ma compréhension en pensant que je ne pouvais rien faire j'avais des songes où je voyais une fille parfaite et ça m'apaisait un peu tant que j'étais dans le songe. Quand c'est devenu trop difficile je me suis lachée et j'ai transitionné, les songes ont disparu et je suis toujours allée plus loin dans ma transformation car je me sens mieux ainsi et je n'ai pas fini. Ce que je vivais dans mon ancienne vie me semble étranger aujourd'hui et je m'en souviens mal. Maintenant j'ai réalisé que la fille que je voyais en songe était moi et qu'en avançant dans mon parcours je tends vers ce qu'elle était.

T
u me fais penser à moi quand j'étais à ce stade où on sait mais qu'on ne sait pas que faire et qu'on a peur de l'inconnu. Sois à ton écoute. Si tu tolères de vivre en partie au masculin vis en partie au masculin. Le deuil de la fille que tu ne seras jamais peut être l'étape préliminaire à la naissance de celle que tu es. Commence par faire la première chose qui soulagera ton fardeau et laisse-toi guider par la seconde et ce que tu ressens. ce qui doit suivre suivra

_________________
La drague c'est comme le cortisol : il en faut pour vivre mais on s'en habitue et quand y en a trop ça tourne mal.

t
ransitionner c'est s'abandonner à soi


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Message non luPosté: 03 Oct 2019, 10:53 
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Des songes, des songes, ça j'en ai fait des tonnes et des tonnes depuis très longtemps et je continue. Pas tous les jours de ma vie, mais sûrement plus avec que sans.
Ce me fait parfois du mal, mais beaucoup plus souvent du bien.
Je songe à des moments de vie de la fille que j'aurais aimer être, que j'aimerais être.
Dans les périodes où ça en reste à y penser un peu le soir avant de s'endormir ca ne pose pas de problèmes. Quand c'est une bonne partie de la journée, que ça ne quitte pas notre esprit même au boulot ou pendant une soirée entre amis c'est plus gênant...
Une sensation parfois de rêver sa vie plutôt que de la vivre.

Concernant les facettes de la féminité que tu cites (cheveux, accessoires, ongles...) je ne fais pas de séparation entre tout ça. La fille de mes songes à tout ça évidemment mais il n'y a pas quelque chose dont j'ai envie plus que l'autre. C'est surtout le vivre dont j'ai envie, être considérée comme une fille, dans toute les facettes de la vie.
Pour ca il faudrait une transition complète, avec tout ce que cela implique et sans garantie que ce soit suffisant...

Je sais qu'il y a une chose auquel je n'arriverai pas à renoncer sans être malheureuse c'est une vie au minimum partielle à l'extérieur. Donc c'est ce à quoi je vais m'attacher prochainement.

Concernant la vie quotidienne, la transformation progressive une chose à la fois, envie après envie, c'est peut-être une bonne idée, mais il faut faire attention au point de non retour, le truc de trop qui nous fera grillé alors que l'on est pas prêt à l'assumer. L'impact n'étant pas que personnel mais aussi sur les proches.


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Message non luPosté: 03 Oct 2019, 11:33 
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Merci en tout cas de prendre de votre temps pour me répondre, ca m'aide dans ma réflexion.


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Message non luPosté: 03 Oct 2019, 18:58 
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C'est sûr qutre prête à assumer c'est la base... moi je partais du principe que c'était ton cas

D
u coup si tu n'es pas prête à tout lacher pour te laisser guider comment tu vas faire pour passer au féminin à temps partiel ? si tu sors on va forcément te griller donc tu aurais déjà passé ce que tu appelles le point de non-retour

J'a
i l'impression que tu as besoin de transitionner mais que tu te retiens. Serais-tu prête à renoncer à ce qui fait ta vie masculine ? (pas obligée de me répondre biensûr)

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La drague c'est comme le cortisol : il en faut pour vivre mais on s'en habitue et quand y en a trop ça tourne mal.

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Message non luPosté: 03 Oct 2019, 19:48 
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Je ne sais pas tout ça, si j'avais la réponse à toute ces questions, probablement que je ne serais pas là, ou c'est d'autres questions que je viendrais poser ;-)
Sortir je l'imagine dans un premier temps en dehors de ma ville une soirée ou une après-midi de temps.
Je l'ai déjà fait mais que trés trés rarement.
Je sais d'avance que ca me plaira. Ce que je ne sais pas c'est si je m'en contenterai, l'avenir me le dira.


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Message non luPosté: 05 Oct 2019, 08:03 
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Je ne sais pas si je suis prête à renoncer à ma vie confortable d'homme actuelle.
Je ne sais pas non plus si j'ai besoin de forcément transitionner pour m'épanouir dans le futur.
Tout ce que je sais pour le moment, et qui dure depuis 20 ans (avec des variations dans l'intensité) est que j'ai envie, j'aimerais transitionner, ce qui n'est pas tout à fait la même chose, et que ce sont les conséquences qui me freinent.

Si on me pose la question classique : " si vous pouvez appuyer sur un bouton vous transformant en femme pour toujours (canon tant qu'à faire...) et que vous conserver votre vie actuelle tout à fait normalement sans explications, est ce que vous appuyez ?" Oui, oui, oui et reoui, je saute dessus.

La même question, mais dans un monde où il est connu que ce bouton existe, mais il vous faut expliquer à tout le monde ce changement et en assumer les conséquences. J'hésite une seconde et j'appuie.

La même question, mais la transformation dure 2 ou 3 ans, ca ne sera pas facile, mais j'ai la garantie que tout va globalement bien se passer et que je serais superbe, sans ambiguité, à la fin. J'hésite 1 minute et j'appuie.

Le monde réel, où c'est plutôt un bouton "faites exploser votre vie puis regardez ensuite ce qu'on peut tenter de récupérer" sans garantie sur le résultat final et sur votre santé. Là forcément ca mérite réflexion...


Sinon, au niveau de mon moral, je pense avoir identifié pourquoi je ne suis plus triste (ou moins souvent) depuis quelques jours. J'ai l'impression que dans ma tête je me dis que inexorablement je vais franchir le pas un jour, et la tristesse a été remplacé par un peu d'apaisement et des petites angoisses passagères.
Pourtant, à aucun moment je n'ai pris de décision.
Je sais que c'est un tas de petites choses qui a entrainé ca, dont la frequentation plus assidue du forum (je vous lis déjà de temps en temps depuis 5 ou 10 ans).
Je sais aussi que je suis quelqu'un d'assez influençable par ce qu'on me dit on que je lis, que mes envies sont parfois volatiles, donc qu'il faut que je fasse attention à ne pas faire des choses que je regretterais.


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Message non luPosté: 05 Oct 2019, 08:03 
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Inscription: 24 Sep 2019, 22:26
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Je ne sais pas si je suis prête à renoncer à ma vie confortable d'homme actuelle.
Je ne sais pas non plus si j'ai besoin de forcément transitionner pour m'épanouir dans le futur.
Tout ce que je sais pour le moment, et qui dure depuis 20 ans (avec des variations dans l'intensité) est que j'ai envie, j'aimerais transitionner, ce qui n'est pas tout à fait la même chose, et que ce sont les conséquences qui me freinent.

Si on me pose la question classique : " si vous pouvez appuyer sur un bouton vous transformant en femme pour toujours (canon tant qu'à faire...) et que vous conserver votre vie actuelle tout à fait normalement sans explications, est ce que vous appuyez ?" Oui, oui, oui et reoui, je saute dessus.

La même question, mais dans un monde où il est connu que ce bouton existe, mais il vous faut expliquer à tout le monde ce changement et en assumer les conséquences. J'hésite une seconde et j'appuie.

La même question, mais la transformation dure 2 ou 3 ans, ca ne sera pas facile, mais j'ai la garantie que tout va globalement bien se passer et que je serais superbe, sans ambiguité, à la fin. J'hésite 1 minute et j'appuie.

Le monde réel, où c'est plutôt un bouton "faites exploser votre vie puis regardez ensuite ce qu'on peut tenter de récupérer" sans garantie sur le résultat final et sur votre santé. Là forcément ca mérite réflexion...


Sinon, au niveau de mon moral, je pense avoir identifié pourquoi je ne suis plus triste (ou moins souvent) depuis quelques jours. J'ai l'impression que dans ma tête je me dis que inexorablement je vais franchir le pas un jour, et la tristesse a été remplacé par un peu d'apaisement et des petites angoisses passagères.
Pourtant, à aucun moment je n'ai pris de décision.
Je sais que c'est un tas de petites choses qui a entrainé ca, dont la frequentation plus assidue du forum (je vous lis déjà de temps en temps depuis 5 ou 10 ans).
Je sais aussi que je suis quelqu'un d'assez influençable par ce qu'on me dit on que je lis, que mes envies sont parfois volatiles, donc qu'il faut que je fasse attention à ne pas faire des choses que je regretterais.


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Message non luPosté: 03 Jan 2020, 12:31 
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2020. En route pour une nouvelle année...

Déjà deux mois depuis ce dernier message.

Je crois que petit à petit l'idée que je suis transgenre fait sont chemin dans mon esprit et que je commence à l'assumer intérieurement. Peut-être une étape préalable au fait de l'assumer extérieurement.

Il n'y a pas longtemps, j'avais écris dans mon journal :
Je pense avoir eu une vie quand même heureuse jusqu'à maintenant, même si il manquait un petit quelques chose. Je ne pense pas avoir (trop) de regrets de ne pas avoir fait de transition plus tôt, ce n'était peut-être tout simplement pas le bon moment pour moi.
Mais là c'est comme si quelque chose me poussait, je me dit que c'est maintenant, qu'à partir de maintenant, un mois qui passe est un mois de moins en fille. Et que là je vais avoir des regrets si je fais le lâche, que je n'assume pas, qu'à un moment donné il faut y aller, assumer pour ne pas avoir de regrets.

Mais le refoulement guette toujours, il y a quelques jours j'ai renoncé (grâce à des bon conseils) à me lancer dans un projet qui allait me prendre tout mon esprit pendant des mois, même si j'essayais de croire le contraire car c'est ce que j'ai déjà fait plusieurs fois dans le passé.
J'en avais envie car penser à autre chose me fait aussi du bien.

Depuis ces deux mois il s'est passé quelques petites choses, j’ai commencé l’épilation définitive de mes bras et de ma barbe. Avec mon accord ma femme ma outé auprès de sa soeur, avec qui je suis très proche également et ça c’est très bien passé.
J'ai fais quelques sorties en plein jours dans une autre ville. J'étais seule donc un peu déprimant, et je n'ai pas osé faire tout ce que j'avais prévu, mais ça m'a plu quand même.

J'ai contacté une orthophoniste car j'aimerais faire un bilan et essayer de me rassurer sur ce point. Elle était très sympa mais elle m'a dit qu'il fallait une ordonnance, donc je que j'en parle à mon médecin avant.

J’ai vu un psychologue, ce qui m’a pas apporté grand chose à part de dédramatiser un peu, ce qui est déjà pas mal en fait.
J'ai prévu de le revoir en janvier et de lui demander des RDV périodiques, c'est surtout je crois dans le but de me rassurer sur le fait que je ne change pas d'avis tous les mois.

J'ai prévu aussi d'aller voir un Psychiatre de la Sofect prochainement, un peu dans le même but, ainsi que pour me faire ma propre opinion et avoir les cartes en main pour choisir mon parcours.



Sinon je me sens beaucoup mieux qu'il y a quelques mois. Les moments de profondes déprimes ou tristesses se font de plus en plus rares. Je n'ai pas pleuré ni trop eu envie de pleurer depuis quelques semaines.
La dernière fois que j'ai pleuré c'était à cause de la peur de mon avenir, de comment j'allais gérer tout cela.

Par contre j'ai l'impression d'avoir une dysphorie de plus en plus présente.
Plus je lâche prise, plus je prend conscience de qui je suis, plus je me sens globalement mieux mais plus ma dysphorie est présente, ou en tout cas j'en ai plus conscience :
Je ne me regarde quasiment plus dans un miroir (sous une apparence masculine) en tout cas pas en entier pour ne fixer mon regard que sur des petites zones qui prisent séparément ne me semble pas trop masculine.
J'ai de plus en plus de mal à porter des vêtements trop masculins, mes choix se reportant de plus en plus vers les vêtements les plus féminins de ma garde robe masculine.
Je me sens super bien quand je porte mes affaires de fille et je hais de plus en plus les moments où je dois les quitter.
Je dors de plus en plus souvent nue, (même s'il fait froid...) car je me sens ainsi plus fille sans mon pyjama de garçon faute d'en avoir un de fille.
Sentir mon sexe entre mes jambes me gêne de plus en plus.
Chaque moment où on met les filles d'un côté et les garçon de l'autre me met mal à l'aise (pour un jeu, un repas...)
Chaque moment on me rappelle que je suis un homme (physiquement), où qu'on parle de ma virilité ou de ma carrure.
Me raser est un supplice.
En fait chaque chose qui me rappelle que je suis un garçon me rend irritable ou déprimé.

Mais sinon à part ça tout va bien :-)...


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Message non luPosté: 03 Jan 2020, 18:51 
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Ah Elsa c'est chou de te voir réagir comme ça, je me reconnais beaucoup en toi.

La transition n'est pas un long fleuve tranquille et l'on doit passer par beaucoup d'étapes. Je considère que c'est identique aux cinq phases d'un deuil. Et dans notre transition, on fait le deuil du rôle que l'on a tenu pendant si longtemps. Là, j'ai l'impression que tu es dans la phase "acceptation", et comme toutes les phases, cela prend du temps.

En effet, pour savoir si l'on est prête au franchir le pas, il faut partir du principe que l'on va tout perdre, et accepter cela. Tu as de la chance, apparemment ta moitié t'accompagne dans ta démarche. Pour elle aussi c'est un deuil. C'est cool qu'elle t'aide à faire ton coming out. Ce passage obligé te permettra de faire le tri dans ta vie, douloureusement parfois, mais te boostera, car tu te revendiqueras au monde entier, et si certains te rejetteront, d'autres t'accepteront, et plus rien ne te retiendra.

Je fais plein de bises. Courage pour cette année 2020.

Laura

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Ma force, c'est ma sensibilité.


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Message non luPosté: 03 Jan 2020, 18:53 
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Autre chose, ce que tu ressens qui grandit sans cesse, c'est effectivement dû au fait que tu as résolu en ton for intérieur que tu voulais enfin vivre ta féminité pleinement. Tout ce que tu décris est normal.

Courage !

Laura

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Ma force, c'est ma sensibilité.


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Message non luPosté: 07 Jan 2020, 13:54 
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Oui, je crois bien que je suis dans une phase d'acceptation, au point de m'imaginer peut etre en parler plus ouvertement sans en avoir honte.
Je commence même à me projeter dans cette phase androgyne que j'avais du mal à imaginé il y a quelques mois.
Bref je me dis que oui je suis différente, ce n'est pas une tare, on n'est pas obligé de toute rentrer dans un moule.

Au niveau de l'humeur, j'ai l'impression d'avoir quasiment été d'humeur neutre pendant 35 ans, rarement vraiment tres triste et rarement euphorique, comme si je m'étais blindée, ce qui tranche beaucoup avec mon état intérieur actuel, même si j'ai encore beaucoup de mal à l'exprimer.

J'ai aussi pas mal de truc de mon passé qui me reviennent, pour lesquels je vois un lien avec ma transidentité.

Mais tout cela me semble encore iréel, j'ai l'impression de ne plus être dans le contrôle, de simplement me laisser guider par mon ressenti, ce qui est un peu nouveau pour moi.


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Message non luPosté: 07 Jan 2020, 13:58 
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Et concernant le fait de tout perdre, non, pas forcément.
Je m'y prépare, mais je me prépare aussi à agir pour ne pas tout perdre.
Je suis dans l'idée que tout n'est pas de la fatalité et qu'il faut aussi être acteur pour sauver ce qui peut l'être.


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Message non luPosté: 04 Fév 2020, 19:41 
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Message non luPosté: 30 Mar 2021, 14:08 
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1 an...
1 an !
1 an !!!!!

Lire le parcours des autres m'a beaucoup aider et m'aide encore aujourd'hui, Je m'étais dit que je reviendrais sur ce fil mettre quelques messages de temps en temps afin de faire partager le miens, et pour également me permettre d'en garder une trace pour moi-même.
Plus d'un an s'est passé depuis ce dernier message.
Quand j'ai commencé à m'interroger plus sérieusement, puis à me projeter et à me renseigner sur le parcours des autres, j'étais assez effarée de la durée. Je me disais que si je me lançais je voudrais aller très vite, beaucoup plus vite que cela. Je me suis même parfois cru prête à cela, c'était beaucoup plus facile quand il n'y a avait réellement rien de concret.
Certaines d'entre vous m'avez d'ailleurs prévenu qu'une transition prenait du temps.

J'ai l'impression qu'en un an je n'ai pas beaucoup avancé, bien qu'en écrivant ces lignes, je me rend compte il s'est quand même passé des choses.
J'ai fait pas mal de Coming Out, mes parents, mon ex belle famille, la plupart de mes amis. Je me suis séparé physiquement de ma femme, vendu ma maison, quasiment divorcée.
J'ai poursuivi l'épilation laser de ma barbe, j'y suis presque mais pas encore au bout en raison des sauts de séances lié à l'été et aux confinements.
J'ai commencé également (2 séances de 2h) l'épilation électrique.
Mes cheveux poussent depuis, je suis passé de très très court à une vingtaine de cm.

J'avais déjà tout en main au printemps dernier pour commencer mon THS, mais il me fallait d'abord faire les choses dans l'ordre et mettre ma vie au clair avant de commencer. Je voulais que ma séparation soit effective physiquement avant. Puis j'ai eu une grosse déprime de plusieurs mois, et je n'avais pas envie de commencer dans ce contexte. Puis j'ai douté, pas d'en avoir envie, mais de comment j'allais faire pour assumer tout cela. Puis je me suis dit que je n'avais pas fait tout cela pour arrêter la machine maintenant. Donc j'ai commencé, il y a maintenant presque 4 mois, sans avoir effacé ces doutes, qui me poursuivre toujours, tous les jours. Je me demande ce que je fais, comment je vais faire, mais je continue car je n'ai au fond aucune envie d'arrêter.

Bizarrement, depuis que j'habite seule, je n'éprouve quasiment plus aucune envie de "me mettre au féminin" , m'habiller spécifiquement avec mes fringues féminines ou me maquiller.
En même temps, je n'ai plus envie de grand chose tout court... Le contexte actuel n'aidant pas.
Avant, le fait de ne pas pouvoir "Me mettre au féminin" me frustrait énormément. Aujourd'hui j'ai tout le loisir de pouvoir le faire, mais je ne le fais quasiment plus... Cela me perturbe un peu, je n'ai peut-être plus besoin de cela, et être "sur le chemin" me suffit ? Je suis en même également frustrée de ne pas avoir d'occasion de le faire car je ne trouve plus d'intérêt à le faire juste pour moi même seule chez moi.

A côté de cela, j'adore réellement les changements que je perçois, par le THS, par l'effacement de ma barbe, par mes cheveux qui poussent.
Je suis d'ailleurs agréablement surprise par la rapidité des premiers changements physiques (Subtils mais réels, bien que je sois je pense la seule à le remarquer) 
Mais en même temps ces changement m'effraient parfois quand je pense au fait que d'autres (Qui ne sont pas au courant) pourraient le remarquer.
C'est d'ailleurs une de mes principales interrogations du moment, comment je vais faire pour réussir à passer les beaux jours en masquant ces premiers effets...
Car à côté de cela je n'ai pas du tout entrepris de faire évoluer mes tenues vestimentaires. Je considère ne pas m'habiller de manière hyper masculine, mais cela reste tout de même masculin.

Aujourd'hui je suis plutôt dans l'idée de prendre vraiment mon temps, de laisser le THS faire effet, et d'essayer de démasculiniser au maximum mon apparence avant d'apporter du féminin. Mais inévitablement il y aura forcément un moment ou tout cela va se mélanger et je ne me sens pas du tout prête, j'ai même très souvent l'impression que je ne le serais jamais.


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Message non luPosté: 30 Mar 2021, 15:31 
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ElsaXetY a écrit:
Bizarrement, depuis que j'habite seule, je n'éprouve quasiment plus aucune envie de "me mettre au féminin" , m'habiller spécifiquement avec mes fringues féminines ou me maquiller.
En même temps, je n'ai plus envie de grand chose tout court... Le contexte actuel n'aidant pas.
Avant, le fait de ne pas pouvoir "Me mettre au féminin" me frustrait énormément. Aujourd'hui j'ai tout le loisir de pouvoir le faire, mais je ne le fais quasiment plus... Cela me perturbe un peu, je n'ai peut-être plus besoin de cela, et être "sur le chemin" me suffit ? Je suis en même également frustrée de ne pas avoir d'occasion de le faire car je ne trouve plus d'intérêt à le faire juste pour moi même seule chez moi.


salut,

Ceci est simplement l'effet de déprime du covid qui rend la vie social difficile en période de transition, cela me fait la même chose alors que je vis en couple avec ma femme. Si je n'ai personne à voir et seule à la maison, souvent j'ai la flemme de me maquiller et de m'habiller autre qu'avec une simple robe ou en legging de base. C'est bien d'avoir des tenues simples à dispo comme cela tu ne te prends pas la tête pour t'habiller au féminin même si tu n'as pas envie à cause de l'ambiance.
Il ne faut pas que tu culpabilises pour cela, la période n'est pas propice.
En plus ta transition THF est au début et c'est parfois difficile de garder le moral sur la durée, il y a toujours des fluctuations de l'humeur, ce n'est pas anodin une transition, il faut tenir sur la durée qui se compte en années.
Je me fie beaucoup aux conseils de nos ainées car elles sont toutes passées par les mêmes doutes que nous, j'ai juste quelques mois d'avance sur toi. Des doutes sur notre cheminement, les étapes en cours, on en a régulièrement mais c'est souvent lorsque le moral est bas.
Tu finiras par être prête malgré toi. Je pense que ton THF va bientôt t'aider à faire la bascule vers le féminin. Il y a eu pas mal changements dans ta vie, il faut que tout se stabilise.


Courage !

Bises


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Message non luPosté: 06 Avr 2021, 13:35 
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Merci pour ton message,

Quand j'y pense, je passe quand même un temps non negligeable "au féminin" vu le temps que je passe en pyjama et peignoir :-)

C'est vrai que la période n'aide pas beaucoup.
Elle a quand même un avantage, c'est le masque !! :-) c'est quand même royal pour gérer les jours où je serais insortable sinon après le laser ou avant et après l'électrolyse :-)


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Message non luPosté: 06 Avr 2021, 15:08 
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De mon côté j’étais complètement terrorisée lors des premiers changements faciaux lors du début du THF. Comme c’était un « secret perso » que j’avais gardé trop longtemps, ça allait contre toutes les barrières que j’avais montées.

Avec le temps, les coming-outs progressifs et les modifications corporelles, les choses avancent. Chacune doit trouver son temps et comme on s’est beaucoup moqué de moi enfant dans ma période fille (black-out total que j’ai redécouvert en rediscutant avec ma famille), j’avais très peur de revivre ces instants horribles. Et puis on se rend compte que l’on est devenu des adultes, que les choses et les mentalités ont changé et que l’on ne se moquera pas ouvertement de moi si je suis une fille (enfance) ou une femme à construire.

Il y a eu une bascule il y a 2 ou 3 semaines lorsque les gens que je n’ai pas vus depuis longtemps n’ont pas réussi à me reconnaitre… lorsque le « passing masque » est venu avec le chœur des « bonjours madame ». Je vois bien que les gens me regardent bizarrement au travail, mais il n’y a pas de violence.

Je pense sincèrement que de s’installer gentiment dans un corps attendu te rend légitime. J’ai actuellement l’étrange sensation d’avoir une carapace inversée (l’inverse de la lourde armure masculine que je n’arrivais plus à porter il y a quelques mois). Pas besoin d’en faire des tonnes, juste se dire qu’aujourd’hui tu es dans un skinny taillé femme et que toi tu le vois clairement et que cela te va super bien, tant pis si on voit tes chaussettes céladons à fleurs trop mignonnes ou tes chaussures clairement trop féminines. Les petits pas de ce que tu te sens capable de faire ou non.

J’avais fait ma première sortie de mes rêves il y a quelques mois alors que je n’étais pas encore prête… J’avais choisi la robe, les chaussures, le maquillage, tout… Pourtant la soirée s’est super bien passée, mais je n’avais pas encore pleinement pris possession de tous les changements psychiques qui ont eu lieu sur les derniers mois et je voulais jouer à faire la fille au lieu d’être moi-même. J’ai donc eu autant de plaisir (l’effet « ça le fait vraiment », la belle promesse) que de craintes (la tête de testostérone était encore bien là tout comme la peur du ridicule).

Cela ne veut pas dire que les doutes ne reviennent pas. Je sais qu’il me faut encore un peu de préparation mentale avant de sortir. Et puis, la transition n’est vraiment pas finie et il y a encore beaucoup d’étapes à franchir. En attendant, il nous faut un paquet de courage pour avancer… Dis-toi que chaque matin tu fais un truc magique qui te rapproche de toi-même et que les choses vont se provoquer d’elles-mêmes. L’important est d’être bien accompagnée et en sécurité.

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Poulette Inside.
Qui sommes-nous si l'on ne peut parler avec notre coeur ?


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Message non luPosté: 07 Avr 2021, 17:32 
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Inscription: 24 Sep 2019, 22:26
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Je vois tout à fait ce que tu dis en parlant du Skinny :-).
Je ne porte pas encore de pantalon taillé femme au quotidien, mais je vois très bien la forme que prennent déjà mes fesses et mes cuisses dans mon Skinny ou mon slim bien que "taillé homme" et j'en suis déjà trés heureuse :-)


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