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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 09:33 
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Bonjour à toutes et merci de bien vouloir m'apporter vos conseils, et surtout votre expérience. Suivie par un endocrino, je suis hormonée depuis début octobre 2006 et je suis dans une phase de grand doute et cela me perturbe beaucoup alors qu'au début je me sentais super bien d'avoir fait ce choix. Puis-je encore arrêter le traitement et que se passera-t'il alors? J'ai autant peur de continuer que d'arrêter. La prise d'hormone m'a beaucoup aidé sur le plan psychologique et une partie de moi apprécie cette décision. Une autre partie me pousse à arrêter. Mais si j'arrête, d'une part je crains pour ma santé physique et d'autre part j'ai peur que mon psychisme n'en prenne un coup.
Je me suis interrogée sur l'origine de ce doute. Je pense qu'elle est multiple et multiforme : vie de famille (bien que ma femme soit au courant, elle ne veut rien savoir), peur panique d'affronter le monde extérieur (j'ai toujours soigneusement caché ma "femme intérieure" depuis plus de 50 ans) mais surtout la nette impression d'être mi-homme mi-femme en moi-même (peut-être un peu plus femme) autrement dit, l'impression d'être une sorte d'extraterrestre. J'envie celles qui ne sont pas touchées par ce doute :roll:
Je sais que quellle que soit ma décision, elle comporte des risques. Je suis tiraillée et j'ai besoin d'aide. :(

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 09:56 
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Bonjour

Une petite question avant ton début de transition, avais-tu faite le point sur le "Pour" et le "Contre" de ta transition?
Mettre en balance sans oublier aucun point est vraiment important pour une sage décision, qui en principe ne peut admettre de machine arrière.

Autre question qui je pense doit compter dans tes doutes actuels:
"Pourquoi et pour qui vis-tu?"
Cette réponse à cette question ne peut en aucun cas te placer avec l'étiquette "égoiste" ou pas, car celà dépend de ta mentalité, moralité et de ton caractère., mais c'est une question cruciale qui doit te permettre de te libérer de tes doutes.

Certaines vont me trouver rébarbatrice avec ces questions, et vont rétorquer "n'aie crainte, fonce...."


Je pense que ces questions sont essentielles pour le début d'un choix.

Maintenant la cause de tes doutes est peut-être tout autre? (médicales ou autres...)

Tout ceci n'est que mon point de vue et je ne détiens pas la vérité.

Bises

Cathy
PS: Et c'est là qu'intervient normalement les psys, mais peut-être y en a t-il de trop mauvais qui ont une méconnaissance de la transexualité?
Ne pas considérer non plus qu'un mauvais psy est celui qui refusera le protocole, il a peut-être ses propres réflexions sur vous?

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 10:12 
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Ne t'inquiètes pas Liévine, cette crise de doute, en ce moment, celles qui ont fait le parcours, savent que c'est une crise classique et je dirais qui est générale chez les trans, on a toutes fait à un moment donné ou un autre, un retour en arrière, ou en tout cas, on s'est posé la question de tout laisser tomber, de se croire dans l'erreur, d'avoir l'impression d'aller dans le mur, et ensuite, les choses repartent, on ne sait comment, à nouveau et le train se remet en route, et file à vitesse TGV!

Mème moi, qui n'ai pas eu la responsabilité d'avoir créer une famille, d'avoir épousée une femme, ou autre chose simillaire, j'ai ressentis le besoin à un moment donner de baisser les bras, et de revenir en arrière, pour te dire, que ça touche, toutes les situations, de n'importe quelle trans!

Tu rebondiras à nouveau, j'en suis persuadée, çà dure plus ou moins longtemps, et c'est un moment dur à passer, mais dis toi, que si tu as lançé la machine, et que si tu reviens en arrière, tu seras à nouveau, tot ou tard rattrappée par ta transsexualité, mais le sablier du temps, lui avance, sans t'attendre, alors profites-en maintenant, avant que l'age ne viennent trop sur toi!

Bises

Célia


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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 10:18 
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Merci Cathyf pour la rapidité de ta réponse. :D

Pour la première question, c'est oui : je suis plutôt du genre "réfléchie", (parfois même trop ce qui retarde toujours mon action) et j'avais tout pesé, mais le doute est malgré tout survenu... et ça a un effet ravageur. De plus, par rapport au monde extérieur, une chose est de se dire théoriquement "je suis prête à me révéler" et dans la pratique, devoir constater que ce n'est pas si simple :?

Pour qui je vis : j'y ai aussi pensé. J'ai une famille que j'aime :D et que je veux préserver, malgré les difficultés (plus de relations sexuelles avec me femme depuis 4 ans et une fille de 8 ans que j'adore et que pour rien au monde je ne voudrais délaisser). Mais je constate que depuis ma décision de prendre les hormones, je me sens plus "libérée" et dès lors je suis plus disponible envers ma fille d'une part, et je me rapproche de nouveau de me femme, d'autre part. Paradoxe!?

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 10:31 
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Kikoo célia

tu écris:
Citation:
et ensuite, les choses repartent, on ne sait comment, à nouveau et le train se remet en route, et file à vitesse TGV!


Oui d'accord avec toi, mais ne serait-il pas possible de connaitre exactement la cause justement de ce doute.
Pour certains et certaines lorsqu'il arrive un évênement, et bien "on fait avec" et pour d'autres il est primodial de savoir le pourquoi.

Donc à chacun son caractère, je vais narrer une petite annecdote, pour démontrer que même lorsque l'on sait on n'est pas plus avancé LOL.

A une époque je me posais la question: "Pourquoi je ne peux manger du fromage fondu et fileux, celà m'amène des nausées et remontées".
Donc j'ai voulu savoir en me disant "et bien quand on connait la cause d'un phénomène on s'en trouve guéri".
J'ai faite mon enquète et j'ai apprise que tout petite j'adorais celà, mais justement cette goinfferie avait provoqué pour moi un jour un début d'étouffement avec une partie dans la gorge et le reste dans la bouche"

Rassurée par cette connaissance, connaissant le pourquoi de mon profond dégout du fromage fondu je me suis dite: "je suis GUERIE"
Le soir même je me faisais un plat de pâtes avec du fromage fondue dessus.

En fait je n'étais pas guérie et le fromage fondue et chaud me faisait toujours le même effet. J'ai été guérie en mettant mon assiette à la poubelle et en ne mangeant plus de fromage fondu.

Bises

Cathy

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 10:36 
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Liévine a écrit:
Merci Cathyf pour la rapidité de ta réponse. :D

Pour la première question, c'est oui : je suis plutôt du genre "réfléchie", (parfois même trop ce qui retarde toujours mon action) et j'avais tout pesé, mais le doute est malgré tout survenu... et ça a un effet ravageur. De plus, par rapport au monde extérieur, une chose est de se dire théoriquement "je suis prête à me révéler" et dans la pratique, devoir constater que ce n'est pas si simple :?

Pour qui je vis : j'y ai aussi pensé. J'ai une famille que j'aime :D et que je veux préserver, malgré les difficultés (plus de relations sexuelles avec me femme depuis 4 ans et une fille de 8 ans que j'adore et que pour rien au monde je ne voudrais délaisser). Mais je constate que depuis ma décision de prendre les hormones, je me sens plus "libérée" et dès lors je suis plus disponible envers ma fille d'une part, et je me rapproche de nouveau de me femme, d'autre part. Paradoxe!?


Tes doutes proviennent tout simplement de la seconde partie de ton témoignage, je n'en ferai pas l'analyse je n'ai pas les compétences pour (quoique... <-- là je deviens prétentieuse lol)

Mais je crois que si tu relis ce que tu as écrit, tu trouveras et c'est à toi de trouver seule, je ne t'ai indiqué qu'une petite voie.

Bisous

cathy

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 10:43 
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Merci Célia :D

Merci pour ton message qui est très éclairant pour moi. Tu as entièrement raison lorsque tu écris "si tu reviens en arrière, tu seras à nouveau, tot ou tard rattrappée par ta transsexualité" En fait, j'avais oublié un épisode de ma trajectoire : en 2005, j'avais déjà pris la "grande décision" et j'avais effectué un examen sanguin et une première visite chez le psy puis j'avais tout arrêté (je n'avais pas encore commencé l'hormonothérapie). A cette époque, je pensais que le port des cheveux longs et des sous-vêtements féminins m'aurait suffit, mais je commençais à prendre des anti-androgènes et ceci n'était pas bon pour ma santé. Une amie trans (que je remercie au passage: elle se reconnaîtra si elle lit ce message :wink: ) m'a d'ailleurs "secouée" : soit j'arrêtais tout soit j'entamais l'hormonothérapie, et c'est ce dernier choix que j'ai fait.

Cathyf, c'est bien vrai ce que tu affirmes: le fait de connaître la cause d'un problème ne le résout pas nécessairement. Pour ce qui me concerne en ce moment de doute, j'ai l'impression que c'est mon côté "homme" qui me dit "mais qu'est-ce que tu fais là, allez, reviens à la normale: tu es déjà marginal et tu vas encore te marginaliser davantage d'autant plus que notre société n'est pas prête à cela..."

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 10:56 
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Liévine a écrit:
..... Pour ce qui me concerne en ce moment de doute, j'ai l'impression que c'est mon côté "homme" qui me dit "mais qu'est-ce que tu fais là, allez, reviens à la normale: tu es déjà marginal et tu vas encore te marginaliser davantage d'autant plus que notre société n'est pas prête à cela..."


Nenni, ce n'est pas la cause de ton doute, c'est plus profond que celà.

Bises

Cathy

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 11:06 
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C'est une évidence, Cathy, mais pour l'instant c'est surtout de cette manière-là que me vient le doute en ce moment. J'ai toujours eu l'impression d'être tiraillée entre mon physique d'homme et son acceptation, et le désir profond de devenir (ou le sentiment profond d'être) une femme. Je me sens un peu comme "Dr Jekyll et Mme Hyde" :lol: Mais je ne suis pas schyzo, encore heureux :shock:

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 11:20 
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Kikoo Lievine


Pour démontrer que celà n'a peut-être pas uniquement un rapport avec ce que tu as écrite (et oui les causes du doute, peuvent être multiples, et liées entre elles pour former quelque chose de rigide et de très fort au niveau sentiments, entrainant peut-être même derrièere complexes etc...)
Une petite trappe que je t'ouvre, tu n'as qu'a jeter un petit coup d'oeil:

Ne serait-ce pas également ce que l'on appelle "le passing" qui au fond de toi te mettrai également un doute?

En te mettant en tête qu'avec le physique que tu as, tu ne passeras jamais?

Ceci est également une autre éventualité, car je ne te connais pas.

Bisous

Cathy

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 11:40 
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Le passing? Je dirais oui et non. Oui car j'ai une voix de baryton-basse et une taille élevée (belle plante de 1m83) et non car rien qu'avec mes cheveux mi-longs (raie au milieu) des hommes et des femmes m'ont déjà appelée "madame" juste en face de moi :lol:

Autre piste : je viens juste de tapper "choisir, c'est" sur google et j'obtiens ceci (très édifiant) :
choisir c'est se priver...
choisir, c'est vivre...
choisir, c'est angoissant...
choisir, c'est renoncer...
choisir, c'est abandonner tous les possibles...
choisir, c'est décider de sa vie... c'est prendre des risques...
choisir, c'est être libre...
choisir, c'est réussir...
choisir, c'est faire des deuils...
choisir, c'est se priver du reste... (André Gide)
choisir, c'est perdre...
choisir, c'est se lancer dans le vide... c'est ne pas savoir...
choisir, c'est grandir...
choisir, c'est se livrer...
choisir, c'est s'offrir un aller simple vers une autre vie... c'est avoir peur de se tromper...
choisir, c'est assumer la valeur politique de sa volonté...

Je pourrais continuer (115.000 réponses dans google) mais je termine par ceci:
Choisir, c'est réfléchir et penser à son avenir, c'est aussi parfois se distinguer de la majorité! Il ne faut donc pas hésiter à penser différemment...

Je pense que tout ce qui précède peut s'appliquer aussi à nous...
:idea:

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 11:53 
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Tu vois notre petite discussion a eu pour effet que tu commences par toi même à chercher seule et c'était le but.

Je pense que tu trouveras sans trouver réellement mais par ce simple fait tu trouveras des explications qui te feront repartir de plus belle que ce soit vers l'avant ou machine arrière, peu importe tu commenceras à avoir ta propre conviction (et ensuite ne te pose plus de questions, le naturel arrivera seul).

Mais relis quand même le deuxième paragraphe de ton message, là se trouve des choses importantes et ta recherche sur google apporte également quelques réponses.

Bises

Cathy
PS: Sur ce, je ne peux pas t'aider davantage, maintenant il y a l'expérience d'autres filles qui n'amèneront pas forcément des réponses à tes questions, car la pluralité des caractères fait que chacun et chacune est unique.

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 11:58 
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Merci, Cathy :wink:

Bisous

Liévine

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 13:05 
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Liévine,

Tes réponses, tu dois les trouver à l'intérieur de toi et si tu n'y arrives pas toute seule alors essaye d'en parler à une amie. Je pense qu'une personne qui a ou a eu le même chemin que toi et capable de te comprendre sur tes angoisses.

Cependant le temps peut t'aider à comprendre toutes les choses qui bougent en toi et c'est clairement recommendé de prendre son temps pour chaque étape.

Je te souhaite une bonne continuation et surtout garde le morale

Sincèrement

Laurine


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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 13:26 
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Laurine, prendre mon temps, je pense l'avoir fait car... j'ai plus de 50 ans! J'ai toujours cru que je m'en sortirais comme "homme" et ceci a d'ailleurs été l'objet d'une thérapie entreprise dans les années '80. Après 5 ans de thérapie, je me sentais bien dans ma peau d'homme, puis, au fil des années, le "naturel" est revenu, càd la conviction d'être une femme à l'intérieur de moi, les phantasmes de désir de transformation, et le regret de porter cette enveloppe d'homme physique... :roll:
J'ai toujours été hésitante, parfois ça m'est bénéfique (ne pas foncer tête baissée dans une décision que je regretterais) mais ça peut parfois être néfaste et me maintenir dans un statu quo. C'est comme si je voyais la lumière au loin, mais que je reste dans la pénombre peut-être par peur du changement?

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 14:02 
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Cette crise de doute, comme vous le dites si bien, fait effectivement partie intégrante de notre parcours. Elle se traduit, parfois, par des paniques anxieuses désolantes (ce qui m'est arricée la semaine dernière). Rien n'est facile pour nous, puisque nous naviguons entre les deux mondes et que, quoi qu'il advienne, il y a un prix à payer à maints égards. Après cinquante ans, il y a cette part de soi (masculine en ce qui vous concerne) que vous ne pouvez définitivement pas renier.

Nous sommes né(es) à la mauvaise époque, alors qu'il fallait tout cacher, tout refouler. Il faut l'accepter, et faire avec ce qui nous reste. Entreprendre un parcours à 20 ans est totalement différent que de l'entreprendre quinca, comme vous et moi. À 20 ans, tout commence ; à 50, la rupture est définitivement plus remuante à tous égards. Dans ces circonstances, il faut tout de même comprendre et accepter qu'on ne peut plus rejeter ce qui bouge en nous sur le plan de l'identité de genre et qu'il faut trouver une certaine paix. Voilà pourquoi, à mon avis, il faut éviter de passer d'un stérotype à un autre. Moi, j'ai fini par comprendre que j'étais... très masculine, mais que j'avais besoin d'exprimer ma féminité. À 20 ans, cela était différent ; j'aimais être exhubérante. Aujourd'hui, quand je sors, j'essaie de ne pas trop provoquer, sans sombrer pour autant dans l'ambiguité.

Je n'essaie plus de ressembler à ; j'essaie d'être simplement moi-même, d'être en conformité avec mon sentiment intérieur de genre qui est éminemment féminin.

C'est tout ce que je puis vous dire. Vous avez en vous tout ce qu'il faut pour faire le point. Et ce temps d'arrêt, il n'y a que vous et vous seul(e) qui peut le faire.

Bonne chance.

Aurore Boréale


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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 14:16 
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Aurore Boréale, ce que tu as exprimé, c'est exactement le sentiment que j'ai. M'être construit, m'être fait reconnaître en tant qu'homme pendant plus d'un demi-siècle, avoir fait une thérapie pour essayer d'être bien dans ma peau d'homme, puis changer... pas évident :?

Avez-vous vu le film "ma vie en rose" de Alain Berliner? Moi je me suis retrouvée dans ce petit "garçon-fille", avec la grande différence qu'à cet âge et ce jusqu'à passée la cinquantaine, j'ai toujours essayé de taire et de cacher cette fille que j'étais, cette femme que je suis parfois un peu, parfois beaucoup, parfois passionnément 8)

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 15:04 
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Absolument, j'ai vu ce film extraordinaire. Je me suis également retrouvée dans cette gamine qui a eu la chance de faire accepter sa différence avant d'entreprendre sa vie.

Nous, c'est différent. À cette époque, il y avait les gars et les filles ; les autres étaient considéré(e)s comme de la perversité. Alors nous avons refoulé, puis avons joué le jeu d'une sexualité masculine —bien que fause et plus complexe—, jusqu'au point de rupture d'un sain équilibre mental. Mais nous avons survécu dans ce chaos où les émotions et les sentiments non-exprimés se perdent dans les pulsions. Et nous sommes encore là, relativement saines d'esprit puisque nous causons de cette sorte de souffrance qui est surtout commune à ceux et celles de notre époque écrasée sous le joug culturel judéo-chrétien.

Comme vous, au fil de ma vie, j'ai construit tout un environnement autour d'une image qui était, jusqu'à tout récemment, exclusivement masculine, alors que mon intérieur était tout à fait différent. C'est ce poids qui pèse. Le poids de cette image par laquelle les autres nous ont évalué, apprécié, aimé et parfois haïs, de cette image qu'il faut ajuster en fonction de ce que nous sommes et de ce qui reste de beau à vivre. En fait, sans renier le passé, il faut que cette souffrance et ce doute deviennent le socle sur lequel il faut se reconstruire en vue de trouver, sinon une paix totale du moins un certains confort que nous n'avons pas volé.

Estimons-nous heureux(ses) d'être encore là, d'avoir survécu à ce qui aurait pu être un naufrage, et de pouvoir poursuivre notre route en fonction de tous nos apprentissages. C'est comme cela que je vois les choses aujourd'hui. Il faut faire pour le mieux dans ce monde que nous avons hérité et qui aurait pu être pire. Pas facile, certes, mais tout de même préférable à l'enfer de la désolation...

Aurore Boréale


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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 16:36 
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Bonjour Liévine,
faisant moi aussi parti du club des quinqua (finalement plutot important en nombre dans l'ensemble, je constate!)

je m'interroge sur ce que l'endocrinologue t'apporte dans ce contexte de doute, et je me demande aussi comment tu as engagé ton traitement hormonal, avec anti androgènes (anxiogènes) ou seulement avec oestrogènes?

Les traitements hormonaux peuvent etre rythmés je pense de manière à progresser en phase avec notre progression psychologique

Attention donc aux prescriptions très régulées, il ne faut pas croire que l'on a pas le droit de faire des pauses.



Angelline


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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 16:43 
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Absolument ! Ce que dit Angelline est plus que valable. Si le physique a besoin de s'adapter, le psychique également. Les deux font la paire...

Aurore Boréale


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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 17:17 
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Angelline, bonjour.

J'ai rencontré mon endocrino en octobre pour la première fois, puis en décembre. A ce moment, je n'étais pas dans ma période de doute. Celui-ci est survenu fin janvier 2007. C'est donc tout récent. Je revois mon endocrino en mars et lui en parlerai.
J'ai commencé les anti-androgènes en 2005 en solo (d'abord le Proscar, puis l'Avodart qui comportent moins de risques notamment pour le foie, que par exemple Androcur), puis le traitement en oestrogènes (progynova et oestrogel) en octobre 2006 avec l'assistance d'un endocrino très expérimenté dans l'approche du monde transsexuel. Mon endocrino voulait que je ne prenne QUE des oestrogènes. C'est moi qui ai insisté pour continuer les anti-androgènes. La littérature et l'expérience de nombreuses transsexuelles m'ont appris que c'était mieux ainsi. Je l'ai aussi vérifié sur moi-même: au deuxième mois de la prise d'oestrogènes, j'ai supprimé la dutastéride (Avodart) sur les conseils de mon endocrino. J'ai remarqué que les seins se développaient moins vite. J'ai repris ce traitement fin décembre, et je remarque de nouveau un meilleur développement. Le problème pour moi n'est pas de faire des pauses, mais de continuer ou pas dans mon choix. Malgré le doute, je continue car j'ai déjà expérimenté l'arrêt de ma démarche initiale en 2005 (comme je l'explique plus haut) et ce fut la cata sur le plan psychologique. Malgré les doutes, je me sens tout de même mieux en prenant les hormones, et j'aime voir mon corps se transformer, même très, trop lentement à mon goût. Mais comme disait mon endocrino, je suis bien impatiente alors même qu'il faut 18 ans à une fille cisgenre pour devenir femme à part entière. Je crois savoir que faire des pauses, c'est tout simplement jouer au yo-yo : le taux de testo remonte... Une amie trans l'a expérimenté indépendamment de sa volonté puisqu'elle a dû subir une opération. Sur le plan psychique, je suis prête, bien au clair avec ce que je veux et ne veux pas, mais malgré ceci, je ne suis pas à l'abri du doute... :roll:

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 17:22 
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Pourtant à ton age, pour accélerer les choses, tu devrais te tourner vers Androcur qui agira de manière plus profonde et rapide, et )on age il ne faut pas trop laisser trainer les choses, et que Androcur, agit efficacement sur la musculature et sur la répartition des graisses et la poitrine!

Il 'y a pas plus de risque avec Androcur pour le foie, que d'autres substances anti-androgènes, et les oestrogènes!

Il faut savoir choisir ce qui est le plus efficace et puissant, Liévine!

Bises à toi, et courage!

Célia


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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 17:35 
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Lievine, les recommandations basees sur le "vecu" de l'une ou de l'autre sont tres bonnes a lire, mais rien ne vaut la consultation chez un bon endocrinologue et une surveillance rigoureuse des effets du traitement hormonal. Ton corps et ton metabolisme est unique a toi-meme. Consulte un(e) specialiste.


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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 17:41 
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Merci, Célia :D
Mon endocrino m'avait suggéré Androcur, mais lorsque je lui ai expliqué que j'avais eu des problèmes +- sérieux (pas trop graves heureusement) au foie fin des années '70, il m'a dit qu'il fallait être prudente. Il me prescrit des analyses de sang régulièrement pour surveiller tout ça. En fait, je présente les mêmes symptomes que les alcooliques alors que je ne bois pas (ou vraiment très peu) : il paraît que quelques % de la population présente le même problème que moi sans que cela ne soit préjudiciable pour la santé :!: Je lui reparlerai d'androcur en mars lorsque je le reverrai. Lui me l'avait suggéré plutôt pour la question de la pilosité. Qu'en penses-tu?

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 19:32 
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Miguel, je n'ai jamais dit, que Liévine devait prendre Androcur sans l'avis de son médecin, ce qui me sembles logique, sachant que c'est un médicament prescrit sur ordonnance, et que seul un médecin, et en l'occurence un endocrino est seul habilité à suivre la patiente de très près, et ce n'est pas à moi, que tu vas expliquer qu'il faut faire les choses dans les règles, moi, à qui on reproche de trop m'accrocher, justement à ces règles établies, surtout lors d'un parcours officiel, et combien de fois-ai-je dit qu'il ne fallait jamais prendre des hormones sans suivi médical, de manière dissimulée, sur tous les forums!

Je dis la mème chose que toi, Miguel, à savoir que rien ne doit ètre fait sans l'accord du médecin pour des produits qui ne sont pas des dragées!

Célia


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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 19:51 
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androcur est une molecule ancienne, peu adapté a la transsexualité ( elle est bien connue par contre pour etre la drogue des tsss tssssss).
C'est un produit actuellement fort decrié par une majorité de trans. Se renseigner auparavant a plusieurs sources et lire les articles edité sur le sujet.
On a qu'une peau et le principe de precaution ne vaut pas que pour les OGM et le sang contaminé.
Tu peux deja tapé androcur sur le moteur de recherche de ce forum.

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Message non luPosté: 20 Fév 2007, 22:06 
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Nadya, tu le sais sur ce point là on est pas d'accord, et je me souviens d'un débat eflammé, avec notre ex amie commune, qui vivait à Martigues, qui elle aussi n'étais pas d'accord sur ce point, et je dirais que si cette molécule est en effet donner aux tsss tsss, ce n'est pas parce-que cette molécule leur est proposé qu'il faudrait l'éviter, de peur de se sentir tssss tssss ..., ou je ne sais quoi, et cet anti-androgène à l'avantage pour ces malades là, de diminuer leur pulsions sexuelles, guidées le plus souvent par une testostérone dominante et qui les pousse à commettre ce genr d'acte, on fait baisser leur testo, pour baisser leur libido, et donc leur pulsion, un point c'est tout, c'est pas pour ça, que ça donnerai à Androcur l'image d'un produit à fuir à cause de cette réputation, de baisser les pulsions sexuelles de malades, je le rappelle!

On a besoin de cette substance pour les personnes atteintes d'un cancer de la prostate, et mon beau-père, en prends depuis 10 ans, il est agé de 79 ans, et cela lui as permis de stabiliser et de diminuer son cancer, et aujourd'hui, il vit avec ce traitement, de manière normale en étant bien suivi, il le supportes bien, et c'était Androcur, ou le cancer, pareil pour les femmes souffrant d'hirsutisme, qui ont une pilosité excessive et qui leur rends la vie impossible à vivre socialement et elles remercient aujourd'hui l'existence de cet anti-androgène puissant et efficace, et nous sommes toutes inégales devant les effets d'un médicament, la plupart le supporteront bien et d'autres auront les effets secondaires, connus de l'Androcur, j'ai un suivie depuis 7 ans, y compris sur mon foie qui va très bien, et j'ai une copine qui a été opérée à 18 ans, et qui aujourd'hui a 39 ans, et qui en prends depuis l'age de 18 ans, sans jamais avoir eu aucun soucis quelquonque, et elle prends 2 cachets par jour, depuis cette époque, et pourtant son foie va très bien, et j'ai autour de moi des exemples similaires et qu'encore une fois, ça dépend de l'organisme de chacune, et que on aura pas les mèmes effets, et les mèmes conséquences, sur les unes et les autres!

Pourquoi ne parles-t-on jamais des effets secondaires de "Finastéride" sur le foie?, L'andrpcur représente tout un symbole, et est devenu la tète de turc, un bouc émissaire de certaines, qui n'ont jamais éssayé la substance en question et qui ont entendu que..., il semblerait que....!

Tu sais Nadya, si tu lis 99% des notices des médicaments, tu te sauverais en courant, et tu ne prendrais jamais aucun traitement, et mème l'oestrogène en gel a une notice qui fait peur, donc il ne faut pas vivre dans la paranoia avec l'Androcur!

Bon, je sais on ne sera jamais d'accord sur ce sujet, et je ne te convaincrai jamais et toi non plus, mais bon, j'apporte ma part de contradiction, chère Nadya!

Bises à toi!

Célia


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Message non luPosté: 21 Fév 2007, 00:39 
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Il n'y a pas que les organes tels que le foie et les reins qui sont susceptibles aux effets secondaires de l'androcur. Il y a des etudes sur les effets psychologiques de cette substance. Evidemment, les effets secondaires ont bien moins d'importance si - comme pour un cancer de la prostate, par exemple, c'est une question de traitement qui s'impose.

Et n'oublions pas que chacque personne aura une reaction differente d'une autre, si subtile que soit cette difference.


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Message non luPosté: 21 Fév 2007, 08:56 
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Inscription: 18 Déc 2006, 14:29
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Un translover primaire, qui vient fourrer son nez dans nos hormones, on aura tout vu, restes ou tu es dans ta cage, au lieu de nous faire de sleçons d'hormonothérapie, et quand on connait ta médiocrité intellectuelle, tu n'apportes pas plus de crédibilité que ça au débat!

Et en tout cas, s'il y a une chose qui te ferait du bien c'est d'avaler 3 à 4 comprimés d'Androcur, et tu auras moins d'occasion de te masturber devant l'écran!

charia.com
Célia :wink:


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 Sujet du message: Androcur prudence
Message non luPosté: 21 Fév 2007, 09:46 
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C'est vrai que ce qui fait surtout peur c'est les effets depressogenes de l'androcur chez un assez grand nombres de personnes qui en usent longtemps, et que d'une depression induite par un produit a effets psychotropes a des decompensations psychiques il n'y a qu'un pas.


Ce n'est pas Celia une gueguerre pour savoir qui a raison ou qui a tort
Tu trouvera toujours des inconditionnels du tabacs ou de la roulette russe qui t'affirmeront que leur grand pere est mort a 110 ans en fumant 6 paquets de tabacs par jours en se faisant une petite roulette tous les week end.

Mais toutes personnes peut constater honnetement que les Brel, les Brassens, les Gainsbourgs et leur voisin de palier ne sont pas mort de fouloures du pied.

Je ne dit pas que Celia va obligatoirement devenir maniaco-depressive, se replier sur elle, collectionner les nevroses et les comportements agressifs ou compulsifs comme d'autre les timbres postes parce qu'elle est sous androcur.
Je dis, et un consensus se degage actuellement sur ce point que l'androcur STATISTISTIQUEMENT provoque chez un nombre significatif de femme, et pas seulement les trans ( voir sur les forums feminins ) des problemes de sante nombreux. Que sa relation a la creation d'etats depressif est averé.

L'inné et le terrain ont leur importance, certaine personne peuvent mieux resister a une moilecule que d'autre. J'ai des amies qui ont pris de l'androcur et qui n'en on subi aucune avanie.

Mais je remarque aussi qu'une majorité de trans qui appelent notre association et qui se plaignent d'innapetence à la vie, d'episodes depressif, de confusion mentale, qui souffrent de cyclothimie sont sous androcur

Le laboratoire lui même precise comme effets secondaires :
. Fatigabilité, asthénie et occasionnellement états d'agitation, humeur dépressive peuvent survenir. c'est dire !

Je pense qu'une partie des probleme psychologiques dont souffrent certaine trans sont facilité par sa prise. Des copines qui l'on arreté se sont sentie moins perturbé ensuite

Voila ce que je dit
L'androcur n'est pas une religion ou un chanteur à la mode qu'on doit demolir ou defendre a tout prix, c'est une molecule comme des millions d'autre. Mais nous devons en tant qu'association d'usagers de la medecine, puisque pas mal de trans la prennent encore avertir celles qui ne le savent pas encore que c'est un produit consideré par beaucoup comme dangereux et donner les raisons.

Ensuite a chacune de se faire sa propre opiniun et d'en prendre ou pas

Je repete qu'on trouvera toujours quelqu'un pour faire l'apologie du tabac s'il est lui meme fumeur
Mais on doit pouvoir aussi dire que le tabac est nocif


C'est le rôle d'un forum que d'informer de facon plurielle

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Message non luPosté: 21 Fév 2007, 10:08 
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Je lis avec intéret ce que tu dis là, Nad, et il faut savoir, que Androcur, est quand mème un traitement qui reste éphémère, dans le sens qu'à un moment donné, on peut le laisser tomber, ce qui n'est pas le cas des oestrogènes, quon se doit de prendre jusqu'à la fin de nos jours, et Dieu sait s'il existes aussi de nombreux problèmes avec les oestrogènes, certains plus que d'autres, certes, mais les cancers du sein et autres embolies, accident vasculaires cérébraux, arrètes cardiaques, embolie, caillots, et j'en passes, nous pends au nez, aussi, et là c'est pour toute la vie, alors qu'Androcur, ça ne dure qu'un temps, et le peu de temps qu'il dure, s'il n'as pas posé de problèmes de santé important, que le foie va très bien et tout le restes, qu'il n'y a pas d'effets dépresseurs, je ne vois pas pourquoi il faudrait ce privé de ce traitement temporaire, dès lors qu'il n'as causé aucun problème important, qu'on est suivi de près avec des examens tous les 3 à 6 mois, et l'avantage de l'Androcur, c'est une action plus en profondeur sur la musculature, et la pilosité, et tous ce qui va avec, alors que les "finastéride", c'est prouvé, à une action plus superficielle, plus alléatoire, et peut tout autant causer des soucis majeurs, Finastéride, quand on a un physique de départ avec déjà des prédispositions féminines, muscles fins, etc, c'est très bien, mais quand on est imprégné plus ou moins par les dégats qu'à causé la testo, Androcur est plus indispensable, pour ça, ce qui ne veut pas dire, que Androcur, soit un produit miracle, mais dans nos cas, il s'en approche quand mème, je trouves!

Bises

Célia


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Message non luPosté: 21 Fév 2007, 10:15 
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Dernièrement j'ai consulté une endocrinologue pour un bilan hormonal complet car je ne prends plus d'hormone depuis 12 ans et elle m'a dit qu'une femme se devait d'être suivie et d'avoir un traitement adapté à ses besoins.

Je ne connais pas la molécule de l'Androcur car pour ma part, j'ai eu un traitement de deux ans à base d'Oestradiol. Traitement pour l'insuffisance chez la jeune fille. Mon médecin de l'époque n'a pas jugé bon que je continue mon traitement car il disait que je n'en avais pas besoin étant donné que l’insuffisance était revenue à la normale.

Cependant après avoir lu des articles concernant le vieillissement de l'ossature et du bon fonctionnement intérieur du corps, il est préférable d'être suivi et d'avoir un traitement adéquat.

Laurine


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Message non luPosté: 21 Fév 2007, 10:26 
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Inscription: 18 Déc 2006, 14:29
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Bonjour l'ostéoporose, Laurine! :shock:

Je ne sais pas quel age tu as, mais les oestrogènes s'ils ne sont pas vitaux, ils n'en sont pas moins indispensable, au moins pour une bonne santé de tes os!

Bises Laurine!

Célia


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 Sujet du message: benefice risque de l'Androcur
Message non luPosté: 21 Fév 2007, 10:28 
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Celia, je m'efforce d'etre mesurée dans mes avis
Je ne diabolise pas ce produit
j'ai pris de l'Androcur
en 1995 ( ? ) , en 2001 et il y a deux ans apres un été particulierement lumineux qui avait boosté mes follicules pileux .
C'est vrai que pour les poils du corp il est efficace.
Mais je l'ai pris 6 semaines, juste pour re equilibrer les choses.
L'epilation des jambes en eté la majorité des femmes non asiatiques connaissent, on va pas en faire un drame et de toute facon les années d'ostrogenie font elles aussi fortement disparaitre le probleme des poils du corp.

Mais quand je vois quelques copines qui en prennent sans interruption 15 ans ( cas d'une copines de l'herault) et qui se trouvent en etat depressif crhonique depuis 15 ans peut etre du a cette prise au long cours je m'interroge.
Que font les medecins ?


l'important est de peser le benefice/risque d'un medicament:
1 - que puis je en attendre ?
2 - qu'est que je risque a en prendre ?

et de faire la comparaison

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Message non luPosté: 21 Fév 2007, 10:58 
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Encore une fois, le problème de dépression de ton amie, ne concerne pas toutes les personnes qui prennent Androcur, et si elle a vécu cet aspect plus sombre de l'Androcur, je dirais que c'est sa propre responsabilité d'une part, et d'autres part que nous n'avons pas toutes eu ce genre d'effet dépresseur, car nous n'avons pas les mèmes manières de réagir dans notre organisme par rapport à telle ou telle substance, et pour en avoir pris durant déjà 7 ans, je ne me souviens pas avoir vécu ce genre de dépression, dont la cause est plus souvent aussi à rechercher, dans sa propre vie et des difficultés psychologiques que cause ce parcours si difficile à vivre pour beaucoup et qui mème avec ou sans Androcur peuvent provoquer des périodes de dépression!

Ceci dit, que ta copine fasses un test, et qu'elle interrompe son Androcur durant un certain temps, et constater si tout à coup elle reprends gout à la vie dès l'interruption de l'Androcur!

Je répète qu'il ne faut pas généraliser les problèmes de cette substance à toutes les personnes qui en prennent, et qu'on a pas tous ces soucis avec cet anti-androgène, et dommage qu'on ne parles pas assez des effets secondaires du Finastéride, qui n'est pas supporté par tout le monde non plus, et ça n'empèche pas que l'on en prends aussi!

A partir du moment qu'on bouscule son organisme avec des anti-biotiques par exemple, lors d'une grippe, on aura d'une part l'effet escompté sur l'arrèt de la grippe mais en mème temps, que d'effets secondaires, teribles aussi, et pourtant tout le monde n'a pas eu d'effets secondaires de ces anti-biotiques!

Personnellement, j'ai une amie, qui après avoir arrèté Androcur un peu trop tot, après son opé, a constaté des effets négatifs sur sa féminisation (gras sur l'abdomen, pilosité dure, etc) qui est revenue, et avec ça une tristesse en elle et une dépression pas possible, à cause de ces désagréments, et pourtant, elle ne veut toujours pas prendre d'Androcur, par peur de ce qu'on dit içi et là, sur cette substance, au détriment pourtant de son moral et son aspect!

On est plus d'accord sur Progestérone, je crois! :lol:

Célia :wink:


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Message non luPosté: 21 Fév 2007, 11:09 
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Localisation: Au pays des tielles et du mistral gagnant
sur Bree et Mike ? :lol:

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Message non luPosté: 21 Fév 2007, 11:35 
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Ben, voui!!!! là, ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

Mike Delfino croisé avec Georges Clooney, là ce serait encore mieux!mais...suis plus célibataire! :oops: :cry:

Célia :lol:


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Message non luPosté: 21 Fév 2007, 11:46 
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Sévillane13 a écrit:
Bonjour l'ostéoporose, Laurine! :shock:

Je ne sais pas quel age tu as, mais les oestrogènes s'ils ne sont pas vitaux, ils n'en sont pas moins indispensable, au moins pour une bonne santé de tes os!

Bises Laurine!

Célia



Elle va justement me traiter mes os car elle disait, qu'il était indispensable de rattraper les dégâts et heureusement car pour tout te dire j'étais un peu inquiète!

Je n'ai pas encore commençais le traitement mais je te tiendrais au courant de ce qu'elle m'a prescrit.

Je pense qu'il était temps de prendre les choses en main et pour de bon!

Bises

Laurine


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Message non luPosté: 21 Fév 2007, 17:36 
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Je crois savoir qu'une transsexuelle opérée risque gros question ostéoporose si elle arrête les oestrogènes. Mais qu'en est-il pour celles qui ne sont pas opérées?

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Message non luPosté: 22 Fév 2007, 09:33 
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Localisation: Au pays des tielles et du mistral gagnant
a mon avis la difference ne s'etablit pas entre operées et non op. mais sur le ratio: presence et taux des hormones males et femelles

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Message non luPosté: 24 Fév 2007, 13:30 
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Liévine a écrit:
Merci Cathyf pour la rapidité de ta réponse. :D

Pour qui je vis : j'y ai aussi pensé. J'ai une famille que j'aime :D et que je veux préserver, malgré les difficultés (plus de relations sexuelles avec me femme depuis 4 ans et une fille de 8 ans que j'adore et que pour rien au monde je ne voudrais délaisser). Mais je constate que depuis ma décision de prendre les hormones, je me sens plus "libérée" et dès lors je suis plus disponible envers ma fille d'une part, et je me rapproche de nouveau de me femme, d'autre part. Paradoxe!?


Bonjour Liévine, je crois que ce n'est pas un paradoxe mais une suite logique à mes yeux: auparavant étant mal dans ta peau tes relations avec tes proches en prenaient un "coup", aujourd'hui tu te sens mieux et tu est à nouveau plus ouverte envers ta femme et ta fille... ça te donne le doute et te laisse croire qu'en fin de compte tu aurrais pu continuer à vivre comme avant... d'ou une crainte que ton choix ne soit pas le bon.
Evidemment, je dis cela en extrapolant par rapport à moi, car même si je n'ai pas arrêté mon choix il y a des jours où je me sens assez forte pour remettre en cause la vie qui s'est construite autour de moi (je ne dis pas la vie que j'ai construite) et il y a d'autres jours où je me supporte un peu comme je suis et cela me pousse à l'immobilisme...


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